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Babelio défie la rentrée littéraire


Avez-vous déjà lu... toute la rentrée littéraire ?

Impossible, dites-vous ? Pas si sûr...

Comme l’an passé, Babelio vous propose de mettre la main à la pâte pour participer à un grand défi collectif : critiquer l'intégralité de la rentrée littéraire.

Le principe est simple : vous trouverez sur cette page la liste de tous les livres qui paraissent à l'occasion de la rentrée 2017, classés par état : ceux déjà critiqués sur Babelio et ceux qui ne le sont pas encore. Ensuite, il s'agit simplement de vous faire plaisir en critiquant les ouvrages que vous souhaitez, tout en essayant de vous concentrer sur ceux qui n'ont pas encore été critiqués.

Que vous en lisiez un, deux, ou trente, chaque critique compte. L’an dernier, nous avions critiqué 80% de la rentrée. Tous ensemble, nous parviendrons peut-être à faire mieux cette année !

Parés pour l'aventure ?

NB : Certains de ces livres seront présents dans l’opération Masse Critique de rentrée, mais pour le reste, on compte sur vos lectures personnelles !


LES TITRES DE LA RENTREE DÉJÀ CHRONIQUÉS (495) Voir plus

ILS ATTENDENT LEUR PREMIERE CRITIQUE (81) Voir plus

Critiques et avis
La fille à la voiture rouge
  20 juin 2018
La fille à la voiture rouge de Philippe Vilain
C'est l'histoire d'un narrateur ( l'auteur ?), quarantenaire qui tombe amoureux d'Emma Parker, vingt ans, fille d'un diplomate américain, habituée des soirées de la jeunesse dorée.

Elle conduit une voiture rouge, (sa fameuse Porsche) s'habille en rouge, brûle les feux rouges....étudie dans une université parisienne , ils sortent ensemble, s'aiment, marchent la nuit dans les rues désertées de Paris, font du canot sur le Lac du bois de Boulogne....



Soudain tout change , Emma apprend à l'écrivain qu'elle souffre d'un hématome extradural très grave, suite à un accident où elle a perdu son petit ami, un trader russe....

Elle risque à tout moment de perdre la vie....

La situation se retourne: le narrateur qui vit une aventure merveilleuse, dans le tourbillon des émotions d'Emma, de ses délires poétiques , dans la grâce de tous ces instants , se sent embarqué dans une situation invraisemblable , hanté par le spectre soudain de la maladie et de la mort ...

Il croit aux malaises d'Emma, à ses séjours fréquents aux urgences de l'hôpital,à son ancienne rééducation, à son coma, il se voit en elle avec un regard halluciné d'amoureux transi , angoissé, eu égard aux symptômes du corps de cette jeune femme malade et fragile : fatigue, migraine, nausée, sudations provoquées par son hématome ....

Mais qui était donc cette Emma Parker?

" Son mensonge m'avait aveuglé d'amour "



Parfois capricieuse, imprévisible, jalouse , mystérieuse, boudeuse , désagréable, avec ses pièges et ses ruses, ses exigences, ses sautes d'humeur , son esprit manipulateur , sa tendresse fausse surjouée , avaient aveuglé d'amour le narrateur ....

L'auteur analyse avec un soin minutieux , acuité, sensibilté , finesse le sentiment amoureux. , la sublimation du sentiment construit sur le romantisme et l'authenticité de l'amour .

Il nous donne à voir un portrait pointilliste, léché, profond, intime , impressionnant de lucidité de cette héroïne . IL explore , fouille , se remémore ses escapades avec elle, décrit les tourments d'un homme éperdument amoureux, ses désarrois, sa façon maladroite et naïve de s'endetter pour combler de cadeaux la femme aimée.

Le Lecteur découvre une véritable introspection du sentiment amoureux et de la conscience amoureuse à travers les thèmes de la jalousie , de la possession , de la solitude du créateur , du pouvoir des mots : "Je n'écris pas , Je suis écrit ".

C'est comme si l'auteur autopsiait l'amour en disséquant ses vertiges , ses états d'âme , ses aveuglements et ses renoncements : une radiographie réelle ...

Dans la deuxième partie, le narrateur apparaît désarmé, naif, touchant, victime d'un jeu de dupes, de faux semblants .....

