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EAN : 9782246834670
416 pages
Grasset (16/08/2023)
  Existe en édition audio
4.44/5   2010 notes
Résumé :
« Je n’ai pas le droit aux sentiments. Les sentiments c’est un océan, tu t’y noies. Pour survivre ici, il faut être en granit. Pas une plainte, pas une larme, pas un cri et aucun regret. Même lorsque tu as peur, même lorsque tu as faim, même lorsque tu as froid, même au seuil de la nuit cellulaire, lorsque l’obscurité dessine le souvenir de ta mère dans un recoin. Rester droit, sec, nuque raide. N’avoir que des poings au bout de tes bras. Tant pis pour les coups, le... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (395) Voir plus Ajouter une critique
4,44

sur 2010 notes
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Un roman d'une noirceur extrême, A travers ce récit il y a l'enragé Jules Bonneau , alias la teigne, et moi avec ma rage. L'auteur plante le décor avec ce personnage, à l'aube de ses 6 ans sa mère l'abandonne, son père absent, des grands parents à l'âme peut charitable, ne veulent pas le prendre en charge,Une nouvelle épreuve pour lui, à 13 ans , il se retrouve enfermé, prisonnier dans ce bagne pour jeunes enfants et adolescents. Un centre où sa vie va prendre un nouveau tournant,celui du cauchemar à l'état pur, Un endroit , où il difficile, voir impossible de si échapper, Nous sommes à Belle île en Mer , un nom qui peut faire rêver, mais nous sommes loin d'imaginer ce qu'il se passe , a travers ces murs,. Un monde où des enfants et des adolescents, vivent impensable, l'insoutenable, l'inimaginable. Ils subissent des sévices extrêmes, ils sont violés, frappés,rabaissés au quotidien, il faut faire sa place, prouver sa supériorité, pour éviter les pires ignominie.
En 1934, 55 enfants décident de s'échapper, tenter l'impossible pour s'éloigner ,se libérer de cet enfer, une lueur d'espoir qui s'éteint et l'obscurité reprend son pouvoir, retour dans cet univers ignoble, Jules, arrivera à rester introuvable, Un marin , le prend en estime, en charge, un nouveau monde s'ouvre pour Jules,Il vit avec ses démons, il est toujours sur le qui vif, lui qui n'a connu que la violence, il a beaucoup de mal à donner et avoir confiance des autres,
L'auteur signe un nouveau puissant, terrifiant. Il a du faire de nombreuses recherches, pour retranscrire un sujet aussi documenté, La plume est percutante, cru, sans pudeur, qui peuvent déranger les lecteurs face à ce faits réels, Pour ma part, il y a eu séquences qui m'ont mises mal à l'aise et l'auteur ne ménage aucunement ses lecteurs,
Une partie de l'histoire peut connue, où des enfants non pas connus l'amour , la tendresse, d'une famille, des enfants qui n'ont connus que la violence, Je vous laisse découvrir cette histoire , il est impossible de ressortir indemne d'un tel récit.
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Le 27 août 1934, 56 enfants s'évadent de la colonie pénitentiaire pour mineurs de Belle-Île-en-Mer. Coincés sur l'île, pourchassés comme des nuisibles par les matons du centre, les gendarmes, les habitants et même quelques touristes alléchés par la prime de 20 francs offerte par gamin capturé, ils seront tous rattrapés, sauf un…

C'est à ce garçon que l'on dit noyé, que Sorj ChalandonMon traître », « le jour d'avant ») décide de donner vie. S'inspirant de ce sombre fait divers, l'auteur imagine la destinée de ce jeune bagnard, abandonné par ses parents, enfermé dès l'âge de douze ans, qui avance les poings serrés et le regard féroce, prêt à en découdre avec quiconque se mettra sur cette route qui le mène enfin vers la liberté. Jules Bonnot, dit La Teigne, est un naufragé de la vie, une victime de violences, d'humiliations et de privations, un enragé incapable de contenir la colère qu'il a emmagasiné au fil d'une enfance malheureuse…

L' « Enfant de salaud » utilise son personnage comme exutoire d'une haine qui l'a également accompagné tout au long de sa propre adolescence. Il entre dans la peau de son personnage pour déterrer ses propres sentiments, ceux que l'on a déjà entrevus lors de ses précédents romans autobiographiques. C'est lui qui desserre les poings au fil des pages, afin de pouvoir accepter la main tendue par ces quelques adultes prêts à l'aider…

À travers ce cri de rage, l'auteur dénonce également la violence exercée sur les enfants enfermés dans ces centres d'éducation où régnait la loi du plus fort. Des bagnes pour mineurs où les gamins étaient non seulement exploités économiquement, mais également impunément battus et humiliés par les surveillants.

