> Pierre-Yves Pétillon (Traducteur)

ISBN : 2267019825
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (2008)


Note moyenne : 3.89/5 (sur 9 notes) Ajouter à mes livres
Après la Seconde Guerre mondiale, Toby Maytree, charpentier et poète, de retour à Provincetown, sa ville natale, tombe amoureux de Lou, jeune diplômée. Ils se marient et vivent à Cape Cod, au sein d'une communauté d'écrivains et d'artistes non conformistes. Leur bonheur... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 4.00/5
    Par Lali, le 31 janvier 2011

    Lali
    C'est encore une fois un billet signé Tania — que je vous invite à lire — qui m'a fait découvrir un très beau livre. Un livre empreint de vent, où l'amour se tisse à la mesure des dunes et de l'océan dans ce Cape Cod que je connais bien. Un roman qui se déroule sur un peu plus de trente ans dans ce lieu qui a été très couru du temps des grandes heures du Provincetown Playhouse (dont il n'est pas question, mais dont il faut prendre note afin d'expliquer pourquoi tant d'artistes se sont installés dans ce lopin de terre qui entre dans la mer). Un lieu où le moindre bled regorge de galeries et d'ateliers d'artistes. Ce même Cape Cod où au large baignent les îles de Nantucket et de Martha's Vineyard, que choisit l'écrivaine Lilian Hellman pour ses derniers jours. Ce même Cape Cod qui fit les beaux jours de la presse dans les années 60 parce que le clan Kennedy avait installé son fief à Hyannis.
    Il est en effet impossible de ne pas parler de Cape Cod. Car cet endroit n'est pas qu'une toile de fond. C'est un lieu où on débarque sans savoir à quel point il agira sur soi, un lieu qu'on n'arrive pas à quitter, qu'on finit par avoir dans les veines et auquel on revient toujours. Pour y mourir ou aimer une dernière fois. Tel pourrait être le propos de L'amour des Maytree. Cet amour pour un lieu, pour ces vagues qui s'écrasent devant la porte, pour ces dunes qui n'en finissent pas, pour ces pêcheurs, pour ces hommes et ces femmes qui n'ont jamais pu le quitter, car c'est peut-être là l'amour le plus fort, ce qui unit vraiment les Maytree qui ont été mariés pendant quatorze ans et séparés les vingt années qui ont suivi avant de se retrouver réunis à l'heure d'une vie qui s'achève et qui emportera au large les vers qu'il n'aura pas écrits et les toiles qu'elle aura détruites.
    Un très beau roman que propose ici Ann Dillard et que je vous invite à lire, sans hésitation.

    Lien : http://lalitoutsimplement.com/?p=36355
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    • Livres 5.00/5
    Par Glacha, le 29 avril 2012

    Glacha
    J'ai énormément aimé le personnage de Lou, son histoire d'amour avec Toby Maitree, et surtout la façon dont Annie Dillard la raconte. « Il retombait, encore et encore, amoureux de Lou. Quand ils marchaient, il lui tenait la main. Elle semblait, aujourd'hui comme hier, rouler ou flotter par-dessus le monde – agissant, donnant, prenant, sans jamais ni accélérer ni ralentir, un pan d'écharpe rouge ou bleue passé autour du cou. » Annie Dillard raconte une histoire par les sensations. Tout est sensation dans son roman. L'histoire de ce couple devient l"histoire universelle : rencontre, mariage, enfant séparation... Une véritable dissection des sentiments. et l'histoire de la famille Maytree. le lieu Cap Cod est également un pilier du roman, les descriptions du lieu, de la nature sont magnifiques. Un lieu à part.
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  • Par keisha, le 20 novembre 2011

    keisha
    "Est-ce qu'ils regarderaient plus souvent le ciel au-dessus de leur tête, si c'était payant?"

    Après l'éblouissant Pélerinage à Tinker Creek, ce titre me faisait de l'oeil. Il a fallu les billets de cathulu et cuné pour me lancer.

    Que dire? A la pointe de Cape Cod, Toby Maytree, poète et charpentier, tombe amoureux de Lou, ils se marient, ont un fils. Page 83, annonce de Première partie (ah bon?) et l'histoire continue, avec quelques coup d'oeil foudroyants sur le futur.
    Au fil des décennies, leur amour évolue, Cape Cod aussi, les étoiles dans le ciel sont moins visibles. Mais leur cabane dans les dunes est solidement fixée.

    "Deux fois par jour, derrière leur maison, la marée montait à l'abordage du sable. Quatre fois par an, les saisons basculaient l'une dans l'autre. Les clams aussi vivaient ainsi - sauf qu'ils lisaient moins de livres que les Maytree."

    Je n'oublierai pas Lou qui, "chaque fois, désormais, qu'une émotion malvenue la traversait, la traitait en montant au sommet du Monument et en ouvrant grand la paume de sa main", imaginant du sable glisser d'entre ses doigts et tomber.

    Des tas, des tas de passages magnifiques, la mer, les étoiles, les sentiments... Quant aux dernières pages... Une splendeur rarement atteinte dans mes lectures. Lisez absolument ce roman!

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-l-amour-des-mayt..
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    • Livres 4.00/5
    Par Verotte, le 16 août 2008

    Verotte
    une écriture splendide
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Citations et extraits

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  • Par lilyetseslivres, le 15 mai 2010

    Ces Ti'Paul, ces Paulo, tous, sans exception, avaient aujourd'hui disparu. C'est eux qui lui manquaient, ces garçons dont chaque nouvelle version venait recouvrir la précédente. (…) Ah, si seulement elle pouvait les revoir une fois encore, tous ces Ti'Pol, ces Paulo désormais remplacés par d'autres ! Elle s'imaginait en train d'installer des tables de pique-nique côte à côte, sur la plage, et de mettre le couvert pour vingt-deux Ti'Pol et Paulo, ou cent vingt-deux – ou plus, en fonction de l'humeur du jour et du nombre de fractions en lesquelles Paulo se laisserait diviser. Ici rassemblés, du premier au dernier, tous les fils, un de chaque âge et de chaque taille – avec son odeur : couches mouillées, lait sucré perlant sur la tétine du biberon, sable imbibé de sel, graisse de vélo, papier kraft des sacs, huile de moteur, poisson – tous attendaient qu'on serve le dîner. Qui d'autre mieux qu'elle connaissait les goûts de chacun d'eux ? C'était une sacrée longue tablée. Elle s'accorda une minute pour les passer en revue – un Ti'Pol après l'autre, assis, pieds nus, entre son moi d'avant et son moi encore à venir. Ils n'arrêtaient pas de se pincer, de se taquiner, de se donner des bourrades. Aucun n'avait le moindre regard pour ses versions en bas-âge, sauf les tout-petits eux-mêmes. Quelle mère ne voudrait pas revoir ses enfants enfants ?
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  • Par line70, le 19 mars 2011

    ...Si je ne dis rien de tes cheveux, de tes yeux, de tes lèvres;
    ton visage pourtant reste gravé dans mon âme,
    et le son de ta voix à l'intérieur de mon cerveau,
    et ces jours de septembre qui montent dans mes rêves
    donnent forme et couleur à mes mots, à mes phrases,
    quel que soit le thème que j'aborde ou la pensée que j'exprime.
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