> Pierre Furlan (Traducteur)

ISBN : 2253135186
Éditeur : Le Livre de Poche (1994)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.71/5 (sur 63 notes) Ajouter à mes livres
Un auteur de série noire, Quinn, est éveillé au milieu de la nuit par un coup de téléphone qui ne lui était pas destiné : on demande un détective, un certain Paul Auster... Quinn, qui mène une vie errante, lestée d'un passé problématique, accepte le jeu consistant à êtr... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par Odile17, le 25 mars 2012

    Odile17
    J'ai fait de mon mieux pour apprécier ce livre mais rien n'y a fait, je n'ai pas accroché... C'est le 3e livre de Paul Auster que je lis (le 2e seulement que je réussis à terminer) et je n'arrive pas à entrer dans son univers si particulier. Dans ce livre, j'ai trouvé que tout était trop compliqué. Ce n'est pas une lecture de détente, à mon sens, c'est une lecture qui se mérite. La façon de jouer avec les mots, apparemment caractéristique de l'auteur, m'a déplu (l'un des personnages s'exprime "bizarrement", avec des mots qui ne conviennent pas toujours et une syntaxe approximative, c'est une petite partie de l'intrigue mais ça m'a lassée). Il existe une sorte de mélange et/ou de mise en abîme des personnages avec le narrateur et avec Paul Auster qui m'a agacée, on flirte avec la pathologie psychiatrique là (dédoublement voire "détriplement" de la personnalité). Enfin, les considérations philosophico-sociologiques (et plus si affinités) émanant de l'un des personnages m'ont terriblement ennuyée... le pompon, c'est la fin, totalement floue, laissant libre interprétation au lecteur, j'ai détesté. Je note 2/5 parce que j'ai quand même été tentée d'aller jusqu'au bout du récit, intriguée, avec l'envie de connaître le fin mot de l'histoire, c'est donc qu'il doit y avoir quelques bons ressorts romanesques (et le livre étant mince, ça aide amplement).
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par keisha, le 11 novembre 2011

    keisha
    Pourquoi lire ces romans?
    1 ) J'avais commencé et laissé tomber, il y a des années, et vraiment je voulais enchaîner ces trois lectures.
    2 ) Après ma (légère) déception avec Sunset park, c'était le moment de lire les premiers romans parus en France, à l'époque où il n'était pas encore connu. Histoire de vérifier si je retrouve le Paul Auster dont j'ai l'habitude.
    3 ) Je veux lire Dans le scriptorium, qui a l'air de reprendre des personnages de cette trilogie, ou à tout le moins leurs noms.



    Cité de verre
    Quinn, auteur de romans policiers sous un pseudo, vit solitaire depuis la mort de sa femme et son fils. Un soir, il reçoit un coup de téléphone; son interlocuteur cherche un détective privé nommé Paul Auster. Après quelque temps, Quinn décide d'endosser cette identité pour aider à protéger Peter Stillman de la vengeance de son père qui va sortir de prison. Quinn doit se charger de la surveillance et de la filature.

    Revenants
    Un nommé Bleu est chargé par Blanc de surveiller et filer un certain Noir. Il s'installe donc dans un appartement donnant sur celui de Noir. Celui-ci écrit, et lit Walden de Thoreau. Bleu, lui, écrit ses compte rendus qu'il expédie à Blanc.Un petit jeu avec les noms et les couleurs, tout du long du roman.

    La Chambre dérobée
    Fanshawe disparaît mystérieusement, laissant sa femme Sophie et son fils Ben, non sans demander à sa femme de contacter un de ses anciens amis d'enfance, qui devra examiner ses manuscrits et éventuellement les faire paraître. Celui ci, le narrateur, reprendra la recherche de Fanshawe abandonnée par le détective Quinn, dont on n'a plus de nouvelles non plus. Peter Stillman réapparaîtra dans ce roman, d'ailleurs...


    Mission accomplie! J'ai retrouvé l'univers de Paul Auster, les trucs bien bizarres, les hasards (mais "rien n'est réel sauf le hasard"), les fausses identités, les camouflages, les digressions passionnantes (bon, dans Sunset park j'ai aussi aimé cela), les personnages un peu limite, les petits jeux avec le lecteur, l'art de raconter les histoires les plus improbables et de tenir son lecteur en haleine...

    Parfois on s'y perd, évidemment. Mais:
    ""Il y a un côté agréable à être dans le brouillard, un côté palpitant à ne pas savoir ce qui va suivre. Ça vous maintient sur le qui-vive, et il n'y a pas de mal à ça, n'est-ce pas? Bien réveillé, sur les dents, enregistrant tout et toujours prêt."
    et de toute façon:
    "Inventer des histoires peut être davantage qu'un simple passe-temps et peut constituer un plaisir en soi."

