A sa disparition en 1992, à l'âge de 72 ans, Isaac Asimov laissait en héritage à la foule de ses admirateurs le compte rendu détaillé d'une existence bien remplie : la présente autobiographie.
L'auteur qui aura sans doute le plus marqué la science-fiction moderne... > voir plus
Riche. Etonnant. Stimulant. Emouvant. Ce livre est tout à la fois, une chronique douce-amère de la seconde moitié du XXe siècle, un témoignage frappant sur la condition d'écrivain, le portrait faussement modeste et souvent ironique d'un homme extraordinaire – et qui se savait exceptionnel, et un recueil enchanteur de centaines d'anecdotes touchant aussi bien les plus grands écrivains de l'Age d'or de la SF (Pohl, Heinlein, Simak, Silverberg, Sturgeon et Clarke) que des personnalités rencontrées au sein des nombreuses associations auxquelles il avait adhéré. On y voit un jeune émigré surdoué profondément intégré à la culture américaine, traditionnaliste, plein de bonne humeur et capable de bons mots. Un lecteur acharné, un écrivain infatigable. Comme en témoigne sa femme Janet, il n'aimait rien tant que le fait d'écrire
"acte générateur de joie pendant lequel il se détendait complètement."
Il avait soif de culture et de connaissances et s'escrimait à les partager. Lui qui avoue être un piètre scientifique (brisant du même coup certaines vérités auxquelles je croyais) se déclare également un maître en matière de conférences et de vulgarisation : mettre à la portée de tous le savoir accumulé par les hommes était ce qu'il préférait par-dessus tout, [...]
En l’espace de quarante années, j’ai publié un texte tous les dix jours en moyenne.
Pendant la seconde moitié de ces quarante ans, j’ai publié un article tous les six jours en moyenne.
En l’espace de quarante années, j’ai publié en moyenne mille mots par jour.
Pendant la seconde moitié de ces quarante ans, j’ai publié en moyenne mille sept cents mots par jour.
La connaissance scientifique possède en quelque sorte des propriétés fractales: nous aurons beau accroître notre savoir, le reste - si infime soit-il - sera toujours aussi infiniment complexe que l'ensemble de départ.
J’ai toujours eu l’ambition de mourir sous le harnais, le front calé sur un clavier de machine à écrire et le nez coincé entre deux touches, mais le sort en a décidé autrement.