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ISBN : 2070414574
Éditeur : Gallimard (2001)

Note moyenne : 3.28/5 (sur 1646 notes)
Résumé :
" Au début, tout est beau, même vous. Vous n'en revenez pas d'être aussi amoureux. Pendant un an, la vie n'est qu'une succession de matins ensoleillés, même l'après-midi quand il neige. Vous écrivez des livres là-dessus. Vous vous mariez, le plus vite possible - pourquoi réfléchir quand on est heureux ? La deuxième année, les choses commencent à changer. Vous êtes devenu tendre. Vous faites l'amour de moins en moins souvent et vous croyez que ce n'est pas grave. Vou... >Voir plus
Critiques, Analyses & Avis (141) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
Gwen2119 janvier 2013
  • Livres 2.00/5
Mon premier Beigbeder.
Je ne sais pas pourquoi mais j'appréhendais un peu cette lecture comme on appréhende un dépucelage. J'étais tiraillée entre le désir de connaître enfin cet auteur si médiatisé, de toucher du bout des yeux cette littérature "tendance" et à la fois craintive devant cet inconnu qui a déjà accumulé tant de conquêtes. Restait à savoir si ces dernières étaient des "filles faciles" peu regardantes ou bien de véritables conquêtes à la "Madame de Tourvel"...
Et bien, maintenant que c'est consommé, je peux me prononcer : une défloraison peu excitante voire passablement ennuyeuse. le style de Beigbeder est un subtil mélange de maîtrise rédactionnelle et de suffisance qui voile à peine son nom.
L'auteur, alias Marc Marronnier (une usurpation d'identité à laquelle l'auteur renoncera d'ailleurs pour entièrement se révéler, épargnant au lecteur l'exercice périlleux de différencier l'auteur du narrateur), me semble être un être oisif tout à fait inintéressant qui cherche à se donner de l'importance et, pour ce faire, occupe ses loisirs dilettantes à se créer du charisme à défaut d'être réellement né beau et intelligent. Étalant sa culture comme de la confiture, croyant se découvrir du courage à employer des verbes comme "enculer" et "sucer", il a la prétention d'offrir à la Littérature avec un grand l'les offrandes expiatoires de sa vulgarité et de sa pseudo-philosophie de la vie. Son récit, à mon sens, n'est sauvé du ridicule que par sa fluidité, sa précision et son rythme.
D'une part, je ne suis pas du tout d'accord avec sa théorie personnelle selon laquelle "l'amour dure trois ans" et, d'autre part, je ne pense pas que Mr Beigbeder et moi ayons la même définition de ce qu'est l'Amour (avec un grand A là encore). Sur cette base, il est vrai que tous les deux nous commencions plutôt mal. le personnage de Marc Marronnier/Frédéric Beigbeder est suffisamment vain et imbu de lui-même pour que je considère avec beaucoup de recul son appréciation du plus noble sentiment pouvant être ressenti par l'être humain. Les ficelles utilisées par l'auteur me semblent bien faciles et tapageuses ; idéales pour vendre en librairie, insuffisantes selon moi pour faire de ce roman une oeuvre.
Je ne peux pas affirmer que la lecture de "L'Amour dure trois ans" ne m'a apporté aucun plaisir. Non, je redis même que d'un point de vue stylistique c'est plutôt agréable; ça se lit en deux heures. Mais ça ne laisse vraiment que peu de traces dans mon esprit alors dans ma mémoire, vous pensez ! Cette manie flagrante qu'il prend à peine le soin de dissimuler de vouloir appuyer tout son "génie" (dont il est le premier convaincu) sur quelques tournures "choc", bien senties et bien écrites, ne suffit pas à marquer ce roman de la marque de l'art. Qu'il se consacre plutôt à écrire des scripts, je pense que ça lui ira mieux. Oui, mais, sans doute que ça ne lui apporterait pas assez de prestige dans les salons parisiens qu'il dénigre assez facilement bien qu'il leur doive tout son mérite. L'écrivain BoBo a beau jeu d'égratigner son milieu mais ce n'est pas l'emploi de quelques gros mots qui feront se pâmer ses professeurs de Louis-le-Grand. Ce n'est pas non plus l'invention de quelques concepts telle l'omnisexualité qui lui ouvrira les portes du Panthéon. Enfin, ce n'est pas le parfait naturel avec lequel il s'adonne aux partouzes et consomme de la dope qui fera de lui un grand écrivain. Oh, le vilain rebelle !
