ISBN : 2253138738
Éditeur : Le Livre de Poche (1996)


Note moyenne : 4.36/5 (sur 11 notes) Ajouter à mes livres
Quelle place était faite aux reines dans la France régie par la loi salique ? Épouses ou mères du roi régnant, vouées à la seule procréation ou associées au gouvernement, timides ou impérieuses, elles offrent dans leur diversité une image contrastée de ce que fut leur c... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 26 décembre 2007

    Woland
    Glissant doucement mais sûrement vers les vacances, c'est avec une grande satisfaction que je me suis plongée dans la lecture de la série que Simone Bertière a consacrée aux reines de France, d'Anne de Bretagne à Marie-Antoinette.
    Je ne vous parlerai pour l'instant que du tome 1 : "Le Beau XVIème siècle" en rappelant que cette série, qui n'est absolument pas romanesque, a pour vocation de se pencher sur le rôle social et politique tenu par les femmes sur le trône ou autour du trône de France.
    Peut-être convient-il de rappeler que, dans notre pays, la loi dite "salique" - en références aux Francs saliens - avait permis au second fils de Philippe IV le Bel d'évincer de la succession la fille et seule héritière de son frère décédé, Louis X. Mais ce tour de passe-passe politique ne bénéficiera pas à Philippe V (celui-là avait été surnommé "le Long") puisque, à défaut d'héritier mâle, c'est à son frère, Charles, que reviendra la couronne après sa mort.
    Charles IV - dit "le Bel", comme son père - mourra lui aussi sans descendance valable. Nous débouchons alors sur la fameuse Guerre de Cent Ans, qui opposa la France à l'Angleterre. La loi salique avait encore frappé : la couronne de France ne pouvait revenir au seul héritier légitime de Philippe le Bel, le fils que sa fille, Isabelle, avait eu de son mariage avec le roi d'Angleterre.
    C'est ainsi que les Valois entrèrent dans l'Histoire.
    Le premier tome de cette série débute bien après la fin de la Guerre de Cent Ans et à l'aube de ce que les historiens ont pour habitude d'appeler "les Temps Modernes." le continent américain ne saurait tarder à être découvert officiellement et colonisé. Mais cela, c'est affaire espagnole et portugaise. En France, le grand projet, c'est l'annexion (paisible) du puissant duché de Bretagne où la loi salique ne s'applique pas et qui est désormais l'apanage d'une adolescente de 14 ans, Anne.
    Par son mariage avec Charles VIII, Anne est contrainte de céder plus ou moins la Bretagne à la France. Une clause de son contrat de mariage prévoit même que, si son mari décède avant elle, elle sera tenue de convoler avec son successeur.
    C'est ce qui arrivera car le couple, malheureusement, n'aura pas d'enfant mâle viable. Anne de Bretagne deviendra donc pour la deuxième fois reine de France par son remariage avec Louis, duc d'Orléans, ancien trublion notoire que Louis XI avait marié avec sa propre fille, Jeanne.
    Simone Bertière nous évoque d'ailleurs le destin peu commun et fort triste de Jeanne de France, que l'Eglise devait un jour canoniser.
    Mais Louis et Anne n'auront pas plus de chance avec leurs enfants de sexe mâle. Quand ils meurent, le trône passe à la branche cadette, en la personne de François d'Angoulême, mieux connu sous le nom de François Ier.
    Cette passassion de pouvoir est "officialisée" par un nouveau mariage, celui de François avec Claude de France.
    En fait, François Ier aura deux épouses : Claude qui mourra d'épuisement après une douzaine d'années de mariage et un nombre épouvantable de grossesses, et Eléonore d'Autriche, soeur de Charles-Quint.
    Quand le Roi-Chevalier rejoint ses ancêtres, Eléonore retourne d'ailleurs en dans son pays natal. En France, le Destin, qui a ses caprices, a depuis belle lurette enlevé le Dauphin François et fait don du pouvoir au cadet, Henri.
    Hélas ! comme personne ne pouvait se douter du tour que prendraient les événements, on avait marié le futur Henri II à la descendante des Médicis, Catherine. Certes, elle était nièce de Pape et sa famille paternelle était l'une des plus puissantes de Florence. Mais, auprès des princes du sang et même des nobliaux français, elle n'était qu'une bourgeoise enrichie. Tout le monde voulait oublier que, par sa mère, Madeleine de La Tour d'Auvergne, elle comptait également des ancêtres à particule.
    Cette vision qu'on a d'elle pèsera lourdement sur le destin de Catherine. Mais elle ne l'empêchera pas de devenir l'une des plus grandes reines que la France ait connues.
    Mais son histoire et celle de ses fils - et de leurs reines respectives - ce sera pour le tome deux.
    Un livre agréable, au style simple, pas pédant pour deux sous et qui passionne. Pour tous les amoureux d'Histoire. ;o)
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    • Livres 5.00/5
    Par athena1, le 23 décembre 2011

