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> Valérie Zenatti (Traducteur)

ISBN : 287929438X
Éditeur : Editions de l'Olivier (2004)


Note moyenne : 3.95/5 (sur 22 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Un écrivain à l'automne de sa vie, une jeune fille dévouée : Ernest et Iréna sont dépassées par un amour improbable, fulgurant. Les portes de l'intime s’entrouvrent, les secrets de l'existence s'éclairent d'un jour nouveau. L'amour, soudain, repeuple les souvenirs d'une... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis (4)

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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 06 avril 2012

    carre
    Ernest Blumenfeld, retraité, agé de 70 ans passionné par la lecture travaille sur un nouveau livre. La présence d'une jeune servante inculte Iréna va donner un nouveau sens à sa vie, les deux personnages vont s'aimer et libérer la parole de l'écrivain. La rencontre de deux êtres dont le passé très différend va servir de lien . Il y a beaucoup de tendresse, de silence qui en disent plus que les mots, de gestes affectueux dans ses solitudes. Si l'amour soudain est un roman, il est bon de rappeler le parcourt incroyable de l'auteur.
    Aharon Appelfeld s'échappe d'un camp de concentration à l'age de dix ans, et va vivre caché et reclus dans les bois jusqu'a la fin de la guerre. Son oeuvre raconte la solitude, la folie des hommes à travers le vingtième siècle, la mémoire d'un peuple génocidé par la folie nazie.Comment lui, abandonné, esseulé, a su se reconstruire grâce à des rencontres majeures et devenir une des voix importantes de la mémoire des juifs.
    Ce roman emplis de mélancolie et de douceur réussi à nous toucher par les non-dits, la tendresse qui se dégage des personnages. Et l'on devine que l'incroyable passé d'Ernest porte beaucoup d'Appelfeld en lui. Auteur aussi du magnifique "Histoire d'une vie".
    Une voix importante de la mémoire juive.
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  • Par Bellonzo, le 17 décembre 2013

    Bellonzo

    Aharon Appelfeld ne fait pas dans le spectaculaire et L'amour,soudain tient plus de la méditation que de la love story. J'ai lu ce livre à petites doses, suivant les chapitres eux-mêmes parsemés de manière très fragmentaire, c'est donc un livre que j'appellerai "homéopathique". Jerusalem, Ernest Blumenfeld, septuagénaire malade et tourmenté, Juif en quelque sorte antisémite, ancien officier de l'Armée Rouge, reste longtemps indéchiffrable aux yeux d'Iréna, trentenaire qui tient sa maison et le soigne avec dévouement. Ernest a jadis frôlé le terrorisme, condamnant férocement les Juifs orthodoxes,comme un combattant communiste qu'il était dans la Russie d'avant-guerre. Ses propres parents, modestes épiciers, ne trouvent guère grâce à ses yeux. Y a-t-il chez Ernest du remords maintenant, maintenant qu'il se bat avec les mots qu'il ne trouve pas et les années qui s'amenuisent? L'empathie qui s'est joliment insinuée entre le vieux lutteur et la jeune altruiste peut-elle les aider à aller un peu moins mal?
    C'est à l'aide de tout petits gestes qu'Iréna et Ernest apprennent à se lire et à faire ensemble un petit bout de cette route sablonneuse,plus encore quand on vient de ces Carpates de basalte et qu'on s'appelle Blumenfeld. Si j'ai peiné un peu lors de la première partie de L'amour,soudain, un peu sentencieuse, j'ai lu ensuite des passages admirables sur les grand-parents d'Ernest par exemple,sur lesquels il revient,confiant à la douce et calme Iréna l'incompréhension et la violence qui furent siennes en ce siècle d'épouvante. Ernest, qu'as-tu fait de ton passé?
    Les gens des Carpates ne meurent pas dans leur lit mais dans les champs, dans les potagers, entre les sillons de la plantation, parfois près d'un arbre qu'ils s'apprêtaient à abattre.
    A la synagogue on se souvient non seulement de Grand-père mais aussi de son père et du père de son père. "Ne pense pas qu'en abattant l'arbre on fait disparaître son ombre". Cette maxime est comprise au sens littéral mais certains disent qu'elle parle de l'homme.
    Je n'ai pas vérifié mais il me semble avoir assez souvent dit du bien de livres publiés aux Editions de l'Olivier. Il y a des maisons de référence et je crois que c'est le cas.Quant à la littérature israélienne elle est d'une richesse fabuleuse. J'ai déjà dit ça,non? Par ailleurs, mais alors là vraiment par ailleurs, le sympathique Australien ci-dessous est la mascotte du challenge de notre amie de la jument verte de Val qu'il convient d'encourager tout au long du mois de novembre.
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    • Livres 4.00/5
    Par Puszi, le 09 juin 2015