Revenons pour conclure à l'oeuvre. Que celles et ceux qui lisent cette critique et apprécient les romans de Beigbeder ne pensent pas que je condamne l'auteur à perpétuité. Comme un amant maladroit lors d'un premier rendez-vous, il ne m'a simplement pas fait une grande impression mais qui a déjà vraiment profité de sa "première fois" ? Il est donc probable que je lui redonne un jour sa chance mais il faudra qu'il prenne la peine de vraiment me séduire et pas seulement celle de biffer mon nom sur la liste déjà longue de ses aventures.
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Alwenn
Alwenn05 décembre 2008
  • Livres 5.00/5
Comment ai-je pu attendre aussi longtemps avant de lire du Frédéric Beigbeder ? Je me pose encore la question depuis que j'ai terminé ce livre et qu'à chaque fois que je le regarde, encore posé sur ma table de chevet, j'ai envie de le rouvrir pour le relire (et cette envie de relire un livre est assez rare chez moi pour que je le souligne !)
J'ai dévoré cette histoire désenchantée où se mêlent un humour grinçant, une ironie mordante et des constats d'une vérité à la fois accablante et légère.
Beigbeder s'attache à démontrer que l'amour est chose bien incompréhensible, qui, de manière ontologique, échappe à la raison et qui subit les attaques d'un enchaînement hormonal et chimique du cerveau (ça fait froid dans le dos !)… Que celui qui ne se retrouvera pas dans ce qu'a décrit l'auteur me jette la première pierre !
Personnellement, je me suis complètement retrouvée dans ce personnage de ma génération, trentenaire un peu désabusé qui aime, n'aime plus, aime à nouveau, doute mais vit, se détruit, vit encore et profite. La vie quoi. Avec toujours ce désir d'éprouver ce merveilleux sentiment - mais ô combien ténu -, qu'est la passion, ce sentiment fort qui fait souffrir mais qui nous fait tellement nous sentir en VIE.
Le style est fluide, sans prétention mais d'une justesse dans les mots et dans le sens de l'expression qui m'a ravie. Nul doute que dès mon prochain tour à la librairie, je fais la razzia sur ses autres bouquins !
Pour en revenir sur le thème de L'amour dure trois ans, je suis intimement convaincue que cette génération de trentenaire (dans laquelle je m'inclus sans honte) est une génération qui demandera toujours beaucoup à l'amour. On veut le consommer comme on consomme de tout dans la société, et surtout n'en tirer que le meilleur. Alors qu'en matière d'alimentaire, la mode est au light, en amour, en revanche, on demande la folle passion, le sentiment fort, qui vous bouffe le coeur et les tripes, qui vous empêche de manger, de dormir, et qui vous donne votre passeport pour la vie dans toutes ses splendeurs et ses misères : aimer et souffrir. N'est-ce pas là le sens même du mot « passion » en latin ? Aimer et souffrir. Et cette souffrance nous permet de nous ancrer dans la réalité, dans la vie, d'une manière tellement empirique et physique que c'est dans cette souffrance même que l'on peut se sentir vivre. C'est du Stendhal moderne : la cristallisation du sentiment et la passion comme seul antidote au désenchantement de la vie.
