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Babelio défie la rentrée littéraire


Avez-vous déjà lu... toute la rentrée littéraire ?

Impossible, dites-vous ? Pas si sûr...

Comme l’an passé, Babelio vous propose de mettre la main à la pâte pour participer à un grand défi collectif : critiquer l'intégralité de la rentrée littéraire.

Le principe est simple : vous trouverez sur cette page la liste de tous les livres qui paraissent à l'occasion de la rentrée 2017, classés par état : ceux déjà critiqués sur Babelio et ceux qui ne le sont pas encore. Ensuite, il s'agit simplement de vous faire plaisir en critiquant les ouvrages que vous souhaitez, tout en essayant de vous concentrer sur ceux qui n'ont pas encore été critiqués.

Que vous en lisiez un, deux, ou trente, chaque critique compte. L’an dernier, nous avions critiqué 80% de la rentrée. Tous ensemble, nous parviendrons peut-être à faire mieux cette année !

Parés pour l'aventure ?

NB : Certains de ces livres seront présents dans l’opération Masse Critique de rentrée, mais pour le reste, on compte sur vos lectures personnelles !


LES TITRES DE LA RENTREE DÉJÀ CHRONIQUÉS (457) Voir plus

ILS ATTENDENT LEUR PREMIERE CRITIQUE (119) Voir plus

Critiques et avis
Vous connaissez peut-être
  21 novembre 2017
Vous connaissez peut-être de Joann Sfar
SUR DANGERS FACEBOOK

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Système
  21 novembre 2017
Système de Agnès Michaux
La quête de Marisa et Paul, dont la mère a été sauvagement assassinée trente ans plus tôt, pour surmonter ce traumatisme et inverser le cours de leur destin. Un roman sous le signe de la poésie, et particulièrement de Rimbaud, proposant atmosphères et personnages ambigus. Une réflexion sur la manière d'échapper au déterminisme qu'impose notre passé, éducation, drames ou ruptures. Bref, le système.
Lien : http://appuyezsurlatouchelec..
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La salle de bal
  21 novembre 2017
La salle de bal de Anna Hope
Dans le Yorkshire , au début du XX . A Sharston, se trouve un immense asile d 'aliénés, hommes et femmes, séparés, sauf le vendredi, jour du bal donné pour ces malheureux et où chacun est tenu de participer. Cette salle est splendide , c'est un anachronisme dans ces vieux bâtiments sombres et grillagés.

Evidemment les personnages sont multiples, mais quatre d'entre eux en particulier font la trame de ce magnifique roman.

Une jeune femme , Ella , 26 ans, arrivée là, parce qu'un jour elle a cassé la fenêtre obturée de l'atelier de filature dans lequel elle travaillait depuis l'âge de 8 ans:elle voulait voir le ciel !

John , un homme qui a beaucoup souffert et qui a trouvé là un travail à sa mesure. Comme l'asile vit en autarcie , le potager a besoin de bras , il faut creuser des tombes aussi , et ce pour 6 corps à la fois.

Clem, une jeune fille de bonne famille, cultivée, qui est là de ne pas avoir voulu se marier avec l'homme choisi par son père.

Et Charles Fuller, pas tout à fait médecin , mais qui en fait office à Sharston.

Ella et John se plaisent , échangent quelques lettres (lues et écrites par Clem pour Ella ) , mais c'est sans compter sur Fuller, être ambitieux et frustré. Ce qu'il croit découvrir chez ces deux là le perturbe, et lui vient l'idée de tester sur John ses théories .

L'eugénisme l'enthousiasme, ce mouvement prend de l'importance et est cautionné par Churchill . Quel endroit plus propice qu'un asile pour ce genre d'expérimentation ?

Il faut ajouter quand même qu'il est parfois possible pour ces supposés esprits faibles de quitter l'asile . Ce que pourrait faire Clem , pour qui Fuller représente peut-être une option d'avenir.

