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ISBN : 2253001457
Éditeur : Le Livre de Poche (1972)


Note moyenne : 3.65/5 (sur 2091 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Jean et ses frères retrouvent leurs parents, après une séparation liée au métier de leur père, professeur en Indochine. Mais la joie des retrouvailles est rapidement ternie : ils doivent faire face à une mère autoritaire et violente, dans un cadre familial strict et austère. Si la faim et le froid deviennent le quotidien des enfants, l’absence de toute tendresse et la violence physique sont plus pénibles encore. Leur marâtre Folcoche, ainsi que la surnomment les frères, les couvre de coups de fouets et d’humiliations. Rien ne semble pouvoir arrêter cet enfer, pas même le père, trop effacé, trop lâche peut-être. Jean ne pourra compter que sur sa ruse pour échapper à sa mère et quitter cette enfance, bien plus douloureuse qu’une morsure de vipère.


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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par missmolko1, le 28 mai 2012

    missmolko1
    Un classique à lire et à relire et je ne m'en lasse pas...
    Malheureusement ayant vu l'excellent film avec dans le rôle de Folcoche, Catherine Frot, ma lecture a été un peu gâché car il n'y avait plus beaucoup de surprise étant donné que le film est assez fidèle au roman.
    L'écriture d'Hervé Bazin m'a beaucoup plu et m'a rappelé la narration des films la gloire de mon père et le château de ma mère que je regardais quand j'étais enfant. (je serais sans doute la seule a faire cette comparaison mais c'est parfois agréable de se remémorer des souvenirs d'enfance à travers d'un livre).
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    • Livres 5.00/5
    Par 2605, le 02 octobre 2012

    2605
    Je me rappelle avoir lu, et relu, mais pas re-relu (ce qui friserait la lecture pathologique), ce roman à une époque où j'avais ma propre Folcoche sous le coude. Folcoche me faisant emblème de la marâtre, et là où le récit se fait plus cuisant c'est que cette Folcoche là est la propre mère du narrateur. Une lecture hautement jubilatoire donc, pour l'ado de base se trouvant ou s'étant trouvé dans le même terrarium que Brasse-bouillon, mais surtout une lecture insufflant l'espoir…Derrière les mots cinglants, et les scènes rudes, derrière l'espèce de combat psychologique entre dominant et résistant, une fenêtre sur la résistance de l'enfant. Ce qui ne tue pas rend plus fort certes, même si cela passe par des années parfois pour faire refluer le venin. On espère que l'écriture aura été puissamment libératrice pour l'auteur, elle offre en tout cas un témoignage fort et percutant, une lecture déculpabilisant peut-être aussi les sentiments familiaux, par la possibilité soulevée du récit, la lutte et l'affranchissement de rapports qui si filiales, pourtant nuisibles et malsains, faisant voler l'enfance en éclat et laissant une empreinte indélébile gravée dans l'écorce. Cela mériterait sans doute une relecture de ma part avec le recul du temps qui passe, mais cela reste dans mon souvenir une lecture à recommander aux plus et moins jeunes.
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    • Livres 5.00/5
    Par thedoc, le 15 décembre 2014

    thedoc
    « Vipère au poing », c’est le récit de l’enfance et de l’adolescence du narrateur, Jean Rezeau, dit « Brasse-Bouillon ». Jean vit avec son frère Ferdinand dans le château de la Belle-Angerie, dans la région d’Angers. Leurs parents sont installés en Indochine pour le travail de leur père, Jacques, et c’est donc leur grand-mère paternelle qui les élève. Suite au décès de cette dernière, leurs parents sont contraints de revenir en métropole s’occuper de leurs fils. La rencontre avec leur mère, Paule, est des plus glaciales. Froide, autoritaire, distante et cruelle, elle n’accorde aucune affection à ses fils si ce n’est au petit dernier, Marcel, né en Indochine. Les enfants ne tardent pas à détester leur mère et la surnomment « Folcoche», un mélange de folle et de cochonne. Brasse-Bouillon, à l’ironie mordante et plus audacieux que ses frères, va entrer dans une véritable lutte avec sa mère, bien décidé à faire plier cette femme qu’il déteste.
    Ce roman met avant tout en scène la relation entre Folcoche, la mère, et Brasse-Bouillon, le fils rebelle. Ce sont deux personnages aux caractères très forts qui s'affrontent. Le combat et la rébellion rythment d’ailleurs tout le récit basé sur ces deux personnages principaux.
    Leur relation est ambigüe. En effet, malgré la haine qu’il lui voue, Jean ne peut s’empêcher d’admirer sa mère. Elle représente un adversaire à sa taille et lorsqu’elle n’est pas là, la vie lui paraît beaucoup plus insipide. De plus - c’est un fait reconnu par Folcoche elle-même - son fils lui ressemble physiquement et par son caractère. Cette relation ne peut donc être que destructrice pour l’un et l’autre, surtout pour Jean. Ainsi, l’image qu’il porte sur les femmes, à la fin du roman, est négative. Lui aussi se montre méprisant et cruel. Dans le combat mené contre son fils, Folcoche a modelé Jean à son image. Auprès de sa mère, il n’a pas appris l’amour, juste la haine.
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    • Livres 5.00/5
    Par claudia_tros_cool, le 24 juin 2012

