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ISBN : 2253166863
Éditeur : Le Livre de Poche (2012)


Note moyenne : 3.36/5 (sur 824 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
" Au début, tout est beau, même vous. Vous n'en revenez pas d'être aussi amoureux. Pendant un an, la vie n'est qu'une succession de matins ensoleillés, même l'après-midi quand il neige. Vous écrivez des livres là-dessus. Vous vous mariez, le plus vite possible - pourquo... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Alwenn, le 05 décembre 2008

    Alwenn
    Comment ai-je pu attendre aussi longtemps avant de lire du Frédéric Beigbeder ? Je me pose encore la question depuis que j'ai terminé ce livre et qu'à chaque fois que je le regarde, encore posé sur ma table de chevet, j'ai envie de le rouvrir pour le relire (et cette envie de relire un livre est assez rare chez moi pour que je le souligne !)
    J'ai dévoré cette histoire désenchantée où se mêlent un humour grinçant, une ironie mordante et des constats d'une vérité à la fois accablante et légère.
    Beigbeder s'attache à démontrer que l'amour est chose bien incompréhensible, qui, de manière ontologique, échappe à la raison et qui subit les attaques d'un enchaînement hormonal et chimique du cerveau (ça fait froid dans le dos !)… Que celui qui ne se retrouvera pas dans ce qu'a décrit l'auteur me jette la première pierre !
    Personnellement, je me suis complètement retrouvée dans ce personnage de ma génération, trentenaire un peu désabusé qui aime, n'aime plus, aime à nouveau, doute mais vit, se détruit, vit encore et profite. La vie quoi. Avec toujours ce désir d'éprouver ce merveilleux sentiment - mais ô combien ténu -, qu'est la passion, ce sentiment fort qui fait souffrir mais qui nous fait tellement nous sentir en VIE.
    Le style est fluide, sans prétention mais d'une justesse dans les mots et dans le sens de l'expression qui m'a ravie. Nul doute que dès mon prochain tour à la librairie, je fais la razzia sur ses autres bouquins !
    Pour en revenir sur le thème de L'Amour dure trois ans, je suis intimement convaincue que cette génération de trentenaire (dans laquelle je m'inclus sans honte) est une génération qui demandera toujours beaucoup à l'amour. On veut le consommer comme on consomme de tout dans la société, et surtout n'en tirer que le meilleur. Alors qu'en matière d'alimentaire, la mode est au light, en amour, en revanche, on demande la folle passion, le sentiment fort, qui vous bouffe le cœur et les tripes, qui vous empêche de manger, de dormir, et qui vous donne votre passeport pour la vie dans toutes ses splendeurs et ses misères : aimer et souffrir. N'est-ce pas là le sens même du mot « passion » en latin ? Aimer et souffrir. Et cette souffrance nous permet de nous ancrer dans la réalité, dans la vie, d'une manière tellement empirique et physique que c'est dans cette souffrance même que l'on peut se sentir vivre. C'est du Stendhal moderne : la cristallisation du sentiment et la passion comme seul antidote au désenchantement de la vie.
    Certes, la question reste posée à la fin du roman : l'amour dure-t-il vraiment trois ans et faut-il toujours recommencer (si l'on ne peut accepter la perte de ce sentiment incroyable) ou peut-on espérer trouver quelqu'un qui nous permettra de surmonter cette routine du couple qui ronge les relations et avec qui l'amour-passion prendra définitivement ses quartiers ? le nœud du problème réside donc en une question simple : serons-nous d'éternels enfants en quête d'un sentiment qui par nature, nous échappera toujours dans le temps ou pourrons-nous mûrir assez pour accepter que l'amour, c'est aussi arrêter de courir les chimères et envisager une relation de couple comme un échange tendre et complice ? En gros, la passion et la tendresse sont-ils deux sentiments intrinsèquement différents ou sont-ils les deux faces d'une seule et même médaille qu'il faut oser retourner un jour ?
    Terminé le 13 mai 2007.
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    • Livres 2.00/5
    Par Gwen21, le 19 janvier 2013

