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ISBN : 2266142569
Éditeur : Pocket (05/02/2004)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 21 notes)
Résumé :

Né prince, fils d'un souverain de la puissante tribu des Sakya, au me siècle avant Jésus-Christ, il vécut dans le luxe et l'opulence avant de tout quitter pour partir sur les routes, seul, à la recherche de la sagesse. Il avait vingt-neuf ans, il s'appelait Siddharta Gautama, il allait devenir le Bouddha. Alexandra David-Néel a été l'une des premières Occidentales à pénétrer au Tibet et à co... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (4) Ajouter une critique
enkidu_
30 octobre 2014
★★★★★
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Même si j'ai quelques réserves mineures (définitions de "esprit" ou "âme", par exemple), cet ouvrage est une belle perspective synthétique sur le bouddhisme "tel que vécu par les bouddhistes", et donc défriche une large panoplie de caricatures sur cette voie initiatique, comme celle qui en ferait une moelle mode, là où le bouddhisme est, en réalité, une stricte ascèse "stoïque" du corps, de l'âme et de l'esprit.
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PaulPujol
04 novembre 2011
★★★★★
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Une présentation simple et limpide, non entachée par l'interprétaiton des siécles et des différentes cultures. A lire si on veut comprendre vraiment le Bouddhisme originel.
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stcyr04
19 avril 2016
★★★★★
★★★★★
Ecrit par la première femme européenne à pénétrer dans Lhassa capitale du Tibet, ce livre débute par une rapide présentation de la vie du Bouddha puis aborde succinctement les différentes formes du bouddhisme. Ce livre très clair et concis à l'attention des occidentaux non-initiés m'a vraiment passionné et incité à en savoir plus..
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Alexandre41
04 juin 2016
★★★★★
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Porte d'entrée lumineuse sur le bouddhisme.
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Citations & extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
enkidu_enkidu_29 octobre 2014
...peut-être devons-nous voir, dans ce dialogue, le désir de réagir contre l’idée qui, en tous les malades, les malchanceux, les victimes d’infortunes quelconques, faisait voir des coupables expiant leurs fautes passées.

Cette conception n’a pas disparu dans l’Inde. L’on y rencontre encore d’orthodoxes Hindous qui y demeurent attachés. Le plus gravement du monde, ceux-ci déclarent que construire des hôpitaux, faire la charité aux indigents et, de quelque façon que ce soit, soulager ceux qui souffrent, est aller à l’encontre de la loi du karman qui produit leurs souffrances.

Certains vont même jusqu’à déclarer cette bienfaisance nuisible à ceux qu’elle soulage, parce que, en allégeant leurs maux ou en les en délivrant, on retarde les effets de leur expiation.

L’on peut objecter à ces sombres sectaires – et les Bouddhistes ne manquent pas de le faire – que si l’on admet que le malade, l’indigent, l’homme frappé par une infortune quelconque, subissent le châtiment automatique de fautes anciennes, il faut aussi admettre que les résultats automatiques de ce même karman (leurs oeuvres passées) les ayant placés à proximité de médecins ou de personnes généreuses et capables de les secourir, c’est afin qu’ils puissent profiter de leur aide.

Si, d’après cette théorie, leurs maux devaient demeurer sans allégement, la force de leur karman les aurait vraisemblablement conduits loin de tout secours possible. Cette logique ne persuade guère les gens butés dans leurs croyances cruelles. Le plus étrange est que l’on rencontre des individus qui appliquent cette foi barbare à leur propre personne. Sans pouvoir deviner les crimes qu’ils ont pu commettre dans leurs vies passées, sans qu’il leur soit même possible d’être le moins du monde certains qu’ils en ont commis, ces victimes d’une doctrine déraisonnable s’entêtent à se croire coupables dès que la souffrance physique ou morale les atteint, et se complaisent dans leurs tourments, y voyant l’expiation de fautes qu’ils ignorent. (chapitre VI)
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enkidu_enkidu_29 octobre 2014
Bien que mis en garde, par leur Maître, contre l’inutilité des spéculations métaphysiques, les Bouddhistes n’ont pu résister entièrement au penchant de leur race ; ils ont élaboré de nombreuses théories concernant la matière, l’esprit et les phénomènes ; toutefois, ils ne se sont jamais laissé entraîner à tenter de décrire l’Absolu, la Réalité.

La Réalité, pensent-ils, exclut à la fois la dualité et la non-dualité ; elle ne peut pas être définie par des mots, pas plus qu’elle ne peut se concevoir. Tous les Bouddhistes reconnaissent que les connaissances, quelles qu’elles soient, que nous pouvons acquérir, sont limitées et conditionnées par nos facultés de perception. Toutes nos connaissances sont donc relatives, et, par conséquent, tous les objets qu’elles atteignent sont, aussi, relatifs. Inconnaissable est l’Absolu ; connu, il deviendrait relatif.

