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EAN : 9782070440399
688 pages
Éditeur : Gallimard (02/02/2011)

Note moyenne : 4.15/5 (sur 1483 notes)
Résumé :
Jean Atwood, interne des hôpitaux et quatre fois major de promotion, vise un poste de chef de clinique en chirurgie gynécologique. Mais au lieu de lui attribuer le poste convoité, on l'envoie passer son dernier semestre d'internat dans un service de médecine consacré à la médecine des femmes - avortement, contraception, violences conjugales, maternité des adolescentes, accompagnement des cancers gynécologiques en phase terminale.
Le Docteur Atwood veut faire... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (306) Voir plus Ajouter une critique
Harioutz
  11 mai 2019
J'ai achevé le Choeur des femmes dans la nuit, après trois soirées de lecture-bonheur …
Difficile de parler de « bonheur », me direz-vous, en évoquant les souffrances décrites par Martin Winckler, mais ce livre m'a fait un bien fou.
Tout d'abord en tant que femme : je me suis reconnue dans le questionnement, les peurs et les complexes tenaces de très nombreuses patientes, au fil des âges … dans ces questions que l'on n'ose poser à personne, tant on se sent idiote et, plus encore, sans droit aucun face au médecin qui ne voit souvent en nous qu'un corps, une série de symptômes auxquels il décide « arbitrairement » d'accorder du crédit, ou non.
La méconnaissance du corps féminin, de son fonctionnement, par les femmes elles-mêmes demeure incompréhensible, et ce ne sont pas les quelques heures – quand elles existent – d'éducation à la sexualité et à la vie affective dispensées à l'école primaire, au collège ou au lycée, qui permettent d'ancrer clairement des connaissances sur le corps. Nous quittons l'enseignement secondaire avec une meilleure connaissance des mathématiques ou de la langue française que du fonctionnement de notre corps …
Ensuite en tant qu'aidante : accompagner une (un) malade permet parfois d'oser questionner davantage que pour soi-même, on se fait le porte-voix des souffrances et des non-dits plus facilement pour une (un) autre, mais encore faut-il que cet autre accepte notre démarche, et ne se sente pas humilié par la mise en lumière de son absence de courage ou de ses hésitations.
Puis en tant que patiente : j'ai découvert un milieu médical que je soupçonnais être ardu, mais qui m'est, cette fois-ci, apparu dans toute sa brutalité et sa violence pour les médecins eux-mêmes. Lutter pour être le meilleur interne, briguer l'affectation la plus prestigieuse, s'infliger des violences en niant ses besoins les plus élémentaires, en faisant taire son moi intérieur, sa sensibilité, construire autour de soi un mur pour survivre, sans omettre « les rapports de séduction entre industrie pharmaceutique et jeunes praticiens »qui laissent des traces concrètes sur les ordonnances et dans le choix des spécialités …
Enfin en tant que sympathisante de la cause LGBT, et transgenre en particulier : je savais, grâce à l'association Arc-en-Ciel, et à mes lectures récentes, que des nourrissons inter-sexes subissent encore aujourd'hui « pour leur bien », des mutilations en vue de leur réassignation sexuelle, au cours des premiers jours de leur vie. Les témoignages évoqués par l'auteur ont conforté ma révolte contre ces pratiques à la fois inutiles et imposées dans l'urgence, à des parents qui, et c'est bien naturel, font confiance.
Les « apprentis sorciers » qui décident, dans leur toute puissance, du sexe de ces enfants sur la seule base de leurs observations (un sexe semblant plus développé que l'autre) se rendent-ils compte des risques psychologiques futurs qu'ils leur font courir, et des conséquences médicales irréversibles des gestes posés ?
J'avais lu toute l'admiration que porte Baptiste Beaulieu à Martin Winckler, et c'est grâce à lui que je suis arrivée à cette lecture. Sachant que Baptiste s'est battu et se bat encore quotidiennement pour que la médecine soit humaine (aller découvrir, si vous ne le connaissez pas déjà, son blog «Alors voilà ! Journal de soignées/soignantes réconciliées » en suivant ce lien https://www.alorsvoila.com/ ), je ne pouvais pas être déçue, et je ne l'ai pas été, bien au contraire !