    claudia_tros_cool
    Ce livre que j'avais eu a lire dans le cadre scolaire il y a de ça deux ans, ça a été un véritable coup de coeur. déjà je trouve que malgré l'époque ( début du Xxème siècle) qui nous ai décrite ce récit est atemporelle puisqu'il s'agit de se glisser dans la peau d'un garçon qui hait sa mère pour bien des raisons. on éprouve des les premières lignes une certaine sympathie pour Jean ( Brasse Bouillon) qui au fil du récit nous raconte l'histoire avec humour vivacité et hargne. le conflit mère fils est bien plus fort et diffèrent qu'avec n'importe quelle autre mère, Folcoche est abominable on arrive même a la détester au plus haut point. le personnage principal pousse un cri de révolte d'abord discret puis de plus en plus marqué en employant toutes ses forces pour piéger Folcoche, se défendre ou s'en débarrasser. Finalement c'est Jean qui a le dernier mot et on finit par un peu comprendre pourquoi Folcoche est comme ça. c'est une haine viscérale que se portent la mère et le fils une haine qui déchire les tripes, un sentiment très fort qui préserve de l'ennuie bien plus fort que l'amour ( comme le dit Jean dans le livre) on a rarement autant détesté un personnage ce qui est la force de ce bouquin.
    Autobiographique ou pas Bazin signe un classique digne de ce nom ou il arrive a transmettre parfaitement le sentiment de haine du narrateur. J'aime aussi l'image de la vipère au début et a la fin du livre qui prends toute son importance quand on fini la lecture. j'ai vu qu'il y avait une suite ou Mme Rezeau vieillissante montre enfin son amour a son fils devenu adulte après la mort de son mari me semble t-il, je ne sais pas si je le lirai un jour je pense que la force de ce livre ce sont les conflits, la révolte de l'enfant qui devient adolescent, le caractère abominable de Mme Rezeau...peut être un jour. un classique a lire !
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    • Livres 4.00/5
    Par Kejik, le 15 décembre 2014

    Kejik
    Trouvé dans une brocante, Vipère au poing était un livre dont j'avais énormément entendu parler, sans jamais trop m'y intéresser.
    Les classiques ne sont pas spécialement mon fort.
    Je suis bien contente de l'avoir lu.
    J'ai énormément apprécié l'analyse fine d'Hervé Bazin, par rapport aux autres, mais surtout par rapport à lui même. Dans cette autobiographie, il ne se donne pas le beau rôle, il ne cherche pas à larmoyer sur son sort : il est lucide sur les conséquences de son éducation et de sa personnalité.
    Par son expérience, il est bon de se souvenir que nous sommes justes humains, surtout dans notre société actuelle. Par là, j'entends que dans l'ère de plus en plus éthérée du multimédia, Vipère au poing traite des mêmes mal-êtres, colères et frustrations dans une société plus terre à terre et rustique.
    Une lecture intéressante, prenante, un style bien manié, agréable. Un très bon livre.
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Citations et extraits

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  • Par thedoc, le 15 décembre 2014

    L'homme doit vivre seul. Aimer, c'est abdiquer. Haïr, c'est s'affirmer.

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  • Par thedoc, le 15 décembre 2014

    Les plus sincères amitiés, les bonnes volontés, les tendresses à venir, je les soupçonnerai, je les découragerai, je les renierai.

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  • Par thedoc, le 15 décembre 2014

    On ne construit pas un bonheur sur les ruines d'une longue misère. Notre joie n'avait pas de boussole. Nous étions désorientés.

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  • Par thedoc, le 15 décembre 2014

    La haine, beaucoup plus encore que l'amour, ça occupe.

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  • Par Scriba, le 20 décembre 2009

    Cette vipère, ma vipère, dûment étranglée, mais surtout renaissante, je la brandis encore et je la brandirai toujours, quel que soit le nom qu'il te plaise de lui donner : haine, politique du pire, désespoir ou goût du malheur ! Cette vipère, ta vipère, je la brandis, je la secoue, je m'avance dans la vie avec ce trophée, effarouchant mon public, faisant le vide autour de moi. Merci ma mère ! Je suis celui qui marche, une vipère au poing.
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