Certes, la question reste posée à la fin du roman : l'amour dure-t-il vraiment trois ans et faut-il toujours recommencer (si l'on ne peut accepter la perte de ce sentiment incroyable) ou peut-on espérer trouver quelqu'un qui nous permettra de surmonter cette routine du couple qui ronge les relations et avec qui l'amour-passion prendra définitivement ses quartiers ? le noeud du problème réside donc en une question simple : serons-nous d'éternels enfants en quête d'un sentiment qui par nature, nous échappera toujours dans le temps ou pourrons-nous mûrir assez pour accepter que l'amour, c'est aussi arrêter de courir les chimères et envisager une relation de couple comme un échange tendre et complice ? En gros, la passion et la tendresse sont-ils deux sentiments intrinsèquement différents ou sont-ils les deux faces d'une seule et même médaille qu'il faut oser retourner un jour ?
Terminé le 13 mai 2007.
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cicou45
cicou4507 mars 2013
  • Livres 2.00/5
J'avais depuis longtemps envie de découvrir Frédéric Beigbeder, l'homme qui défraie les chroniques, l'homme qui n'a pas sa langue dans sa poche et encore moins sa plume et bien voilà, c'est chose faite. Que dire après cette lecture ? Tout simplement que je comprends mieux pourquoi j'ai attendu aussi longtemps avant de le lire car, ici, grosse déception. J'aurais peut-être mieux fait de commencer ma lecture par "99 francs" mais bon, je voulais lire cet ouvrage maintenant car je vais bientôt fêter mes trois ans de mariage, cela me paraissait symbolique et si il y a bien une chose que je voudrais dire à l'auteur, c'est que je ne suis absolument pas d'accord avec son personnage, Marc Marronnier, comme lui même s'en rend compte d'ailleurs à la fin de l'ouvrage en découvrant l'Amour avec Alice (amour avec un grand A).
Même si je reconnais une certaine qualité de l'écriture, j'ai trouvé cet ouvrage un peu vulgaire et uniquement basé sur le sexe.
Le roman est suivi du scénario du film dans lequel on retrouve pas mal de divergences, même si le fonds reste le même. Je suis néanmoins contente d'avoir découvert cet ouvrage car c'était quelque chose que je voulais lire. Pour les curieux, à découvrir !
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Lenora
Lenora30 juillet 2012
  • Livres 1.00/5
" Je pense à toi tout le temps. Je pense à toi le matin, en marchant dans le froid. Je fais exprès de marcher lentement pour pouvoir penser à toi plus longtemps. Je pense à toi le soir, quand tu me manques au milieu des fêtes, où je me saoule pour penser à autre chose qu'à toi, avec l'effet contraire. Je pense à toi quand je te vois et aussi quand je ne te vois pas. J'aimerais tant faire autre chose que penser à toi mais je n'y arrive pas. Si tu connais un truc pour t'oublier, fais le moi savoir. Je viens de passer le pire week end de ma vie. Jamais personne ne m'a manqué comme ça. Sans toi, ma vie est une salle d'attente. Qu'y a-t-il de plus affreux qu'une salle d'attente d'hôpital, avec son éclairage au néon et le linoléum par terre? Est-ce humain de me faire ça? En plus, dans ma salle d'attente, je suis seul, il n'y a pas d'autres blessés graves avec du sang qui coule pour me rassurer, ni de magasines sur une table basse pour me distraire, ni de distributeurs de tickets numérotés pour espérer que mon attente prendra fin. J'ai très mal au ventre et personne ne me soigne. Etre amoureux c'est cela: un mal de ventre dont le seul remède, c'est toi. J'ignorais que ton prénom prendrait tant de place dans ma vie. "
Voilà le passage du roman qui m'a poussé à le lire. Les phrases étaient belles, bien tournées et les métaphores bien trouvées. le résumé avait l'air encourageant : l'auteur part d'une certaine noirceur de déception, de regret et de culpabilité mais avec une touche d'espoir. On s'attend donc à une nouvelle belle histoire qui surpassera la précédente.
Mais j'ai vite désenchanté.