Ancrant son récit dans l'Histoire, marquée par la guerre civile espagnole, la montée du fascisme et communisme, l'auteur donne également naissance à des personnages secondaires forts et terriblement attachants, tout en rendant hommage aux courageux pêcheurs bretons. Il invite même à croiser le chemin d'un certain Jacques Prévert, qui immortalisa cette évasion, suivie d'une horrible battue, dans son poème intitulé « Chasse à l'enfant » :

« Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
Au-dessus de l'île on voit des oiseaux
Tout autour de l'île il y a de l'eau

Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
Qu'est-ce que c'est que ces hurlements ?

Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
C'est la meute des honnêtes gens
Qui fait la chasse à l'enfant… »

Coup de coeur !
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°°° Rentrée littéraire 2023 # 47 °°°

Colonie pénitentiaire de Belle-Ile-en-Mer. le 27 août 1934, 56 enfants s'évadent après une révolte dans le réfectoire. La chasse aux fugitifs est lancée, 20 francs pour chaque enfant ramené, les uns après les autres. Sauf un, jamais retrouvé. C'est de ce fait divers que s'est emparé un Sorj Chalandon plus empathique et investi que jamais, imaginant le destin du rescapé sous les traits du jeune Jules Bonneau.

C'est un livre que j'ai refermé les yeux embués, émue, chamboulée par le destin de ce Jules.

Parce que ce roman est un cri juste en faveur de l'enfance meurtrie.
Parce que Sorj Chalandon est un pur conteur qui sait embarquer le lecteur, un conteur sincère dont on sent battre le pouls, dont on sent vibrer les indignations. La rage de ces enfants martyrs de Belle-Ile-en-Mer, c'est la sienne. Les coups qu'ils reçoivent, on sent que cela a été la sienne, que c'est encore la sienne. On sent qu'il est un des leurs.
Parce que l'irruption de Monsieur Prévert - avec son poème La Chasse aux enfants - dans le réel du récit, c'était juste une idée sublime.

Là, comme ça, direct après lecture, j'aurais mis cinq étoiles. Mais, après plusieurs semaines à laisser reposer, les coutures romanesques ainsi que les facilités du récit me sont apparues assez grossières ou du moins trop outrées à la limite du racoleur, quelles que soient les bonnes intentions de l'auteur.

La première partie présente très précisément la vie des enfants colons. Qui ils sont. Pourquoi ils sont là. Ce qu'on leur reproche. La maltraitance au quotidien. Comment ils ont fini par se révolter. C'est marquant, fort, mais sans doute trop long avec un petit côté catalogue de sévices et douleurs : je ne pense pas qu'il y avait besoin d'autant s'étendre pour qu'on soit acquis à Jules et ses camarades et lié à leur quête de liberté. La partie « évasion », à mon sens la plus réussie, est plus courte, rythmée, saisissante, haletante.

C'est la partie « planque » qui m'a au final le moins convaincue. Les personnages secondaires sont vraiment très caricaturaux ( le communiste, le basque, le bourru pêcheur, le fasciste, l'infirmière ). Surtout Sorj Chalandon a mis trop de thèmes politico-sociétaux liés au contexte des années 1930, ce qui brouille le vrai sujet - en tout cas pour moi - et ses enjeux, celui que j'aurais aimé voir approfondi : l'évolution psychologique des rapports entre Jules et ceux qui l'aident, ou comment Jules ( «Chacal pelé, sans père, sans mère, sans rien de ce qui fait votre humanité. J'essaie d'adoucir ma gueule de bagnard, je ponce les aspérités, je lime mes dents de hyène, mais le charognard trépigne en moi » ) peut apprendre à accepter de recevoir la beauté, la générosité et la bonté, comment se relever d'une enfance meurtrie sans sombrer dans la violence.

