Lorsqu'il convient d'effectuer un petit rajustement de la réalité, il est sans doute préférable de ne pas se fier à un chien capable de vous tenir un discours tout à fait pertinent sur ladite réalité; car vous pourriez bien devenir le grain de sable qui se glisse dans c... > voir plus
Il y a des mondes étranges dans lesquels l'auteur ne peut nous faire entrer qu'après 300 pages. Ce n'est pas le cas dans ce recueil de 7 nouvelles de science-fiction. Dick nous plonge avec une rapidité toute virtuose dans des mondes toujours plus différents. L'aventure ne se départit jamais d'une délicate leçon morale et d'une chute toujours réussie.
Mention spéciale à la nouvelle "interférence", bijou du récit pourtant classique du voyage dans le temps.
En Résumé : Si on excepte les deux premiers textes qui ne sont pas des nouvelles mais des théories propres à l'auteur et qui ne devraient que passionner les fans de l'auteur, les sept nouvelles se révèlent vraiment agréables et plaisantes à découvrir. Elles nous offrent des réflexions et des idées intéressantes et touchent quand même le lecteur. Certaines de ces nouvelles font même froid dans le dos. Vu qu'il s'agit de nouvelle écrites en début de carrière on sent que l'auteur tâtonne encore un peu à trouver son style mais on remarque rapidement les thèmes qui vont devenir prédominants dans son œuvre. Une lecture agréable. Retrouvez ma chronique complète sur mon blog.
Les machines ne sont rien d'autre que des outils multi-éléments qui accroissent le taux de rendement. L'homme est un animal fabricant d'outils. L'histoire de l'humanité, c'est l'histoire des outils devenant machines, de plus en plus volumineuses et efficaces. Si on rejette la mécanique, on rejette en même temps une des caractéristiques essentielles de l'humanité.
Petite conférence de Jérémy Zucchi (www.jeremy-zucchi.com), futur auteur d'un essai sur l'esthétique des œuvres de l'écrivain de science-fiction Philip K. Dick. Avec Joris Mathieu, metteur en scène de la compagnie Haut et Court qui travaille sur une pièce qui évoque son œuvre.
Les personnages, tels ceux du Maître du Haut-château, savent que leur monde doit s'écrouler, doit disparaître. Il sont dans l'attente d'une Apocalypse qui mènera à une Révélation divine qui ne vient pas, qui doit les mener vers l'authentique monde réel. J'évoque le délire mystique de Philip K. Dick dans les huit dernières années de sa vie. Je parle les trois types d'humains, tous malades psychologiquement, qui composent les univers de l'écrivain : schizoïdes, autistes et schizophrènes capables de percevoir la réalité et l'autre monde, ignorant celui qui est réel. Je conclue en parlant de la vision divine, l'épiphanie, et de l'espoir en une révélation du réel par la caméra.
Filmé au théâtre de Vénissieux, le 15 avril 2011
4e partie