Je vous invite, avec tout mon enthousiasme et mon coeur, à lire ce très beau roman-témoignage qui explore le corps et l'âme des femmes, et la face sombre de la médecine.
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Ziliz
  02 janvier 2013
Superbe portrait du métier de médecin, magnifique roman-témoignage de Winckler, généraliste ayant beaucoup travaillé en gynécologie.
Pour obtenir le poste de chirurgienne dont elle rêve, une jeune interne doit d'abord faire un stage de six mois en gynécologie, dans une petite unité de "Médecine de la femme". Agressive, suffisante, pleine de morgue et de certitudes, elle suit à contrecoeur la pratique quotidienne du Dr Karma. Elle tombe de haut, désapprouve son comportement, observe cyniquement, peste intérieurement, "pense comme un mec" (sic)... Où sont son expérience personnelle de la féminité et son empathie envers les patientes ?
Et puis elle (re)découvre, au fil des consultations et grâce à un tuteur exceptionnel, ce qu'est le corps féminin. Seins, règles, maux de ventre, migraines, nausées, contraception, désir, rapport sexuel, couple, plaisir, grossesse, avortement, fausse couche, accouchement, maternité, viol, inceste, ménopause... Et elle apprend à écouter, surtout, ce choeur de femmes, leurs paroles pour se livrer (les questions, les peurs, la douleur, les maux, les bonheurs... ) sur tous ces sujets, et bien d'autres.
Le style peut rebuter : logorrhée des patientes, elles se lancent à parler d'un souffle, d'une traite, le texte est donc parfois chiche de ponctuation. Pas de suspense (ou si peu), et on tourne néanmoins les pages de cet admirable ouvrage frénétiquement, sans vouloir le lâcher. Pour apprendre, pour se retrouver, pour comprendre, car on se rend compte que finalement, on ne sait pas grand chose. N'ayez crainte : très peu de détails sanguinolents, chirurgicaux, qui vous donnent mal au ventre et la nausée.
Éloge d'une pratique médicale respectueuse, humaine, comme on aimerait en rencontrer plus souvent. C'est peut-être un peu trop beau pour être crédible ? Considérons qu'il s'agit d'un concentré du meilleur des mondes médicaux. La jeune femme frise un peu la superwomanie aussi, ne dort guère, a une capacité de mémorisation et de travail phénoménale, et sa métamorphose de sorcière en fée est bien rapide... mais qu'importe. Si la forme peut agacer de loin en loin, rien à jeter sur le contenu, sauf peut-être la fin rocambolesque, mais tellement poignante que...
Sourire, rire, émotion, larmes, révolte, dégoût, admiration, etc. se succèdent/s'entremêlent à la lecture.
Hommes, femmes, jeunes (à partir de 15 ans), "vieux", "vieilles", lisez ce livre : une pépite, une bible !
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Jmlyr
  22 septembre 2019
Je termine à peine ce livre en ce week-end pluvieux et j'ai déjà envie de vous dire : lisez-le. Surtout si vous êtes étudiant en médecine, et même futur chirurgien, et plus encore si votre spécialité est la gynécologie, tous genres confondus, transgenre inclus.
Mais quelle leçon ! Quelle intelligence ! Quel récit talentueux et prétexte à distiller quantité de conseils judicieux, d'informations réelles, de pistes de réflexion sur les qualités requises pour exercer la médecine, hormis les connaissances spécifiques. Quel style qui vous emmène d'une page à l'autre sans que l'on n'arrive à poser le livre !
Je découvre cet auteur d'un genre… médical… avec délice, et je vais sûrement lire de lui « Les brutes en blanc » qui est dans ma PAL depuis un certain temps.
Beaucoup de vérités sont assenées, les confrères, enfin surtout les
« cons-pas-frères » comme il dit en prennent pour leur grade.