    Gwen21
    Mon premier Beigbeder.
    Je ne sais pas pourquoi mais j'appréhendais un peu cette lecture comme on appréhende un dépucelage. J'étais tiraillée entre le désir de connaître enfin cet auteur si médiatisé, de toucher du bout des yeux cette littérature "tendance" et à la fois craintive devant cet inconnu qui a déjà accumulé tant de conquêtes. Restait à savoir si ces dernières étaient des "filles faciles" peu regardantes ou bien de véritables conquêtes à la "Madame de Tourvel"...
    Et bien, maintenant que c'est consommé, je peux me prononcer : une défloraison peu excitante voire passablement ennuyeuse. le style de Beigbeder est un subtil mélange de maîtrise rédactionnelle et de suffisance qui voile à peine son nom.
    L'auteur, alias Marc Marronnier (une usurpation d'identité à laquelle l'auteur renoncera d'ailleurs pour entièrement se révéler, épargnant au lecteur l'exercice périlleux de différencier l'auteur du narrateur), me semble être un être oisif tout à fait inintéressant qui cherche à se donner de l'importance et, pour ce faire, occupe ses loisirs dilettantes à se créer du charisme à défaut d'être réellement né beau et intelligent. Étalant sa culture comme de la confiture, croyant se découvrir du courage à employer des verbes comme "enculer" et "sucer", il a la prétention d'offrir à la Littérature avec un grand l'les offrandes expiatoires de sa vulgarité et de sa pseudo-philosophie de la vie. Son récit, à mon sens, n'est sauvé du ridicule que par sa fluidité, sa précision et son rythme.
    D'une part, je ne suis pas du tout d'accord avec sa théorie personnelle selon laquelle "L'Amour dure trois ans" et, d'autre part, je ne pense pas que Mr Beigbeder et moi ayons la même définition de ce qu'est l'Amour (avec un grand A là encore). Sur cette base, il est vrai que tous les deux nous commencions plutôt mal. le personnage de Marc Marronnier/Frédéric Beigbeder est suffisamment vain et imbu de lui-même pour que je considère avec beaucoup de recul son appréciation du plus noble sentiment pouvant être ressenti par l'être humain. Les ficelles utilisées par l'auteur me semblent bien faciles et tapageuses ; idéales pour vendre en librairie, insuffisantes selon moi pour faire de ce roman une oeuvre.
    Je ne peux pas affirmer que la lecture de L'Amour dure trois ans ne m'a apporté aucun plaisir. Non, je redis même que d'un point de vue stylistique c'est plutôt agréable; ça se lit en deux heures. Mais ça ne laisse vraiment que peu de traces dans mon esprit alors dans ma mémoire, vous pensez ! Cette manie flagrante qu'il prend à peine le soin de dissimuler de vouloir appuyer tout son "génie" (dont il est le premier convaincu) sur quelques tournures "choc", bien senties et bien écrites, ne suffit pas à marquer ce roman de la marque de l'art. Qu'il se consacre plutôt à écrire des scripts, je pense que ça lui ira mieux. Oui, mais, sans doute que ça ne lui apporterait pas assez de prestige dans les salons parisiens qu'il dénigre assez facilement bien qu'il leur doive tout son mérite. L'écrivain BoBo a beau jeu d'égratigner son milieu mais ce n'est pas l'emploi de quelques gros mots qui feront se pâmer ses professeurs de Louis-le-Grand. Ce n'est pas non plus l'invention de quelques concepts telle l'omnisexualité qui lui ouvrira les portes du Panthéon. Enfin, ce n'est pas le parfait naturel avec lequel il s'adonne aux partouzes et consomme de la dope qui fera de lui un grand écrivain. Oh, le vilain rebelle !
    Revenons pour conclure à l'oeuvre. Que celles et ceux qui lisent cette critique et apprécient les romans de Beigbeder ne pensent pas que je condamne l'auteur à perpétuité. Comme un amant maladroit lors d'un premier rendez-vous, il ne m'a simplement pas fait une grande impression mais qui a déjà vraiment profité de sa "première fois" ? Il est donc probable que je lui redonne un jour sa chance mais il faudra qu'il prenne la peine de vraiment me séduire et pas seulement celle de biffer mon nom sur la liste déjà longue de ses aventures.
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    • Livres 5.00/5
    Par Ellen-R, le 28 avril 2013

