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Paul Le Moal (Préfacier, etc.)
ISBN : 2070385655
Éditeur : Gallimard (1992)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 73 notes)
Résumé :
\"Il n'était pas un homme dur, mais la nécessité, la grandeur, l'importance de la tâche qu'il s'était assignée faisaient disparaître toute considération purement humanitaire. Il avait entrepris cette tâche avec fanatisme. Elle ne lui plaisait pas. Mentir, tromper, rouler même le plus vil représentant de l'humanité lui était odieux par instinct, par tradition, par éducation faire tout cela à la manière d'un traître répugnait à sa nature et choquait sa sensibilité. Il... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
milan
18 décembre 2015
  • 5/ 5
Quel livre! très difficile d'en parler sans trahir, minimiser ou spoiler. Dans ce livre, Conrad a crée un pays: le Costaguana, et l'a doté d'un peuple avec son histoire, de coutumes, d'institutions, de villes, et particulièrement une ville Sulaco, où l'intrigue (même ce mot est réducteur) se déroule. C'est un pays latino-américain, qui se relève tant bien que mal d'une longue série de révolutions et de coups d'états, et qui connait une période de transition paisible sous la présidence de Ribeira, qui veut transformer sa nation et la moderniser à l'image des états européens. le peuple costaguanien est formé d'indiens, majoritaires, qui vivent un peu "comme des sauvages" selon les dires de l'élite économico-bourgeoise blanche, principalement espagnole, mais qui comporte aussi des anglais et des italiens. Ce parti des Blancos détient la plus grande part des richesses du pays, symbolisées dans la ville de Sulaco par l'office maritime, la société de chemin de fer et surtout par la mine de San Tomé, cadeau empoisonné à un un anglais nommé Gould, qui finira par causer sa mort, mais qui une fois entre les mains de son fils Charles, sera transformé en la première puissance économique du pays, dirigé de loin par des capitaux américains. Ce qui est fascinant dans ce livre c'est sa construction: le récit de la révolte des costaguaniens pour chasser le parti blanc et récupérer le pouvoir, l'entrée en scène des personnage, l'un après l'autre : Charles Gould et sa femme, venus d'Europe pour gérer l'héritage maudit du père, la famille Viola, avec à sa tête le vieux patriarche, ancien garibaldien pétri d'idées républicaines, et condamné à l'exile loin de son Italie natale, du capitaine Mitchell, ancien marin anglais, à la tête de la compagnie maritime, du docteur Monygham, au passé trouble sous l'ancienne dictature, des membres de la famille Avellanos, une des plus anciennes bourgeoisies espagnoles du pays, du général Montéro et de son frère Perdito, responsables de la révolte populaire et du coup d'état qui s'en suit, de Martin Decoud, sorte de dandy parisien, improvisé journaliste à Sulaco et qui aura un rôle décisif dans l'histoire (mais pas moins que d'autres), du père Corbellan, mi fanatique mi réaliste, dont la mission est de christianiser absolument tous les indiens, et tant d'autres, tous ces personnages entrent donc en scène, non pas en file indienne, mais selon la pertinence de leurs ambitions, pensées et rôle dans l'histoire. Celle ci est d'ailleurs présentée par des allées retour très subtils entre le passé et le présent, et ces mêmes allées retours sont découpés de façon à servir le rythme de l'histoire; ainsi, la vie d'un personnage peut être présentée d'un seul jet, ou bien s'étaler sur plusieurs chapitres, et tout ce ci se passe sans accroc, sans peser sur la lecture. l'intrigue va crescendo, dominée par l'ombre des îles alentours: les Isabelles, par la mine de San Tomé , tantôt sauveur, tantôt malédiction, et surtout par les ambitions et états d'âmes des protagonistes, puis tout redevient calme, mélancolique. Et Nostromo dans tout ça? et bien c'est un ancien marin gênois, recruté pour gérer les activités du port , mais qu'on sollicite pour à peu près tout, tant il est fort, courageux, ingénieux, fidèle et honnête. En