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Romane Lafore (Traducteur)
EAN : 9791037110305
224 pages
La Table ronde (05/01/2023)
3.79/5   83 notes
Résumé :
Archy naît dans une tanière au milieu de la forêt, au sein d'une portée de fouines. Son père a été tué par l'homme, et sa mère se démène pour nourrir ses petits au coeur de l'hiver.
Très vite, Archy comprend qu'il doit lui aussi chasser s'il veut garder sa place dans la famille. Mais à peine s'est-il essayé à piller un nid qu'il se blesse. Son destin prend alors un sombre tour : devenu inutile à sa mère, il est vendu à un vieux renard cruel, Solomon le prête... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
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Il a fallu toute la force de conviction de mon amie Sylire pour me convaincre de lire ce roman !
Pensez donc, il s'agit d'une histoire de fouine qui doit quitter sa tanière, malmenée par sa famille, et est adoptée par Solomon, un vieux renard rusé.
Celui-ci en fera son apprenti, son esclave même.
Pourtant il a un secret, et Archy veut le découvrir.
Il connaît l'existence de l'écriture, de Dieu, et de la mort...
Cela servira à Archy, mais est-ce que cela va lui apporter le bonheur ?

Ce livre est à mi-chemin entre le roman et la fable, comme « Watership down » de Richard Adams qui mettait en scène des lapins de garenne.
L'auteur réussit à nous faire oublier qu'il s'agit de fouine et de renard et nous nous attachons à leurs quêtes, leurs désirs, leurs déceptions.
Le récit peut être vu comme un roman d'apprentissage de chaque humain qui doit apprendre et comprendre ce qu'est l'existence.
Il peut aussi être vu comme le reflet de cette condition humaine et de ses interrogations, de ses doutes, de ses lâchetés...
Sans avoir été aussi emballée que Sylire, j'avoue que j'ai lu avec plaisir cet OVNI littéraire, écrit par un jeune Italien de 28 ans...
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Bernardo Zannoni - Mes désirs futiles
Romane Lafore (Traducteur)
224 pages – Conseillé par @cathe
La Table Ronde – 2023
Davis est un braconnier, mais le paysan n'est pas tendre avec lui et lui inflige de sévères représailles. Ayant perdu son mari Davis, la veuve ne sait pas quoi faire, et se lamente au lieu de bien traiter ses enfants…
Une famille qui souffre de la faim et du froid.
Qu'est-ce que c'est que cette mère qui a des chouchous dans ses enfants ? x-)
C'est quoi ce monde de malade où on travaille dur et longtemps pour … La moitié d'une poule ?? 4€ En grand surface ? - ;p…
Il y a un genre de violence, mais pas seulement physique, très psychologique, insidieuse.
Malheureusement, faute de bon Foyer, les enfants vont devoir se débrouiller. Certains membres de la famille vont mourir, d'autres vont rejoindre les Ordres. Il y a l'écrivain qui écrit un écrivain ; -)…
C'est un pari réussi que de faire parler les animaux !! ; ) ça donne un truc en plus que les autres n'ont pas !! ;- )
Archy doit écrire l'histoire de Solomon en le « rapprochant de Dieu »...
Lien : https://linktr.ee/phoenixtcg
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De la naissance au crépuscule de l'existence, voici la longue et tumultueuse vie d'Archie, la fouine boiteuse, racontée de sa propre main.

A l'instant où sa mère le vend contre une poule et demi à Solomon, un vieux renard prêteur sur gage, le destin d'Archie semble scellé. Mais il va découvrir l'écriture, Dieu et prendre conscience de sa propre finitude. Des doutes et des questions surgissent en lui, la raison commence à dominer son instinct animal même s'il reste tapi, prêt à émerger dans des situations difficiles.

J'ai abordé ce texte comme une fable, attendant avec impatience la morale. Mais il n'y a pas de morale. « Mes désirs futiles » est à mon sens un conte philosophique. L'auteur utilise l'anthropomorphisme pour aborder les grandes questions que tôt ou tard nous nous posons tous : le sens de la vie, le mystère de la mort, Dieu, la dureté de l'existence qui exige tant et rend si peu.
C'est aussi un moyen pour lui de réfléchir à ce qui sépare l'être humain de l'animal : la connaissance, la capacité de réflexion, la curiosité d'apprendre, la volonté de laisser une empreinte avec la force de l'écrit.

Si les questionnements sont profonds et complexes, l'écriture, elle, reste dans la fluidité et la simplicité. On prend donc un vrai plaisir à suivre Archie mais le récit n'en est pas moins cruel.

NB : ce livre a connu un grand succès en Italie et Bernardo Zannoni, qui n'a pas 30 ans, a décroché le Prix Campiello pour ce premier roman.
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Voilà un livre dans lequel je me suis lancé un peu par hasard, après que mon oeil fut attiré par la couverture et que ma curiosité fut attisée par la quatrième de couverture qui me promettait un titre "à mi-chemin entre fable et roman d'initiation" ayant pour personnage principal une fouine.

Archy naît au beau milieu de la forêt, dans une tanière où seule sa mère s'occupe de lui ainsi que de ses frères et soeurs car leur père a été tué par l'homme. Alors que les jeunes animaux s'émerveillent à la vie et que la mère fait de son mieux pour ramener de quoi manger à tous, les jeunes fouines grandissent et découvrent leurs instincts animaux.

