ISBN : 2253111821
Éditeur : L.G.F.


Note moyenne : 3.3/5 (sur 163 notes) Ajouter à mes livres
" Tu t'attendais à quoi ? Je lui ai dit. Tu crois que ça va être facile de me quitter ? Tu crois que je vais te laisser faire comme ça ? J'ai lancé le cadre par terre, le verre s'est brisé mais comme c'était pas assez, j'ai bondi du lit et j'ai déchiré la photo, celle q... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 1.00/5
    Par sassenach, le 09 décembre 2010

    sassenach
    Louise vient de perdre sa grand-mère mais elle n'arrive pas à pleurer malgré sa tristesse. Il faut dire que peu de temps auparavant, son divorce l'a beaucoup ébranlée car son mari l'a quitté pour une autre femme que Louise trouve plus glamour qu'elle mais aussi plus cruelle et sans coeur. Qui plus est, la jeune femme a du mal à gérer le cancer de sa mère et elle n'arrive pas à trouver une quelconque motivation pour continuer à avancer dans la vie …
    Je n'avais jamais lu de roman de Justine Lévy que je ne connaissais que de nom et je n'avais pas vraiment d'idée précise sur ce que j'allais découvrir et surtout j'ignorais totalement que ce roman s'inspirait de sa vie. Et quand j'ai commencé à le lire, j'ai su, dès la fin de la deuxième page, que cela allait être une très longue lecture. le style, mélangeant des phrases sans fin ou des bribes de phrases hachées, sans véritable ponctuation, ne m'a pas du tout convenu, je l'ai trouvé lourd et peu facile à lire, voire pompeux et à tout avouer, le contenu ne m'a pas plu non plus ! Comme je le disais un peu plus haut, j'ignorais tout de la vie de l'auteure et il a fallu que je fasse quelques recherches à la fin de ma lecture pour en apprendre plus et identifier les personnes réelles dans les personnages dont le nom avait été changé pour l'occasion. Nul doute que cela a du en amuser certains à la parution du roman mais comme je ne me soucie pas de la vie des people et autres personnes connues, j'ai vu cette lecture comme peu intéressante, n'étant en aucune façon la psy de Justine Lévy et donc, n'ayant pas envie de connaître ses états d'âme. Je me pose aussi la question de savoir si ce livre aurait été publié si cette jeune femme avait été d'une famille totalement inconnue ! En tout cas, ce n'est pas moi qui ferais partie de ses lectrices … une fois m'aura suffi !
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par gwendolyne, le 30 août 2010

    gwendolyne
    Il y a deux camps antagonistes qui se sont déjà longuement exprimés quant à ce roman : ceux qui adhèrent, qui reconnaissent une vraie qualité littéraire à la plume de Justine Levy, et ceux qui crient au ras-le-bol des confessions acides et haineuses des fils et filles de. Me voici dans le premier camp !
    En lisant Rien de grave, je n'ai jamais été gênée de pouvoir reconnaître les personnages publics qui y sont affublés d'un faux nom, j'ai complètement mis de côté ce côté people et ragots. Ce qui m'a beaucoup touchée, c'est la sincérité de Louise qui raconte ses failles, ses manquements, qui analyse ses comportements, qui s'exprime en toute candeur. Elle a ce côté con-con de la fille pourrie-gâtée qui subit pas mal de choses sans se rendre compte de ce qui se passe vraiment. Et puis un jour elle grandit, elle se rend un peu plus compte, et au lieu de se morfondre à nouveau et de se complaire dans l'examen de ses erreurs, elle raconte, ça peut servir à d'autres, de savoir comme c'est facile de se laisser aller. Un peu d'amertume au passage, mais encore, vraiment parce que c'est plutôt sain comme réaction, les regrets éternels.
    Je crois qu'il ne faut pas chercher d'histoire particulière. Non , ce roman ne fait pas rêver . Oui , il ressemble à un journal intime. le style désarticulé est à l'image de sa narratrice . On sort des normes avec des virgules mal placées , des mots bredouillés, ou des tournures de phrases parfois douteuses...Justine Levy écrit , joue avec son lecteur comme une enfant . Elle est dynamique ,spontanée , capricieuse , égoïste , et tout de même si fraiche, pure , belle. Ce livre est un brouillon de vie .
    La vie n'est facile pour personne, même quand on est jeune, jolie, riche et plutôt intelligente.
    C'est rassurant, au fond, non ?
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par sandrine57, le 08 juin 2011

