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> G. Jean-Aubry (Traducteur)
> Claude-Noël Thomas (Éditeur scientifique)
> Sylvère Monod (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070425827
Éditeur : Gallimard (2002)


Note moyenne : 3.59/5 (sur 44 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Un rafiot, presque une épave, un jeune marin inexpérimenté, un vieux loup de mer, une mutinerie, une traversée à hauts risques, des tempêtes, des catastrophes, une mer déchaînée, l'exotisme d'un. Orient mystérieux... De Londres à Bangkok, l'odyssée de la Judée est un vo... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par OlivierH77, le 23 avril 2015

    OlivierH77
    Cinq hommes amoureux de la mer et en ayant une expérience se retrouvent pour écouter l'un d'entre eux, Marlow, raconter sa première odyssée, entre Londres et Bangkok, sur la Judée.
    Jeune matelot placé sous le Commandement du Capitaine Beard, il va vivre une traversée particulièrement mouvementée et formatrice. Rien ou presque ne leur sera épargné sur ce rafiot : tempêtes effroyables, avaries qui les obligent à écoper pour ne pas sombrer, puis combustion lente du charbon transporté qui finira par causer un incendie et la perte du navire...Marlow va faire preuve de courage et de compétence, gagnant ses galons de grand marin.
    Ce récit s'il ne recèle pas une très grande originalité sur un thème largement abordé, exprime magnifiquement l'amour de Conrad pour la mer, et le lecteur est happé au coeur de ce voyage et des éléments déchaînés. Au-delà, le romancier explore d'autres thématiques : l'éloge de la jeunesse, symbole d'enthousiasme, de passion, de fougue, de courage...mais aussi l'attirance des voyages et le rêve d'Orient.
    Peut-être pas le chef d'oeuvre de Conrad, mais une superbe écriture, particulièrement sensible dans les dernières pages d'une beauté admirable, et un véritable héros, le bateau lui-même qui endure, endure, tient tant bien que mal, pour finalement s'embraser dans le final des mers d'Orient.
    Idéal pour une première approche de l'oeuvre de cet écrivain passionné de la mer.
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    • Livres 4.00/5
    Par moravia, le 21 décembre 2014

    moravia
    J'ai souvenir d'annotations écarlates, comme au fer rouge, sur mes cahiers de collégien, qui me disaient : trop de répétitions !
    Ce livre c'est ma vengeance, ma réhabilitation, car Joseph Conrad en use, en abuse à dessein, sans jamais paraître indigeste.
    Mieux, c'est d'une efficacité redoutable au point de vue sonore (bravo pour la traduction).
    Petit livre dans son format, mais grand roman sur la Jeunesse écrit par un auteur plein de nostalgie de ses exploits maritimes, comme un vieux chêne que les haches menacent. Les haches du temps.
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    • Livres 4.00/5
    Par medsine, le 26 avril 2012

    medsine
    Jeunesse de Joseph Conrad est une courte nouvelle. C'est un récit d'apprentissage, un voyage dans le passé.
    Marlow, homme d'expérience, britannique jusqu'au bout des ongles, raconte alors qu'il est attablé dans un pub avec des amis proches son Odyssée. Il n'avait pas 20 ans, lorsqu'il s'est engagé comme Lieutenant sur un bateau de transport en route pour Bangkok. Bangkok! Il se lance à corps perdu dans cette aventure avec tout l'enthousiasme et la passion de la Jeunesse.
    L'Odyssée est comparable à celle d'Ulysse. La route est semée d'avaries, le tumulte de la mer s'emporte en une tempête furieuse qui brise tout : les matelots et leur navire. le bateau prend l'eau et fini par exploser entraînant sa cargaison dans les profondeurs des eaux tropicales. Mais la détermination et l'inconscience du jeune homme sont les vrais moteurs du récit. La fraternité, l'humanisme et le courage sont les valeurs de ce roman "homérique".
    25 avril 2012
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    • Livres 4.00/5
    Par Hammerklavier, le 31 juillet 2012