Le roman porte son sujet sur l'amour. Autant j'ai toujours su et connu les mauvais côtés de ce sentiment, autant je ne bannirai jamais avec autant de ferveur les bons côtés qu'il possède. Je ne chercherai jamais à le dénigrer par des statistiques et des impressions aussi fatalistes. L'amour, ce n'est pas tout rose, certes, mais il n'en est pas moins tout noir.
Au fil de la lecture j'ai été prise par l'arrogance de l'auteur à vouloir faire la leçon en prétextant que ceux qui étaient contre son idée étaient dans l'erreur ou se pavaner dans l'illusion. Je n'ai rien contre les auteurs aussi sûr de soi, bien au contraire, mais quand ils ont des bons arguments en leur faveur ou une certaines connaissance dans le domaine. Frédéric Beigbeder n'est qu'un jeune homme qui manque d'expérience et qui crie haut et fort une philosophie qui ne peut pas être aussi prévisible.
Après oui, ceci est un roman. Mais ça n'empêche pas de romancer dans une nuance plus lumineuse et moins catégorique.
L'esprit du livre a fini par me désespérer, et sans y avoir une utilité. Surtout si tout au long des pages il dit une maxime pour finalement la contredire les deux dernières pages. Hormis pour cracher sur l'amour lorsqu'on n'a pas la chance de le rencontrer, je ne vois aucun intérêt à lire "L'amour dure trois ans".
Pour les structures, la forme et la richesse des mots, je suis mitigée.
De nombreuses bonnes tournures de phrases, mais mélanger à une familiarité et vulgarité qui n'entre pas souvent dans la situation et l'ambiance du texte. le vocabulaire ne se répète pas, alors lire le récit n'est pas désagréable de ce côté. D'ailleurs, la lecture en elle-même n'est pas compliquée.
Un livre simple, mais sans plus. Et personnellement, cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un roman aussi décevant après une aussi grande attenante...
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colimasson
colimasson11 août 2011
  • Livres 3.00/5
Avec L'amour dure trois ans, Beigbeder nous fait encore la démonstration de son talent d'ex-publicitaire. L'amour dure trois ans, vraiment ? Et après ça, qu'est-ce qu'on trouve ? Beigbeder répond à son lecteur sur le même ton mordant mais toutefois désenchanté qui avait fait sa marque de fabrique dans 99F.
« Un moustique dure une journée, une rose trois jours. Un chat dure treize ans, l'amour trois. C'est comme ça. Il y a d'abord une année de passion, puis une année de tendresse et enfin une année d'ennui. »
C'est irrémédiable, on ne peut rien y faire, et après un nouveau divorce avec la femme qu'il s'était promis d'aimer, Marc Marronnier (derrière qui se cache Beigbeder) décide de faire du titre de son livre son nouvel adage. Plus de déceptions maintenant, c'est promis : en sachant dès le début que toute nouvelle passion sera périmée au bout de trois ans, il espère ne plus jamais s'effondrer à chaque nouvelle séparation. Et c'est avec cette idée en tête que Marc se lance dans une nouvelle histoire, déployant toute l'ambivalence de ses sentiments : celle-ci, il en est sûr, c'est la femme de sa vie, mais ça ne durera pas plus de trois ans…
« Après trois ans, un couple doit se quitter, se suicider, ou faire des enfants, ce qui sont trois façons d'entériner sa fin. »
La première partie du livre est mordante à souhait. Beigbeder démonte toutes les hypocrisies de la vie matrimoniale et fait ressurgir, avec une honnêteté dans laquelle chacun pourra se retrouver à un moment ou à un autre, tous les travers de la vie en couple.
« Je me suis mis à repousser la main d'Anne sans arrêt. Elle me prenait gentiment la main, ou le bras, ou bien posait sa main sur ma cuisse quand nous regardions la télé, et moi que voyais-je ? Une main molle, blanchâtre, avec la consistance d'un gant Mappa. Je frissonnais de dégoût. C'était comme si elle posait un poulpe sur moi. »
