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ISBN : 2070448096
Éditeur : Gallimard (20/09/2012)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 45 notes)
Résumé :
«Quelques-uns des droits inaliénables du sériephile (avec mes remerciements à Daniel Pennac) :
Le droit de regarder sans être jugé ou méprisé.
Le droit d'aimer (ou de détester) sans devoir se justifier.
Le droit de revoir indéfiniment ses épisodes préférés.
Le droit de considérer certains personnages comme des amis intimes.
Le droit de rire, de pleurer, de souffrir, d'espérer en regardant un épisode et, une fois qu'il est terminé, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
Fifrildi
  04 mars 2019
Petite lecture sympathique pour me changer les idées.
Je n'ai pas suivi la majorité des séries citées par l'auteur mais ce qu'il dit vaut probablement pour toutes. Par exemple, je savais déjà que les dialogues étaient adaptés et non traduits respectueusement mais pour la censure, j'ai quand même été un peu surprise. Il y aurait des coupures mais aussi des modifications dans les dialogues pour « gommer ce qui semble vilain. »
Pour citer l'auteur : « il n'y a pas de différence morale entre la censure exercée par sur les séries par une chaîne française et celle d'un gouvernement autoritaire censurant les livres. »
Quoi qu'il en soit, grâce à Netflix, j'ai pu regarder le crossover génial cité par Winckler entre un épisode de Star Trek (saison 2, épisode 5) et Star Trek Deep Space Nine (saison 5, épisode 6). C'était vraiment bluffant. Cela m'a aussi fait remarquer que dans la V.F. Sisko a la même voix française que Picard o.O enfin heureusement que la V.O. est disponible.
Les séries télé c'est pour ainsi dire le seul sujet de conversation pour lequel j'arrive à parler 8 minutes avec mon pater. Quand j'étais gamine, il regardait toutes les séries de SF américaines et franchement j'adorais cela. Enfin, sauf peut-être Cosmos 1999 qui me fichait la trouille ^_^
Ma série préférée entre toutes n'est pas citée dans ce livre, c'est Stargate SG-1 (1997-2007). Enfin, pour l'instant, j'aime beaucoup Star Trek Discovery. Suivre une série reste chronophage sans parler de l'apparition du « binge-watching » ou visionnage boulimique ^^
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Marple
  06 décembre 2014
J'aime Martin Winckler, j'aime les séries télé... pas étonnant donc que j'aie aimé son Petit éloge des séries télé ! Je l'ai d'ailleurs lu le week-end dernier, puis relu dans la foulée, tant je l'ai trouvé riche et intéressant.
Plusieurs parties dans ce court essai, toutes claires et illustrées : d'abord, Martin Winckler nous explique que nous aimons les bonnes séries télé parce qu'elles nous racontent de bonnes histoires et qu'elles sont le miroir de notre société. Ensuite, il nous donne quelques éléments techniques sur les scénaristes, le pilote, les spin-off ou encore les cross-over, avant de dénoncer, exemples à l'appui, l'indigence des télévisions françaises dans la diffusion des séries américaines ou la production de séries françaises. Pour finir, il nous fait partager son enthousiasme pour des comédies ou des dramas plus ou moins connus...
Bilan de ma lecture : plein d'idées de bonnes séries télé à regarder, quelques anecdotes amusantes à raconter sur la censure opérée par les TV françaises, mais aussi une meilleure compréhension de ce phénomène qui nous rend accrocs et un respect accru pour cette forme souvent décriée d'art. D'ailleurs, je regarderai dorénavant les Experts sans culpabiliser !
Challenge Petits Plaisirs, 4/xx
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Ziliz
  27 janvier 2013
Célèbre pour ses romans et témoignages sur la médecine, Martin Winckler écrit aussi sur les séries télé, une de ses passions. Il y a pris goût à sept ans, en 1962, et leur est resté farouchement fidèle. Dans ce court essai, il résume quelques séries américaines - célèbres ou non - policières, judiciaires, médicales, humoristiques, etc. Il expose leur richesse, leur originalité, leur intérêt (sur des sujets sociaux, notamment).
Pas tendre avec la télévision française, l'auteur dénonce la manière dont ces séries sont parfois/souvent dénaturées lorsqu'elles sont diffusées en France : la censure partielle qu'elles subissent, les mauvaises traductions et les doublages bâclés, les heures de diffusion aberrantes, la présentation des épisodes dans le désordre...
Je suis particulièrement ignare en la matière, ne connaissant presque aucune des séries dont il est question (ou seulement de nom). Mon intérêt était donc sûrement moindre que celui d'un passionné, et s'est surtout porté sur les analyses et réflexions proposées - prépondérantes, cela dit. Qu'attendais-je ? Des présentations détaillées de 'Colombo', de 'La petite maison dans la prairie', de 'Ma sorcière bien-aimée' ? Pas de chance : ils n'y sont (presque) pas ! Non, en fait, c'est parce que je venais de lire avec enthousiasme 'Le Choeur des femmes' de cet auteur, que je me suis ruée sur cet ouvrage.