Sur ce même thème, j'ai nettement préféré le traitement de Colson Whitehead, dans son époustouflant Nickel Boys, plus subtil mais tout aussi impactant que l'enragé de Chalandon. Par contre, l'ultime lettre, à la fois inattendue et logique, absolument bouleversante, conclut merveilleusement le roman, donnant un sens à tout ce qui a précédé, même ce que j'ai moins aimé. Cette lettre, c'était vraiment la meilleure façon de conclure ce roman écrit avec les tripes et le coeur.
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Lui que la violence et la folie paternelles ont marqué à jamais, lui inoculant une « rage » restée inextinguible bien après sa fuite loin du monstre, à dix-sept ans, ne pouvait qu'être touché au plus profond par la terrible condition et par la révolte des enfants du bagne de Belle-Ile en 1934. C'est avec les tripes que Sorj Chalandon leur rend hommage, prolongeant la vérité historique par l'imagination : et si, comme lui, l'un d'eux avait vraiment réussi à échapper à ses tourmenteurs ? Trouve-t-on jamais la paix lorsque l'injustice et la cruauté ont fait de vous un « enragé » ?


Dans les années vingt, à treize ans, Jules Bonneau – déjà suspect pour son homophonie avec le célèbre anarchiste – est envoyé à la colonie pénitentiaire de Haute-Boulogne, à Belle-Ile. La prison politique ouverte trois-quarts de siècle plus tôt a en effet été convertie en maison de redressement, hypocritement baptisée « institution d'éducation surveillée ». Depuis 1880 y sont relégués des mineurs à partir de huit ans, des gamins considérés irrécupérables, qu'au lieu de protéger et d'insérer, l'on exclut et punit dans ce qui n'est autre qu'un bagne pour enfants : un lieu d'enfermement où les détenus, exposés aux pires châtiments, triment durement et vivent dans des conditions dégradantes. Qu'ont-ils donc fait pour atterrir dans cette galère ? Certains ont commis des vols ou des délits mineurs – Jules a volé trois oeufs et a fait preuve d'insubordination dans le cadre d'une grave injustice –, d'autres ont fui des parents violents ou incestueux – le vagabondage est alors sanctionné par la loi –, les derniers enfin n'ont d'autre tort que leur état d'orphelin ou d'enfant abandonné.


Se glissant dans la peau de Jules devenu fauve à force d'injustices et de mauvais traitements, l'auteur raconte fidèlement l'infâme quotidien au sein de la colonie, jusqu'à ce que l'incident de trop, lui aussi véridique, provoque la mutinerie. le soir du 27 août 1934, l'un des garçons contrevient au règlement en mangeant son fromage avant d'avoir fini sa soupe. Craignant pour sa vie, ses codétenus tentent de s'opposer à son passage à tabac. Dans le pugilat général, cinquante-six jeunes bagnards réussissent à faire le mur. Dénoncée par les vers de Jacques Prévert qui, alors en vacances sur l'île, s'en retrouve le témoin consterné, une « chasse à l'enfant » s'organise, gens du cru et touristes s'en donnant à coeur joie pour toucher une prime de vingt francs par fugitif capturé. Au matin, les évadés sont à nouveau sous les verrous, à la merci d'une sauvage répression. Tous, sauf Jules, que l'auteur a imaginé pour contredire l'Histoire et lui donner sa chance. Mais comment échapper à son destin quand l'au-delà des murs est encore une prison : une île, infailliblement gardée par la mer ?


Comme Jean Valjean sauvé par Monseigneur Myriel, Jules l'enragé va rencontrer pour la première fois la bonté et apprendre à faire confiance. « Sans la confiance, tu es seul au monde. » La fresque historique s'élargit pour épouser le monde de l'entre-deux-guerres, alors que sur fond de fascismes montants, la collaboration de la population aux exactions commises sur des enfants par une administration sans âme ni conscience semble entrer en résonance avec les bien funestes perspectives que l'on sait. Déjà des forces de résistance, ici toutes bretonnes, se font jour, incarnées par l'improbable mais très symbolique duo d'un patron de pêche communiste et d'une infirmière « faiseuse d'anges ». Et tandis que Jules, même si à jamais marqué par la haine et la violence, trouvera peut-être la rédemption en troquant son esprit de vengeance contre celui de la rébellion, c'est l'ombre de l'enfant que fut l'auteur, né sans amour et maltraité, que l'on perçoit derrière ses mots âpres et engagés.


