> Philippe Bouquet (Traducteur)

ISBN : 2868693342
Éditeur : Actes Sud (1993)


Note moyenne : 4.24/5 (sur 34 notes) Ajouter à mes livres
Depuis la découverte, en 1981, de ce texte où Stig Dagerman, avant de sombrer dans le silence et de se donner la mort, fait une ultime démonstration des pouvoirs secrètement accordés à son écriture, le succès ne s'est jamais démenti. On peut donc, aujourd'hui, à l'occas... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par yo, le 15 janvier 2009

    yo
    "Notre besoin de consolation est impossible à rassasier" est un texte d'une dizaine de pages. Ce texte a été écrit en 1952, et est le dernier ouvrage publié du vivant de l'auteur suédois, puisqu'il se suicide deux ans plus tard. Ce texte est sombre, qui interroge notre relation à la vie terrestre, et aux petits plaisirs que nous y trouvons, aux "consolations" qui rythment notre existence. Dans ce texte magnifique, Dagerman expose la fatuité de la vie, du travail, de l'écriture, et s'insurge contre ce que l'homme a fait de sa vie : un moment de labeur. Pas de complaisance de la part de l'auteur envers ses congénères ni envers lui-même, comme vous pouvez le voir dans le petit extrait ci-dessous.
    La suite ici : http://livres-et-cin.over-blog.com/article-19256729.html
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    • Livres 2.00/5
    Par raton-liseur, le 26 février 2011

    raton-liseur
    Un livre qu'il m'est difficile de critiquer car ce n'est probablement pas par ce bout-là qu'il faudrait aborder cet auteur.
    Sombre, hanté par la peur d'écrire et par l'idée de l'absurdité de la vie (au sens de Camus), ce livre laisse l'angoisse submerger l'auteur et son lecteur.
    Impossible à rassasier, Stig Dagerman, pourtant considéré comme un écrivain important, s'est suicidé peu après avoir écrit ce court texte qui est l'un de ses derniers. Certains y ont vu un testament, c'est surtout un cri de douleur, d'un homme qui n'a pu se réconcilier avec l'absurde de la vie et qui demeure inconsolable.
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    • Livres 5.00/5
    Par emmyne, le 21 juin 2011

    emmyne
    Ce texte a été écrit par Stig Dagerman, traduit du suédois par Philippe Bouquet.
    Une dizaine de pages. Un testament au delà d'une philosophie, une désespérance solitaire et créatrice, une souveraine exigence de vie, libérée du poids du temps, des carcans et des cruautés du monde. Une confession, une réflexion, une aspiration.
    Une lecture intense d'une lucidité et d'une intimité intellectuelles troublantes sur l'art de vivre, les raisons, le désir de vivre. Un texte brûlant parce que éperdu, accablant parce que rationnel, d'un homme jeune qui cherche encore à survivre, doute de la délivrance par l'écriture, n'espère de rédemption qu'en l'idée d'une fondamentale liberté humaine, douloureuse et inaccessible, qui ne sera que celle de se donner la mort.
    Ecrivain engagé et journaliste suédois né en 1923, auteur du recueil Automne allemand sur l'Allemagne d'après-guerre, Stig Dagerman a écrit ce texte en 1952 bien qu'il ait abandonné l'écriture dès 1949. Il s'est suicidé en 1954 à l'âge de 31 ans.
    En Suède, un prix littéraire portant son nom est décerné chaque année " à un écrivain ayant contribué à promouvoir une parole libre dans le monde."



    Lien : http://lisezjeunesse.canalblog.com/archives/2010/10/31/19477412.html..
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    • Livres 4.00/5
    Par Asclepieia, le 22 juillet 2009

    Asclepieia
    En 1952, Dagerman a 29 ans, et est atteint probablement de schizophrénie, il couche sur le papier les quelques pages qui constituent Notre besoin de consolation est impossible à rassasier. Il y décrit un désespoir profond devant les changements d'un monde qu'il ne comprend plus. Plus qu'un testament, c'est un cri du coeur, un appel à la liberté d'un homme blessé par les normes de la société "Mais où est maintenant la forêt où l'être humain puisse prouver qu'il est possible de vivre en liberté en dehors des formes figées de la société? Un point d'interrogation qui vaut bien des points d'exclamation... Mais lire les tristes élucubrations d'un homme oscillant dangereusement entre la déraison et la folie n'aurait aucun intérêt, sinon froidement sémiologique, s'il ne ressortait de ce court opus une véritable puissance littéraire. Une virtuosité de l'écriture dont on sent en plus qu'elle fut rédigée en un seul jet et à seule fin d'épancher un trop plein de mal être.

    Lien : http://asclepieia.free.fr/blog/index.php?2009/01/01/10-notre-besoin-..
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    • Livres 1.00/5
    Par wakinasimba, le 13 octobre 2009

    wakinasimba
    Un petit livre (20 pages) réédité par les Editions Actes Sud pour remettre à l'honneur cet écrivain suédois, très populaire dans les années 40-50, et oublié peu à peu.
    J'aurai dû me méfier : le titre d'abord, puis le fait que l'auteur se soit suicidé peu de temps après.
    Inutile de dire que ce petit livre ne diffuse pas la joie de vivre. Malgré quelques grands élans vers la vie tel le sac et le ressac de l'océan qu'il affectionne, Stig Dagerman ne peut se sortir de ses idées morbides.
    Mon avis :
    un livre à reprendre de temps de temps ; quelques passages qui méritent méditation, mais seulement si vous êtes d'humeur enjouée.


    Lien : http://motamots.canalblog.com/archives/2009/09/24/15112510.html#comm..
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Citations et extraits

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  • Par yo, le 15 janvier 2009

    Puisque je suis au bord de la mer, je peux apprendre de la mer. Personne n’a le droit d’exiger de la mer qu’elle porte tous les bateaux, ou du vent qu’il gonfle perpétuellement toutes les voiles. De même, personne n’a le droit d’exiger de moi que ma vie consiste à être prisonnier de certaines fonctions. Pour moi, ce n’est pas le devoir avant tout, mais la vie avant tout. Tout comme les autres hommes, je dois avoir droit à des moments où je puisse faire un pas de côté et sentir que je ne suis pas seulement une partie de cette masse que l’on appelle la population du globe, mais aussi une unité autonome.
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  • Par emmyne, le 21 juin 2011

    Personne ne sait quand tombera le crépuscule et la vie n'est pas un problème qui puisse être résolu en divisant la lumière par l'obscurité et les jours par les nuits, c'est un voyage imprévisible entre des lieux qui n'existent pas.
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  • Par emmyne, le 21 juin 2011

    Etant donné que je cherche à m'assurer que ma vie n'est pas absurde et que je ne suis pas seul sur la terre, je rassemble tous ces mots en un livre et je l'offre au monde.
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Notre besoin de consolation est impossible à rassasier - Texte ecrit par Stig Dagerman chanté par les Têtes Raides dans leur Album Banco.











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