Après une blessure consécutive à une mauvaise chute depuis une branche d'arbre, Archy deviendra boiteux, et c'est parce qu'il devient un poids pour sa famille que sa mère le vendra contre une poule et demi à Solomon, le renard prêteur sur gages que tout le monde craint et respecte dans les environs.

Archy deviendra alors sa chose, son boiteux, son homme à tout faire mais aussi son apprenti, son élève, et Solomon lui apprendra à lire et à écrire. À ses côtés, il découvrira un merveilleux trésor : un livre des hommes qui lui révèle l'existence de Dieu et de la mort. Ce secret jalousement gardé deviendra-t-il son plus grand fardeau ?

Je n'avais aucune idée de ce à quoi je devais m'attendre mais j'ai été absolument enchanté par ce roman, c'est effectivement une superbe fable, un conte pour adulte où les animaux sont mis en scène le temps d'une vie. J'ai un peu replongé en enfance avec cette lecture, et j'ai en tout cas passé un moment très agréable. Je vous conseille vivement de découvrir ce premier roman particulièrement singulier.

📖 Mes désirs futiles de Bernardo Zannoni a paru le 5 janvier 2023 aux éditions La Table Ronde dans une traduction de Romane Lafore. 224 pages, 22.50€.

🔗 Service de presse numérique fourni par l'éditeur.
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Non, le Archy de ce conte initiatique n'est pas le fils du prince Harry d'Angleterre ! C'est une fouine…

Une fouine douée de la parole, comme tous les animaux de cette fable, capables aussi de comportement humains, comme se tenir debout, prêter, demander des intérêts…

En commençant ce roman, je n'avais aucune idée d'où il allait m'emmener, de ce que j'allais y trouver, si ce n'est la vie d'une jeune fouine mâle, Archy, vendu, par sa mère (en échange d'une poule), à Solomon le renard, prêteur sur gages… Et Solomon, il est terrible !

Si c'était une fable, il y aurait une morale, comme dans celle De La Fontaine, mais au bout de ce récit, pas de morale, si ce n'est qu'un trop grand savoir empêche de vivre sa vie animale…

Solomon, le renard prêteur, sait lire et écrire… Il l'apprendra à Archy, surnommé Poil de Cul et lui lira des passages d'une bible, trouvée il y a longtemps. Avoir conscience de sa mort, voilà un fait que les animaux n'ont pas connaissance.

L'écriture de ce conte initiatique est riche, sans pour autant devenir pompeuse. le récit se lit tout seul, facilement, mais ne vous y trompez pas, c'est un drame, la Nature ne fait pas de cadeaux et nos personnages principaux, la fouine, le renard et un chien, ne sont pas des tendres, que du contraire.

Je pensais Archy sympa, mais certains de ses comportements, m'ont fait comprendre qu'il y avait toujours une animalité sous sa pelisse d'animal qui sait lire, écrire et calculer. Oui, les personnages sont entre les deux : civilisés, mais sans renier leur animalité. Sauvage et civilisés…

Pourtant, de l'amitié va naître, presque un comportement paternel entre le renard et la belette… heu, la fouine, qui va tenter de s'affirmer.

C'est un récit étrange, où l'on a un peu de mal, au départ, à voir les animaux se coucher dans un lit, élever des poules, faire du commerce et se comporter ensuite comme des animaux : chasser.

Oui, pour résumer, je pourrais dire que c'est un récit étrange, addictif, qui nous fait oublier le temps qui passe et qui se révèle passionnant. Même si j'ai tiqué à certains moments, ouvrant grand mes yeux. Ah ben ça alors, c'est explosif comme truc (mais je ne dirai pas plus).

On a beau être dans le règne animal, leur comportement n'est jamais sans rappeler celui des Hommes, notamment avec les mesquineries, l'envie de posséder plus, les roublardises, le côté religieux et ses dérives.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
Le vieux renard m'avait appris à lire, écrire, et travailler dur. Il m'avait ouvert les yeux sur le monde et sur notre existence, douloureuse et éphémère. Il m'avait appris à adorer un dieu qui ne nous empêcherait pas de disparaître.
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J'ai triomphé d'elle [la mort] à chaque page, me reflétant dans l'encre, dans les lignes que j'ai tracées. J'ignore où Dieu emportera mon âme, mon corps se répandra dans la terre, mais mes pensées resteront ici, sans âge, à l'abri des jours et des nuits. Cela suffit à me procurer la paix, comme le paradis pour Solomon.
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— La mort, tu la tues en n’y pensant pas.
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Quand je passais trop de temps enfermé, la tristesse me rattrapait: elle ressurgissait du bois, où je l'avais semée la fois précédente, et le désir de voyage était le seul remède.
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Une tristesse inconnue m'envahit: je me sentais prisonnier du soleil et de la nuit, indifférent à l'écoulement des jours.
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Video de Bernardo Zannoni (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Bernardo Zannoni
https://www.laprocure.com/product/1175074/zannoni-bernardo-mes-desirs-futiles
Mes désirs futiles Bernardo Zannoni Éditions La Table ronde Collection Quai Voltaire
« Voici une découverte en littérature italienne, le livre de Bernardo Zannoni qui n'a que vingt-huit ans et qui, avec Mes désirs futiles aux éditions Quai Voltaire, arrive en enfonçant la porte de cette rentrée littéraire étrangère. Avec cette fable, ce conte philosophique servit par des animaux, et en particulier des fouines. Puisque Archy, le héros de ce livre, est une fouine. Au départ, on est dans cette famille de fouines, dans un terrier et départ d'Archy... » Marie-Joseph, libraire à La Procure de Paris
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