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ISBN : 2290302481
Éditeur : J'ai Lu (2001)

Note moyenne : 3.51/5 (sur 869 notes)
Résumé :
En 1947 avait eu lieu la capitulation des alliés devant les forces de l'axe. Cependant que Hitler avait imposé la tyrannie nazie à l'est des Etats-Unis, l'ouest avait été attribué aux japonais.
Quelques années plus tard la vie avait repris son cours normal dans la zone occupée par les nippons. Ils avaient apporté avec eux l'usage du Yi-King, le livre des transformations du célèbre oracle chinois dont l'origine se perd dans la nuit des temps. Pourtant, dans ce... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (101) Voir plus Ajouter une critique
jeanbiscotte
23 mars 2013
  • 1/ 5
Le maître du Haut Château, c'est l'histoire d'un bouquin au résumé très alléchant, au postulat de base plus que prometteur, mais d'un tout extrêmement décevant.
La quatrième de couverture m'avait totalement emballé : un monde dans lequel les Alliés auraient perdu la guerre ; à quoi cela pouvait-il bien ressembler ? J'avais hâte de découvrir ça et les quelques avis négatifs que j'avais aperçus ne freinaient pas mon envie. J'étais persuadé que, même si l'histoire était lente et qu'il en allait essentiellement de la petite vie quotidienne des personnages, j'allais être absorbé par un récit dont la trame de fond promettait d'être riche. J'ai été très patient, mais j'ai néanmoins fini par déchanter. J'ai longtemps continué à espérer un quelconque revirement de situation, rebondissement ou simplement un peu d'action. En vain. de fait, après autant d'espérance, la chute n'en a été que plus rude…
Commençons par le positif, car il y en a. Et du très bon même. Comme je l'ai dit, l'idée de départ est excellente et les passages lors desquels on en apprend plus sur la Seconde Guerre mondiale et comment elle s'est « vraiment déroulée », où on découvre horrifié les actions entreprises par les nazis au terme du conflit, etc. sont réellement excellents. Malheureusement, compilés, ils tiennent sur quinze ou vingt pages… et les 330 autres, sont moins passionnantes, et par moment, c'est peu dire. Mais poursuivons dans le positif. L'univers mis en place par l'auteur est assez recherché et est vraiment passionnant à découvrir. Il était parfois un peu frustrant de n'avoir les informations qu'au compte-gouttes étant donné que les personnages ne font que mentionner des faits qui pour eux sont connus et ne nous permettent donc que d'entr'apercevoir les événements qui ont eu lieu. Toutefois, si ce n'avait été pour en découvrir davantage à ce sujet, je ne suis pas certain que j'aurais achevé ce livre… Enfin, j'ai trouvé assez intéressante la perspective de l'Américain moyen percevant le monde du point de vue de l'opprimé, du colonisé. Encore une fois, malheureusement, j'ai trouvé ce thème un peu sous exploité…
Le gros gros point négatif du livre est qu'il ne se passe absolument rien. On suit le quotidien de plusieurs personnes. On connaît leurs pensées et cela nous permet de découvrir le monde qui les entoure. J'aime assez ce genre de narration, mais lorsqu'il ne se passe rien de rien et que pendant deux pages le protagoniste se perd dans des réflexions métaphysico-philosophiques, ça commence à devenir indigeste. En outre, on attend avec impatience (qui décroît petit à petit) que leurs chemins se rencontrent, mais là encore, non… (ou si peu). Et puis, tous les protagonistes sont si étranges, tant dans leur façon d'agir que de penser, que j'ai eu beaucoup de mal à les comprendre. À leur décharge, j'ai un esprit plutôt cartésien et le Yi-King, j'ai du mal à croire à la véracité de ses prédictions. de plus, les histoires personnelles des protagonistes, au final, ne mènent nulle part, et la fin tombe un peu comme un cheveu dans la soupe, laissant un goût d'inachevé (d'autant plus que je ne suis pas bien sûr de l'avoir comprise). On quitte les « héros » comme ça, au milieu des occupations auxquelles ils vaquaient, ou presque… Enfin, j'ai été assez horripilé par la traduction. On trouve à profusion des tournures de phrases (voire des phrases entières) qui ne se disent pas en français ou qui sonnent faux et dans lesquelles on reconnaît la phrase anglaise qui est tout à fait banale. du genre, de mémoire, « Diable, oui ! » pour « Hell yes » ou « Et quoi maintenant » pour « And what now ». Sans parler des nombreuses coquilles et fautes de frappe ou d'impression… Il semblerait que je sois tombé sur une mauvaise édition à ce niveau-là.
Vous l'aurez compris, le maître du Haut Château est pour moi une très grosse déception, car j'attendais beaucoup mieux de ce livre. Les aspects positifs ne compensent malheureusement pas les trop nombreux points négatifs qui entachent le roman. Dommage.