Au fil des pages et de ses rencontres, Beigbeder étaye quelque peu sa vision des choses. Il prend du recul et commence à accepter l'idée d'une vie commune qui ne peut pas être passionnée et enivrante tous les jours. A travers la dénonciation d'une société qui prône l'apparence du bonheur avant le bonheur lui-même, la jouissance de tous les instants et l'impossibilité du malheur, Beigbeder détruit l'idéal de l'amour tel qu'on le lui a imposé pour mieux réfléchir à ce qu'il attend vraiment de la vie en couple.
« Plus on cherche à être passionné et plus on est déçu quand ça s'arrête. Ce qu'il faut, c'est chercher l'ennui, comme ça tu seras toujours surpris de ne pas te faire chier. La passion ne peut pas être « institutionnelle », c'est l'ennui qui doit être la normale –et la passion une cerise sur le gâteau. »
« Autrefois, les mariages résistaient à ce genre de passades. Aujourd'hui les mariages sont des passades. La société dans laquelle nous sommes nés repose sur l'égoïsme. Les sociologues nomment cela l'individualisme alors qu'il y a un mot plus simple : nous vivons dans la société de la solitude. Il n'y a plus de familles, plus de villages, plus de Dieu. Nos aînés nous ont délivrés de toutes ces oppressions et à la place ils ont allumé la télévision. Nous sommes abandonnés à nous-mêmes, incapables de nous intéresser à quoi que ce soit d'autre que notre nombril. »
Les réflexions sont parfois un peu faciles et semblent couler de source, mais même si Beigbeder n'invente rien, cela fait toujours du bien de relire des vérités premières.
Malheureusement, la dernière partie du livre s'embourbe dans un ton mielleux plutôt étonnant pour l'écrivain. Tout à fait surprenant (dans le mauvais sens) Beigbeder se met à nous conter son histoire de prince et de princesse charmants évoluant au milieu des prés en fleurs, riant et s'ébattant dans la paille avant de regarder un coucher du soleil en sirotant un cocktail… Ceci sans ironie aucune, cette idylle d'êtres humains à la Adam et Eve –sans aucunes contraintes d'ordre familial, professionnel, social ou quelconque…- seulement menacée par le spectre des trois ans…
Alors bon, oui, d'accord, ça peut faire du bien de lire un Beigbeder qui, pour une fois, ne tape pas sur tout comme un gamin énervé, mais quand même, cette histoire est un peu trop con pour qu'on y croie. Et comme je préfère Beigbeder en méchant publicitaire plutôt qu'en gentil conteur de fées, je préfère n'en retenir que les passages les plus truculents… :
« Voilà un test très simple pour savoir si vous êtes amoureux : si au bout de quatre ou cinq heures sans votre maîtresse, celle-ci se met à vous manquer, c'est que vous n'êtes pas amoureux –si vous l'étiez, dix minutes de séparation auraient suffi à rendre votre vie rigoureusement insupportable. »
« […] faire l'amour est tellement plus agréable quand on est amoureux. Cela donne aux femmes l'impression que les préliminaires durent plus longtemps, et aux hommes l'impression qu'ils passent plus vite. »
"Il n'y a pas de femme moche, il n'y a que des verres de vodka trop petits."
« A part une casserole de lait qui déborde, il n'y a pas grand-chose sur terre de plus sinistre que moi. »
A bon entendeur !
Lien : http://colimasson.over-blog.com/article-l-amour-..
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Citations & extraits (385) Voir plus Ajouter une citation
SIBYLLIN13SIBYLLIN1308 février 2016
Il y eut beaucoup de rendez-vous clandestins place Dauphine. Beaucoup de dîners planqués chez Paul ou au Delfino. D'innombrables heures volées aux après-midi à l'hôtel Henri-VI. A force, le réceptionniste nous connaissait si bien qu'il nous épargnait son sourire complice et la question fatidique : "Pas de bagages, Messieurs-Dames ?" car notre chambre était réservée au mois. La chambre 32. Elle sentait l'amour quand nous la quittions.