    Ellen-R
    Je vois qu'en postant cette critique, je vais à l'encontre des avis négatifs majoritaires sur ce petit bijou qu'est L'Amour dure trois ans, mais qu'à cela ne tienne... j'ai vraiment adoré.
    Non pas que je le considère comme de la grande littérature mais je le trouve bien écrit, plein d'humour, juste, vrai, touchant, fin, intelligent, riche et puis surtout je ne m'y attendais pas.
    Ce fut mon premier livre de Beigbeder, que je ne connaissais que de nom, et à vrai dire, si je le relisais aujourd'hui, je ne suis plus aussi sûre de porter le même jugement...
    Le bouquin parle des sentiments amoureux de Marc Maronnier, jeune trentenaire qui s'ennuie dans son couple. L'amour dure 3 ans, c'est la théorie qu'il a développé, partant d'un constat fataliste que les relations amoureuses ne peuvent s'épanouir au-delà de cette échéance. La passion dévore la première année. La deuxième se vit plutôt sur le mode de la tendresse. Dans la troisième, l'ennui annonce la fin de la relation. Et force est de constater que malgré ce constat pessimiste, il y'a une certaine part de vérité...
    Beigbeder y trouve véritablement son style, avec des formules inimitables, des formules dont il a incontestablement le sens, et c'est là qu'il sonne le plus juste, le plus sincère. Il manie habilement le comique et le tragique et nous prouve qu'il est pétri de sensibilité... pour notre plus grand plaisir.
    D'ici à dire que s'il n'y a qu'un livre de Beigbeder à lire ce serait celui-ci, il n'y a qu'un pas que je franchis allègrement.
    Il s'inscrit parfaitement dans l'air du temps, et l'auteur est tour à tour plat ou poétique, désillusionné ou amoureux avide, dur ou tendre. Paradoxe des paradoxes, il nous dit des choses déchirantes sur un ton désinvolte
    Il assène ses vérités sur l'amour et casse tous nos rêves de conte de fées. Il est caustique, grinçant mais nous fait sourire avec des propos dont le fond est pourtant accablant.
    Et avec pour clore le tout, sans doute ce qui m'a le plus marquée, une petite note d'espoir qui rend de bonne humeur quand on referme le livre.
    L'Amour dure trois ans est donc à lire, vraiment.
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    • Livres 2.00/5
    Par cicou45, le 07 mars 2013

    cicou45
    J'avais depuis longtemps envie de découvrir Frédéric Beigbeder, l'homme qui défraie les chroniques, l'homme qui n'a pas sa langue dans sa poche et encore moins sa plume et bien voilà, c'est chose faite. Que dire après cette lecture ? Tout simplement que je comprends mieux pourquoi j'ai attendu aussi longtemps avant de le lire car, ici, grosse déception. J'aurais peut-être mieux fait de commencer ma lecture par "99 francs" mais bon, je voulais lire cet ouvrage maintenant car je vais bientôt fêter mes trois ans de mariage, cela me paraissait symbolique et si il y a bien une chose que je voudrais dire à l'auteur, c'est que je ne suis absolument pas d'accord avec son personnage, Marc Marronnier, comme lui même s'en rend compte d'ailleurs à la fin de l'ouvrage en découvrant l'Amour avec Alice (amour avec un grand A).
    Même si je reconnais une certaine qualité de l'écriture, j'ai trouvé cet ouvrage un peu vulgaire et uniquement basé sur le sexe.
    Le roman est suivi du scénario du film dans lequel on retrouve pas mal de divergences, même si le fonds reste le même. Je suis néanmoins contente d'avoir découvert cet ouvrage car c'était quelque chose que je voulais lire. Pour les curieux, à découvrir !
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    • Livres 1.00/5
    Par Lenora, le 30 juillet 2012