L'évolution des mentalités et des pratiques est un très long chemin en France, au détriment des patientes et des patients, quand dans d'autres pays on a déjà démontré le bien-fondé de certaines d'entre elles.
Combien d'êtres ont servi de cobayes pour des pratiques douteuses ? Naître à cheval entre le féminin et le masculin ne donne à personne le droit de décider à sa place du meilleur côté vers lequel basculer, ni de l'opérer dès la naissance pour confirmer ce choix.
Pour aller plus loin :
http://www.martinwinckler.com/spip.php?article54
Lien : https://translate.google.com..
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Cricri124
  20 mars 2017
"Je serais médecin. Je consacrerais ma vie à tailler dans les corps humains." Henning Mankell
Cette citation, qui n'est pas tirée de ce livre, aurait très bien pu être prononcée par la jeune et brillante interne Jean (prononcer 'Djinn') car c'est précisément ce à quoi elle aspire et ambitionne: la chirurgie. Il y a peu de place pour l'être humain dans sa vocation, si ce n'est en tant que matériau d'expérimentation. Cependant, pour valider sa cinquième année d'internat, elle se voit contrainte de faire un stage d'un semestre dans une unité de médecine générale, celle du docteur Karma, spécialisée dans la gynécologie. Elle considère ce stage comme une perte de temps, indigne de ses talents, et débarque dans cette petite unité pleine de colère, de suffisance et de mépris. Jean, formatée par ses professeurs incarne déjà ces médecins qui se prennent pour Dieu. Mais, face aux méthodes peu conventionnelles du docteur Karma, ses convictions vacillent....
Ce livre a un petit côté manichéen et une fin un peu trop rocambolesque à mon goût. Il ne se lit pas nécessairement pour ses qualités littéraires. La trame est un prétexte pour faire résonner un choeur de femmes dans le coeur de son intimité. De témoignages en états d'âmes, ces portraits de femmes transpirent de sincérité, de souffrance, d'humilité, d'espérance, et plus encore. de multiples sujets y sont abordés comme la sexualité, l'IVG, la contraception, l'intersexuation. Ce livre évoque aussi les relations entre médecins, et dénonce certaines pratiques médicales. Au delà de cet aspect, la relation médecin-patient est particulièrement mise à l'honneur, une relation basée sur l'écoute, sans jugement et dans le respect de la dignité du patient... une relation qui a tendance à se perdre. Ha! Évidemment, on aimerait rencontrer beaucoup plus de docteur Karma.
Même si j'ai trouvé que ce livre versait un peu trop dans la caricature, il n'en demeure pas moins un petit condensé d'humanité et de tolérance qui se lit agréablement et très vite malgré ces 600 et quelques pages.
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ladesiderienne
  13 mai 2013
Je pense qu'aucune femme ne peut rester insensible à ce magnifique roman de Martin Winckler car il a su traiter un sujet plutôt tabou (particulièrement chez les hommes) : les problèmes gynécologiques qu'elles rencontrent dans leur vie, et surtout la façon dont elles les ressentent, les expriment et la perception de ceux-ci par le corps médical.
C'est un livre plein d'enseignements, écrit pour que dans tous les cas, la dignité de la femme soit respectée et que le pouvoir de décision, en ce qui concerne les soins à pratiquer, soit partagé entre le soignant et sa patiente. Parmi tous les sujets évoqués, l'auteur soulève notamment celui de l'intersexualité ainsi que celui des rapports de séduction (plutôt malsains) pratiqués entre l'industrie pharmaceutique et les praticiens.
Les deux personnages principaux sont formidablement attachants. Franz Karma est le gynécologue dont toutes les femmes rêvent. Quand à son alter ego, Jean Atwood, quelle belle évolution entre l'arrivée de la jeune interne arrogante et pleine d'ambition (qui tenait des propos si masculins que je me suis trompée sur son identité) et la fin où, enrichie par sa propre expérience, elle choisit de prêter désormais une oreille attentive au 'Choeur des femmes".