    Puszi
    Bon moment de lecture avec Ernest et Irena. J'ai juste été surprise par l'âge d'Ernest et son comportement. Il n'a que 70 ans et il me faisait penser à une personne âgée de 20 ans de plus "A mon âge, on ne fête plus ce genre de choses." Ah bon ! "On est seulement plus faible, et la mémoire vous trahit plus souvent."
    C'est comme si Ernest ne s'autorisait plus le bonheur. Peu à peu, au fil des pages, l'auteur nous invite à découvrir sa vie, ses blessures, ses souffrances et du coup les raisons de son comportements actuel. Les souvenirs d'Ernest et Irena nous sont peu à peu dévoilés et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils n'ont pas du tout vécu la même vie, ce qui explique pourquoi Ernest a bien du mal à comprendre les réactions d'Irena.
    Elle lui voue sa vie comme pourrait le faire une femme très amoureuse. je n'arrive pas à déterminer son âge. Peu importe d'ailleurs. Je comprends plutôt leur relation comme une profonde tendresse qu'Irena éprouve pour Ernest. Elle va jusqu'à caler sa propre vie sur celle d'Ernest. Elle entretient à foison ses souvenirs d'enfance heureuse. Rien n'a bougé chez elle. Elle vit toujours dans la maison où elle a vécu avec ses parents. Elle allume sans cesse des bougies...
    Si vous cherchez un livre avec du rythme, des rebondissements, une belle histoire d'amour passion entre deux personnes... je doute que vous preniez du plaisir à lire ces 206 pages. Si comme moi vous appréciez les belles phrases, la douceur des relations entre deux personnes qui ont chacune leurs forces et leurs faiblesses, le questionnement sur le sens de la vie, la manière dont certaines personnes abordent leur âge... alors plongez vous dans ce texte que j'ai trouvé très sensible.
    Belle lecture à vous.
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    • Livres 4.00/5
    Par Charybde7, le 26 avril 2013

    Charybde7
    Publié en 2003, « L'amour soudain » est un livre simple, silencieux, profond.
    Ernest, un homme de 70 ans, a toujours échoué a écrire, en se tenant éloigné de sa propre histoire. Grace à Irena, une jeune femme introvertie vient s'occuper de son intérieur, il va retrouver la mémoire de ses racines, en même temps que le chemin de l'écriture.

    «Ernest lutte avec sa vie et son écriture. Il ne peut changer sa vie, mais il souhaite donner à son écriture une nouvelle forme. Ce ne sera plus une description d'ambiance lourde de détails mais rien que le nécessaire absolu.»
    Servi par cette écriture dépouillée de tout artifice, qui parle directement au coeur, « L'amour soudain » est un livre apaisant, comme l'amour d'Irena pour Ernest.
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Citations et extraits

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  • Par Groucho, le 06 novembre 2014

    - Les Jeunesses communistes étaient les pires. Ils brulaient les livres sacrés et les synagogues. Ne t'avons-nous pas raconté que deux fois, ils ont essayé de brûler les synagogues de Zaltchov ? Elles furent sauvées grâce à des paysans ukrainiens qui les mirent en fuite.

    - Et l'Hashomer Hatsaïr ne brulait pas les livres sacrés demanda Iréna ?

    - A l'Hashomer Hatsaïr, on faisait des feux de joie et des festins le jour de Kippour, mais on ne brûlait pas les livres sacrés.
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  • Par Puszi, le 25 mai 2015

    p.28 "Pourquoi,dis-tu "Grâce à Dieu" ? Tout ce que Dieu fait, s'il fait quoi que ce soit, n'est pas forcément digne de gratitude. Il est interdit de justifier ses actes cruels. Dis merci pour le Bon et le Beau, mais pas pour le Laid et le Sale."

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  • Par Puszi, le 25 mai 2015

    p.91 "Je n'ai pas peur de la mort, mais la flétrissure me révulse. Un homme doit disparaître discrètement, sans gêner personne. Une mort lente est une malédiction. Si je savais prier, je prierais pour une mort rapide."

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  • Par Puszi, le 25 mai 2015

    p.81 " Sa mère lui disait qu'au nom de la réconciliation, et pour éviter de causer de la peine, on était parfois obligé d'omettre quelque chose, et même de mentir. Dire la vérité est parfois plus dur que mentir."

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  • Par Puszi, le 25 mai 2015

    p.75 "Il n'aime pas seulement ses plats. Sa présence lui procure la sensation d'être relié à la vie."

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Videos de Aharon Appelfeld

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Vidéo de Aharon Appelfeld

Nathalie Brisac - Adam et Thomas d'Aharon Appelfeld .
A l'occasion du Salon du Livre de Paris, Nathalie Brisac des éditions l?Ecole des loisirs nous présente "Adam et Thomas "d'Aharon Appelfeld. Pour en savoir plus : http://www.mollat.com/livres/aharon-appelfeld-adam-thomas-9782211217309.html Notes de musique : ® Tres Tristes Tangos/Unknown Album/Planta Baja. Free Music Archive.











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