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G. Jean-Aubry (Traducteur)Claude-Noël Thomas (Éditeur scientifique)Sylvère Monod (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070425827
Éditeur : Gallimard (2002)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 63 notes)
Résumé :
Un rafiot, presque une épave, un jeune marin inexpérimenté, un vieux loup de mer, une mutinerie, une traversée à hauts risques, des tempêtes, des catastrophes, une mer déchaînée, l'exotisme d'un. Orient mystérieux... De Londres à Bangkok, l'odyssée de la Judée est un voyage initiatique, de l'adolescence vers l'âge adulte.
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Critiques, Analyses & Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Relax67
28 mai 2016
  • 3/ 5
Je profite une nouvelle fois de la collection Folio 2€ pour découvrir un auteur. C'est donc Joseph Conrad avec sa nouvelle « Jeunesse » écrite en 1902.
Je me suis laissé guider par la 4ème de couverture qui m'annonçait « des tempêtes, des catastrophes, une mer déchaînée, l'exotisme d'un Orient mystérieux… ». Mon cerveau s'est focalisé sur le mot « exotisme » et je m'attendais donc à visiter des endroits… exotiques donc. Pour le coup j'ai été déçu.
Tout le reste est véridique par ailleurs, mais l'exotisme reste confiné dans l'esprit du jeune officier Marlow, second du navire « La Judée » qui part à destination de Bangkok. Toute la nouvelle ou presque se passe à bord de ce qu'il faut bien appeler une coquille de noix, tellement elle subit d'avaries, de défaillances, de gros accidents, et est de plus malmenée par Poséidon.
C'est un Marlow plus âgé qui raconte l'aventure à ses amis, autour d'une bonne bouteille sur laquelle il prélève allègrement sa dîme. le message qu'il veut faire passer, c'est que ce n'est pas la série de drames qui a laissé un souvenir prégnant dans sa mémoire, mais bien l'allégresse, la vitalité, l'imprudence et la naïveté avec laquelle sa jeunesse a abordé les évènements. Qu'importe la dureté des mésaventures, il était jeune, diable ! La nostalgie amère de son « soi » plus jeune qui jamais ne reviendra transpire à travers l'encre d'imprimerie. Il la transforme en morale universelle.
Mais le héros est la jeunesse chargée de rêves, et donc le récit n'est pas raconté de manière triste. Les notes d'humour sont présentes, ne serait-ce que dans la description physique des personnages, comme son capitaine à la figure « en casse-noisettes, le menton et le nez tentant de se rejoindre par-dessus une bouche enfoncée ». On reconnaît aussi le passé de navigateur de Conrad, tellement le style est chargé de termes maritimes qui m'échappent (mais qui sont tous définis dans les notes de bas de page). Conrad sait écrire, pour sûr.
Tout compte fait, ce récit me laisse un arrière-goût de frustration et ne me donne pas vraiment envie de continuer avec Conrad. Mais vous pouvez toujours essayer de me faire changer d'avis ;-)
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moravia
21 décembre 2014
  • 4/ 5
J'ai souvenir d'annotations écarlates, comme au fer rouge, sur mes cahiers de collégien, qui me disaient : trop de répétitions !
Ce livre c'est ma vengeance, ma réhabilitation, car Joseph Conrad en use, en abuse à dessein, sans jamais paraître indigeste.
Mieux, c'est d'une efficacité redoutable au point de vue sonore (bravo pour la traduction).
Petit livre dans son format, mais grand roman sur la jeunesse écrit par un auteur plein de nostalgie de ses exploits maritimes, comme un vieux chêne que les haches menacent. Les haches du temps.
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OlivierH77
23 avril 2015
  • 4/ 5
Cinq hommes amoureux de la mer et en ayant une expérience se retrouvent pour écouter l'un d'entre eux, Marlow, raconter sa première odyssée, entre Londres et Bangkok, sur la Judée.