    sandrine57
    Trois consonnes et trois voyelles, c'est le prénom d'Adrien, le grand amour de Louise. Ils se sont connus très jeunes, se sont aimés passionnément et se sont mariés. Mais la jeune femme est fragile, peu sûre d'elle. Ecrasée par son amour inconditionnel et son admiration pour son mari, elle se réfugie dans la drogue pour être à la hauteur de ses ambitions. Leur couple se dégrade jusqu'au jour fatidique où Adrien tombe sous le charme de la compagne de son père, la très belle Paola. Un divorce et une terrible dépression plus tard, Louise se reconstruit petit à petit et réapprend à aimer dans les bras du très patient et persévérant Pablo.
    Rien de grave certes mais aussi rien de spécial dans ce livre écrit comme on parle, d'une écriture brute qui vient des tripes. Ce style censément spontané m'a un peu gênée je l'avoue. J'ai eu l'impresion de lire le journal intime d'une femme délaissée...et ce qu'on confie à son journal doit-il être lu par tous? Et étrangement je n'ai pas été touchée par les malheurs de Louise, j'ai dû lutter contre mes préjugés qui faisaient d'elle une petite fille riche qui a tout pour être heureuse mais ne l'est pas...
    Une histoire somme toute banale, si on fait abstraction du côté people présent ici. Mais ce n'est pas facile et c'est d'ailleurs ce qui a fait le succès du livre. On en retient que Carla Bruni est une séductrice sans scrupules et qu'être un philosophe reconnu comme Raphaël Enthoven n'empêche pas d'être un sale con.
    Au delà de tout cela, il reste le témoignage d'espoir de Justine Levy. Perdre Raphaël l'a anéantie mais elle en ressort grandi e,t le travail de deuil faisant son oeuvre, le recul lui permet de voir qu'elle s'est rendue bien malheureuse pour quelqu'un qui n'en valait pas la peine... C'est ça la vie, c'est ça l'amour...
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    • Livres 5.00/5
    Par Alphie, le 16 juillet 2011

    Alphie
    Le style est particulier, un peu familier avec des phrases longues et peu de ponctuation. On a l'impression que les mots sont jetés sur le papier, les phrases sont écrites sans reprendre son souffle, et qu'au final, le livre a été écrit d'une traite sans réel fil conducteur. Une rupture, oui, une rupture difficile, on passe avant, après dans des chapitres courts qui correspondent à un instant donné de sa vie sans trop suivre de chronologie ou de thème. Il n'y a cependant pas d'apitoiement ou de larmoiement dans tout son ressenti, on assiste plutôt à un état des lieux lucide.
    Les relations avec ses parents, pas si facile que ca, et surtout avec son ex-mari sont le centre du roman. On en apprend plus sur cet homme qu'elle a rencontré (trop ?) jeune et avec qui elle avait une relation fusionnelle mais surtout non épanouie et à ses dépends avec sa volonté de se conformer aux souhaits des autres, sa difficulté à se faire sa propre opinion, et à faire valoir ses gouts. On retrouve cette impression que l'accumulation de petites choses a fait péricliter leur mariage. Les personnages ne sont ni noir ni blanc, sauf peut être Adrien, celui qui a entraîné toute cette souffrance et cette incompréhension et à qui elle adresse beaucoup de reproches. J'ai eu l'impression que Paula apparait plutôt comme élément révélateur d'un mal être global et d'une relation de couple pas aussi parfaite que ce qu'elle croyait.
    On sent dans l'écriture les symptômes de la dépression avec cette difficulté à se lever, cette impression de coquille vide, et on assiste à sa très progressive reconstruction, à ses questionnements, comment ai-je pu tolérer certaines situations ou ne rien voir de ce qui se passait…
    J'ai particulièrement été touché par toute la partie sur ses addictions aux médicaments, les circonstances de début, les obstacles à l'arrêt et les reproches non cachés à son entourage qui n'a rien vu ou voulu voir. J'ai aussi été marqué par toute la partie où elle parle de sa grossesse, qui est initialement juste évoquée par bribes puis plus développé avec finesse. On ressent sa souffrance, ses regrets mais aussi son cheminement vers l'acceptation.
    Au total : Un style d'écriture assez particulier qui porte une vraie souffrance. Un livre qui va surement me rester un bon moment en mémoire...

