ISBN : 2290332879
Éditeur : J'ai Lu (2003)


Note moyenne : 3.38/5 (sur 39 notes) Ajouter à mes livres
Au XXIIIe siècle, n'importe qui peut accéder au pouvoir. Le dirigeant du monde, ou meneur de jeu, est désigné par tirage au sort. Et comme dans toute société ludique, ce sont les règles qui régissent la vie, le hasard venant régulièrement en remettre en cause le déroule... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par finitysend, le 08 février 2012

    finitysend

    Mouvementé ....
    Assez étonnant ...
    Ce roman a paru en 1968 ...
    C'est le premier roman de P. K. Dick ( un auteur que je connais mal ) ...
    Ce qui m'a frappé c'est qu'il est ultra lisible aujourd'hui encore car P.K. DICK a imaginé un futur tout à fait convaincant ..
    Perso j'ai peu lu cet écrivain car je craignais du vieillot ..
    L'auteur fait montre de beaucoup de talent du point de vue création d'univers ...
    Des images fortes ... des personnages solides .. du rythme ...
    L'idée de lier hasard et vie politique ne sort pas de nul part ... CF : hasard et vie politique dans le monde hellénique ..
    Le système solaire est gouverné par un magistrat suprême sélectionné par le hasard ...
    Mais nommé en même temps que lui : un assassin légal mandaté pour l'assassiner ...
    Voici donc un contexte de Darwinisme politique ( sourires ) ...
    Pour cette mandature un grain de sable dans les rouages .. :
    L'ancien président en titre ne digère pas son éviction anticipée et également décidé par loterie ...
    L'auteur nous décris une véritable parodie de cette société et de sa vie politique ...
    Un texte mouvementé ... assez drôle et ironique qui est à classer avec : le meilleur des mondes et avec les autres textes de SF politique ..
    Franchement sympa ..
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    • Livres 3.00/5
    Par Les-lectures-de-Cachou, le 05 octobre 2010

    Les-lectures-de-Cachou
    Voilà un roman dickien de la veine un peu plus complexe de l'auteur. Pas en ce qui concerne le fond cette fois, plutôt simple à comprendre (un système étrange prévoit que la personne qui dirige le monde soit désignée par le sort, grâce à un tirage, mais puisse aussi perdre le pouvoir - et, accessoirement, la vie - en étant éliminée par un tueur officiel sélectionné pour remplir ce rôle (si si) ou en étant remplacée par un autre vainqueur de la loterie), mais plutôt pour la forme. C'est que Dick a parfois une manière tarabiscotée de présenter les choses. C'est le cas ici.
    En effet (attention crime de lèse-majesté envers les quelques lecteurs « dickophiles » de ce blog)(pardon d'avance), j'ai l'impression que l'écriture de ce roman est un peu embrouillée. Oui, j'ai osé le dire. Mais il faut reconnaître que l'histoire de Loterie solaire est inutilement alourdie par le procédé habituel de l'auteur d'avoir recours à des personnages multiples pour mener son récit, tout en prenant rarement la peine de faire une pause pour énoncer le fonctionnement de la société qu'il a créée (ici, elle ne vient que dans le 4ème chapitre, vers la 50ème page, et pas en entier). du coup, le lecteur se retrouve embarqué dans un univers dont il ne possède pas les codes mais dans lequel il doit apprendre à « évoluer » pour suivre l'histoire. D'autant plus que les noms s'enchaînent sans les repères nécessaires pour retenir qui est qui. Bon, en même temps, j'ai l'habitude maintenant, je m'y retrouve plus facilement. Mais je dois dire que j'ai lu l'histoire avec une petite idée derrière la tête (essayer de trouver quel Philip K. Dick - encore édité - je pourrais bien donner à lire à mes élèves)(idée qui m'est venue comme ça cette semaine, et pour l'instant seul Minority Report me semble convenir, mais il ne rentre dans aucune de mes listes de lecture), et j'ai essayé d'adopter le regard d'un lecteur lambda face à ce livre, d'où la raison de ma sévérité envers la manière dont il est écrit, parce que je ne pense pas que quelqu'un qui n'est pas familier avec l'écrivain aurait le courage de continuer au-delà des trois premiers chapitres.
    Autre point à m'avoir un peu froissée: ce livre n'est pas l'un des plus recherchés ou des plus hallucinés de l'auteur, loin de là. Après tout, nous n'avons ici qu'une présentation assez basique d'un univers futuriste. Dick se concentre surtout sur deux aspects de celui-ci: la loterie et son système de tueurs (en insistant beaucoup sur la course-poursuite je trouve), et une dixième mystérieuse planète habitée par l'être tout-puissant de l'histoire. C'est tout. Pas de réflexion sur une technologie avancée (si ce n'est celle très intéressante du tueur à l'esprit téléchargeable, que j'ai beaucoup aimée), pas de digressions présentant des aspects étranges de la société présentée (si ce n'est sur la nourriture, mais c'est très bref), et le personnage « surpuissant » est loin d'être aussi impressionnant que ceux des autres livres de l'auteur. du coup, je dois dire que j'ai été un peu déçue, parce qu'on m'avait plusieurs fois parlé de ce livre en des termes élogieux.
    Bon, je n'ai pas détesté non plus, loin de là, cette histoire de prise de pouvoir est amusante et m'a fait penser, sans que je sache pourquoi, à Running Man (Souvenir très très lointain, j'ai dû lire ce livre à 13-14 ans). Mais je n'ai pas été autant emballée que ce à quoi je m'attendais.
    Au final, un livre alambiqué pour une histoire assez intelligente mais moins piquante qu'habituellement chez cet auteur.

