ISBN : 2012021158
Éditeur : Hachette Jeunesse (2010)


Note moyenne : 4.09/5 (sur 57 notes) Ajouter à mes livres

Claris a 12 ans et vit avec son père, Eben, et son frère jumeau, Jad, dans une vallée reculée et protégée par des montagnes d'accès difficile. Malgré la disparition précoce de leur mère et la mélancolie d... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Celine___, le 06 mars 2011

    Celine___
    Les Éveilleurs, est un livre purement fantaisiste. L'histoire se déroule dans le futur, Claris et son jumeau Jad grandissent dans le château de Salicande avec leur père et leurs mentors, dans une vallée reculée et difficile d'accès, puisqu'elle est entourée de montagnes. Les enfants ont douze ans, quand l'histoire commence, ils sont comme deux moitiés qui se complètent. Les jumeaux rêvent de changement, et d'un jour visiter les vastes endroits au-delà de la vallée de Salicande.

    C'est un monde qui brille par sa magie, et dont on a toujours plus envie de découvrir les multiples facettes puisqu'il est reculé de nos héros. L'univers dans lequel grandissent Claris et Jad est mystérieux, fantastique, mais également bien secret. Les jumeaux pensent n'être rien, dans leur château prisonnier des montagnes, mais ils sont spéciaux. Ce sont leurs spécialités, leurs "pouvoirs magiques" auxquels ils sont destinés, qui vont changer la vie des jumeaux, et les faire se découvrir.

    La maîtrise des personnages dans ce livre est remarquable. Ils sont tous attachants et vrais, et on a l'occasion de plus ou mois tous les rencontrer car les points de vue s'alternent.

    Jad et Claris sont tous les deux fascinants, ils se ressemblent sans vraiment se ressembler, mais ils ont une alchimie excellente et brillamment décrite. Claris est une fillette pleine d'entousiasme, elle rechigne les idées reçues en tout genre et se bat pour prouver que ni son jeune âge ni sa condition de fille ne font d'elle une faible. Claris est drôle, son comportement et son évolution sont intéressants, mais elle montre moins de maturité que son jumeau Jad. Jad a une maladie qui l'empêche de pratiquer des efforts physiques. Tandis que sa soeur se bat chaque jour pour montrer sa force, lui préfère s'occuper de façon plus calme en lisant, par exemple. Jad est plus méditateur, il prend le temps de réfléchir et il a dès le début du livre une maturité plus avacée que sa soeur. Cela s'explique très logiquement, mais ça n'empêchera pas Claris de devenir plus mûre au fil de ses aventures.

    Un autre personnage qui m'a fort touchée est Blaise. C'est le mentor des jumeaux. Sa façon de prendre soin d'eux, de s'en inquiéter, de deviner leurs humeurs et de leur apprendre des choses de manière maligne est très touchant. Il y a un fort lien entre lui et les enfants, c'est mignon et ça peut même devenir amusant quand Blaise est confronté à d'autres enfants qui n'ont pas du tout le même caractères que les jumeaux de Salicande. Tous les trois sont très attachants :)

    Ce livre contient beaucoup de poésie, le style est beau, fluide, impeccable. Il y a de très jolies proses, et cela s'accorde parfaitement avec cet univers qui contient bien des mytères et ses personnages.

    L'histoire, quand à elle, a quelques fois trop de ralentis, il y a des moments inutiles, mais en gros, elle est assez bien rythmée. Les points qui ne m'ont pas plus personnellement proviennent de certaines explications faites vers le dernier quart du livre... J'ai trouvé que l'auteur avait pris des chemins trop prévisibles, un peu d'étonnement n'aurait pas été de refus. De ce côté là c'est la déception, parce que si je lis quelque chose que j'ai déjà compris et prévu depuis longtemps, je m'ennuie.

    Le premier tome des Éveilleurs est beau, magique, poétique, et j'ai vraiment adoré les personnages. le gros bémol étant les dénouements faciles de ces paquets de noeuds qui impressionnent au début. Je lirai la suite dans un futur proche ou lointain, car ce n'est pas le suspens qui fait qu'on aime ou pas.
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    • Livres 3.00/5
    Par zazane, le 15 décembre 2010

    zazane
    Dès les premières lignes, je me suis attachée à Claris et son jumeau Jad : on plonge, sans hésitation, dans leurs relations quasi fusionnelle, tantôt en riant, tantôt en pleurant mais toujours naturellement, sans aucun effort. le monde imaginé, ici, est pleins d'enchantements, d'innovations, les mythes et les références littéraires s'entremêlent dans une histoire qui présente un futur qui a souffert. Pauline ALPHEN nous livre ici une des plus belle ode à l'imaginaire et à la lecture qu'il m'ait été donné de lire.