    Lien : http://biblioroz.blogspot.com/2011/07/rien-de-grave-de-justine-levy...
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    • Livres 1.00/5
    Par Lune, le 20 août 2008

    Lune
    Ce livre de souffrance désespérée d'une jeune femme jolie, riche, "tout pour être heureuse" a malheureusement pris un petit air "people" qui lui nuit. Bien sûr, nous reconnaissons chacun, chacune. Bien sûr, certain(e)s nous plaisent, d'autres moins. La plume virevolte et nous lisons facilement, rapidement une descente aux enfers d'une personne bien de son époque et... bien de son milieu. Pourtant l'amour est à portée de main, il lui suffit de le saisir, ce qu'elle fera et nous lui souhaitons, sinon d'être heureuse, au moins d'être. Certaines se retrouveront dans cette histoire, d'autres se consoleront en sachant que le bonheur n'est pas une question d'argent ni de bien nanti. Roman? Journal intime... qui passe et qu'on oublie très vite.
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Citations et extraits

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  • Par some-books, le 03 juin 2010

    Il me disait, quand on s'aimait, un jour tu me quitteras. Ça me faisait rire, c'était absurde, je répondais non je ne te quitterai pas. Si, tu me quitteras, tu me quitteras parce que tu es une reine et que moi j'ai le cul en plomb, tu te fous de tout, de ce qu'on dit de toi et de ce qu'on pense, de plaire et de déplaire, tu n'as pas besoin de moi, tu n'as besoin de personne, tu es forte, plus forte que moi en fait. Je riais, ça me faisait hurler de rire, plus forte que lui, besoin de personne, quelle blague. Mais lui, obstiné, répétait, tu me quitteras un jour, j'en suis sûr, mais je suis sûr aussi que personne ne t'aimera jamais comme moi. Ah, et pourquoi ? Parce que. Parce que quoi ? Parce que c'est comme ça, je te connais par cœur, je t'aime par cœur, personne jamais t'aimera par cœur comme moi. Je pensais qu'il avait tort, qu'on ne se quitterait jamais, il était toute ma vie, je n'allais pas quitter ma vie, il disait ça pour se faire peur, et ça me donnait le vertige de m'imaginer sans lui. Il disait ça pour se faire du mal, mais ça ne me faisait pas mal, c'était imaginer une couleur qui n'existait pas, je n'y arrivais pas.
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  • Par Geoshun, le 14 septembre 2010

    Mais peut être qu’on est mieux toute seule ?
    Oui on peut dormir en travers du lit, manger des
    biscottes toute la nuit, écouter la même chanson en
    Boucle cent fois de suite , mais alors plus de caresses ,
    Plus de câlins , non , on n’est surement pas mieux ,
    Étendre le bras dans le grand lit et ne trouver per-
    Sonne , même pas quelqu’un qui m’énerve , même pas
    Quelqu’un qui me dégoute , personne , non ce n’est
    sûrement pas mieux , moi j’ai besoin qu’on s’occupe
    De moi , qu’on m’aime ou qu’on me dégoûte , ou
    Qu’on m’énerve ou qu’on me fasse rire , mais aussi
    Qu’on me laisse tranquille , de quoi j’ai plus besoin ,
    Qu’on s’occupe de moi ou qu’on me laisse tran-
    Quille ? 

    c’était marrant , avant de discuter avec toi. C’était
    Marrant quand j’aimais tout de toi , toi en bloc , t’es
    Faiblesse, tes défauts je les aimais aussi tes défauts,
    Et j’aimais quand on discutait, j’aimais avoir tort
    Contre toi, et raison avec toi, et t’embrasser, et te
    Couper la parole pour lancer oh là là tu as la peau
    Douce, et jouer au bébé, et jouer à l’adulte, et mettre
    un doigt dans ta bouche pendant que tu parlais pour
    T’énerver un peu, toucher tes dents, te retrousser le
    Nez, te malmener, je t’appartenais, tu m’appartenais,
    Tu le sais bien qu’on était comme ca. »
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  • Par some-books, le 03 juin 2010