    Lien : http://leslecturesdecachou.over-blog.com/article-loterie-solaire-phi..
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    • Livres 3.00/5
    Par Vance, le 10 avril 2010

    Vance
    Loterie solaire est un de ses premiers romans. Par son traitement et ses implications, il m'a vaguement rappelé Les Marteaux de Vulcain, un écrit mineur qui fut le premier texte de Dick que je lus. Néanmoins, il va plus loin dans sa réflexion et semble mieux construit, malgré un curieux déséquilibre dans son déroulement. Après une citation en exergue du premier chapitre tirée d'un texte célèbre de John McDonald (Strategy in Poker, Business & War, p.68 de l'édition Paperback chez Norton & Co que vous pouvez trouver chez Amazon), Philip K. Dick pose son univers avec méthode et réalisme. Il dépeint une Terre future assez désespérante, régie par la « Bouteille », machine complexe fondée sur l'aléatoire et qui désigne de temps en temps les heureux élus/promus parmi les citoyens. Pour « équilibrer » cette « roulette du destin », on pratique l'assassinat légal au cours de Conventions hautes en couleurs dans lesquelles les candidats font valoir leurs droits. On y sent un arrière-goût provocateur à la Prix du danger, primaire mais percutant.
    Ce qui est particulier dans cette description peu originale, c'est la façon dont Dick introduit ses personnages. On sent immédiatement qu'il n'a pas vraiment de sympathie pour les héros forts en gueule de ses collègues, les costauds ou les débrouillards qui se jouent des pièges cosmiques et des malédictions divines. [...]
    L'intérêt est ailleurs, dans l'examen des implications d'une société entièrement fondée sur le hasard, avec ces justifications minables qui ont permis la mise en place de systèmes autoritaires (rappelez-vous par exemple les discours d'introduction à Equilibrium).
    Toutefois, Dick rectifie le tir et rentre assez tôt dans le rang. Dès la fin du premier tiers, l'histoire s'emballe et les règlements de compte prennent le pas sur les questionnements de fond. Cartwright est donc Numero Uno et semble l'avoir prévu – ce qui est apparemment impossible, de nombreux spécialistes ayant tenté de truquer la Bouteille sans jamais y parvenir. Verrick veut sa peau et a engagé des moyens considérables pour mettre au point une stratégie imparable (car comment pouvoir assassiner un Maître du Jeu lorsque ses gardes du corps sont capables de lire vos pensées ?). Et Benteley rumine sa rancœur. le grand finale aura lieu sur la Lune et tout ce beau monde s'affrontera, tandis qu'un vaisseau franchit les limites du Système solaire à la recherche d'un astre prédit par un illuminé…
    Agréable à lire, de facture étonnamment classique malgré quelques éclairs de cette lucidité désabusée qui s'imprimera davantage avec les années, le roman souffre d'une traduction parfois approximative et de quelques coquilles malencontreuses. On sourira devant l'évocation d'un « pistolet-de-poing » comme de ce sport nommé « balle molle » - alors que le soft ball n'a rien d'exotique.