fait, sur les 600 et quelques pages, Nostromo n'apparaît que peu relativement, et il est très difficile à cerner. Ce qu'il en ressort, c'est qu'il un homme vaniteux, mais d'une vanité naïve, innocente, qui ne demande qu'une chose: c'est que tout le monde soit conscient de sa valeur. Il se démène corps et âmes, sans rien demander d'autre en retour, jusqu'au jour où il se révolte, mentalement, contre ces "riches" qui volent et vivent aux dépends des pauvres paysans, plus encore, qui le font en toute légitimité de coeur, pensant faire ce qui est juste, et qui utilisent ces pauvres, qui l'utilisent lui, pour servir leurs passions , qu'elles soient subites ou projetées sur le long terme, et qui passent à un autre projet sans se soucier des conséquences de leurs décisions sur lui notamment. Je pourrais en dire tellement plus, mais ce ne sera jamais assez, en tout cas sans dévoiler des passages importants de l'histoire. Ce qu'il faut en retenir, c'est l'incroyable modernité de ton du livre, tout semble si familier, si actuel, si précis. La ville et son quotidien font penser à Cent ans de solitude, avec ses couleurs chatoyantes et sa lumière aveuglante, mais sur une tonalité moins "magique". Les personnages sont ficelés à la manière de Dostoïevski, avec leurs passions profondes et complexes, il y a du suspense, de la réflexion, de la poésie, du réalisme. Enfin, pour résumer, un petit extrait :" Les intérêts matériels ne souffrent, dans leur développement, ni paix ni repos. Ils ont leurs lois et leur justice, une justice inhumaine et fondée sur des expédients, une justice qui ne s'embarrasse pas d'aucune loyauté et ne comporte ni la continuité ni la force que donnent seuls les principes moraux."
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raton-liseur
24 avril 2015
Conrad est un bourlingueur, ses livres aussi. Son célébrissime Au coeur des ténèbres se passe sur les rives d'un fleuve africain, Typhon raconte un épisode marin sur les flots asiatiques, et Nostromo, bien que ce soit le nom d'un personnage italien, se passe au Costaguana, petite république emblématique des dictatures sud-américaines.
Ce long roman ne laisse rien de côté et dissèque les différents rouages de l'économie extractive sur laquelle se sont construit la plupart des pays d'Amérique du Sud. La mine d'argent comme point central de l'économie, les castes qui classent définitivement les individus, les coups d'Etat incessants, les libertés qui ne bénéficient qu'à une petite minorité éclairée… Tout y est, savamment imbriqué, décrit avec précision, une démonstration par l'exemple.
Dans ce roman, l'histoire de Nostromo, « notre homme », surnom un brin condescendant du capataz des cargadores, le contremaître des dockers du port de San Tomé. Homme de confiance, irréprochable car vaniteux, mais rattrapé par la soif de l'argent et par un amour impossible, n'est finalement qu'un prétexte. Prétexte pour décrire cette société si fataliste, prétexte pour mettre en scène des personnages dont pas un ne pourra être heureux ou du moins se réaliser.
Difficile de rentrer dans ce roman, dont l'écriture est touffue et dont l'intrigue non linéaire nécessite une grande attention. C'est en plus avec un livre audio que j'ai découvert cette oeuvre, et je ne suis pas sûre que les romans fleuves de Conrad se prêtent bien à cet exercice. Ce n'est donc pas ma lecture préférée de Conrad, du moins sur le moment : je voulais un bon roman d'aventure et j'ai eu un traité d'économie politique, mais pris pour ce qu'il est, avec le recul, c'est une oeuvre passionnante, qui décrit de façon vivante et très réaliste la complexité de toute un continent. Mieux qu'un cours de géographie, il décrit une réalité hélas toujours d'actualité aujourd'hui et le pessimisme qui accompagne le destin de tous les personnages sans exception ne donne pas de grands espoirs pour voir les choses bouger. Un livre qui est un témoignage accablant et passionnant si on regarde au-delà du premier plan et si l'on peut s'accoutumer au style un peu lourd de ce long texte.