C'est un peu gênant de constater que l'auteur parle des héroïnes de ses romans et cite les titres ....sa vie privée...romancée .

Je retiendrai surtout le travail soigné de l'écriture, sa justesse , la profondeur de l'analyse du sentiment amoureux qui touche à l'universel , la "Surprise" d'une liaison dangereuse et les vertiges des faux - semblants de l'amour ....

Cet auteur écrit sur l'amour d'une façon virtuose .
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La fille à la voiture rouge
  19 juin 2018
La fille à la voiture rouge de Philippe Vilain
Attention ! Alerte coup de coeur... #Philippevilain #lafillealavoiturerouge #editionsgrasset https://littelecture.wordpress.com/2018/06/19/la-fille-a-la-voiture-rouge-de-philippe-vilain/
Lien : https://littelecture.wordpre..
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Mercy, Mary, Patty
  19 juin 2018
Mercy, Mary, Patty de Lola Lafon
Mes notes étoilées n'apparaissant plus, je les mets désormais au début de ma critique: 4 étoiles



De Lola Laffont, je connaissais La petite communiste qui ne souriait jamais.

Tout comme ce précédent opus, j'ai mis une trentaine de pages à entrer dans ce roman, le style de l'auteur me déstabilisant quelque peu (c'est peu de dire qu'il est un peu confus, notamment dans la compréhension des pronoms dont use l'auteur). Par contre, une fois cela mis de côté, j'ai pris un réel plaisir à lire ce livre, mi-roman, mi-documentaire, qui raconte surtout l'histoire vraie de Patricia Hearst, cette héritière américaine enlevée en 1974 par un groupuscule d'extrème-gauche et qui se serait rapidement rangée du côté de ses ravisseurs contre l'Amérique opprimant les plus faibles (et, litote, les moins fortunés).



Nous suivons notamment Gene Neveva, professeur américaine invitée en France pour un an dans un collège pour jeunes filles des Landes, à qui les avocats de Patricia Hearst, prochainement jugée pour acte de terrorisme, ont demandé l'expertise pour déterminer des circonstances atténuantes pour leur cliente. Car, bien sûr, une femme est forcément sous le coup de ses hormones et ne peut pas réfléchir ou décider par elle-même et pour elle-même...



Au-delà de l'affaire médiatique, du scandale et du syndrome de Stockholm, c'est avant tout un roman féministe. Je fus tour à tour agacée, révoltée, indignée et me suis rendue compte du mépris que la plupart des femmes vivent encore aujourd'hui quand elles dévient du chemin qui aurait dû être le leur, quel qu'il soit (l'exemple de Patricia Hearst étant extrême bien entendu).



A lire car il donne à réfléchir.
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Frappe-toi le coeur
  19 juin 2018
Frappe-toi le coeur de Amélie Nothomb
Je n'ai pas beaucoup lu de romans d'Amélie Nothomb - il faut dire aussi qu'elle est particulièrement prolifique - mais j'attendais celui-ci avec impatience, pour son thème, la jalousie d'une mère envers sa fille qui, pour moi, est tout à fait impensable (même si, de facto, cela existe réellement).



Je craignais aussi un peu ce roman au vu de la personnalité haut en couleur d'Amélie Nothomb - que j'aime bien, personnellement - et je pensais tomber dans une prose quelque peu farfelue qui ne me dérange pas au demeurant mais que je n'attendais pas sur ce genre de thème.



Et? J'ai aimé ce court roman (il se lit sur une journée/une soirée sans problème) qui est principalement tourné autour des émotions de Diane, la petite fille jalousée devenue femme. Il y a un commencement d'explication de la jalousie de la mère - la genèse - mais l'auteur ne s'y attarde pas. On remarquera surtout la répétition des relations dites toxiques à l'âge adulte car Diane n'a pas pu ou su réparer l'originelle.



Ce roman se laisse lire sans difficulté, j'étais happée par les pages et voulais connaître le fin mot de l'histoire. Pour ceux qui craignent comme moi parfois sa plume, Amélie Nothomb est restée très sobre dans son écriture.