    Lenora
    " Je pense à toi tout le temps. Je pense à toi le matin, en marchant dans le froid. Je fais exprès de marcher lentement pour pouvoir penser à toi plus longtemps. Je pense à toi le soir, quand tu me manques au milieu des fêtes, où je me saoule pour penser à autre chose qu'à toi, avec l'effet contraire. Je pense à toi quand je te vois et aussi quand je ne te vois pas. J'aimerais tant faire autre chose que penser à toi mais je n'y arrive pas. Si tu connais un truc pour t'oublier, fais le moi savoir. Je viens de passer le pire week end de ma vie. Jamais personne ne m'a manqué comme ça. Sans toi, ma vie est une salle d'attente. Qu'y a-t-il de plus affreux qu'une salle d'attente d'hôpital, avec son éclairage au néon et le linoléum par terre? Est-ce humain de me faire ça? En plus, dans ma salle d'attente, je suis seul, il n'y a pas d'autres blessés graves avec du sang qui coule pour me rassurer, ni de magasines sur une table basse pour me distraire, ni de distributeurs de tickets numérotés pour espérer que mon attente prendra fin. J'ai très mal au ventre et personne ne me soigne. Etre amoureux c'est cela: un mal de ventre dont le seul remède, c'est toi. J'ignorais que ton prénom prendrait tant de place dans ma vie. "
    Voilà le passage du roman qui m'a poussé à le lire. Les phrases étaient belles, bien tournées et les métaphores bien trouvées. le résumé avait l'air encourageant : l'auteur part d'une certaine noirceur de déception, de regret et de culpabilité mais avec une touche d'espoir. On s'attend donc à une nouvelle belle histoire qui surpassera la précédente.
    Mais j'ai vite désenchanté.
    Le roman porte son sujet sur l'amour. Autant j'ai toujours su et connu les mauvais côtés de ce sentiment, autant je ne bannirai jamais avec autant de ferveur les bons côtés qu'il possède. Je ne chercherai jamais à le dénigrer par des statistiques et des impressions aussi fatalistes. L'amour, ce n'est pas tout rose, certes, mais il n'en est pas moins tout noir.
    Au fil de la lecture j'ai été prise par l'arrogance de l'auteur à vouloir faire la leçon en prétextant que ceux qui étaient contre son idée étaient dans l'erreur ou se pavaner dans l'illusion. Je n'ai rien contre les auteurs aussi sûr de soi, bien au contraire, mais quand ils ont des bons arguments en leur faveur ou une certaines connaissance dans le domaine. Frédéric Beigbeder n'est qu'un jeune homme qui manque d'expérience et qui crie haut et fort une philosophie qui ne peut pas être aussi prévisible.
    Après oui, ceci est un roman. Mais ça n'empêche pas de romancer dans une nuance plus lumineuse et moins catégorique.
    L'esprit du livre a fini par me désespérer, et sans y avoir une utilité. Surtout si tout au long des pages il dit une maxime pour finalement la contredire les deux dernières pages. Hormis pour cracher sur l'amour lorsqu'on n'a pas la chance de le rencontrer, je ne vois aucun intérêt à lire "L'AMOUR DURE TROIS ANS".
    Pour les structures, la forme et la richesse des mots, je suis mitigée.
    De nombreuses bonnes tournures de phrases, mais mélanger à une familiarité et vulgarité qui n'entre pas souvent dans la situation et l'ambiance du texte. le vocabulaire ne se répète pas, alors lire le récit n'est pas désagréable de ce côté. D'ailleurs, la lecture en elle-même n'est pas compliquée.
    Un livre simple, mais sans plus. Et personnellement, cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un roman aussi décevant après une aussi grande attenante...
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Citations et extraits

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  • Par x-Kah-mi, le 21 décembre 2010