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Florentius
25 septembre 2016
  • 4/ 5
Oeuvre imposante et intimidante, tant par l'ambition que par la longueur : plus de cinq cent pages, soit le plus long roman de Conrad. Parfois considéré comme le meilleur, même si Lord Jim et l'Agent Secret sont de sérieux concurrents. le projet est immense, au point qu'un critique anglais l'a comparé à Guerre et Paix : donner bien sûr vie à une pleine galerie de personnages, mais surtout corps à une contrée imaginaire d'Amérique du Sud, le Costaguana et en exposer les enjeux politiques et économiques.
Les événements se déroulent à Sulaco, ville portuaire du Costaguana, dont la mine fait l'objet de toutes les convoitises des sociétés européennes. A la mort de son père, Charles Gould décide de reprendre la mine et de la réouvrir.
Si la chronologie du roman s'avère moins infernale qu'annoncé dans l'introduction, certains événements peuvent sembler brumeux. Conrad joue avec son lecteur et s'autorise certains retours en arrière ou à l'inverse accélère le déroulement. Il est parfois nécessaire de jeter un oeil à la séquence des événements synthétisée en introduction.
Si Nostromo n'est pas un simple roman d'aventure, il n'est pas avare en rebondissements; Conrad est à son affaire et sait trousser quelques scènes fortes, notamment la soirée où Decoud et Nostromo tentent de mettre à l'abri le trésor de la mine, véritable noyau central du roman. On y trouve là quelques belles pages d'une ambiance étouffante qui ne manqueront pas de ravir ceux qui ont aimé Au Coeur des Ténèbres. Toutefois Conrad n'est pas Stevenson et il y a toujours chez lui un surcroît de précision qui c'est malheureux à dire nuit un peu au plaisir de lecture, là où l'écossais sait stimuler l'imagination par un art plus vague et lacunaire.
Mais Nostromo est surtout un grand roman sur l'aliénation par l'argent et le matériel. Conrad le fait ressentir sur les différents personnages qui animent Sulaco : presque dès le début ils apparaissent désossés, fantomatiques, tout à leurs objectifs de concrétisation de profit. Nostromo est lui tout défini par son prestige personnel et ne vit que par et pour ce prestige : on se doute bien que cela finira par devenir un fardeau. Les quelques uns apparaissant un tant soit peu positifs sont ceux ayant connu la torture des troupes montiéristes : Monygham et le père Corbelan. le péché originel tient sans doute à ce que Charles Gould fait passer la justice derrière l'ordre lorsqu'il décide de faire réouvrir la mine, et de s'accommoder d'un pouvoir autocratique. Notons que cet aspect politique de l'oeuvre est hélas toujours d'actualité : il ne s'agit rien moins que de l'alliance entre ultra-libéralisme et autoritarisme.
Nostromo est un roman assez nettement pessimiste, où les personnages contemplent leurs gouffres et peu en réchappent, mais Conrad sait être toujours fin, aussi bien dans l'exposition des motifs politiques (après tout, l'influence de Gould a aussi ses côtés positifs et protège en partie les mineurs) que dans ses saillies psychologiques, voyez plutôt cette belle citation
"La vie, pour être vaste et pleine, devait, à chaque moment du présent, contenir le soucis du passé et de l'avenir. Notre tâche quotidienne doit être accomplie pour la gloire des morts et pour le bien de ceux qui qui viendront après nous."
C'est finalement cet équilibre qui m'a frappé dans ces quelques cinq cent pages. le "monstre" était plutôt fin.