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BlackWolf
27 septembre 2012
  • 4/ 5
En Résumé : J'ai passé un vraiment bon moment avec ce livre qui nous offre une tranche de vie de différents personnages dans un monde ou les alliés ont perdu la guerre et ou le monde fut partagé entre l'Allemagne et le Japon. Un roman lent, calme, aux idées foisonnantes et pleines de réflexions. Entre recherche de la vérité, de la réalité mais aussi la recherche de soi et de sa place je me suis laissé captiver par ce roman. Les personnages se révèlent simples mais agréables à suivre tant ils se révèlent finalement proche de nous, dommage que parfois ils réagissent de façon un peu trop surprenantes mais rien de bien grave. La plume de l'auteur se révèle toujours aussi simple, mais agréable par contre je reproche quelques légères longueurs, que l'auteur se soit par moment un peu trop attardé sur le Yi King et parfois un côté un peu trop descriptif. Au final un roman dur à conseiller, mais qui mérite sûrement d'être découvert pour son texte aux idées intelligentes et surprenantes.
Retrouvez ma chronique complète sur mon blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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katell
09 octobre 2015
  • 5/ 5
L'uchronie est un domaine littéraire où il fait bon s'égarer de temps en temps. A quelques semaines de la diffusion en France de la série « le maître du Haut Château » inspirée du roman éponyme de Philip K. Dick, j'ai lu ce dernier avec délectation. Osons ce terme, plus adapté à la dégustation d'un plat raffiné, pour la littérature.
Oui, je me suis délectée de cette histoire où les Alliés ne sortent pas vainqueurs de la Seconde Guerre Mondiale, où les forces de l'Axe dominent le monde.
Ce ne sont pas les Américains qui ont lâché la bombe atomique mais les Nazis. Les Etats Unis d'Amérique n'ont pas envoyé le premier homme sur la lune mais les Allemands sont partis à la conquête de l'espace, des missions sont envoyées vers Mars.
Les vols supersoniques mettent Los Angeles à deux heures de Berlin grâce aux avions fusées.
L'Allemagne n'est pas divisée en quatre secteurs mais les Etats Unis sont séparés en deux zones : à l'est, sous domination nazie, à l'ouest, sous domination japonaise, au centre une zone neutre où vit l'homme dict le maître du Haut Chateau
La Résistance s'organise, cahin caha, de part et d'autre de la zone neutre. A Los Angeles, Frank Frink est renvoyé de l'usine où il fabrique des imitations d'antiquités pour le marché japonais. Monsieur Takomi doit accueillir l'agent Rudolf Wegener et organiser la visite du couple héritier de l'Empire du Japon. Juliana Frink, ex épouse de Franck, a tout quitté pour rejoindre les Etats neutres des Rocheuses.
Les personnages se croisent, s'éloignent, parfois sans se connaître. Deux éléments les relient : un roman subversif « le poids de la sauterelle », interdit dans les zones sous la domination nazie, parce qu'il décrit un monde où la Guerre n'a pas été perdue par les Alliés. le deuxième élément est l'utilisation du « Livre des transformations », le Yi King, faite par les principaux héros du roman : Takomi, Frank, Juliana et un personnage inattendu.
Le Yi King revêt une grande importance : les baguettes sont lancées six fois pour créer un hexagramme que l'on interprète dans le "Livre des transformations". Lors des moments importants de la vie de chacun des héros, ces derniers font appel à cette pratique.
Ainsi Takomi pressent un malaise pesant sur les relations entre l'Allemagne nazie et le Japon, qui se confirmera lorsque l'agent allemand lui apprendra qu'une attaque allemande est prévue contre le Japon.
Le roman est prenant, au rythme bien enlevé : l'existence d'un roman dans le roman met en abyme l'histoire lue avec celle que l'on aimerait lire, celle du « Poids de la sauterelle » dont l'auteur, Hawthorne Abendsen, a la tête mise à prix par les Allemands.
Juliana, exilée volontaire dans les Rocheuses, rencontre un jeune italien avec lequel elle a une aventure sentimentale : il lui parle du livre interdit. Suite à l'élimination du jeune homme, agent nazi en mission pour tuer Abendsen, par elle-même, elle lit l'ouvrage interdit et comprend que l'auteur a découvert, par l'interprétation des hexagrammes, que la guerre a été, en réalité, remportée par les Alliés.
Au-delà de l'uchronie, qui s'appuie sur un fait historique réel à savoir la tentative d'assassinat de Roosevelt, en 1933, par Giuseppe Zangara, Dick met en place une logique de guerre froide entre les force de l'Axe ainsi que l'admiration de la culture japonaise chez de nombreux américains, tiraillés entre attirance, mépris et répulsion. L'harmonie du raffinement recherchée dans tous les domaines par les Japonais fascine de nombreux personnages.