    Lien : http://journal-de-vance.over-blog.com/article-dans-la-tete-de-dick-0..
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    • Livres 3.00/5
    Par den, le 04 janvier 2011

    den
    Un Dick plus facile que d'autre et toujours notre monde absurde en toile de fond... un monde imaginé pas si loin du nôtre dans le fond
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    • Livres 2.00/5
    Par lael8, le 15 décembre 2010

    lael8
    voilà une histoire très space... déjanté, décalé, difficile d'approche avec une fin qui nous laisse sur notre faim... ce genre d'histoire très bien écrite et prenante où on est incapable de dire si on a aimé ou pas...
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Citations et extraits

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  • Par Vance, le 10 avril 2010

    Le système de la Bouteille existe pour nous protéger ; il élève et abaisse au hasard, choisissant au hasard des individus, à des intervalles imprévisibles. Nul ne peut s’emparer du pouvoir, puis s’y maintenir ; nul ne sait quel sera son statut dans un an, dans une semaine. Nul ne peut intriguer pour devenir dictateur : tout obéit aux mouvements imprévisibles de particules subatomiques. Le Défi nous protège d’autre chose : des incompétents, des imbéciles et des fous. Notre sécurité est totale : ni despotes ni déments.
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  • Par Vance, le 10 avril 2010

    Ces gens-là savaient faire des choses avec leurs mains, non avec leur tête. Leurs capacités avaient été acquises au cours d’années de travail, de pratique, de contact direct avec les choses. Ils savaient faire pousser des plantes, couler des fondations, réparer les tuyaux qui fuient, entretenir des machines, tisser des vêtements, faire la cuisine. Selon le système de Classification, ils étaient autant de ratés.
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  • Par Vance, le 10 avril 2010

    - Tu es… un psychopathe. Tu n’es pas normal.

    - Je sais, admit Benteley sans se troubler. Je suis un homme malade. Et plus j’en vois, plus je suis malade. Je suis malade au point de penser que tous les autres sont malades et que moi seul suis sain..
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  • Par Vance, le 10 avril 2010

    Que peut-on faire dans une société qui est entièrement corrompue ? Obéir à des lois corrompues ? Est-ce un crime que de désobéir à une loi infâme ou à un serment vicié ?

    - C’est un crime, dit Cartwright lentement. Mais il est peut-être bon de le commettre.

    - Dans une société de criminels, avança Shaeffer, les innocents vont en prison.
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Vidéo de Philip K. Dick

Petite conférence de Jérémy Zucchi (www.jeremy-zucchi.com), futur auteur d'un essai sur l'esthétique des œuvres de l'écrivain de science-fiction Philip K. Dick. Avec Joris Mathieu, metteur en scène de la compagnie Haut et Court qui travaille sur une pièce qui évoque son œuvre. Les personnages, tels ceux du Maître du Haut-château, savent que leur monde doit s'écrouler, doit disparaître. Il sont dans l'attente d'une Apocalypse qui mènera à une Révélation divine qui ne vient pas, qui doit les mener vers l'authentique monde réel. J'évoque le délire mystique de Philip K. Dick dans les huit dernières années de sa vie. Je parle les trois types d'humains, tous malades psychologiquement, qui composent les univers de l'écrivain : schizoïdes, autistes et schizophrènes capables de percevoir la réalité et l'autre monde, ignorant celui qui est réel. Je conclue en parlant de la vision divine, l'épiphanie, et de l'espoir en une révélation du réel par la caméra. Filmé au théâtre de Vénissieux, le 15 avril 2011 4e partie








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