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memma
05 novembre 2016
  • 5/ 5
Le roman relate les circonstances dans lesquelles l'Ouest du pays fictif du Costaguana se déclare indépendant, en particulier grâce à la richesse que lui procure l'exploitation de sa mine d'argent. L'histoire est sans doute inspirée par l'indépendance de Panama de la Colombie qui a eu lieu en 1903, un an avant la parution du livre. La situation politique décrite est complexe pour qui (comme moi) a du mal à dominer les troubles de l'Amérique du Sud à la fin du XIXe siècle. En gros, l'Ouest du Costaguana est gouverné par des notables encore très européens et par ailleurs prêts à pactiser avec les Etats-Unis (la mine d'argent, par exemple est possédée par un anglais et financée par un banquier américain). En opposition, le gouvernement, installé à l'Est de l'autre côté des montagnes, a été pris d'assaut par une des révolutions populaires présentées comme permanentes dans la région. Cette situation est typique de l'endroit et de l'époque et elle est décrite de façon très rigoureuse. Bizarrement, Conrad, d'ordinaire peu favorable au colonialisme, envisage ici la révolution et les mouvements populistes qu'elle génère jusqu'à l'Ouest de façon très négative. C'est peut-être que la véritable révolte - chez Conrad - est individuelle et c'est celle de l'aventurier. le personnage de Nostromo, initialement complètement inféodé aux puissances en place (il est "notre homme", l'homme des gens), décide de voler et de cacher l'or qu'on lui confie. Cette décision le projette dans une marginalité rêveuse qui est de l'ordre de l'aventure. Il devient quelqu'un ; il s'appartient enfin.
C'est un roman horriblement difficile à comprendre, à cause des variations temporelles permanentes : je m'y suis acharnée. le mieux est peut-être cependant de s'y laisser glisser. Déconnectées de la trame narrative, des scènes deviennent alors particulièrement visibles, d'autant qu'elles sont répétées au gré du roman : entre tant d'autres, l'arrivée - symbolique - du Président démis chevauchant un âne, le réveil de Nostromo renaissant sur la plage, et surtout l'extraordinaire fin où le véritable nom de Nostromo est crié vers la mer, acquérant ainsi enfin la dimension héroïque recherchée. C'est une des plus belles fins de roman que j'aie pu lire.
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GrandGousierGuerin
26 avril 2014
  • 4/ 5
Roman fleuve où j'ai bien failli me noyer au milieu bien que je fus loin d'être emporté par le courant. Vais-je me permettre de critiquer Conrad (Joseph et non Robert), quitte à passer pour une tête brûlée ? Je ne vais pas en faire un mystère (de l'ouest ou d'ailleurs …), je n'irai pas me briser les ailes ou encore tirer à bout portant sur un monument tel que Conrad (Joseph ou Robert).
En fait, j'ai senti mon envie de poursuivre la lecture de Nostromo décroitre dans la deuxième partie alors que j'ai été pris à l'hameçon du plaisir de lire dans les premières et troisièmes parties. Conrad déploie tout son arsenal consommé d'écrivain doublé d'aventurier vieux loup de mer pour rendre cette histoire vivante et prenante. Je me suis régalé notamment dans l'entame des premières et troisièmes parties où l'originalité du style permet d'évoquer des péripéties de manière indirecte, comme à ricochet. Mais j'ai manqué d'air à la moitié car mon rythme de lecture est actuellement au cabotage le long des côtes de quelques pages et non pas au long cours comme les croisières littéraires de pavés conradiens de plus de 500 pages. Il faudra que j'y revienne avec Typhon, Lord Jim ou au Coeur des ténèbres
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Citations & extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
stcyr04stcyr0406 juillet 2012
Ainsi parlait le grand personnage, le millionnaire dont les dotations d’églises étaient proportionnées à l’immensité de son pays natal, le malade à qui les médecins adressaient, à mots couverts, leurs terribles menaces. C’était un homme aux membres robustes et au ton pondéré, dont la solide corpulence prêtait à la redingote à revers de soie un air de dignité parfaite. Avec ses cheveux gris de fer et ses sourcils encore noirs, il avait le profil lourd d’une tête de César sur une vieille monnaie romaine. Il y avait, parmi ses ancêtres, des Allemands, des Écossais et des Anglais ; mais des traces de sang danois et français lui valaient à côté d’un tempérament de puritain, une imagination ardente de conquérant. Il sortait, pour Charles Gould, de son habituelle réserve, à cause de la chaleureuse lettre d’introduction qu’il avait apportée d’Europe, et plus encore peut-être en raison de son goût instinctif pour la fermeté et la décision, partout où il les rencontrait et quelque but qu’elles poursuivissent.