Dick provoque aussi le lecteur qui, de mise en abyme en mise en abyme, est renvoyé à ses propres questionnements, notamment l'interrogation sur ce qu'est notre propre réalité. le lecteur, comme les personnages du roman, lit un livre qui lui décrit un monde autre en lui expliquant que ce monde autre est la réalité. le lecteur est pris dans le principe, propre à la lecture, de l'illusion romanesque.
Dick joue avec les miroirs et interroge la définition de la réalité, de sa frontière avec la fiction, de l'existence de chacun et de son incertitude (suis-je vraiment moi?). Ces jeux de miroirs amènent parfois à se demander sur quel terrain l'auteur souhaite nous emmener au point que l'on ne sait pas vraiment où il veut en venir. C'est ce qui fait tout le sel de la démarche: perdre le lecteur à l'envi pour qu'il se retrouve ou se perde définitivement.

J'ai regardé l'épisode pilote de la prochaine série. Les éléments importants sont présents et captent immédiatement l'intérêt du spectateur. Etant bon public, j'ai apprécié cette mise en bouche qui, à mon avis, ne dessert pas le roman.
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AgatheDumaurier
02 avril 2016
  • 5/ 5
Euh ...Ouh là, c'est compliqué...Je ne sais pas si j'ai tout compris et je ne voudrais pas dire de bêtises.
Agathe s'empara de ce qui se trouvait à sa portée : des crayons de couleurs. Elle demanda : "Oracle, que dois-je penser du Maître du Haut Château, car c'est obscur". Puis elle renversa la boîte par terre. le premier était le 45, un K'a plein de wu. Presque wabi. Bon signe. Elle feuilleta son Yi King jusqu'à la page 45.
"Quand le poète produit l'harmonie malgré le chaos,
N'essaie pas de comprendre et laisse-toi porter", lut-elle.
"Alors c'est que c'est bien", pensa-t-elle. "Le chaos, c'est l'uchronie, la victoire du mal, des Nazis, et l'harmonie, c'est la réussite d'un projet abouti, celui du poète. Il est vrai que cet univers cauchemardesque parfois à peine esquissé -comme les massacres en Afrique ou la situation en Europe, centré sur des personnages secondaires à San Fransisco, est parfaitement harmonieux et permet au lecteur de le considérer dans une ligne de fuite infinie. On peut y croire.
Le deuxième chiffre était un trois. le F'o. L'erreur. Agathe ouvrit le livre à la page trois.
"Celui qui voit double ne voit pas clair,
Celui qui voit double voit moins clair que celui qui voit triple", lui révéla l'oracle.
"Voilà ce qui m'a gênée", se dit-elle. "Tous leurs commentaires sur le double, l'effet miroir. Mais non, c'est triple qu'il faut voir. Trois zones aux Etats-Unis, l'une allemande, l'une japonaise, l'une neutre. Trois livres, le Yi King, le Poids de la Sauterelle, le Maître du Haut Château. Et trois mondes : le nôtre, celui du Maître du Haut Château, et celui du Poids de la Sauterelle. Et une troisième guerre mondiale qui est inéluctable. Pour rétablir le wu et le wabi. L'harmonie. le triangle de M. Tagomi. C'est très clair, merci, Oracle."
Et le dernier chiffre était le 11, le Wag. "Oh non, "pensa-t-elle, "alors je n'ai vraiment pas compris." Car c'était un trait négatif, un signe d'aveuglement. La page 11 le confirma :
"Le diamant a tant de facettes qui brillent au soleil
Que si tu crois les voir toutes c'est que tu ne vois rien."
"Bon", se dit-elle, "j'ai déjà vu le triangle et le chaos. Il y a aussi le mal, les Nazis ...Mais pourquoi tous ces objets, ces bijoux, ces Japonais obsédés par les reliques américaines, cette sagesse orientale de la part des alliés du chaos ? J'accepte ma superficialité et pour le reste, j'y penserai demain. Bonne nuit, Oracle."

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ibon
23 novembre 2016
  • 2/ 5
Misère, misèreeeux!
Comme le suggère l'excellente couverture du roman, représentant Hitler sur un billet de banque américain, il s'agit d'une uchronie. Japonais et Allemands ont gagné la seconde guerre mondiale.
Seulement, l'image était trop prometteuse! de guerre, il n'en n'est plus question, elle est finie depuis 20 ans et de menace non plus, à moins que cela ne soit vers la fin.
Il m'a tardé de trouver un intérêt à suivre quatre lignes narratives sur 200 pages mais un ennui grandissant - et je n'ai rien contre les antiquaires comme il en est question ici- m'a fait reporté cette lecture de plus de 400 pages à des jours meilleurs.