Entre les orgasmes, je ne pouvais m'empêcher de t'interroger.

-Bon sang, Alice, je t'aime de la plante des pieds jusqu'à la pointe des cheveux. Où est-ce qu'on va comme ça ?

- Je ne sais pas;

- Tu crois que tu vas le quitter, Antoine ?

- Je sais pas.

- Tu veux qu'on vive ensemble ?

- Je sais pas.

- Tu préfères qu'on reste amants ?

- Je ne sais pas.

- Mais qu'est-ce qu'on va devenir, bordel ,

- Je sais pas.

- Pourquoi tu dis tout le temps "Je sais pas" ?

- Je sais pas.

J'étais trop rationnel. "Je sais pas" était une phrase que j'allais entendre souvent, je sentais que j'avais plutôt intérêt à m'y habituer.

Pourtant il m'arrivait de perdre tout sang-froid :

- Quitte-le ! QUITTE-LE !

- Arrête ! ARRÊTE DE ME LE DEMANDER !

- Divorce comme moi, MERDE !

- Jamais de la vie. Tu me fais trop peur, je te l'ai toujours dit. Notre amour est beau, parce qu'il est impossible, tu le sais très bien. Le jour où je serai disponible, tu ne seras plus amoureux de moi.

- FAUX ! FAUX ! ARCHI-FAUX !

Mais au fond de moi-même, je craignais qu'elle ne dise vrai. J'étais fou d'elle parce qu'elle m'échappait. Les sourds et les malentendants dialoguaient mieux que nous.











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MelleMyosotisMelleMyosotis27 janvier 2016
L’amour dure le temps qu’il doit durer, ça m’est égal. Mais si tu veux qu’il dure, je crois qu’il faut apprendre à s’ennuyer bien. Il faut trouver la personne avec qui l’on a envie de s’emmerder. Puisque la passion éternelle n’existe pas, recherchons au moins un ennui agréable.
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x-Kah-mix-Kah-mi21 décembre 2010
Je pense à toi tout le temps. Je pense à toi le matin, en marchant dans le froid. Je fais exprès de marcher lentement pour pouvoir penser à toi plus longtemps. Je pense à toi le soir, quand tu me manques au milieu des fêtes, où je me saoule pour penser à autre chose qu'à toi, avec l'effet contraire. Je pense à toi quand je te vois et aussi quand je ne te vois pas. J'aimerais tant faire autre chose que penser à toi mais je n'y arrive pas. Si tu connais un truc pour t'oublier, fais le moi savoir. Je viens de passer le pire week end de ma vie. Jamais personne ne m'a manqué comme ça. Sans toi, ma vie est une salle d'attente. Qu'y a-t-il de plus affreux qu'une salle d'attente d'hôpital, avec son éclairage au néon et le linoléum par terre? Est-ce humain de me faire ça? En plus, dans ma salle d'attente, je suis seul, il n'y a pas d'autres blessés graves avec du sang qui coule pour me rassurer, ni de magasines sur une table basse pour me distraire, ni de distributeurs de tickets numérotés pour espérer que mon attente prendra fin. J'ai très mal au ventre et personne ne me soigne. Etre amoureux c'est cela: un mal de ventre dont le seul remède, c'est toi. J'ignorais que ton prénom prendrait tant de place dans ma vie.
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MelleMyosotisMelleMyosotis27 janvier 2016
Marc, je vais te donner un tuyau pour tes rapports avec tes prochaines femmes. Il faut que tu apprennes à te mettre à leur place.
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MelleMyosotisMelleMyosotis27 janvier 2016
J’ai très mal au ventre, et personne ne me soigne. Être amoureux, c’est cela : un mal de ventre dont le seul remède, c’est toi.
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