> François Cheng (Éditeur scientifique)

ISBN : 2020868644
Éditeur : Editions du Seuil (2006)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres
La peinture chinoise classique, au-delà de ses multiples courants, témoigne d'une continuité due à ce qu'elle est, aux yeux mêmes des Chinois, l'expression la plus haute de leur spiritualité. Tout au long des siècles, les théoriciens et les peintres eux-mêmes ont consig... > voir plus
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Citations et extraits

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  • Par Sesheta, le 17 octobre 2010

    Plongeant ses racines dans une écriture idéographique (qui a favorisé, d'une part, l'usage du pinceau et l'art calligraphique et, d'autre part, la tendance à transformer les éléments de la nature en signes), se référant à une cosmologie définie (qui a mis en avant l'idée du Souffle primordial dérivé du Vide originel et celle des Souffles vitaux Yin et Yang qui, par leur interaction sans cesse activée par le souffle du Vide médian, régissent la relation ternaire entre Ciel, Terre et Homme), cet art a d'emblée possédé ses conditions d'épanouissement, même si certaines "virtualités" ne se sont révélées ou réalisées que progressivement.

    (p.12)
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  • Par Sesheta, le 28 octobre 2010

    Alors que les autres peintres s'attachaient scrupuleusement à la ressemblance formelle, [Wu Tao-tzu] planait au dessus de ces soucis vulgaires. Courbant ses arcs, brandissant ses lances, plantant ses piliers, plaçant ses poutres, il composait et dessinait sans se servir de règle (pour tirer des lignes) ni de pied d'architecte. Dans un tableau long de plusieurs pieds voltigent barbe frisée du dragon et cheveux bouclés des nuages. Les poils dressés semblent vouloir s'arracher de la chair avec une force surabondante.

    Chang Yen-yuan (dynastie T'ang)

    (p.27)
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  • Par Sesheta, le 28 octobre 2010

    En peinture, on doit éviter le souci d'accomplir un travail trop appliqué et trop fini dans le dessin des formes et la notation des couleurs, comme de trop étaler sa technique, la privant ainsi de secret et d'aura. C'est pourquoi il ne faut pas craindre l'inachevé, mais bien plutôt déplorer le trop-achevé. Du moment que l'on sait qu'une chose est achevé, quel besoin y a-t-il de l'achever ? Car l'inachevé ne signifie pas forcément l'inaccompli [...]

    Chang Yen-yuan (dynastie T'ang)

    (p.25)
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    Citation de qualité ? (22 votes positifs)
  • Par Sesheta, le 17 octobre 2010

    [...] la pensée esthétique chinoise, fondée sur une conception organiciste de l'univers, propose un art qui tend depuis toujours à recréer un espace médiumnique où prime l'action unificatrice du souffle-esprit, où le vide même, loin d'être synonyme de flou ou d'arbitraire, est le lieu interne où s'établit le réseau de transformations du monde créé.

    (p.12)
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  • Par Sesheta, le 28 octobre 2010

    [...] l'unité du tableau, sur fond de vide, s'obtient par la cohésion dans le travail du pinceau qui structure de façon organique l'espace, et dans celui de l'encre qui en module les tonalités, cohésion grâce à laquelle l'ensemble des figures sont prises dans un seul mouvement de va-et-vient qui est par essence d'ordre circulaire.

    (p.17)
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