    Claris, Ugh, Eben, Jad, Blaise, Chandra, la famille Borges … des personnages hauts en couleurs, attachants, denses, construits… On se lie, au fil des pages, à chacun d'eux. Petit à petit, on plonge dans les mystères qui entourent la disparition de Sierra. On comprend alors aisément la tristesse qui entoure le souvenirs de la mère, de l'épouse, de l'amie…sans jamais voir Sierra comme une vilaine mais plutôt comme une héroïne qui a du faire un choix plus que difficile.

    L'auteur nous fait réfléchir sur notre société « virtuelle » de la plus belle manière qui soit ! Elle aborde ici des thèmes parfois difficiles à aborder dans un roman jeunesse, sans jamais sombrer ! L'amour, l'amitié, la mort, l'abandon, l'écologie, le modernisme… Pauline ALPHEN tire son épingle du jeu dans un roman fantasy qui aurait pu sembler trop moralisateur, mais pas du tout ! En plus de nous faire réfléchir, elle nous offre ici un roman, amplis de tendresse et de fantaisie ! Plonger dans son monde imaginaire fut, pour moi, un réel délice … un gros coup de cœur, vous l'aurez compris, que ce roman ! Il me tarde de pouvoir lire la suite des aventures de nos amis, maintenant si proche et de découvrir la vérité sur ce qui s'est passé dans le passé.

    Un grand merci à Livraddict et aux éditions Hachette Jeunesse, qui m'ont permis de découvrir un auteur français (cocorico !!) au talent fou !
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    • Livres 4.00/5
    Par Foreverbooks, le 15 novembre 2011

    Foreverbooks
    Et bien, j'ai tout simplement readoré ce roman que j'ai redécouvert pour la deuxième fois (d'abord, comment passer à côté d'une couverture pareil??). Il s'agit d'un thème réutilisé mille et une fois, mais Pauline Alphen le revisite à sa façon et l'embellissant de ses mots. On devrait se dire: Pfff... L'histoire de jumeaux fusionnels dont la mère disparaît a un manque de personnalité flagrant. (Les fantastiques de ce genre ne sont pourtant pas très connus, en dehors des détails et lire ce genre de livre nous fait du bien après les aventures de vampires). Mais encore un fois, j'ai adoré. On pourrait presque la comparée à un Timothée de Fombelle au féminin, qui surpassent, tous les deux, les écrivains en herbe comme les auteurs de "Journal d'un vampire", Musso et autre. Ne prenez pas mal, pour les fans de l'auteur ou du bouquin que j'ai cité avant, c'est mon avis.

    Beaucoup de choses et je n'ai pas vraiment réussit à comprendre mais qui m'ont encore plus intriguée. L'échiquier m'a fait froid dans le dos en étant un de mes deux plus gros points d'interrogation. Et puis, il y a eu la grande catastrophe, un mystère qu'on arrive parfois à comprendre par bribe, étant un sujet tabou. Qu'elle n'en dise pas plus m'a laissée sur ma faim et m'a donné encore plus envie de découvrir la suite. La maladie de Jad, problème du cœur, a été aussi une grosse réussite car il permettait encore plus de faire la différence entre les jumeaux après et avant, quand il s'ouvrent leur esprit ou le ferme et l'influence que ça a sur eux et leur relation. Elle effleure aussi notre curiosité avec les arbres à travers Jad et sa patience, ainsi qu'une sorte d'art martial pour se relaxer.

    L'histoire commence dans une salle de gym, on ne comprend pas mais on laisse aller parce que ça a l'air intéressant. Et puis, ça arrive, on découvre la vie, les personnages, les malheurs et les secrets. C'est la vie, comme il est dit dans le résumé, de deux jumeaux avec un lien très particulier. Cela se passe quelques dizaines, ou centaines, d'années après nous, L'espèce humaine s'était presque éteinte à cause d'une chose inconnue. Quelques un s'en sortirent et allèrent bâtir un château loin de là. C'est quelques années après que survient la naissance de nos deux héros. Les choses tournent mal très vite, ce qu'on voit avec la vision enfantine de Claris, avec des mots simples et une grande incompréhension. Et ils grandissent, ils changent et vivent encore d'autres aventures, bonnes ou mauvaises.