    Hammerklavier
    Jeunesse est un court roman publié dans le même recueil que le célèbre "Au cœur des ténèbres" et "Au bout du rouleau--". C'est donc trois âges de la vie qui sont illustrés ici par Conrad. Jeunesse nous raconte l'histoire d'un jeune marin embarqué sur un navire à destination des Indes. La Jeunesse sera le moteur principal du héros Conradien, quand embarqué sur ce bateau de malheur où les pannes se succèdent, et où l'incendie menace, il faudra se battre contre les éléments et trouver la force de pouvoir amener le bateau à bon port. Comme toujours chez Conrad, l'écriture est magnifique, mais chose singulière dans son œuvre, le personnage principale semble infaillible et porter par une volonté et un courage sans faille propre au rêve et aux ambitions de la Jeunesse. Dans bien des romans de Conrad, les ambitions des personnages seront terrassés, anéantis et ces mêmes personnages deviendront alors faillibles et vulnérables ; mais ici, l'auteur laisse la part belle au rêve, celui de la Jeunesse, encore innocente, mais belle et bien déterminée.
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    • Livres 4.00/5
    Par BMR, le 07 juin 2010

    BMR
    Joseph Conrad est un polonais né en Ukraine qui vécu à Marseille et qui écrivait en anglais.
    Un homme de voyage, citoyen du monde comme tous les marins, il en était un lui-même pour s'être engagé dans la marine marchande britannique.
    Un auteur qui vécut à la charnière entre les deux siècles et qui influencera les plus grands comme Faulkner, Gide ou Malraux.
    Jeunesse raconte un court périple : le premier voyage du jeune Marlow, le dernier du vieux rafiau sur lequel il a embarqué.
    Le navire fait eau de toutes parts (on assiste à plusieurs faux départs avant qu'il soit à peu près étanche), il doit affronter tempêtes et cyclones, les équipages successifs refusent d'aller plus loin, la cargaison de charbon finit par s'enflammer, et même les rats avaient préféré débarquer avant que cette presqu'épave soit prête à larguer ses amarres !
    L'arrogante et invincible Jeunesse de Marlow aura-t-elle raison de l'adversité ?
    Si vous ne connaissez pas encore cet auteur incontournable, n'hésitez pas un instant : cette petite nouvelle (Jeunesse) est parfaitement construite. Un point d'entrée idéal dans la langue noble et riche de ces histoires au parfum suranné d'une époque (littéraire et aventureuse) révolue.

    Lien : http://bmr-mam.over-blog.com/article-bouquin-jeunesse-51793770.html
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Citations et extraits

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  • Par OlivierH77, le 23 avril 2015

    Nous tirons de nos bras endoloris sur les avirons, et soudain un souffle de vent, un souffle faible et tiède, chargé d'étranges senteurs de fleurs d'arbre, de bois aromatique, s'exhale de la nuit tranquille - le premier soupir de l'Orient sur mon visage. Cela, je ne pourrai jamais l'oublier. C'était impalpable et envoûtant comme un sortilège, comme la promesse chuchotée de mystérieuses délices.

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  • Par OlivierH77, le 23 avril 2015

    Le navire brûlait avec fureur, lugubre et imposant comme un bûcher funéraire allumé dans la nuit, entouré par la mer, veillé par les étoiles. Une mort magnifique était échue comme une grâce, comme un don, comme une récompense, à ce vieux navire au terme de sa vie laborieuse. Le voir remettre son âme lasse à la garde des étoiles et de la mer était émouvant comme le spectacle d'un glorieux triomphe. Les mâts s'écroulèrent juste avant l'aube, et, un instant, il y eut un jaillissement et un tourbillon d'étincelles qui semblèrent emplir de feux ailés la nuit patiente et vigilante, la vaste nuit étendue silencieuse sur la mer.
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  • Par OlivierH77, le 20 avril 2015