Quatre étoiles
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Bakhita
  19 juin 2018
Bakhita de Olmi Veronique
Malgré les recommandations de sa mère, la petite fille a été enlevée, comme sa grande sœur avant elle. Le malheur s'est abattu sur Olgossa, ce village du Darfour où elle vivait heureuse. A son tour, elle est emmenée par des hommes qui la maltraitent et finissent par la vendre à un maître, pour tenir compagnie à ses deux filles et les servir. Elle a vu des horreurs au cours de son voyage, un bébé claqué contre les pierres devant sa mère, un adolescent mort de façon atroce et tant d'autres choses...Pour tenir, elle s'accroche à une chanson qu'elle a inventée dans son enfance, dans sa propre langue, pour ne pas l'oublier. Elle s'accroche au rêve fou de retrouver Khismet sa grande sœur, de ne jamais quitter Binah, sa sœur de souffrance. Elle s'accroche Bakhita, ou Djamila la chanceuse si jolie, ou comment déjà... ? Elle a oublié son prénom d'avant l'horreur.



Elle mélange ses mots à elle, ceux de ses compagnes de malheur, un peu d'arabe et tente de survivre. Donnée en cadeau à deux petites filles qui en font leur jouet, puis à une riche femme de général turco-égyptien qui lui inflige d'affreuses tortures, son corps est atrocement scarifié par une tatoueuse, elle porte 144 plaies creusées par le sel. Mais la révolte gronde au Soudan et le général quitte le pays. Nouveau voyage, à dos de chameau cette fois.



Bakhita a connu deux expériences troublantes au milieu des horreurs : une première fois, elle a senti comme une présence l'envahir, comme une main secourable, son ange gardien peut-être ? Puis la main de sa mère est venue prendre la sienne en rêve : je ne lâche pas ta main. C'est ce qu'elle éprouve chaque fois qu'elle aime et veut protéger un enfant.



Enfin, la délivrance arrive pour le jeune femme, cette fois emmenée en Italie par le Consul de ce pays au Soudan, qui la donne en cadeau à une famille riche ! Elle va cette fois tisser un lien d'amour indéfectible avec leur toute petite fille, Mimmina et rester avec elle au couvent des sœurs canossiennes de Venise et enfin, décider pour elle-même de sa propre vie : ne plus jamais quitter le couvent et entrer dans les ordres. Il faudra tout de même un procès en 1903 pour qu'elle recouvre sa liberté : à la grande rage de sa « maîtresse », l'esclavage n'existait plus en Italie à cette époque...



La seconde partie du livre raconte la vie de cette religieuse à la peau noire qui effraie d'abord les gens (nous sommes au début du 20ème siècle), se dévoue, aime réconforter et soigner. La Grande Guerre passe par là avec ses horreurs et Bakhita finit par s'éteindre en 1947. Elle sera béatifiée puis canonisée par Jean-Paul II en 2000. Deux miracles lui ont été attribués.



La vie de cette femme est connue et racontée par elle-même à une écrivaine qui en a fait un livre. Malheureusement, à partir de ce moment, Bakhita la discrète est promenée par tout le pays comme un animal de foire, on lui fait raconter les horreurs qu'elle a vécues, non dans le but de lutter contre l'esclavage encore actif sous diverses formes mais pour obtenir des subventions et des aides pour le monastère !



Il était bon utile de remettre cette femme et son histoire en lumière. Le récit rédigé à partir de l'histoire vraie de Bakhita est plausible, probablement étayé sur des faits connus. Pourtant, il me semble que l'auteure développe beaucoup, trop sans doute, le ressenti, les émotions, les pensées de la religieuse. Cela finit par être un peu lassant et retire, in fine, de la véracité au récit.



Un livre utile en tous cas en ces temps où l'esclavage continue d'exister sous d'autres formes.
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Frère et soeur
  18 juin 2018
Frère et soeur de Esther Gerritsen
Alors qu’Olivia n’a pas revu son frère Marcus depuis plusieurs années, celui-ci lui téléphone en pleine détresse pour lui annoncer qu’il est à l’hôpital et qu’il va se faire amputer d’une jambe. Olivia va se sentir un peu obligée de lui proposer de venir en convalescence chez elle auprès de son mari et de ses deux adolescents. Ce qui pourrait passer pour une évidence pour certain ne l'est pas pour Olivia qui a construit son foyer et son fonctionnement sur un mode tournant autour de son travail.