Une peur diffuse survole la lecture de ce roman, on imagine assez vite ce qui risque d'arriver , la compassion pour ces gens simplement malheureux est totale , et heureusement A.Hope libère le lecteur de son emprise à la fin. Soupir de soulagement !
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Les Bourgeois
  21 novembre 2017
Les Bourgeois de Alice Ferney
Le récit commence par le décès d'un des dix frères Bourgeois. Ce décès est prétexte pour les frères restants à revenir sur les souvenirs de leur famille et de leur histoire.

À partir de là, Alice Fernay relate toute la saga de cette famille, en passant par le mariage de leurs parents, aux naissances des dix enfants, jusqu'à la naissance de leurs propres enfants. On peut dire également que petite histoire rencontre la grande Histoire, puisque cette famille aura connu les deux guerres mondiales, la guerre d'Algérie, la guerre d'Indochine, mai 1968 etc...

Vraiment, ce roman est extrêmement bien écrit, passionnant et instructif ! On apprend, à-travers cette famille, des éléments importants relatifs au XXe siècle. De plus, Alice Fernay propose une véritable réflexion philosophique sur l'Histoire, la vie... Vraiment un roman incontournable de la rentrée littéraire 2017 !
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Aux femmes
  21 novembre 2017
Aux femmes de Hamdy El-Gazzar
Chronique complète à lire sur le site.



Les questionnements qui jalonnent ce récit d’apprentissage dressent une étude sociologique de l’Egypte entre 1975 et 1999, marqué par un contexte géopolitique fort, et des êtres humains évoluant dans un quotidien baigné par la religion et les traditions, à travers le parcours d’une vie d’un homme fasciné et façonné par les femmes qui l’entourent.
Lien : http://www.undernierlivre.ne..
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Tiens ferme ta couronne
  21 novembre 2017
Tiens ferme ta couronne de Yannick Haenel
C'est le premier livre que je lis de cet auteur, je me suis régalée. J'ai eu du mal à m'y mettre, les premières pages m'ont semblé du bavardage, et puis je me suis laissée prendre , je suis rentrée dans le délire du héros,et je me suis bien amusée..C'est très drôle, déjantée,très agréable à lire. Et quelle culture! Ce livre m'a donné envie de revoir des films vus il y a bien longtemps; De plus, sous ses allures loufoques des réflexions pertinentes sont mâchées. De quoi réfléchir!
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Summer
  21 novembre 2017
Summer de Sabolo Monica
C'est le deuxième roman de Monica Sabolo que je lis (après"Crans-Montana", l'année dernière), et encore une fois, je me suis laissée couler dans sa prose avec délice.

Summer est jeune fille qui, lors d'un pique-nique avec ses amies et son frère il y a 25 ans, disparaît mystérieusement, sans laisser de trace, sans explication. Est-elle morte ? A-t-elle fui ? Elle semble s'être évaporée dans la nature. Le récit oscille entre le présent, où l'on suit les errances de son frère Benjamin, marqué douloureusement par l'absence de sa sœur, et le passé, qui déroule son chapelet de secrets de famille et de révélation.



Je ne peux pas dire qu'il s'agit d'un livre qui tient en haleine, au suspense insoutenable. Au contraire, l'introspection y tient une grande place. On suit le fil des pensées du narrateur (Benjamin), pour mieux comprendre l'impact de son passé sur sa vie d'adulte. Le poids du passé est un thème qui me touche toujours beaucoup dans mes lectures et l'auteur le traite dans son style éthéré et poétique que j'ai découvert avec "Crans Montana".Le sujet est grave, mais son écriture est légère et délicate comme une bulle d'air. L'ensemble est un mélange très équilibré d'exploration intérieure et de rebondissements, distillés subtilement pour relancer le récit au moment où l'on redoute de s'ennuyer ou de tourner en rond dans la tête du personnage.



J'ai craint à un moment que le roman ne se borne à décrire les tourments intérieurs de Benjamin et ne me laisse sur ma faim au bout des 300 pages de lecture. Mais l'auteur nous livre les réponses essentielles, tout en laissant une place à l'imagination, sur une fin ouverte. Benjamin va devoir faire face à un passé bien loin de l'image idéalisée qu'il en a gardé, enfouissant le pire au plus profond de sa mémoire, incapable d'accepter une réalité qui va finir par lui éclater au visage. Mais admettre l'horreur va lui permettre d'enfin se trouver et d'avancer.