Fresque historique et roman social, ce dernier livre de Sorj Chalandon est un cri de douleur et de colère, où à la rage de Jules La Teigne, l'enfant bagnard, fait écho celle de l'auteur, éternel enfant battu désormais en guerre, de toute la force de sa plume de journaliste et de romancier, contre les injustices et les violences du monde. Coup de coeur.

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Rentrée littéraire 2023.

Les premières pages de l'enragé nous plongent dans l'enfer qu'était la colonie pénitentiaire de Belle-Île-en-Mer en 1932 avec le jeune Jules Bonneau, alors âgé de 18 ans et qui a réellement existé.
Si Belle-Île-en-Mer évoque aujourd'hui un site touristique remarquable situé dans le golfe de Gascogne, au sud de la Bretagne et appelle immédiatement à fredonner le célèbre refrain de Laurent Voulzy « Belle-Île-en-Mer, Marie-Galante », il faut se souvenir qu'il est également le site de Haute-Boulogne, fortification élevée en 1802, prison devenue colonie pénitentiaire maritime et agricole pour jeunes délinquants. La discipline y est alors extrêmement sévère et les jeunes délinquants subissent quotidiennement des violences physiques et psychologiques ne pouvant créer que rancoeur et désir de vengeance.
Lors d'un repas du soir, un enfant croque dans son fromage avant de manger sa soupe, violant l'ordre imposé par le règlement. Aussitôt les gardiens lui tombent dessus et le frappent. Un déchaînement de violence se produit alors, et en cette nuit du 27 août 1934, cinquante-six gamins se révoltent et s'échappent de la colonie pénitentiaire et se dispersent sur l'île.
La chasse aux enfants est ouverte et en quelques heures, l'ensemble des fuyards est capturé, un seul manque à l'appel, Jules Bonneau alias « La teigne »…
C'est l'histoire de ce garçon, que Sorj Chalandon raconte dans l'enragé, un garçon qu'il va construire à partir de son propre vécu, à partir de ses propres colères et de sa rage.
En effet, lui aussi a été un enfant battu, menacé à chaque bêtise, pendant toute son enfance, d'être envoyé en maison de correction par son père, comme il le raconte dans Enfant de salaud. Une enfance qui l'a traumatisé.

l'enragé est un roman dans lequel règne dès les premières pages une tension extrême.
Par la voix de Jules qui s'exprime à la première personne, Sorj Chalandon réussit avec brio à faire revivre cette colonie pénitentiaire, prison naturelle censée remettre les jeunes délinquants dans le droit chemin en les faisant travailler mais plus apparentée à un bagne, tant les jeunes vivaient un quotidien coercitif et violent.
J'ai suivi pas à pas et avec anxiété le cheminement de ce jeune gars, toujours crispée lorsque la rage l'envahissait craignant ses débordements, indignée et furieuse du comportement de ces soi-disant éducateurs et complètement ulcérée d'apprendre que les îliens et les touristes eux-mêmes se soient laissés corrompre par une somme de 20 francs pour participer à la recherche des fuyards. Une véritable chasse aux enfants est ainsi conduite, un épisode qui interpellera Jacques Prévert de passage sur l'île et lui inspirera le poème La chasse à l'enfant.
Sorj Chalandon, avec le talent qu'on lui connaît nous fait vibrer tout au long de ce récit lorsqu'il raconte la métamorphose de ce jeune gars. Au départ, il n'a que ses poings pour se faire entendre et faire sa place, mais n'hésite pas à attaquer les caïds lorsqu'ils s'en prennent aux plus faibles. Peu à peu, on assiste à sa transformation au fil de ses rencontres, à la naissance de l'espoir, à son ouverture à la vie, jusqu'à devenir un homme.
le contexte historique dans lequel se déroule l'action du roman, entre octobre 1932 et décembre 1942, cette période entre les deux guerres avec la guerre civile espagnole, le communisme, la montée du fascisme, est superbement incarnée par des personnages à la très forte personnalité.
Si les hommes sont très présents et plutôt majoritaires, les femmes ont également leur place dans le roman avec deux figures féminines en totale opposition, l'une collaborant et l'autre n'hésitant pas à prendre des risques pour aider des femmes en détresse.
Quant aux séquences de pêche à la sardine, l'auteur nous les conte réelles et vivantes, tout comme il sait mettre en évidence le courage de ces marins-pêcheurs.
Une importante documentation a été nécessaire pour écrire un tel ouvrage. Elle en augmente d'autant la crédibilité de ce roman puissant et absolument bouleversant.
Dureté, cruauté, noirceur mais aussi lumière, sensibilité et tendresse sont présentes dans ce roman que l'on ressent écrit avec les tripes, avec le coeur, et une lettre finale… pour laquelle je n'ai pas de mots pour la définir.
l'enragé de Sorj Chalandon : Sublime !