Le quotidien de cette petite famille va se trouver bouleverser. Chacun va être bousculé et vivre l’arrivée de Marcus de façon inattendue pour Olivia. L’équilibre familial va être chahuté et Olivia va se sentir en danger devant cette perte de contrôle qu’elle s’est efforcé de maintenir au détriment des siens .

C’est avec beaucoup de finesse dans l’analyse psychologique des personnages que Esther Gerritsen nous relate cette histoire des liens familiaux et de la difficulté de lâcher prise.

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Une fille dans la jungle
  18 juin 2018
Une fille dans la jungle de Delphine Coulin
Après Samba pour la France, ou Voir du Pays, Delphine Coulin nous livre à nouveau un roman puissant et dramatique.



Inspiré à nouveau de faits réels, Une Fille dans la Jungle nous emporte auprès de six enfants migrants, de 8 à 19 ans, restés sur place après le démantèlement de la jungle de Calais. De l'espoir plein leur sac comme seul bagage d'une vie passée, une vie qui commence à peine mais qui les aura rendu trop vite adultes. Six gamins formant une bande, malgré les barrières de leurs pays et de leurs langages, mus par un même but : rejoindre l'Angleterre où les attend une vie meilleure, ou juste simplement une vie.

Ayant chacun fuit leur pays, quitté leur famille, pour des raisons de survie ; traversé des océans, subit nombre de violences ; ils se retrouvent aujourd'hui coincés en France dans un espèce de no man's land à quelques kilomètres d'une vie meilleure.



Focalisant son récit sur une jeune Ethiopienne, Hawa, Delphine Coulin nous emporte auprès de ces enfants avec un regard extérieur : mettant l'accent sur les descriptions des conditions de vie dans cette jungle d'après où le manque d'hygiène côtoie quotidiennement la famine et le froid et où tout devient monnaie d'échange quand il est question de survivre. Pas d'apitoiement, pas d'avis sur la question, le récit est brut et nous livre les faits tels qu'ils sont. Une histoire terrible qui ne peut, selon moi, laisser personne indifférent.

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Glaise
  18 juin 2018
Glaise de Bouysse Franck
Un roman très bien écrit. Le quotidien de 3 fermes pendant la première guerre mondiale dont des membres ont été mobilisés en 1914, pour certains le père, pour d'autres le fils unique. Il reste donc les personnes âgées, les femmes, les ados , les hommes non mobilisables. Tout ce petit monde essaie cahin caha de faire tourner la ferme car la guerre ne va pas durer. Hélas, la guerre dure , les nouvelles des mobilisés sont rares, au village l'annonce de la mort des soldats commencent. La ferme des Valette recueille la belle soeur et la nièce fuyant la Ville. L'attente, le quotidien, les rancoeurs, les premiers émois, la vieillesse s'organisent tant bien que mal.

J'ai bien aimé l'atmosphère du livre telle une chape qui s'installe petit à petit. Les fermiers restant s'endurcissent et se réfugient dans le travail, par nécessité et pour éviter de penser au pire.

Un roman qui s'intéressent à ceux qui restent, à l'arrière à la campagne, impactés par la guerre, par le départ des bras vaillants et l'effort de guerre nécessaire et obligatoire pour chacun.

A lire et à découvrir
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Vermines
  18 juin 2018
Vermines de Romain R. Martin
Vermines est le premier roman de Romain R. Martin, et c'est plutôt une réussite. Je découvre la plume de ce nouvel auteur. Et autant vous dire qu'il a son style bien à lui, avec un ton parfois décalé, un humour sombre et cynique qui changent et rendent cette lecture atypique.

Les personnages donnent le ton de ce roman. On a Arnaud qui est taxidermiste, je vous avoue que de mémoire je ne me souviens pas avoir rencontré un héros de roman avec un tel métier, c'est déjà quelque chose. Il a une façon de parler et de penser complètement hors norme, il exerce son métier dans la boutique de son ami Pascalin. Lui, c'est le gars un peu simplet, souvent ivre, qui se laisse facilement embobiner et diriger par Arnaud. Celui-ci nous explique ce qu'il s'est passé dans sa vie quatre ans auparavant, le jour où il a retrouvé son chien mort sous son armoire a changé le cours de son existence. Ce fait est en lui-même assez anecdotique et donne d'entrée de lecture la manière dont nous allons la vivre.