Par son style et par les sujets abordés, j'ai envie de rapprocher cette auteur de Laura Kasischke, une autre auteur que j'adore. Je lis actuellement l'un de ses romans, tout à fait par hasard (enfin, je ne crois pas au hasard, mais disons que ce n'était pas "calculé" que je me penche sur ce roman dont j'ignorais l'existence jusqu'à hier), qui traite lui aussi de disparition. Je me réjouis d'autant plus de pouvoir vous en parler prochainement.



En attendant, je ne peux que vous recommander ce roman de Monica Sabolo, une oeuvre bouleversante sur la quête de soi, qui prend le temps de s'attarder sur les fêlures d'une famille apparemment parfaite, la naïveté de l'enfance, les désillusions de l'adolescence ou ces fléaux de secrets de famille avec subtilité et intelligence.
Lien : https://pointplume.blogspot...
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La disparition de Josef Mengele
  21 novembre 2017
La disparition de Josef Mengele de Olivier Guez
Pendant quatre ans presque, de 1945 à 1949, Joseph Mengele s'est caché en Allemagne et en Europe. Il vivait là sous le nez des nouvelles autorités de la RFA, et des américains. Puis il réussit à partir vers des cieux moins dangereux pour lui, vers l'Argentine, après être passé par la Suisse, suivant en cela le chemin d'exil de nombreux autres criminels nazis.

Perón et son régime accueillaient à bras ouverts toux ces criminels de guerre nazis…Combien comme Mengele purent y couler des jours heureux sous de fausses identités?

Mengele était sans doute l'un des pires bourreaux nazis. Il était celui qui sélectionnait, sur la rampe d'arrivée des trains arrivant à Auschwitz, de l'Europe entière, les Juifs qui devaient mourir immédiatement, et ceux qui pouvaient encore attendre quelques semaines, quelques mois, avant de mourir dans les souffrances de la faim et du froid

Médecin, il sélectionnait surtout ceux qui pourraient faire l'objet de ses expériences qu'il qualifiait de scientifiques… Les bossus, les handicapés de naissance, les jumeaux représentaient un intérêt tout particulier à ses yeux… Il voulait comprendre. Alors toutes les expériences les plus horribles lui étaient permises, aussi bien en faisant longtemps souffrir ces gamins ou leurs mères, qu'en faisant bouillir des cadavres afin d'analyser leurs squelettes … "Docteur Mengele est un nom magique…, la personne que tout le monde craint le plus dans le camp. Rien qu’à l’entendre, tout le monde tremble." Toute l'horreur du nazisme concentrée en un seul homme.

Olivier Guez, raconte ces horreurs pour mieux nous faire comprendre l'ignominie, de Mengele, de ce salaud…les mots manquent pour le décrire.

Mais surtout pour nous démontrer qu'il a bénéficié de nombreux concours de circonstances d'une part, et surtout , d'autre part, d'un certain laxisme des autorités américaines et des fonctionnaires allemands de la RFA, qui lui délivrèrent les documents administratifs nécessaires pour quitter le pays sous son identité. Hasards ou complicités?

L'argent de sa famille, fabricant reconnu de machines agricoles lui a permis de vivre des jours presque heureux en Amérique du Sud…Presque, car il fut quand même contraint de se cacher, de changer d'identité, de passer d'un pays à l'autre.

Il vivait dans la crainte du Mossad qui avait réussi à capturer Eichman, qui, lui, fut exécuté.

Olivier Guez dépeint à la fois la relative facilité avec laquelle ce salaud réussit à quitter l'Allemagne et à vivre en Amérique du Sud, dans différents pays, sous de fausses identités, pendant longtemps grâce à l'argent familial, mais aussi les tourments de cet homme de plus en plus seul, de plus en plus lâché par les siens, par sa famille, contraint sur ses vieux jours de vivre caché, sans argent, craignant en permanence d'être reconnu par un survivant.

Un homme qui se considérait même comme une victime : il n'avait fait que son devoir. Jamais il ne douta de l'intérêt et du bien fondé de ses "recherches". Combien comme lui n'eurent pas à s'expliquer devant la justice des hommes !