Je ne le regrette pas. Je ne m'y suis pas ennuyée et ai beaucoup appris, notamment que les séries américaines sont plus engagées et subversives que je l'imaginais, qu'elles ne sont pas produites au kilomètre mais font pour la plupart l'objet d'un travail d'équipe de scénaristes confirmés...
Ce petit livre m'a donné envie de découvrir la série canadienne "Minuit, le soir".
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Shenandoah
  23 mars 2014
Dans ce court essai, Martin Winckler, médecin, écrivain et passionné de séries télé, analyse ce qui fait l'intérêt des séries, bien loin des idées reçues que l'on peut avoir en France à leur propos. En effet, même si les séries télé sont de plus en plus citées par les médias comme des oeuvres au même titre que des films, il est souvent difficile d'avouer que l'on aime regarder des séries sans avoir à subir des commentaires méprisants. La lecture de ce livre est donc particulière déculpabilisante.
Ce livre donne ainsi des arguments pour faire valoir la légitimité des séries. En effet, bien plus qu'un simple divertissement, elles sont surtout un reflet de la société, ainsi qu'un moyen pour faire entrer dans les moeurs de nouvelles idées. À la fin des années 60, Star Trek a par exemple été pionnière en ayant parmi ses personnages principaux une femme de couleur, alors que la ségrégation était toujours d'actualité.
Il explique également les raisons qui font que les séries soient mal considérées en France, souvent la faute à un doublage catastrophique, qui enlève toutes les subtilités des dialogues d'origine, et à une diffusion sans queue ni tête. Il nous apprend aussi pourquoi les séries françaises sont souvent (bien que cela soit en train d'évoluer) de moindre qualité que leurs consoeurs anglo-saxonnes.
La lecture de ce livre est rapide et très agréable. Martin Winckler va droit au but et fournit des explications très claires, accessibles à tout le monde. Il nous donne également une liste de ses séries incontournables, permettant ainsi aux amateurs de découvrir des pépites inconnues, et aux novices de piocher parmi ces nombreuses séries de qualité, à voir en VO of course !
Que vous soyez déjà conquis par les séries télé ou encore sceptique, je vous conseille donc la lecture de ce livre. Dans les deux cas, vous apprendrez des choses, tout en ayant l'occasion de découvrir un auteur très intéressant, dont je vais me pencher sur la bibliographie.
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IreneAdler
  19 décembre 2012
Petit hommage aux série télévisées, par un fan et spécialiste.
Les séries anglo-saxonnes (celles qui valent le coup et elles sont nombreuses), sont intelligentes, bien construites, abordent des sujets difficiles et sont le reflet de la société.
Les chaînes n'hésitent pas à investir beaucoup, dans l'écriture et la réalisation pour produire des séries qualitatives, qui réussissent souvent à brasser un large public.
Il fait également un petit tour par l'hexagone, et là, tout est différent. A part vendre du temps de cerveau pour de la pub, et abêtir le public, les chaînes ne semblent pas capables de produire une série potable (ou alors rarement). Et elles réussissent même à sabrer des importations, en les rendant lisses et politiquement corrects par des traductions indigentes, voire des coupes dans les épisodes (sans parler de l'ordre de diffusion, pas toujours respecté). Bref, le téléspectateur français est pris pour une bille.
Pour Winckler, les séries ont autant de légitimité que les livres ou le cinéma, n'en déplaise à certains. Et il le prouve grâce à une petite centaine de pages réjouissantes.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   27 janvier 2013
(...) depuis toujours en Amérique, la sitcom sert de porte-voix aux revendications féministes ('I love Lucy', la toute première sitcom, met en scène une femme au foyer qui veut cesser de dépendre financièrement de son mari), à la satire sociale, à la critique des institutions, à la lutte antisexiste et antiraciste, aux conflits entre adultes et mineurs, majorités et minorités, etc. Et les questions qui y sont abordées ne sont pas du tout spécifiques de l'Amérique. (p. 90)
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NorthangerNorthanger   16 janvier 2013
1er : Le droit de regarder des séries de toutes natures (et pas seulement celles que « les intellectuels » ou « les spécialistes » trouvent réussies).