La construction du récit est très originale car chaque chapitre est une découverte. L'auteur change de narrateur, transcrit les réflexions intimes de ses personnages, nous soumet quelques chansons, des extraits d'ouvrages médicaux, des posts de sites internet. Comme dans une chorale, chacun vient y jouer sa partition. J'ai noté quand même parfois quelques longueurs qui ont gêné ma lecture en interrompant un peu le rythme.
Simplement, pour conclure, je vous avoue que lors de ma prochaine consultation gynécologique, j'aimerais montrer ce livre à mon médecin lorsqu'il me demandera de poser les pieds sur les étriers...
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Citations et extraits (225) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   01 janvier 2013
Aujourd'hui, pourtant, lorsqu'elles sont enceintes ou ne désirent pas l'être, lorsqu'elle veulent pratiquer un dépistage du cancer du col ou faire soigner un symptôme gynécologique, les femmes sont encore systématiquement contraintes de s'allonger sur le dos, cuisses écartées, sexe exposé, dans une position humiliante imposée par les médecins sans aucune nécessité médicale.
La posture dite "à l'anglaise" (sur le côté, ou "en décubitus latéral") permet tous les gestes gynécologiques courants ; elle permet également de procéder à des accouchements en toute sécurité, si la femme le désire ; dans de nombreux pays du monde, c'est dans cette position que les femmes sont examinées, soignées ou accouchées. Et dans cette même position, elles peuvent choisir de voir, ou non, ce que les médecins leur font.
Nous exigeons que les médecins français proposent à toutes leurs patientes d'adopter, si elles le désirent, le décubitus latéral, en lieu et place de la position gynécologique machiste et archaïque qui leur est encore imposée en ce début de XXIe siècle.
(p. 458-459)
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ZilizZiliz   29 décembre 2012
Je suis juste... une pute. Une pute de quatorze ans. Pourquoi ? Pouvez pas comprendre... Et si je vous le dis vous préviendrez les flics et là... Non, j'ai rien fait de mal. Enfin, si. Enfin, non. Moi, je voulais pas. J'ai jamais voulu. Mais je n'avais pas le choix. Quand ça a commencé, je ne comprenais pas ce qu'il faisait. J'avais dix ans. Je l'aimais bien. Il avait toujours été gentil avec moi. Il avait toujours vécu seul, et forcément, il était tout le temps fourré à la maison, parce que ma mère l'aime beaucoup, c'est normal, c'est son petit frère, son petit chéri, ils ont grandi ensemble, quand ils étaient gamins c'était vraiment pas marrant et toute petite déjà elle s'occupait de lui, alors elle a continué et pour nous c'était naturel qu'il soit toujours là (...) Et toutes petites, il nous gardait souvent ma soeur et moi quand mes parents sortaient avec des amis. Lui, il était gentil, il nous faisait à manger, il nous lisait des histoires. Alors la première fois... la première fois qu'il est venu dans ma chambre... (...)
Ca a duré longtemps. Quatre ans. Presque un tiers de ma vie quand j'y pense.
Il me disait qu'il ne fallait pas que j'en parle à ma mère, mais il n'avait pas besoin de me le dire. Je n'aurais pas pu lui en parler. J'avais trop peur qu'elle me traite encore de pute. Qu'elle me dise que j'étais une salope d'accuser ainsi son petit frère, son petit chéri, qu'elle élevait déjà quand elle était petite fille.
(p. 94-96)
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AproposdelivresAproposdelivres   10 octobre 2014
Je me trouve dans un autre couloir, long de quelques mètres seulement, au bout duquel une seconde porte vitrée donne sur un escalier extérieur. Un rayon de soleil éclaire le lino. À ma droite, deux portes fermées. L’une est celle des toilettes. La seconde porte un panonceau disant : « La conseillère sera de retour à 10 heures. » À ma gauche se trouve un petit secrétariat, séparé du couloir par un comptoir surmonté d’un volet mobile. Le volet est ouvert, une femme d’une quarantaine d’années – sans doute la silhouette que j’ai aperçue par la vitre – pose son sac sur le comptoir, le fouille et en tire une petite carte verte, qu’elle tend à une femme en blouse blanche assise derrière le comptoir.
