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ISBN : 2253001457
Éditeur : Le Livre de Poche (1972)


Note moyenne : 3.66/5 (sur 2046 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Jean et ses frères retrouvent leurs parents, après une séparation liée au métier de leur père, professeur en Indochine. Mais la joie des retrouvailles est rapidement ternie : ils doivent faire face à une mère autoritaire et violente, dans un cadre familial strict et austère. Si la faim et le froid deviennent le quotidien des enfants, l’absence de toute tendresse et la violence physique sont plus pénibles encore. Leur marâtre Folcoche, ainsi que la surnomment les frères, les couvre de coups de fouets et d’humiliations. Rien ne semble pouvoir arrêter cet enfer, pas même le père, trop effacé, trop lâche peut-être. Jean ne pourra compter que sur sa ruse pour échapper à sa mère et quitter cette enfance, bien plus douloureuse qu’une morsure de vipère.


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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par missmolko1, le 28 mai 2012

    missmolko1
    Un classique à lire et à relire et je ne m'en lasse pas...
    Malheureusement ayant vu l'excellent film avec dans le rôle de Folcoche, Catherine Frot, ma lecture a été un peu gâché car il n'y avait plus beaucoup de surprise étant donné que le film est assez fidèle au roman.
    L'écriture d'Hervé Bazin m'a beaucoup plu et m'a rappelé la narration des films la gloire de mon père et le château de ma mère que je regardais quand j'étais enfant. (je serais sans doute la seule a faire cette comparaison mais c'est parfois agréable de se remémorer des souvenirs d'enfance à travers d'un livre).
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    • Livres 5.00/5
    Par 2605, le 02 octobre 2012

    2605
    Je me rappelle avoir lu, et relu, mais pas re-relu (ce qui friserait la lecture pathologique), ce roman à une époque où j'avais ma propre Folcoche sous le coude. Folcoche me faisant emblème de la marâtre, et là où le récit se fait plus cuisant c'est que cette Folcoche là est la propre mère du narrateur. Une lecture hautement jubilatoire donc, pour l'ado de base se trouvant ou s'étant trouvé dans le même terrarium que Brasse-bouillon, mais surtout une lecture insufflant l'espoir…Derrière les mots cinglants, et les scènes rudes, derrière l'espèce de combat psychologique entre dominant et résistant, une fenêtre sur la résistance de l'enfant. Ce qui ne tue pas rend plus fort certes, même si cela passe par des années parfois pour faire refluer le venin. On espère que l'écriture aura été puissamment libératrice pour l'auteur, elle offre en tout cas un témoignage fort et percutant, une lecture déculpabilisant peut-être aussi les sentiments familiaux, par la possibilité soulevée du récit, la lutte et l'affranchissement de rapports qui si filiales, pourtant nuisibles et malsains, faisant voler l'enfance en éclat et laissant une empreinte indélébile gravée dans l'écorce. Cela mériterait sans doute une relecture de ma part avec le recul du temps qui passe, mais cela reste dans mon souvenir une lecture à recommander aux plus et moins jeunes.
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    • Livres 5.00/5
    Par claudia_tros_cool, le 24 juin 2012

    claudia_tros_cool
    Ce livre que j'avais eu a lire dans le cadre scolaire il y a de ça deux ans, ça a été un véritable coup de coeur. déjà je trouve que malgré l'époque ( début du Xxème siècle) qui nous ai décrite ce récit est atemporelle puisqu'il s'agit de se glisser dans la peau d'un garçon qui hait sa mère pour bien des raisons. on éprouve des les premières lignes une certaine sympathie pour Jean ( Brasse Bouillon) qui au fil du récit nous raconte l'histoire avec humour vivacité et hargne. le conflit mère fils est bien plus fort et diffèrent qu'avec n'importe quelle autre mère, Folcoche est abominable on arrive même a la détester au plus haut point. le personnage principal pousse un cri de révolte d'abord discret puis de plus en plus marqué en employant toutes ses forces pour piéger Folcoche, se défendre ou s'en débarrasser. Finalement c'est Jean qui a le dernier mot et on finit par un peu comprendre pourquoi Folcoche est comme ça. c'est une haine viscérale que se portent la mère et le fils une haine qui déchire les tripes, un sentiment très fort qui préserve de l'ennuie bien plus fort que l'amour ( comme le dit Jean dans le livre) on a rarement autant détesté un personnage ce qui est la force de ce bouquin.
    Autobiographique ou pas Bazin signe un classique digne de ce nom ou il arrive a transmettre parfaitement le sentiment de haine du narrateur. J'aime aussi l'image de la vipère au début et a la fin du livre qui prends toute son importance quand on fini la lecture. j'ai vu qu'il y avait une suite ou Mme Rezeau vieillissante montre enfin son amour a son fils devenu adulte après la mort de son mari me semble t-il, je ne sais pas si je le lirai un jour je pense que la force de ce livre ce sont les conflits, la révolte de l'enfant qui devient adolescent, le caractère abominable de Mme Rezeau...peut être un jour. un classique a lire !
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    • Livres 5.00/5
    Par CDemassieux, le 07 septembre 2014