— Le gouvernement du Costaguana jouera son jeu jusqu’au bout, ne l’oubliez pas, monsieur Gould. Et qu’est-ce que c’est que le Costaguana ? Le gouffre sans fond où s’engloutissent les emprunts à 10 pour 100 et les autres placements imbéciles. L’Europe y a jeté ses capitaux à deux mains, pendant des années. Nous n’en avons pas fait autant. Nous savons, dans ce pays, rester à l’abri quand il pleut. Bien entendu, nous interviendrons un jour : il le faudra. Mais rien ne nous presse. Le temps lui-même travaille pour le plus grand pays du monde. C’est nous qui donnerons partout le mot d’ordre, dans l’industrie, le commerce, la loi, le journalisme, l’art et la religion, depuis le cap Horn jusqu’au détroit de Smith, et plus loin même, si nous trouvons au pôle Nord une affaire intéressante. Alors nous pourrons nous occuper à loisir des îles lointaines et des autres continents. Nous mènerons, bon gré, mal gré, les affaires du monde. Le monde n’y peut rien… ni nous non plus, peut-être !
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liberligerliberliger25 novembre 2012
On le croyait méprisant et aigri, alors que sa vraie nature était constituée par sa capacité d'éprouver la passion et par la sensibilité de son tempérament. Ce qui lui manquait, c'était l'indifférence polie des hommes du monde, cette indifférence qui engendre une indulgence désinvolte vis-à-vis de soi et des autres ; une indulgence qui se trouve aux antipodes de la vraie sympathie et de la compassion humaine. Le manque d'indifférence expliquait son tour d'esprit sarcastique et ses paroles mordantes.
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stcyr04stcyr0405 juillet 2012
L’intelligence de doña Emilia n’avait rien de masculin. Un esprit viril n’est point, chez une femme, la marque d’une essence supérieure, mais en fait un être imparfaitement différencié, d’un intérêt stérile et médiocre. L’intelligence toute féminine de doña Emilia lui facilita la conquête de Sulaco, en éclaira le chemin pour sa générosité et sa douceur. Elle savait causer de façon charmante, mais n’était pas bavarde. La sagesse du cœur, qui ne s’occupe ni d’édifier, ni de détruire des théories, non plus que de combattre pour des préjugés, sait éviter les paroles oiseuses. Ses pensées ont la valeur d’actes de probité, de tolérance et de compassion. La véritable tendresse d’une femme, comme la virilité d’un homme, se manifeste par une sorte de conquête continuelle. Les dames de Sulaco adoraient madame Gould.
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stcyr04stcyr0411 juillet 2012
Il lui était venu que la vie, pour être vaste et pleine, devait, à chaque moment du présent, contenir le soucis du passé et de l’avenir. Notre tache quotidienne doit être accomplie pour la gloire des morts et pour le bien de ceux qui qui viendront après nous.
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stcyr04stcyr0410 juillet 2012
Il n’est point de crédulité plus ardente et plus aveugle que celle née de la cupidité, qui, par ses dimensions universelles, donne la mesure de la détresse morale et de l’indigence intellectuelle de l’humanité.
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