    Mon esprit cartésien est soumis à rude épreuve, je n'ai sûrement pas tout compris, le lecteur est parfois laissé sur une pirouette, mais quel plaisir!

    Quel lien entre ces histoires? Comme l'écrit Paul Auster dans La Chambre dérobée, faisant parler son narrateur:
    "Ces trois récits, au bout du compte, sont la même histoire, mais chacun représente un stade différent de ma conscience de ce à quoi elle se rapporte."
    Narrateur qui à la fin de Cité de verre est un ami de Paul Auster. Pour Revenants je l'ignore.
    Paul Auster a le culot d'être un personnage de Cité de verre, où lui, sa femme (la première?) et leur fils apparaissent.

    Bien évidemment les trois romans font la part belle aux balades dans New York, filatures, longues attentes dans la rue, enfermement dans une pièce, mais sont tous différents et d'une imagination originale.

    Donc on continue avec Paul Auster!

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-trilogie-new-yor..
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par kathel, le 13 février 2012

    kathel
    Ce court roman est comme un tiroir à double fond, à triple fond… Daniel Quinn est un écrivain, sous le nom de William Wilson, il est pris pour un détective nommé Paul Auster et engagé à ce titre pour surveiller un certain Peter Stillman qui sort de prison et risque d'attenter à la vie de son fils, prénommé Peter lui aussi. Notre écrivain prend cette tâche particulièrement à cœur, car il a un grand vide dans sa vie, creusé par la perte de sa femme et de son fils, ce travail d'enquêteur étant pour lui un dérivatif. Au cours de sa filature, il croise d'ailleurs Paul Auster qui n'est pas détective mais écrivain et écrit sur la genèse de Don Quichotte… DQ comme Daniel Quinn, tiens ! de recherches en rencontres, DQ va aller très loin, du moins pas physiquement, puisqu'il reste à New York, mais très loin tout de même.
    Il est difficile de résumer ce livre qui évoque les thèmes du travail et des sources de l'écrivain, du langage, de l'identité et qui nous surprend page après page. Lisant Paul Auster dans le désordre, je le découvre bien après Mr Vertigo, Moon Palace, Le Livre des illusions, La nuit de l'oracle, Brooklyn Follies, j'y retrouve des thèmes chers à l'auteur et j'adore toujours autant !

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-22404707.html
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Nyra, le 24 mai 2010

    Nyra
    Une intrigue qui se déploie dans une belle complexité, qui tient en haleine, mais selon moi pas à la hauteur de l'éloge qu'on en fait.
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par LindaLapostolle, le 14 juillet 2011

    LindaLapostolle
    Un homme reçoit en pleine nuit un appel qui ne lui est pas destiné. Cet appel le plonge dans une filature qui l'obsède à un point tel qu'il s'y perd lui-même. Des vies qui s'emboîtent, des rôles qui se confondent dans une histoire qui nous captive jusqu'à la fin.
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Citations et extraits

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  • Par kathel, le 13 février 2012

    Même avant de devenir William Wilson, Quinn avait été un lecteur assidu de romans policiers. Il savait que la plupart d’entre eux étaient mal écrits et qu’en général ils ne résistaient pas au plus faible des examens critiques, mais malgré tout il y avait en eux une forme qui l’avait séduit. Il lui fallait vraiment tomber sur un spécimen d’une rare médiocrité, incroyablement mauvais, pour refuser de le lire. Alors que ses goûts dans les autres domaines de lecture étaient rigoureux au point de paraître bornés, il n’exerçait dans ce genre-là pratiquement aucune discrimination. Lorsqu’il était dans une disposition favorable, il pouvait en lire dix ou douze d’affilée sans effort. C’était une sorte de faim qui s’emparait de lui, l’envie irrépressible d’un mets particulier, et il ne s’arrêtait pas avant d’avoir mangé tout son soûl.
    Ce qui lui plaisait, dans ces livres, c’était leur sens de l’abondance et de l’économie. Dans un bon roman policier rien n’est perdu, il n’y a pas de phrase ni de mot qui ne soient pas significatifs. Et même s’ils ne le sont pas en fait, ils le sont potentiellement, ce qui revient à la même chose. Le monde du livre s’anime et foisonne de possibilités, de secrets et de contradictions. Comme toute chose vue ou dite, même la plus petite, la plus banale, peut influer sur le dénouement de l’histoire, rien ne doit être négligé. Tout devient essentiel ; le centre du livre se déplace avec chaque événement qui le pousse en avant. Le centre en est donc partout et on ne peut en dessiner la circonférence avant que le livre n’ait pris fin.
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  • Par mireille.lefustec, le 01 novembre 2011

    C'est un faux numéro qui a tout déclenché,le téléphone sonnant trois fois au cours de la nuit et la voix à l'autre bout demandant quelqu'un qu'il n'était pas
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