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ISBN : 2264003685
Éditeur : 10-18 (1998)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Un soir, un vieux Londonien s'entend prier par une jolie petite fille de lui indiquer le chemin d'une rue située loin, très loin... II y conduit l'enfant et fait ainsi la connaissance du grand-père de Nelly, propriétaire d'un magasin d'antiquités. Ce vieillard, qui a aussi un garnement de petit-fils, entretient d'étranges relations avec un nain odieux; celui-ci, perfidement, le dépossède de son magasin... Alors, une nuit, Nelly et son grand-père, la main dans la mai... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (3) Ajouter une critique
Gwen21
Gwen2104 mai 2016
  • Livres 4.00/5
Charles Dickens est un merveilleux conteur, c'est presque un lieu commun de le dire. Et pourtant, redisons-le en choeur, de peur qu'on ne l'oublie un jour.
Il y a d'abord la plume, parfois tortueuse, parfois trop descriptive, mais qui est si douée pour mettre en exergue la personnalité et la psychologie de chaque personnage.
Ensuite, viennent les personnages, justement. Avec Dickens, les honneurs du lecteur et la gloire des projecteurs ne sont pas réservés aux seuls protagonistes principaux mais aussi à une foule de personnages secondaires, voire tertiaires, dont chacun est, à sa façon, un héros très fouillé sans lequel la narration deviendrait bancale ; un héros enchaîné à la destinée de tous les autres et prêt à les accompagner jusqu'au bout de leur périple.
La destinée, justement, parlons-en. C'est un trait caractéristique des romans de Dickens. Qu'ils viennent d'une haute ou d'une basse extraction, qu'ils soient sur le devant de la scène ou à l'arrière-plan, les personnages de Dickens sont toujours chevillés à leur destinée ; elle les guide dans tous leurs actes, dans chaque décision, à tel point que le lecteur se sent rapidement impliqué dans leur chemin respectif et très investi dans leur devenir particulier.
Alors, de quoi parle "Le magasin d'antiquités" ? Aucunement d'antiquités, ou si peu qu'il est inutile de s'y attarder. Ce roman fleuve qui mêle aventures de grands chemins et tableaux moraux présente essentiellement le parcours de deux jeunes amis, Nelly et Kit. Chacun de son côté, un peu à la manière d'Amy Dorrit et d'Oliver Twist, autres célèbres héros de l'auteur, va progresser au gré des expériences et des hasards, des bonheurs ou des malheurs, servant de prétexte à Dickens pour faire triompher une fois de plus l'honnêteté, la pureté, la justice, l'amour et la vertu face à la méchanceté, aux vices, à l'hypocrisie et au crime.
Dans l'univers manichéen de Dickens, il est très aisé de distinguer les loups des agneaux, et c'est peut-être là que, pour moi, le bât blesse toujours un peu, car si j'adore ses loups - les personnages de Mr Quilp et de Miss Brass sont juste fabuleux, je les adore -, ses agneaux ont tendance à me porter sur les nerfs. Aussi Nelly n'est-elle pour moi qu'une Sainte-Nitouche que je giflerais volontiers et son copain le maître d'école une figure peu reluisante qui m'inspire davantage la pitié que l'amitié. Fichtre, ferais-je moi aussi partie des méchants ?
Enfin, malgré quelques inévitables longueurs au fil de ces quelques 850 pages, ce roman reste un très émouvant moment de littérature classique, un grand drame paradoxalement rehaussé par la verve et l'humour plein de saveur de son inimitable créateur.

Challenge PAVES 2015 - 2016
Challenge MULTI-DÉFIS 2016
Challenge 19ème siècle 2016
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SagnesSy
SagnesSy05 novembre 2015
  • Livres 3.00/5
Quatrième roman écrit par Dickens, ce magasin ne m'a pas séduite outre mesure. On y suit la petite Nell, quatorze ans, qui est un modèle de bonté, vertu, et beauté. Elle est chargée de son grand-père, un triste personnage saisi du vice du jeu, qui nous est présenté comme un gros égoïste qui passe son temps à chouiner ou à perdre la boule, il n'y a guère que Nell pour l'apprécier. Et encore, parfois même à elle il met les jetons, mais c'est une fille courageuse qui ne baisse jamais les bras.
Ils sont poursuivis par la haine du pire individu qui se puisse concevoir, un être abominable et difforme, un nain, Quilp. Il maltraite et manipule tout le monde autour de lui, et s'acharnera sur Kit, qui vénère la petite Nell.
On suit en parallèle les aventures de Nell et son grand-père sur les routes, et celles du petit monde resté à Londres. Comme toujours chez Dickens, des méchants ridicules qui font force grimaces, des inconnus qui sont liés à nos héros, des enfants qui meurent, des pointes d'humour. Mais dans ce roman beaucoup d'insistance, j'ai trouvé, une certaine lourdeur, une magie qui n'a pas opéré pour moi.
Toute l'Angleterre a pleuré en janvier 1841 avec Dickens la mort de Nell, pas moi, pour une fois. Elle était trop pure et éthérée, tout était trop marqué pour que j'entre réellement dans l'univers de ce magasin d'antiquités. Même Kit, brave figure du fidèle s'il en est, ne m'a pas touchée.
Le seul personnage qui a trouvé grâce à mes yeux fort exigeants pendant cette lecture, c'est Richard Swiveller, le Dick de notre histoire (il y a toujours un Dick chez Dickens !). Mauvais sujet au départ, plus par mauvais choix de ses compagnons qu'autre chose, c'est un bon bougre au fond, une amusette, il a un certain panache qui ne laisse pas indifférent. Son histoire avec "marquise" est une des bonnes surprises, un peu de finesse au milieu de toutes ces marionnettes dont le sort se joue.