    Je pense à toi tout le temps. Je pense à toi le matin, en marchant dans le froid. Je fais exprès de marcher lentement pour pouvoir penser à toi plus longtemps. Je pense à toi le soir, quand tu me manques au milieu des fêtes, où je me saoule pour penser à autre chose qu'à toi, avec l'effet contraire. Je pense à toi quand je te vois et aussi quand je ne te vois pas. J'aimerais tant faire autre chose que penser à toi mais je n'y arrive pas. Si tu connais un truc pour t'oublier, fais le moi savoir. Je viens de passer le pire week end de ma vie. Jamais personne ne m'a manqué comme ça. Sans toi, ma vie est une salle d'attente. Qu'y a-t-il de plus affreux qu'une salle d'attente d'hôpital, avec son éclairage au néon et le linoléum par terre? Est-ce humain de me faire ça? En plus, dans ma salle d'attente, je suis seul, il n'y a pas d'autres blessés graves avec du sang qui coule pour me rassurer, ni de magasines sur une table basse pour me distraire, ni de distributeurs de tickets numérotés pour espérer que mon attente prendra fin. J'ai très mal au ventre et personne ne me soigne. Etre amoureux c'est cela: un mal de ventre dont le seul remède, c'est toi. J'ignorais que ton prénom prendrait tant de place dans ma vie.
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  • Par x-Kah-mi, le 21 décembre 2010

    La première année, au début, tout est beau, même vous. Vous n'en revenez pas d'être aussi amoureux. Chaque jour apporte sa légère cargaison de miracles. Personne sur Terre n'a jamais connu autant de plaisir. Le bonheur existe, et il est simple: c'est un visage. L'univers sourit. Pendant un an, la vie n'est qu'une succession de matins ensoleillés, même l'après-midi quand il neige. Vous écrivez des livres là-dessus. Vous vous mariez, le plus vite possible - pourquoi réfléchir quand on est heureux ?
    Penser rend triste; c'est la vie qui doit l'emporter.

    La deuxième année, les choses commencent à changer. Vous êtes devenu tendre. Vous êtes fier de la complicité qui s'est établie dans votre couple. Vous comprenez votre femme "à demi-mot"; quelle joie de ne faire qu'un. Dans la rue, on prend votre épouse pour votre sœur : cela vous flatte mais déteint sur vous. Vous faites l'amour de moins en moins souvent et vous croyez que ce n'est pas grave. Vous êtes persuadé que chaque jour solidifie votre amour alors que la fin du monde est pour bientôt. Vous défendez le mariage devant vos copains célibataires qui ne vous reconnaissent plus. Vous-mêmes, êtes-vous sûrs de bien vous reconnaître, quand vous récitez la leçon apprise par coeur, en vous retenant de regarder les demoiselles fraîches qui éclairent la rue ?

    La troisième année, vous ne vous retenez plus de regarder les demoiselles fraîches qui éclairent la rue. Vous ne parlez plus à votre femme. Vous passez des heures au restaurant avec elle à écouter ce que racontent les voisins de table. Vous sortez de plus en plus souvent : ça vous donne une excuse pour ne plus toucher. Vient bientôt le moment où vous ne pouvez plus supporter votre épouse une seconde de plus, puisque vous êtes tombé amoureux d'une autre.
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  • Par sweetlullaby, le 21 décembre 2010

    L'amour est une catastrophe magnifique: savoir que l'on fonce dans un mur et accélérer quand même; courir à sa perte, le sourire aux lèvres; attendre avec curiosité le moment où cela va foirer. L'amour est la seule déception programmée, le seul malheur prévisible dont on redemande.

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  • Par some-books, le 03 juin 2010

    On se fera la bise comme de vieux amis. On ira boire un café ensemble comme si la Terre ne venait pas de s'écrouler. Autour de nous les gens continueront de vivre. On bavardera d'un ton badin, puis, quand on se séparera, l'air de rien, ce sera pour toujours. 'Au revoir' sera le dernier mensonge.

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  • Par some-books, le 03 juin 2010

    L'amour dure le temps qu'il doit durer. Mais si tu veux qu'il dure, je crois qu'il faut apprendre à s'ennuyer bien. Il faut trouver la personne avec qui l'on a envie de s'emmerder. Puisque la passion éternelle n'existe pas, recherchons au moins un ennui agréable.

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