Lien : https://notre-jardin-des-liv..
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critiques presse (7)
SudOuestPresse
26 octobre 2023
La révolte et l’évasion de 56 adolescents enfermés dans la colonie pénitentiaire de Belle-Île-en-Mer, le 27 août 1934, permettent à l’écrivain d’imaginer le destin du seul enfant à ne jamais avoir été rattrapé.
Lire la critique sur le site : SudOuestPresse
LaPresse
18 septembre 2023
Des histoires comme ce [...] titre de Sorj Chalandon, on en rencontre peu. Des romans qui remuent, qui soulèvent toute une gamme d’émotions, de la colère à la révolte, et qui donnent envie de s’insurger contre toutes les formes d’injustice dont les êtres humains se sont montrés capables par le passé.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeDevoir
04 septembre 2023
Le romancier a [...] offert à Jules toutes ses peurs, toutes ses colères, toute sa rage.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
LesEchos
29 août 2023
Un beau roman de colère et d'humanité.
Lire la critique sur le site : LesEchos
LeJournaldeQuebec
21 août 2023
Il est vraiment très bon. Très dur, aussi.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Culturebox
17 août 2023
À travers le destin d'un adolescent, ce conteur en(r)gagé décrit la cruauté et la violence qui s'exerçait impunément dans le huis clos de ces prisons pour mineurs, une terrible histoire ancrée ici en terre bretonne, et inscrite dans le contexte de la montée des fascismes en France et en Europe.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Culturebox
12 juillet 2023
C’est son histoire que l’auteur, distingué du Grand prix du roman de l'Académie française pour Retour à Killybegs (2011), raconte dans son nouveau roman L’enragé.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (281) Voir plus Ajouter une citation
Je nettoyais sept ans de bagne à grande eau. À coups de hargne. J’étais enragé. Je respirais. Je vivais.
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Comme l'a écrit Jean Cocteau : Un secret a toujours la forme d'une oreille.
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L’océan, c’est notre gardien le plus cruel. Celui qui nous surveille, qui nous épargne ou qui nous assassine.
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Alexis Danan, un journaliste parisien, traitait lui aussi la colonie de bagne. Il avait enquêté. Nous n’étions pas seulement des détenus mais aussi des esclaves. Charpentiers, chaudronniers, cordiers, ferblantiers, pêcheurs, usineurs de boîtes de sardine, nos ateliers produisaient pour le reste de la population. Les colons paysans de Bruté nourrissaient les gens honnêtes. Les plus sages des détenus étaient loués aux fermes alentour, aux commerces, à des particuliers et c’est la colonie qui touchait leurs salaires. Haute-Boulogne avait pour ambition de vivre en autarcie, mais c’est Belle-Île tout entière qui en profitait.
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Il m'a pris dans ses bras. Longtemps.
- Tu sais pourquoi je t'ai tendu la main, le premier jour ?
Non, je ne savais pas.
- Pour que tu desserres le poing.
J'ai souri.
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Videos de Sorj Chalandon (115) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sorj Chalandon
Cette semaine, dans « Au bonheur des livres », Guillaume Durand reçoit deux personnalités en apparence très différentes : un auteur confirmé, couvert de récompenses, adoré par un lectorat fidèle et nombreux : Sorj Chalandon, pour son roman « L’enragé » (Ed. Grasset) ; et une écrivaine débutante de seulement 24 ans, Emma Doude van Trootswijk, qui publie un premier roman particulièrement original et très remarqué par la critique, « Ceux qui appartiennent au jour » (Ed. de Minuit).
Le premier raconte le destin d’un enfant battu placé dans une « colonie pénitentiaire pour mineurs », dans les années 1930, qui va se révolter contre son sort ; la seconde évoque le retour d’une jeune femme dans sa famille de pasteurs d’origine néerlandaise installée en France. Deux mondes, deux regards, deux générations, mais une commune attention, dans ces beaux livres, à l’importance de l’enfance dans la formation des êtres. Et dans la naissance, peut-être, d’une vocation d’écrivain.
Vidéo publiée le 19/01/2024
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