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igaluck
igaluck29 novembre 2012
  • Livres 4.00/5
[Livre audio lu par Christine Sétrin]
J'ai trouvé ce texte plus intéressant que « David Copperfield » que j'ai écouté il y a quelques semaines.
L'histoire en est d'abord plus touchante. Et certains des thèmes abordés m'ont paru très actuels.
La sénilité progressive du grand-père à laquelle est confrontée Nell est poignante et angoissante. Les passions obsessionnelles du vieillard pour le jeu et pour sa petite-fille sont très bien amenées. Persuadé de bonne foi de faire le bonheur de cette enfant, il n'est finalement qu'enlacé par ses propres démons dans une danse vers la ruine et la déchéance.
Passage anecdotique, l'embrigadement de la mère de Kit dans une église intégriste, n'en a pas moins été frappant.
Une version audio agréable, expressive et habitée.
http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/dickens-charles-le-magasin-dantiquites-tome-premier.html
http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/dickens-charles-%E2%80%93-le-magasin-dantiquites-tome-deuxieme.html
Lien : http://versautrechose.fr/blog2/?p=648
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Citations & extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
Gwen21Gwen2108 avril 2016
- Ma fille est votre femme, monsieur Quilp, dit la vieille dame avec un rire qu’elle s’efforça de rendre badin et satirique ; et elle ajouta, comme s’il avait besoin qu’on lui rappelât cette circonstance :
- Votre femme légitime.
- Certainement, certainement, dit le nain.
- Et elle a le droit, j’espère, d’agir comme il lui plaît, Quilp, dit mistress Jiniwin, tremblant, en partie de colère, en partie de la crainte secrète que lui inspirait son gendre diabolique.
- Vous espérez qu’elle en a le droit. Ne savez-vous pas qu’elle l’a ?
- Je sais qu’elle devrait l’avoir, si elle avait ma manière de voir.
- Ma chère, pourquoi n’avez-vous pas la manière de voir de votre mère ? dit le nain se retournant pour s’adresser à sa femme. Pourquoi, ma chère, n’imitez-vous pas en tout constamment votre mère ? Elle est l’ornement de son sexe ; votre père le disait chaque jour de sa vie, j’en suis sûr.
- Son père était un heureux caractère, et qui valait vingt mille fois mieux que certaines gens ; que dis-je ? vingt millions de milliards de fois.
- J’eusse aimé à le connaître, repartit le nain. Il se peut qu’il fût une heureuse créature déjà à cette époque ; mais ce qu’il y a de sûr, c’est qu’il l’est maintenant. Doux repos pour un homme qui a, je crois, souffert longtemps.
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Nastasia-BNastasia-B05 décembre 2014
Quelques jeunes enfants au visage rieur jouaient à cache-cache parmi les tombes. Ils avaient avec eux un bébé qu'ils avaient posé tout endormi, dans une couette de feuilles, sur la sépulture d'un enfant. C'était une tombe récente, et la petite créature qui y reposait avait dû souvent s'asseoir là, patiemment résignée à son état maladif, pour les regarder jouer, de sorte que dans leur esprit elle avait à peine changé d'aspect.

Chapitre LIII.
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Gwen21Gwen2115 avril 2016
D’où vient que nous supportons mieux les douleurs morales d’une séparation que l’émotion physique d’un adieu ? D’où vient que nous ne nous sentons pas le courage de prononcer le mot, quand nous avons la force de vivre à distance de ceux que nous aimons ? À la veille de longs voyages ou d’une absence de plusieurs années, des amis tendrement unis se sépareront en échangeant le regard accoutumé, la poignée de main habituelle, en convenant d’une dernière entrevue pour le lendemain, tandis que chacun sait bien que ce n’est là qu’un subterfuge, un moyen factice de s’épargner mutuellement la peine de prononcer le mot d’adieu, et que l’entrevue n’aura pas lieu. La possibilité serait-elle donc plus pénible à supporter que la certitude ?
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Gwen21Gwen2102 mai 2016
D’ordinaire, les discussions conjugales ont lieu entre les parties intéressées sous la forme d’un dialogue auquel la dame prend part au moins pour la moitié. Chez M. et mistress Quilp cependant il y avait, sous ce rapport, exception à la règle générale. Les observations réciproques se réduisaient à un long monologue du mari ; peut-être la femme trouvait-elle à y introduire quelques courtes supplications, mais qui ne s’étendaient pas au delà d’une syllabe jetée à intervalles éloignés, d’une voix basse et soumise.
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Gwen21Gwen2103 mai 2016
Après lui avoir raconté, au sujet de presque toutes les tombes et les pierres sépulcrales, l’histoire qui s’y rattachait, il la conduisit dans la vieille crypte, maintenant un simple caveau noir, et lui montra comment elle était éclairée au temps des moines ; comment, parmi les lampes qui pendaient du plafond, et les encensoirs qui, en se balançant, exhalaient les parfums de la myrrhe, et les chapes brillantes d’or et d’argent, et les peintures, et les étoffes précieuses, et les joyaux tout rayonnants, tout étincelants sur les arcades profondes, le chant des voix de vieillards avait retenti plus d’une fois à minuit dans les siècles reculés, tandis que des ombres dont le visage se cachait sous un capuchon étaient agenouillées tout autour à prier en défilant les grains de leur rosaire.
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