    On s'attache facilement aux personnages car, à vrai dire, il n'y en a pas tellement à l'esprit mauvais. Jad et Claris sont le ying et le yang. Ils son compètent en étant très différents. le Duc, leur père, m'a paru au début très égoïste dans sa peine. Comme si ses enfants ne souffraient pas! Et il y a le Mandarin, peur précepteur, en qui j'avais une confiance absolue et qui me faisait parfois bien rire. Hugh et sa mère m'ont aussi pas mal marquée. Gentils et généreux. Ils sont fidèles aux jumeaux etla nourrice comble le manque d'affection dont ils ont tant besoin. Dag, dont l'auteure na parle pas tellement, m'a intriguée sous ses airs de dur sans sentiment qui, je pense, cachait réellement un cœur tendre avec beaucoup d'amour à donner.

    Quant à l'écriture de Pauline Alphen, elle est sublime. Si vous avez lu ma chronique de bout enbout, je l'ai décrite presque comme une Timothée de Fombelle au féminin, avec, bien sûr, un style radicalement différent mais qui rend tout aussi bien. Elle est poétique et nous fait des descriptions aussi claires que de l'eau de roche (petite touche personnelle: c'est l'expression préférée de ma profe de latin =)). Elle nous captive, fait défiler les mots à une telle vitesse qu'on ne s'en rend même plus compte, comme avec «Cœur d'encre».

    Et bien, ce roman est un coup de

    Lien : http://foreverbooks.skyrock.com
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    • Livres 4.00/5
    Par reveline, le 20 janvier 2012

    reveline
    Je n'ai pas adoré ce roman, ce n'est pas un coup de coeur mais je l'ai beaucoup aimé tout de même.
    Mes réserves sur ce roman sont dûes à trois éléments : une intrigue trop brouillonne, un gros manque d'action et le style trop descriptif et discursif de Pauline Alphen.
    J'ai quand même de nombreux bons points à distribuer à l'auteure, rassurez-vous.
    J'ai aimé, par exemple, que Pauline Alphen utilise notre présent actuel comme matériau narratif. Elle nous projette dans l'effrayant futur que nous sommes en train de nous préparer à force de bêtise et d'égoisme. Et croyez-moi cela fait froid dans le dos. Pire, les extrapolations de Pauline Alphen concernant notre avenir et celui de la planète sont extrémement crédibles. L'univers médiéval-futuriste qui en découle est une vraie réussite. En effet, les personnages évoluent dans un monde quasi-moyennâgeux au beau mileu de l'an 2800 et des paillettes. Ce futur alternatif qui fleure l'acier des épées, le cuir des selles et l'odeur âcre des feux de bois, pour effrayant qu(il soit, donne aussi tout son charme au récit. de même que l'humour intertextuel et ultra-référencé qui y est présent. le roman parle énormément de littérature et j'ai adoré retrouver certaines de mes lectures d'enfance ou d'adolescence semées comme des petits cailloux blancs tout au long du récit. Par exemple, l'un des personnages, Borges, un libraire érudit et aveugle, tient une libraire qui se nomme l'aleph. L'Aleph étant le titre d'un roman de l'écrivain Borges, justement. de multiples clins d'oeil sont ainsi présent et il est trés amusant d'entendre ces enfants du futur parler d'Harry Potter, de Yoda ou d'Ewilan ! Oui, les livres sont rois dans ce roman, et reines y sont la lecture et l'écriture, abordées ici avec beaucoup de profondeur et de philosophie à l'image des concepts des Nomades de l'écriture et du Vrai lecteur que développe brillamment l'auteure.
    Le style de Pauline Alphen, je le maintiens, est trop descriptif et verbeux MAIS il est aussi profond et poétique. La balance penche donc entre ennui et émerveillement. Car il y aussi de sympathiques trouvailles, de très jolies idées et une belle galerie de personnages plutôt bien brossés. Les jumeaux sont suffisamment complexes pour retenir l'attention, Ugh est tout aussi bien fouillé, Eben, le père des jumeaux est touchant, et Blaise, le Mandarin, est celui qui m'a le plus amusé pendant toute ma lecture.
    La magie est aussi au rendez-vous. Pauline Alphen saupoudre son récit de poussière de fée, d'animaux télépathes, de magie, de transes divinatoires, de prophétie mystérieuse et associe avec talent science-fiction et fantasy pour créer un univers très pertinent pénalisé hélas par le fait qu'il s'y passe peu de choses.
    Là où le bât blesse, c'est au niveau de l'intrigue, elle est très confuse et il faut attendre les derniers chapitres pour obtenir quelques vagues éléments de réponses. Pendant tout le roman, le lecteur ne sait pas où l'auteure l'emmène, cela peut avoir son charme, mais dans mon cas cela m'a beaucoup dérangé et m'a empêché de rentrer dans l'histoire. Cette fin m'a aussi déçue. Je me suis cru à un moment dans le film “Jumanji”. Mais les dernières pages donnent quand même sacrément envie d'avoir la suite dans les plus brefs délais.
    Pauline Alphen nous offre un roman chaleureux, visuel et olfactif qui pose des bases prometteuses que l'auteure devra complèter dans le tome suivant. Du potentiel, c'est certain, mais une intrigue trop opaque et brouillonne. Il faudra plus de réponses dans les prochains tomes où les lecteurs risquent de baisser les bras. 