    CDemassieux
    Comme le précise Wikipedia, Vipère au poing est un roman « largement autobiographique ». de là, sans doute, cette violence de la rancœur s'interdisant le chagrin, comme un ultime défi à ce démon malfaisant qui, pour tout enfant, devrait au contraire être une bonne fée, suivant un raisonnement imagé simpliste mais vrai.
    Ce roman c'est l'amputation de l'amour originel, celui dédié à celle qui nous met au monde. La mère devient tortionnaire et les enfants, des prisonniers, avec Jean, le narrateur, en figure du rebelle en même temps que proie idéale du prédateur.
    Dès lors, ce n'est plus une vie de famille que nous lisons mais un combat dans lequel une tension meurtrière de part et d'autre s'installe. Et comme le bourreau ne saurait exister en tant que tel sans ses victimes, Folcoche – surnom de la mère qu'on ne peut plus désigner par le nom sacré de « Maman » – a besoin de la présence de sa progéniture, qu'elle traque sans relâche, jamais dérangée par un père insignifiant jusque dans l'absence.
    On pourrait, en convoquant la psychanalyse, parler de castration maternelle. Ce serait, à mon avis, faux : ce que vise Folcoche c'est l'anéantissement psychologique et physique des enfants, particulièrement Jean. Ce dernier aura d'ailleurs toutes les peines du monde à devenir un homme par la suite, racontée dans La mort du petit cheval, parce qu'on ne se construit pas facilement en marchant une Vipère au poing depuis l'enfance : on survit.
    Je dois à ce livre de m'avoir révélé que les mots avaient ce pouvoir salvateur de nous confronter à nos monstres du passé et les enfermer dans une prison de papier, de laquelle ils ne sortiraient plus pour nous hanter.
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    • Livres 3.00/5
    Par Claudepuret, le 09 mai 2013

    Claudepuret
    Un livre que j'ai lu pour la première fois au collège, et cette fois, sans contrainte aucune, c'est bien moi qui l'ai choisi, trouvé par hasard dans la bibliothèque familiale, en version livre de poche.
    J'ai accroché immédiatement à ce récit poignant, et j'ai du peine à imaginer que l'auteur ait pu vivre de telles situations.
    Véritable descente aux enfers, Vipère au poing a été adapté à l'écran à plusieurs reprises et les films complètent utilement le roman en lui conférant ne troisième dimension.
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Citations et extraits

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  • Par claudine42, le 26 novembre 2014

    Mais ton regard est entré dans le mien et ton jeu est entré dans mon jeu. Toujours en silence, toujours infiniment correct comme il convient, je te provoque avec une grande satisfaction : Je te cause, Folcoche, m'entends-tu ? oui tu m'entends. Alors je vais te dire : T'es moche ! tu as les cheveux secs, le menton mal foutu, tes oreilles sont trop grandes. T'es moche, ma mère. Et si tu savais comme je ne t'aime pas. Je te le dis avec la même sincerité que le " va, je ne te hais point " de Chimène, dont nous étudions en ce moment le Cornélien caractère. Moi, je ne t'aime pas. Je pourrais te dire que je te hais, mais ça serait moins fort. Oh ! tu peux durcir ton vert de prunelle, ton vert-de-gris de poison de regard. Moi, je ne baisserai pas les yeux.
    Une extrême violence, mais ... quel talent !
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  • Par Scriba, le 20 décembre 2009

    Cette vipère, ma vipère, dûment étranglée, mais surtout renaissante, je la brandis encore et je la brandirai toujours, quel que soit le nom qu'il te plaise de lui donner : haine, politique du pire, désespoir ou goût du malheur ! Cette vipère, ta vipère, je la brandis, je la secoue, je m'avance dans la vie avec ce trophée, effarouchant mon public, faisant le vide autour de moi. Merci ma mère ! Je suis celui qui marche, une vipère au poing.
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  • Par milado, le 07 janvier 2013

    Nous n'avions, en effet, jamais vu la mer, bien que La Baule ne se trouve qu'à cent kilomètres de la Belle Angerie. La famille estimait inutiles et même immorales les trempettes mondaines en eau salée, toute viande dehors. L'horreur du nu et tenace en Craonnais. La peur de l'eau également, tant qu'elle n'est pas bénite. L'éducation en vase clos - en ciboire, dira Frédie - ne permettait aucune fréquentation dangereuse. Chacun sait que sur les plages, on est obligé de se commettre plus ou moins avec les boutiquiers enrichis et la canaille des congés payés. Et puis, enfin, ça coûte cher.
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  • Par Scriba, le 20 décembre 2009

    J'entre à peine dans la vie et, grâce à toi, je ne crois plus à rien, ni à personne. [...]Celui qui n'a pas cru en sa mère, celui-là n'entrera pas dans le royaume de la terre. Toute foi me semble une duperie, toute autorité un fléau, toute tendresse un calcul. Les plus sincères amitiés, les bonnes volontés, les tendresses à venir, je les soupçonnerai, je les découragerai, je les renierai. L'homme doit vivre seul. Aimer, c'est s'abdiquer. Haïr, c'est s'affirmer. Je suis, je vis, j'attaque, je détruis.
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  • Par milado, le 11 janvier 2013

    Tu es né Rezeau, mais , par chance, on ne t'a pas appris l'amour de ce que tu es. Tu as trouvé à ton foyer la contre-mère dont les deux seins sont acides. La présure de la tendresse, qui fait cailler le lait dans l'estomac des enfants du bonheur, tu ne la connais pas. Toute la vie, tu vomiras cette enfance, tu la vomiras à la face de Dieu qui a osé tenter sur toi cette expérience. Que ce soit la haine ou que ce soit l'amour, disais-tu ? Non ! Que ce soit la haine !
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