On suit dans une sorte de huis clos ces deux amis, sans oublier madame Clarence qui s'occupe du ménage dans la boutique, une vieille dame de 83 ans qui va mettre son grain de sel dans ce duo d'une façon assez inattendue.

Je ne savais pas, une fois ces personnages présentés, où l'auteur allait bien pouvoir m'emmener. L'histoire des faits en elle-même est assez basique, mais la façon dont c'est raconté, dont l'auteur nous mène par le bout du nez tout le long avec beaucoup de dérision, des références musicales, des citations en début de chapitre qui nous interpellent, tout cela fait de ce roman une lecture originale.

Je ne m'attendais pas à certaines scènes, à certaines révélations ou à des rebondissements qui changent toute la donne, qui font grincer des dents ou sourire. En fait, je me suis beaucoup amusée avec cette lecture, même dans les plus dramatiques situations, l'auteur les dépeint tellement avec un second degré bien à lui que ça change notre perspective. Il m'a fait penser dans sa mise en scène à un réalisateur de films très connu, Quentin Tarantino, vous voyez le genre ? Eh bien ce roman est tellement imagé que cela pourrait donner un film de cette veine.

Le final, quant à lui, est tout aussi inattendu que le reste, je ne pensais pas voir arriver ce personnage dans l'histoire. Bref, je ne vous en dis pas plus. Tout ce que je peux rajouter, c'est que j'ai apprécié ce roman, son étrangeté, sa drôlerie. Je vous le recommande si vous avez envie de sortir des codes du polar traditionnel, j'avais été attirée par la couverture et le titre, je ne pense pas oublier ces vermines et Einmal, qui fait une courte mais très importante et inoubliable apparition. À vous de découvrir !
Lien : http://marienel-lit.over-blo..
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Les huit montagnes
  18 juin 2018
Les huit montagnes de Cognetti Paolo
Une très belle histoire d’amitié, de filiation où la montagne est omniprésente, révélatrice des êtres.

Pietro l’enfant unique vit à Milan. Il grandit aux côtés d’un père chimiste dans une usine, en colère contre le monde entier, que le vacarme de la ville insupporte, qui ne trouve le répit qu’à la perspective de longues escalades en montagne. La mère, auparavant infirmière, est assistante sociale, investie d’une responsabilité féminine et collective. Elle apaise les accès de rage de son époux.

C’est à Grana, petit village des Dolomites, que la petite famille ira passer ses vacances et que Pietro va rencontrer Bruno, le petit montagnard. Naturellement ils iront explorer les sentiers des alpages, les torrents, les crêtes, leur amitié devient indissociable de la montagne.

Le père de Pietro revit lors de ces séjours à la montagne. Il est fasciné par les glaciers « souvenirs des hivers que la montagne garde » et va initier son fils à la montagne. Il emmènera Pietro et Bruno tout là- haut, juste après le brouillard vers les cimes enneigées. Hélas, malgré ses efforts, Pietro a le mal des montagnes, premier révélateur d’une incompréhension entre le père et le fils qui va perdurer au fil des années.

Adulte, Pietro s’éloignera de la montagne ; pour autant il reviendra toujours escalader et explorer à Grana avec Bruno qui est resté.

Parfois, Pietro ira seul sur les traces de son père, remontant la montagne pour une lente réconciliation en quête d’apaisement.

Il y a quelque chose de profondément mélancolique dans ce récit, triste et nostalgique ; l’écriture est belle et envoutante, j’ai été emportée par les destins, fascinée par la montagne, par l’émotion et la poésie qui jaillit au fil des pages et des crêtes. Un magnifique récit récompensé à juste titre par le prestigieux Prix Strega 2017 (équivalent italien du Goncourt).

« Quel que soit le destin, il habite les montagnes au-dessus de nos têtes ».

Merci à #netgalleyfrance# et les Editions Stock pour cette belle découverte.





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