    Lien : http://ladelyrante.wordpress.com/2012/01/17/challenge-abc-2012-litte..
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  • Par Korto23, le 03 juillet 2011

    Korto23
    L'histoire de ce premier tome se situe dans un futur très lointain du nôtre où toutes nos technologies ont disparues (suite à une catastrophe écologique et à une abondance excessive des drogues), obligeant les survivants à tout réinventer. Ces rescapés se reconstruisent en fondant des petites communautés dont les habitants vivent plus proches de la nature.
    Claris est une lectrice assidue et elle est sûre et certaine que les filles ne sont pas faites pour être des aventurières (par rapport à ces lectures où elle ne trouve que des Frodon, Pug, Harry Potter, etc.). Elle fait tout pour prouver à son entourage qu'il peut exister une aventurière en elle. Jad est tout l'inverse de sa sœur jumelle car, à cause d'une maladie à son cœur, il est plus intellectuel et plus calme. Tous les deux ont douze lunées (ne comptez plus en années, en mois ou en semaines car cela ne fonctionne plus dans ce tome-ci) et n'ont plus de mère car celle-ci a mystérieusement disparue. Naturellement, nous n'avons pas que deux personnages, mais nous en avons une flopée : Eben est le père des jumeaux et il est un personnage très solitaire empli de tristesse, Blaise est le précepteur des jumeaux possédant des dons inattendus, Chandra est la nourrice et elle possède un très grand cœur, etc. Ils ont tous un lien avec nos deux protagonistes. Malencontreusement, j'ai trouvé que tous les personnages étaient assez creux et pas assez développés.
    La plume de Pauline Alphen est limpide. Je pense que j'ai dû passer à côté de toutes les subtilités que ce premier tome offre car j'en ressors extrêmement mitigé. Tout le monde sait qu'un premier tome d'une saga sert plus à poser les bases d'un univers, mais mes précédentes lectures m'ont prouvées qu'il pouvait également y avoir de l'action. de ce fait, je m'attendais à avoir des rebondissements de toute part. Malheureusement, ce n'a pas été le cas car nous sommes plus dans un cheminement sur le devenir de l'Humanité depuis la Grande Catastrophe des Temps d'Avant. Il est vrai que cette idée fait ressortir le lecteur avec des questions sans réponses, mais je n'ai pas plus accroché que cela car cette idée est présente durant plus de la moitié de cette lecture. À cause de ce point négatif, j'ai failli abandonner ce roman plusieurs fois, mais un petit quelque chose me disait de continuer et j'ai bien fait d'écouter car j'ai trouvé plusieurs citations littéraires à des romans que j'ai lu ou à des films que j'ai vu qui m'ont énormément plu. J'ai également pu trouver un univers médiéval qui est un monde que j'affectionne particulièrement (à cause des légendes arthuriennes).
    Conclusion, une lecture avec un potentiel pas assez exploité à mon goût, mais comportant plusieurs allusions littéraires très plaisantes. Comme les cinquante dernières pages m'ont enfin données de l'action, je me plongerais volontiers dans le tome deux de cet univers afin de changer d'opinion ou de confirmer celui-ci.