    "Et puis moi, j'avais ma jeunesse pour me rendre patient. J'avais tout l'Orient devant moi, toute la vie, et l'idée que j'avais été mis à l'épreuve sur ce bateau et que je m'en étais plutôt bien sorti. Et je songeai aux hommes de jadis qui, il y a des siècles, suivaient cette route sur des bateaux qui ne voguaient guère mieux, vers le pays des palmiers, des épices, des sables blonds et des peuplades brunes gouvernées par des rois plus cruels que Néron le Romain et plus magnifique que Salomon le Juif. Le vieux trois-mâts se traînait, alourdi par l'âge et le fardeau de sa cargaison, tandis que je vivais ma jeunesse dans l'ignorance et l'espoir. Il se traîna ainsi tout au long d'un interminable cortège de jours, et la dorure flambant neuve étincelait au soleil couchant et semblait clamer sur les flots qui s'obscurcissaient, les mots peints sur sa poupe : "Judée, Londres. Vaincre ou périr."
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  • Par OlivierH77, le 20 avril 2015

    "Quelqu'un eut la bonne idée de regarder par-dessus bord, il y avait là le timonier qui avait sauté instinctivement, et qui, maintenant, voulait à tout prix remonter. Il hurlait et nageait de toutes ses forces comme un triton, se maintenant à hauteur du navire. On lui lança un filin, et il se retrouva bientôt parmi nous ruisselant et l'oreille basse. Le capitaine avait cédé la barre, et, à l'écart, accoudé sur la lisse, le menton dans la main, désenchanté, il contemplait la mer. On se demandait : "Et maintenant ?" Moi, je pensais : "Maintenant, ça vaut vraiment le coup. C'est formidable. Je me demande ce qui va arriver." Ah ! la jeunesse !
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  • Par moravia, le 18 décembre 2014

    Le train s'ébranla soudain. Je saluai la vieille femme : je ne l'ai plus jamais revue....Passez moi la bouteille
    . [............................................]

    J'y pense avec plaisir, avec affection, avec regret - comme on pense à un cher disparu. Je ne l'oublierai jamais....Passez moi la bouteille.
    [.....................................]

    Chez le coiffeur ou le buraliste, on nous demandait familièrement : "Pensez vous que vous arriverez jamais à Bangkok ?"
    Pendant ce temps, l'armateur, les assureurs et les affréteurs se chamaillaient à Londres, et notre solde tombait toujours....Passez moi la bouteille.
    [.......................................]

    Mais en général nous étions taciturnes et graves - et assoiffés. Ah ! quelle soif ! Et il nous fallait faire attention à l'eau. Chacun avait juste sa ration.
    Le navire fumait, le soleil flamboyait...Passez moi la bouteille.
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Vidéo de Joseph Conrad

Reportage sur le concert fiction « Au coeur des ténèbres » de Joseph Conrad .
« Au coeur des ténèbres » de Joseph Conrad Une nouvelle collection de « Concerts Fictions » diffusée le 21 mai 2014 à 21h Après Dracula, de Bram Stocker (diffusé le 19 avril 2014), France Culture propose en coproduction avec l?Orchestre National de France : « Au coeur des ténèbres » de Joseph Conrad ??? http://bit.ly/1pcfWMt Librement adapté par Stéphane Michaka Avec l?Orchestre National de France Musique originale et direction d?orchestre Didier Benetti Réalisation Cédric Aussir Résumé : À la fin du dix-neuvième siècle, les puissances européennes se partagent l?Afrique. Sous le masque de la « mission civilisatrice », l?exploitation coloniale va bon train. Capitaine de la marine marchande, Marlow est fasciné depuis l?enfance par le fleuve Congo, situé au c?ur de l?Afrique. Sur ses berges s?entassent ivoire et caoutchouc en partance pour l?Europe. Et au bout du fleuve se trouve Kurtz, agent zélé du système colonial mis en place par Léopold II, roi des Belges. Ayant obtenu le commandement d?un vapeur, Marlow entame sa lente remontée du fleuve. Il ignore qu?elle va le conduire au c?ur des ténèbres, vers Kurtz et ses « rites inavouables »? Reportage réalisé par Sébastien Lopoukhine et Lucie Spindler.








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