    athena1
    Loi salique aidant, nous ne savons que très peu de choses sur les reines de France, si ce n'est le Roi auquel elles sont unies et l'ampleur de leur descendance. Les alliances ne laissent que très peu de place aux sentiments amoureux. Les mariages sont des contrats permettant de conserver la paix, d'obtenir de nouveaux territoires. Une Reine doit être "prolifique", le taux de mortalité infantile étant très élevé au 16ième s, elle doit mettre au monde plusieurs garçons, mais que fait-on des filles me direz vous ? Et bien sachez qu'en monarchie rien ne se perd, les filles seront unies à d'autres Roi qu'ils soient du Portugal, ou encore d'Angleterre, ces unions permettront la constitution d'alliances politiques.
    Grâce à S Bertière, nous voici éclairés sur le caractère de celles qui partagèrent le trône de nos Rois au cours de ce Beau 16ième s. D'Anne de Bretagne à Catherine de Médicis en passant par la Reine Claude, voici le portrait de celles qui par leur alliance furent condamnées à rester dans l'ombre mais dont la personnalité les sauva de l'anonymat.
    Une chose est sûre en ce temps les mères ou les soeurs de rois avaient un poids bien plus grand qu'une simple Reine, machine à procréer pour assurer la continuité de la lignée.
    S Bertière nous offre une fresque historique fluide allant à l'essentiel, un bonheur pour les néophytes.
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    • Livres 5.00/5
    Par Elvira, le 13 novembre 2011

    Elvira
    Le point de vue de Simone Bertière est vraiment très intéressant : il est vrai que les femmes sont la plupart du temps les grandes oubliées de l'Histoire de France, à part quelques exceptions, comme Catherine de Médicis. On découvre donc avec plaisir la vie de ces femmes aux destins exceptionnels, et l'analyse de l'auteur est minutieuse. Mais même si on lit avec passion et avidité, il est parfois difficile de le suivre parce que le livre n'est pas construit comme un roman, mais comme un ouvrage historique, les nombreuses données, pourtant bien présentées et très claires, rendent donc par moment la lecture assez difficile. Ce n'est pas tellement un livre pour se détendre mais pour apprendre.

    Lien : http://metamorphoses-de-psyche.cowblog.fr
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Citations et extraits

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  • Par mireille.lefustec, le 22 novembre 2011

    telle fut la fin de Marie d'Angleterre,qui,après avoir été reine de France pendant trois mois,s'en retourna partager la vie d'un seigneur de son pays. Seule entre les princesses royales de son temps,à la gloire elle préféra son plaisir:une fois n'est pas coutume. Et ce choix lui réussit:c'est une chose encore plus rare.
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  • Par athena1, le 19 décembre 2011

    Connue de tous néanmoins, sans pour autant cesser d'être ignorée, elle survit dans la mémoire collective sous la forme d'un fruit, auquel un inventif arboriculteur des jardins royaux avait donné son nom : un fruit délicat, charnu, au parfum de sucre et de miel, la reine-claude, reine des prunes.
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  • Par athena1, le 19 décembre 2011

    Anne montra un désespoir violent, dans lequel il est difficile de faire la part entre le chagrin sincère, l'inquiétude pour son avenir et le goût pour les cris et les larmes, de rigueur chez les femmes de ce temps. Il y eut sans doute un peu des trois.
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  • Par athena1, le 23 décembre 2011

    La monarchie, qui incarne la pérennité du royaume, est par essence continuité. Les peuples ont horreur du vide et l'incertitude les angoisse.
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Vidéo de Simone Bertière

Simone Bertière [Jeudi La Procure 24/11/11] .
Simone Bertière parle de son livre "Condé : le héros foudroyé" paru aux éditions de Fallois











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