Le terme « Vide » (sûnya) que l’on rencontre dans les textes mahâyânistes y sert, généralement, à marquer l’absence de tout ce que pourrait concevoir notre esprit se mouvant dans le cercle de la relativité. Le Vide, chez les Bouddhistes, n’a jamais la signification de néant absolu que les Occidentaux ont, parfois, voulu lui donner. D’une part, il indique le défaut de substance autogène et propre, dans tous les éléments constitutifs des phénomènes, leur interdépendance, leur caractère relatif et, d’autre part, il est un nom pour la Réalité, l’Absolu que la limitation de nos facultés de perception nous rend inaccessible et inconcevable.

Nous voici ainsi ramenés, après de multiples détours, aux sages conseils du Bouddha.

« Ne pensez pas : le monde est éternel, il n’est pas éternel ; il est infini, il est limité » (Samyutta Nikâya).

« Le monde a coutume de s’en tenir à une dualité : tout est, ou rien n’est ; mais pour celui qui aperçoit, en vérité et en sagesse, comment les choses se produisent et périssent dans le monde, pour celui-là, il n’y a ni être ni non-être. » (Samyutta Nikâya). (chapitre V)
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PaulPujolPaulPujol18 décembre 2011
« Il est dans la nature des choses que le doute naisse. »

« Ne croyez pas sur la foi des traditions alors même qu'elles sont en l'honneur depuis de longues générations et en beaucoup d'endroits. Ne croyez pas une chose parce que beaucoup en parlent. Ne croyez pas sur la foi des sages des temps passés. Ne croyez pas ce que vous vous êtes imaginé, pensant qu'un Dieu vous l'a inspiré. Ne croyez rien sur la seule autorité de vos maîtres ou des prêtres. Après examen, croyez ce que vous aurez expérimenté vous-même et reconnu raisonnable. Ce qui est conforme à votre bien et à celui des autres. »

( Kâmâla sutra.)

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enkidu_enkidu_18 décembre 2016
VASALA SUTTA

Un brahmane s’étant prévalu de son rang social, le Bouddha le reprend et lui dit quels sont ceux qui doivent, dans la société, être considérés comme de vils parias.

« L’homme qui est coléreux, haineux, méchant et hypocrite, qui professe des vues fausses.

« Quiconque fait du mal aux êtres vivants, et est dénué de compassion.

« Quiconque assiège les villes et les villages (fait la guerre), se conduit en ennemi.

« Quiconque s’approprie le bien d’autrui, que ce soit dans un village ou dans la solitude des bois.

« Quiconque qui, ayant réellement contracté une dette, chasse son créancier en disant qu’il ne lui doit rien.

« L’homme qui, pour son avantage, pour acquérir des richesses, fait un faux témoignage quand il est appelé comme témoin.

« Celui qui a des relations illicites avec les femmes des membres de sa famille ou celles de ses amis, que ce soit en leur faisant violence ou avec leur consentement.

« Celui qui, étant capable de les secourir, laisse sa mère ou son père dans le besoin, alors qu’ils sont devenus vieux.

« Celui qui, de propos délibéré, donne de mauvais conseils et prépare de méchants plans, en secret.

« Celui qui, ayant joui de l’hospitalité d’autrui, ne la lui retourne pas.

« Celui qui se glorifie et méprise autrui, manifestant de l’orgueil bien qu’il soit, lui-même, méprisable.

« Celui qui provoque la colère d’autrui, qui est avare, qui a de bas désirs, qui est envieux, rusé.

« Que l’on considère tous ceux-ci comme de vils parias.

« Celui qui, sans être un saint et un sage (arhat), prétend en être un est le plus grand des voleurs.

« Ce n’est pas la naissance qui fait d’un homme un paria ou un brahmane ; suivant les actes que l’on accomplit, on devient un paria ou un brahmane. » (Appendices)
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enkidu_enkidu_29 octobre 2014
...quant à ce Bouddha que les écrivains occidentaux se sont souvent complu à nous dépeindre sous l’aspect d’un nonchalant rêveur, d’un nihiliste élégant, méprisant l’effort, nous pouvons le tenir pour un mythe. La tradition bouddhique ne garde aucun souvenir d’un tel personnage. Le sage qui consacra cinquante années de sa vie à la prédication de sa doctrine, puis, âgé de plus de quatre-vingts ans, mourut en pleine activité, tombant sur le bord de la route qu’il suivait à pied, allant porter son enseignement à de nouveaux auditeurs, ne ressemble guère à l’anémique désenchanté que l’on tente parfois de lui substituer.

En fait, si nous le considérons dans ses principes essentiels, le Bouddhisme est une école de stoïque énergie, d’inébranlable persévérance et de singulière audace dont le but est d’entraîner des « guerriers » qui s’attaquent à la souffrance.

« Guerriers, guerriers, nous appelons-nous. Nous combattons pour la vertu élevée, pour le haut effort, pour la sublime sagesse, ainsi nous appelons-nous guerriers ! »
(Anguttara Nikâya.) (chapitre III)
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