Jeune matelot placé sous le Commandement du Capitaine Beard, il va vivre une traversée particulièrement mouvementée et formatrice. Rien ou presque ne leur sera épargné sur ce rafiot : tempêtes effroyables, avaries qui les obligent à écoper pour ne pas sombrer, puis combustion lente du charbon transporté qui finira par causer un incendie et la perte du navire...Marlow va faire preuve de courage et de compétence, gagnant ses galons de grand marin.
Ce récit s'il ne recèle pas une très grande originalité sur un thème largement abordé, exprime magnifiquement l'amour de Conrad pour la mer, et le lecteur est happé au coeur de ce voyage et des éléments déchaînés. Au-delà, le romancier explore d'autres thématiques : l'éloge de la jeunesse, symbole d'enthousiasme, de passion, de fougue, de courage...mais aussi l'attirance des voyages et le rêve d'Orient.
Peut-être pas le chef d'oeuvre de Conrad, mais une superbe écriture, particulièrement sensible dans les dernières pages d'une beauté admirable, et un véritable héros, le bateau lui-même qui endure, endure, tient tant bien que mal, pour finalement s'embraser dans le final des mers d'Orient.
Idéal pour une première approche de l'oeuvre de cet écrivain passionné de la mer.
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medsine
26 avril 2012
  • 4/ 5
Jeunesse de Joseph Conrad est une courte nouvelle. C'est un récit d'apprentissage, un voyage dans le passé.
Marlow, homme d'expérience, britannique jusqu'au bout des ongles, raconte alors qu'il est attablé dans un pub avec des amis proches son Odyssée. Il n'avait pas 20 ans, lorsqu'il s'est engagé comme Lieutenant sur un bateau de transport en route pour Bangkok. Bangkok! Il se lance à corps perdu dans cette aventure avec tout l'enthousiasme et la passion de la jeunesse.
L'Odyssée est comparable à celle d'Ulysse. La route est semée d'avaries, le tumulte de la mer s'emporte en une tempête furieuse qui brise tout : les matelots et leur navire. le bateau prend l'eau et fini par exploser entraînant sa cargaison dans les profondeurs des eaux tropicales. Mais la détermination et l'inconscience du jeune homme sont les vrais moteurs du récit. La fraternité, l'humanisme et le courage sont les valeurs de ce roman "homérique".
25 avril 2012
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Hammerklavier
31 juillet 2012
  • 4/ 5
Jeunesse est un court roman publié dans le même recueil que le célèbre "Au coeur des ténèbres" et "Au bout du rouleau--". C'est donc trois âges de la vie qui sont illustrés ici par Conrad. Jeunesse nous raconte l'histoire d'un jeune marin embarqué sur un navire à destination des Indes. La jeunesse sera le moteur principal du héros Conradien, quand embarqué sur ce bateau de malheur où les pannes se succèdent, et où l'incendie menace, il faudra se battre contre les éléments et trouver la force de pouvoir amener le bateau à bon port. Comme toujours chez Conrad, l'écriture est magnifique, mais chose singulière dans son oeuvre, le personnage principale semble infaillible et porter par une volonté et un courage sans faille propre au rêve et aux ambitions de la Jeunesse. Dans bien des romans de Conrad, les ambitions des personnages seront terrassés, anéantis et ces mêmes personnages deviendront alors faillibles et vulnérables ; mais ici, l'auteur laisse la part belle au rêve, celui de la jeunesse, encore innocente, mais belle et bien déterminée.
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Citations & extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
moraviamoravia18 décembre 2014
Le train s'ébranla soudain. Je saluai la vieille femme : je ne l'ai plus jamais revue....Passez moi la bouteille
. [............................................]

J'y pense avec plaisir, avec affection, avec regret - comme on pense à un cher disparu. Je ne l'oublierai jamais....Passez moi la bouteille.
[.....................................]