Derrière le secrétariat, j’aperçois, à travers la demi-cloison surmontée d’une vitre, une salle d’attente sans fenêtre. Elle est vide.
À mon entrée, les deux femmes tournent la tête.
La quadra me salue de la tête sans ouvrir la bouche.
– Bonjour, fait la secrétaire en levant un sourcil.
Elle semble avoir la trentaine, à peine. Ses cheveux noirs sont retenus par des couettes de chaque côté de sa tête. Elle porte des bagues à chaque doigt ou presque, de grandes boucles et plusieurs piercings aux oreilles, un autre au-dessus de l'œil, un maquillage outrancier et un horrible tatouage en forme de toile d’araignée dans le cou. Elle me fait irrésistiblement penser à un personnage de je ne sais plus quelle série télé.
– Bonjour… dis-je de ma voix la plus grave et la plus ferme. Je suis le docteur Atwood, interne en gynécologie obstétrique. Je dois prendre mes fonctions… Ici.
Elle me lance un drôle de regard, mâchouille un chewing-gum et dit :
– Ah. O.K. Moi, chuis Aline, la secrétaire. Le docteur Karma m’a prévenue que vous veniez aujourd’hui. Il ne va pas tarder. Je vous fais patienter un peu pendant que je m’occupe du dossier de cette dame ?
– D’accord…
Il fait chaud dans ce couloir. J’ôte mon imperméable.
– Il y a une penderie dans le bureau, dit la secrétaire en me désignant la pièce contiguë au secrétariat.
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HarioutzHarioutz   11 mai 2019
- Je crois qu'avant de toucher au corps d'un individu, il faut mûrement réfléchir aux conséquences, mais malheureusement, trop de chirurgiens coupent d'abord et réfléchissent ensuite.
- C'est vrai pour tous les actes chirurgicaux, non ?
- Oui, mais les conséquences d'une appendicectomie superflue sont moins lourdes que celle d'un néovagin chez un nourrisson.
Selon les critères, on estime que la fréquence des nouveaux-nés ayant des organes génitaux "non conformes aux canons" se situe entre un pour mille et deux pour cent ... sans que ça menace leur vie dans l'immédiat.
Mais beaucoup trop de pédiatres et de chirurgiens sont pressés de "normaliser" la situation sans consulter les premiers intéressés.
- On ne peut tout de même pas demander l'avis d'un nourrisson ...
- Non, mais on peut informer les parents sans leur mettre le scalpel sous la gorge et leur dire qu'il est possible d'attendre que leur enfant soit assez grand pour exprimer un avis. Il ne restera pas nourrisson éternellement.
On n'exige pas des enfants prépubères qu'ils expriment ce que seront leurs préférences sexuelles.
Alors, de la même manière, je pense qu'il n'est pas scandaleux d'attendre la puberté pour laisser les enfants intersexués exprimer ce qu'ils veulent faire de leur corps.
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HarioutzHarioutz   11 mai 2019
- La loyauté d'un soignant va d'abord à ses patients, ensuite seulement à ses confrères.

- Ton imaginaire n'est pas aussi riche que la réalité; mais il est souvent plus angoissant.

- Quand tu es paresseux ou négligent, c'est le patient qui en fait les frais.

- N'hésite jamais à interpeller tes enseignants. Leur ignorance est plus grave que la tienne, car ils n'ont pas l'excuse de ton inexpérience.

- Soigner, ce n'est pas une relation de pouvoir.

- Les médecins se droguent et se suicident plus souvent que le commun des mortels; ça ne veut pas dire qu'ils souffrent plus que le commun des mortels. Et ça ne les autorise pas à se venger.

- Tu ne soignes pas des résultats d'analyse, tu soignes des personnes.

- Ce qu'une femme ressent est plus important que ce que tu sais. Et ce que tu crois compte beaucoup moins que ce qu'elle ne dit pas.
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