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Les critiques presse (2)
ComicsMarvel08 avril 2015
Un ouvrage coup de poing d'une virtuosité stupéfiante.
Lire la critique sur le site : ComicsMarvel
SciFiUniverse20 février 2012
Il y a aurait beaucoup à dire sur ce roman pour peu que l'on s'y intéresse de manière moins superficielle. Le maître du Haut Château est en fait un bijou de construction.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Citations & extraits (51) Voir plus Ajouter une citation
BernachoBernacho18 septembre 2016
Voici qu'apparaissait l'hexagramme, produit par les mouvements aléatoires des tiges végétales. Aléatoires, et pourtant enracinés dans le moment dans lequel il vivait, dans lequel sa vie était liée à toutes les autres vies et particules de l’univers. L’hexagramme indispensable, dont le motif de traits pleins et brisés représentait la situation. Lui, Juliana, l’usine de Gough Street, les Missions Commerciales dominatrices, l’exploration des planètes, les milliards de tas de produits chimiques en Afrique, qui maintenant n'étaient plus des cadavres, les aspirations des milliers de gens alentour dans les bidonvilles de San Francisco, les créatures démentes de Berlin, avec leurs visages calmes et leurs projets maniaques – tout lié dans ce moment, où les tiges d’achillée étaient jetées pour choisir la sagesse exactement appropriée dans un livre commencé au trentième siècle avant Jésus-Christ. Un livre créé par les sages chinois sur une période de cinq mille ans, raffiné, perfectionné, cette superbe cosmologie – et science –, codifiée avant que l’Europe ait seulement appris à poser des division.
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TatooaTatooa27 avril 2015
La guerre ! se dit-il. La Troisième Guerre mondiale ! Deux milliards d'entre nous tués, notre civilisation balayée. Les bombes à hydrogène tombant comme la grêle.
"Oy Gewalt !" pensa-t-il. Qu'est ce qui se passe ? Est-ce que j'ai mis cela en mouvement ? Ou bien est-ce quelqu'un d'autre qui serait en train de tripatouiller on ne sait quoi, quelqu'un que je ne connais même pas ? Ou bien... nous tous. C'est la faute de ces physiciens et de cette théorie du synchronisme, selon laquelle chaque particule est en relation avec toutes les autres ; on ne peut pas faire un pet sans modifier l'équilibre de l'univers. Cela fait de la vie une drôle de plaisanterie, sans personne pour en rire.
(Frink en train de tirer le Yi King)
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TatooaTatooa26 avril 2015
Nous pourrions signer un engagement, lui et moi, pour l'un des vaisseaux spatiaux de colonisation. Mais les Allemands le refuseraient à cause de son teint basané et moi à cause de mes cheveux noirs. Ces espèces de pédés nordiques SS, maigres et pâles, dans leur châteaux d'entraînement, en Bavière. Ce type, Joe, n'a même pas l'expression de physionomie qui convient. Il devrait avoir cet air froid mais tout de même enthousiaste de celui qui ne croit en rien, tout en professant cependant une sorte de foi aveugle. Oui, c'est ainsi qu'ils sont. Ce ne sont pas des idéalistes, comme Joe et moi ; ce sont des cyniques doués d'une foi absolue.
(Juliana)
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odin062odin06215 août 2015
Ce qu’ils ne comprennent pas, c’est l’impuissance de l’homme. Je suis faible, petit, je ne compte pas dans l’univers. On ne m’y remarque pas ; je vis sans être vu. Mais pourquoi est-ce mal ? N’est-ce pas mieux ainsi ? Celui que les dieux remarquent, ils le détruisent. Soyez petit… et vous échapperez à la jalousie des grands.
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BernachoBernacho29 septembre 2016
Leur vue ; elle est cosmique ; pas celle d’un homme ici, d’un enfant, mais une abstraction sans consistance : race, territoire. Volk, Land. Blut. Pas celle d’hommes honorables, mais celle du Ehre lui-même, l’honneur ; l’abstrait est réel, le réel est invisible à leurs yeux. Die Güte, mais pas d’homme bon, cet homme bon. C’est leur sens de l’espace et du temps. Ils voient à travers l’ici, le maintenant, jusque dans la pronfondeur vaste et noire au-delà, l’immuable. Et c’est fatal à la vie. Parce qu’à la fin, il n’y aura plus de vie ; autrefois il n’y avait que les particules de poussière dans l’espace, les gaz d’hydrogène chaud, rien de plus, et cela reviendra. Ceci est un intervalle, ein Augenblick. Le processus cosmique se précipite, réduisant la vie en granite et méthane ; la roue tourne pour toute la vie. Tout est temporaire. Et eux – ces hommes déments – répondent au granite, à la poussière, à l’aspiration de l’inanimé ; ils veulent aider la Natur.
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Adaptation #29 : Minority report de Ginger Force.
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