Chez le coiffeur ou le buraliste, on nous demandait familièrement : "Pensez vous que vous arriverez jamais à Bangkok ?"
Pendant ce temps, l'armateur, les assureurs et les affréteurs se chamaillaient à Londres, et notre solde tombait toujours....Passez moi la bouteille.
[.......................................]

Mais en général nous étions taciturnes et graves - et assoiffés. Ah ! quelle soif ! Et il nous fallait faire attention à l'eau. Chacun avait juste sa ration.
Le navire fumait, le soleil flamboyait...Passez moi la bouteille.
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moraviamoravia21 décembre 2014
Nos visages marqués par le labeur, par les déceptions, par le succès, par l'amour; nos yeux las cherchant encore, cherchant toujours, cherchant ardemment à extraire de la vie ce quelque chose qui, tandis qu'on l'attend encore, a déjà disparu - a passé sans qu'on le voie, en un soupir, en un éclair - en même temps que la jeunesse, que la force, que le romanesque des illusions.
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Relax67Relax6724 mai 2016
Les voiles explosèrent, et le navire se tenait de travers au vent et à la lame sous un cagnard de toile, l'océan se déversait sur lui, et on s'en fichait. Nous tournions ces manivelles de pompe, l'oeil hébété. Dès que nous étions parvenus à quatre pattes sur le pont, je passais un tour de filin autour des hommes, des pompes et du grand mât, et nous tournions nos manivelles, nous tournions sans cesse, avec de l'eau jusqu'à la taille, jusqu'au cou, jusque par-dessus la tête. Cela n'y changeait rien. on avait oublié l'impression que ça faisait d'être sec.
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BMRBMR07 juin 2010
[...] - Oui, j'ai bourlingué pas mal dans les mers d'Extrême-Orient : mais le souvenir le plus clair que j'en ai conservé, c'est celui de mon premier voyage. Il y a de ces voyages, vous le savez vous autres, qu'on dirait faits pour illustrer la vie même, et qui peuvent servir de symbole à l'existence. On se démène, on trime, on sue sang et eau, on se tue presque, on se tue même vraiment parfois à essayer d'accomplir quelque chose, - et on n'y parvient pas. Ce n'est pas de votre faute. On ne peut tout simplement rien faire, rien de grand ni de petit, - rien au monde, - pas même épouser une vieille fille, ni conduire à son port de destination une malheureuse cargaison de six cent tonnes de charbon.
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WictorianeWictoriane13 décembre 2008
Bon Dieu ! C'est une sacrée aventure,- comme on en voit dans les livres ; et c'est ma première traversée comme lieutenant - et je n'ai que vingt ans - et voilà que je tiens le coup aussi bien que n'importe lequel de ces hommes, et mes gars sont à la hauteur de leur tâche grâce à moi. J'étais content. Je n'aurais renoncé à cette expérience pour rien au monde. Je connaissais des instants d'exultation. Chaque fois que le vieux rafiot démantibulé se plantait dans un creux, avec sa voûte d'arcasse dressée en l'air, il me semblait qu'il lançait comme un appel, comme un défi, comme un cri, aux nuages impitoyables, les mots écrits sur sa poupe : "Judée, Londres. Vaincre ou périr.
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Videos de Joseph Conrad (24) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Joseph Conrad
Le Mag Littéraire de Zouk TV consacre une émission spéciale à l?écrivain Olivier Larizza à l?occasion de la parution de son livre comique et satirique « le Best-seller de la rentrée littéraire » (Andersen). Rodolf Etienne l?interroge sur le monde littéraire, le livre numérique, l?université où il enseigne, la Martinique, etc. L?auteur évoque également ses « 24 contes des Antilles » (Flammarion), son récit de voyage « Nouvel An à Bruxelles » (Andersen) et « Le Comte » de Joseph Conrad, paru dans la collection qu?il dirige chez Andersen éditions. Emission diffusée sur Zouk TV le 20 mars 2015.
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