    Alors, on est prête ? m’a dit le médecin. Je n’ai pas répondu, j’ai souri et, dans mon sourire, il a choisi ce qu’il voulait : il a choisi oui, je suis prête. Mais, dans le fond, je n’en savais rien. Je voulais ce qu’Adrien voulait.
    [...]
    C’était un joli garçon, mais on n’en voulait pas. On est trop jeunes on disait d’une seule voix, la sienne en fait, moi je venais de publier un roman, je ne me trouvais ni trop jeune ni pas trop jeune, j’avais vingt ans, le même âge que maman quand elle était enceinte de moi, elle aussi on avait dû lui dire qu’elle était trop jeune, mais elle m’avait gardée, elle. Adrien ne voulait pas d’enfant. Pas encore. On a le temps, il disait, on a le temps. Le temps de quoi ? Le temps de ne plus s’aimer, le temps de se séparer, le temps de se quitter, le temps de faire cet enfant avec une autre, le temps de lui donner le prénom qu’on avait choisi ensemble. C’est pas celui-là qu’il voulait. C’est pas avec moi qu’il le voulait. J’étais pas encore droguée, il n’y avait pas encore le vide en moi, le flottement. Mais quand même, c’était pas le moment.
    [...]
    Depuis, je prends la pilule tous les jours. Vraiment tous, même les jours où il faudrait s’arrêter pour avoir ses règles. Moi, je ne m’arrête jamais, et depuis sept ans je n’ai plus mes règles. Moi, depuis sept ans, tous les matins, avant de mettre mes lentilles, avant de savoir quelle heure il est, quel jour on est, qui je suis, où je suis, qui dort à côté de moi, je prends la pilule et, comme ça, je n’ai plus jamais les règles dégueulasses des femmes dégueulasses qui ont des enfants et les seins qui gonflent. Il aurait sept ans, maintenant. Il s’appellerait Aurélien, et il aurait sept ans.
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  • Par some-books, le 03 juin 2010

    On n'avait pas vingt ans, on s'aimait mais on ne savait pas ce que ça voulait dire, on ne savait pas que ça voulait dire qu'on allait souffrir, qu'on allait pleurer et se battre et se faire du mal et avoir envie de mourir, on avait vu les autres mais on n'était pas les autres, on était un miracle, on allait gagner là où Adriane et Solal avaient échoué, on vivait dans l'instant, on ne se posait pas de questions, on ne savait pas qu'un jour l'amour deviendrait un souvenir qui tord le cœur.
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  • Par some-books, le 03 juin 2010

    Ca fait deux ans maintenant. Il sait qu'il ne peut rien me demander. Il ne sait pas grand chose de moi, mais ça il le sait, je n'ai rien à lui donner, je n'attends rien non plus de lui. Peut-être qu'il en souffre. Peut-être qu'il attend, qu'il pense qu'il va me guérir. A l'époque, après la dispute, j'ai définitivement interdit les mots d'amour. Obscènes, les mots d'amour, usés d'avoir trop servi, je trouve ça déshonorant de dire je t'aime à une femme, je trouve qu'entre homme et femme ça devrait être un motif de rupture, je nous interdis les mots pour être sûre que les sentiments ne vont pas suivre et qu'un matin on va pas se réveiller avec l'amour qui sera parti, comme ça, cling, comme c'est venu.

    Pablo est gentil. Il fait semblant de comprendre. Plus d'amour ? il dit. Plus de mots d'amour ? Il reste tout le reste et le reste est immense, à commencer par les syllabes, la couleur de la voix, l'intonation. Et c'est vrai que quand il me dit Louise au téléphone, tu comprends Louise, tu m'entends Louise, quand il me parle le soir avec sa manière à lui d'arrondir les lèvres, Lou comme une caresse, ou une moue, et sa façon sur ise de bien détacher la syllabe et de bien montrer ses dents crayeuses qui ne réfléchissent pas la lumière mais l'absorbent, quand il dit Louise comme ça, je n'ai rien à lui reprocher puisqu'il n'a rien dit, et qu'il n'a pas prononcé les gros mots interdits, mais c'est comme un câlin volé, et j'aime bien. C'est un peu de la triche, d'accord. Mais c'est réglo. Je ne peux pas me fâcher. D'ailleurs je ne me fâche pas. C'est bon, juste mon prénom et c'est comme la douceur des choses qui me revient.
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Vidéo réalisée lors de la signature de Mauvaise Fille (Stock), le dernier livre de Justine Lévy à la librairie l'Amandier de Puteaux en Février 2010








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