    Lien : http://bibliodekorto.blogspot.com/2011/07/pauline-alphen-les-eveille..
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Citations et extraits

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  • Par Morgouille, le 04 juillet 2011

    La légende disait que c’était à cause du phare que Jors le Fondateur avait établi sa petite communauté dans la vallée reculée de Salicande, cinquante et un ans auparavant. Parce que la vue de ce monument maritime mangé de lierre rouge échoué parmi les montagnes l’avait fait rire, lui qui ne riait pas. Ce fut un rire formidable, un rire qui fit jaillir les larmes pendant si longtemps que ses compagnons crurent que son esprit s’était enrayé pour de bon.
    Avec ce rire dément, Jors avait évacué les horreurs de la Grande Catastrophe qu’ils venaient tous de vivre. Les spasmes qui agitaient son ventre et les larmes qui coulaient à flots de ses yeux avaient chassé de son corps, sinon de sa mémoire, les enfants disparus, les Élémentaux sacrifiés, l’avenir brutalement éteint comme l’on mouche une bougie. Ce fut la dernière fois qu’on le vit rire. Au moins, cette partie de la légende est vraie, pensa le Mandarin.
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  • Par liliba, le 28 mai 2010

    Le Vrai Lecteur écrit le livre en le lisant. »

    « Le Vrai Lecteur est à la fois l’auteur, les personnages et l’histoire.

    Le Vrai Lecteur est le livre.

    La Guilde se trompe.

    Le Vrai Lecteur n’est pas celui qui comprend ce que l’auteur a voulu dire.

    Le Vrai Lecteur est celui qui, en lisant, réinvente le livre.

    Et s’il lit autre chose que ce qu’a écrit l’auteur, alors celui-ci a gagné son pari, il a fait son travail.

    Le Vrai Lecteur court tous les risques.

    Celui de savoir ce que les personnages ne savent pas.

    Celui de ne pas savoir ce que savent les personnages.

    Celui de comprendre autre chose que ce que voulait l’auteur.

    Le Vrai Lecteur s’en fiche, il voyage…
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  • Par Morgouille, le 04 juillet 2011

    — Ha ! Synchronicité ! déclara Borges d’un ton enthousiaste.
    — Qu’est-ce que c’est ?
    — Ce qui se passe lorsque deux événements apparemment sans relation pointent dans la même direction. A peu de temps d’intervalle, presque simultanément, le cordonnier et moi nous te parlons des couleurs. Nous ne nous connaissons pas, nous n’avons probablement pas la même relation aux couleurs. Qu’est-ce qui nous lie ?
    — Moi ?
    — Parfaitement ! s’exclama Borges. Peut-on imaginer que toi, Claris, tu aies en quelque sorte provoqué ces conversations pour des raisons qui t’échappent peut-être mais qui t’appartiennent ?
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  • Par Morgouille, le 04 juillet 2011

    Lorsque les jumeaux se retrouvaient à la fin de la journée, Jad montrait à sa sœur la dernière posture qu’il avait apprise ou une bouture particulièrement prometteuse, et Claris lui détaillait les nouvelles parades enseignées par Dag le maître d’armes. Ne pouvant plus être le reflet exact l’un de l’autre, ils avaient coupé la poire en deux et échangeaient leurs connaissances dans l’espoir de réunir les deux moitiés. Jad taisait sa frustration et Claris ne lui montrait pas qu’elle s’inquiétait pour lui. Ils apprenaient à se mentir pour mieux s’aimer.
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  • Par Morgouille, le 04 juillet 2011

    Sa voix de basse, un peu rauque, était singulièrement captivante, à la fois ferme et mélodieuse. Maya prononçait les mots comme si elle les cueillait avec soin dans un bouquet de possibilités, les égrenant avant de se décider. Lorsqu’elle ne parvenait pas à choisir, elle les énumérait tous, ce qui donnait un rythme déconcertant à ses phrases.
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La remise du prix Jeunesse s'est effectuée dimanche 5 décembre dans le cadre du salon du livre de Montreuil. Réaction de Pauline Alphen.








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