Mengele : un nom de sinistre mémoire que même sa famille dut abandonner pour l'entreprise. Une entreprise qu'ils durent vendre.

230 pages de rappels d'Histoire et de parties romancées, et surtout d'indignations diverses qui bousculent le lecteur. Une Histoire dérangeante par bien des aspects.

Indispensable pour ne jamais oublier


Lien : https://mesbelleslectures.co..
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Les fantômes du vieux pays
  21 novembre 2017
Les fantômes du vieux pays de Nathan Hill
Ce premier roman rencontre un franc succès et cela ne m’étonne pas. Pour un premier roman, c’est réussi.

Samuel est écrivain et professeur de littérature dans une petite université. Ou plutôt c’est un écrivain raté, incapable d’écrire quoique ce soit depuis une nouvelle prometteuse et il tente d’enseigner la littérature à des étudiants qui s’en fichent royalement. Son poste à l’université est d’ailleurs menacé à cause d’une étudiante qu’il a accusée de tricherie et ses relations avec son éditeur sont tout aussi précaires. Le dos au mur il accepte alors d’écrire un livre sur sa mère qui l’a abandonné des années plus tôt et qui fait alors la une de l’actualité après avoir jeté des cailloux sur un gouverneur conservateur. Ce sera l'occasion pour lui d’en savoir plus sur sa mère.

A partir de l’histoire de Samuel et de sa mère, l’auteur dresse une fresque des Etats-Unis sur une quarantaine d’années. C’est une fresque assez cynique, soulignant les illusions successives de chaque génération, les magouilles de la justice et de la politique, les mensonges des médias,… Une dénonciation d’un système visant de plus en plus à uniformiser la population tout en glorifiant l’individualisme. Une société où le virtuel prend le pas sur le réel. Une société où les artistes disparaissent au profit des starlettes.

Les personnages secondaires (Pawne et Laura) s’ils ont leur place dans l’histoire de Samuel, voient leur histoire personnelle racontée en parallèle. Ultra-connectés, ils ont perdu tout sens de la réalité. Leurs relations humaines ont presque totalement disparu, ne laissant que des relations virtuelles et désormais vides de sens. Ce sont des personnages pitoyables et effrayants, réalistes malheureusement.

Les personnages sont nombreux tout comme les sujets abordés : les violences policières, la pédophilie, les réseaux sociaux, les addictions, les multinationales, les médias, les mouvements contestataires des années 60, la drogue, le mariage, l’immigration, le féminisme, la guerre, l’écologie, la malbouffe… Et bien sûr les relations mère-fils, père-fils, l’amitié, l’amour, la mort. On pourrait craindre qu’une telle multitude de sujets donne un résultat brouillé et confus, mais ce n’est pas le cas. Au contraire, tout s’imbrique avec logique. Et le tout porte un regard désabusé sur notre société.

C’est un roman intéressant, bien écrit, ironique et intelligent auquel on pourrait toutefois reprocher quelques longueurs. Pour un premier roman, c’est prometteur (souhaitons à Nathan Hill un destin différent de celui de son héros)
Lien : https://tantquilyauradeslivr..
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L'histoire de mes dents
  21 novembre 2017
L'histoire de mes dents de Luiselli Valeria
Ce livre, commande pour une exposition dans la galerie d’art d’une usine de jus de fruit à Ecatepec, dans un quartier pauvre de Mexico, est le résultat d’une collaboration entre l’écrivain et un groupe d’ouvriers de l’usine. En cela, il constitue déjà une œuvre particulière et intéressante.



Le héros est un sympathique escroc à la petite semaine, ancien portier de l’usine de jus de fruit et actuellement commissaire-priseur de son état, possesseur des dents de Marylin … et inventeur de théories sur le discours des commissaires-priseurs. L’atmosphère est très bien rendue et rappelle les romans de Céline et le très beau « Amores Perros » d’Inarritu. Le tout est parsemé de clins d’œil à Sartre, Proust, Montaigne, Quintilien, …



Malheureusement après ce début déjanté très réussi, le roman s’essouffle et j’ai dû m’accrocher pour terminer cette histoire. Et donc impression mitigée …

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