2e : Le droit de regarder une série quand on veut, où l'on veut et à l'abri de toute censure.

3e : Le droit de regarder sans être jugé ou méprisé.

4e : Le droit de démarrer une série au quart de tour et puis de décrocher ; le droit de prendre une série en route après avoir longtemps reculé ou hésité.

5e : Le droit d'aimer (ou de détester) sans devoir se justifier.

6e : Le droit d'échantillonner certaines séries et d'être compulsif pour d'autres.

7e : Le droit de revoir indéfiniment ses épisodes préférés.

8e : Le droit de considérer certains personnages comme des amis intimes.

9e : Le droit, en regardant une série, de rire et de pleurer, de se sentir compris et valorisé, éclairé et informé.

10e : Le droit de parler ou d'écrire pour exprimer ses goûts.
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CielvariableCielvariable   12 janvier 2013
Autre exemple : dans un épisode de Dr House (Damned if you do, s.1, ép.5), le personnage titre reçoit un patient souffrant de l’intestin. Il lui recommande, en précisant que ce n’est pas « politiquement correct », de fumer deux cigarettes par jour, car la nicotine calme les spasmes du côlon. Le patient s’inquiète : les cigarettes sont dangereuses, et provoquent une dépendance. Avec sa causticité d’usage, House répond que c’est le cas de tous les médicaments qu’il prescrit, mais que celui-là, au moins, est autorisé par la loi… Dans la VF, House prescrit… deux bols de riz par jour, et le patient s’inquiète d’une dépendance au riz complet… Ce n’est pas seulement stupide, c’est incompréhensible, et ça laisse entendre, en plus, que les scénaristes écrivent n’importe quoi !

Ces trahisons (il ne s’agit pas de contresens, mais de modifications délibérées) étaient déjà pratiquées par la télévision d’État : au cours des années soixante-dix, les dialogues de la très populaire Starsky & Hutch ont été réécrits pour gommer l’homosexualité d’un personnage, pourtant centrale dans l’intrigue.
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ZilizZiliz   26 janvier 2013
Aujourd'hui encore, je reste étonné par la variété des histoires qu'inventent les scénaristes [de séries télé], par la diversité et l'originalité du traitement auxquels ils soumettent des événements réels. Ainsi, à l'automne 2011, l'affaire DSK a été évoquée, en l'espace de quelques semaines, par trois séries installées ('New York Unité spéciale', 'Les Experts', 'The Good Wife') et une nouvelle venue 'Unforgettable'. Chaque fois de manière très personnelle. (p. 20)
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ShenandoahShenandoah   07 mars 2014
Tout cela pour dire qu'à mes yeux les séries ont la même importance et la même qualité que les romans, les ouvrages de sciences humaines, le cinéma, le théâtre, les expositions et les conférences. Regarder une série n'est pas une activité exclusivement récréative, c'est une manière d'appréhender le monde.
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L'interdiction d'avorter a été levée, mais le silence qui entoure l'IVG reste encore intact.
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