Par Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski

Note moyenne : 4.67/5 (sur 51 notes)
Gallimard 1994
ISBN : 2070389626  
Ajouter à mes livres

  > Lire > Modifier > Historique

L'intrigue principale de ce roman raconte l'histoire des 3 fils d'un homme violent, vulgaire et sans principe (Fiodor Pavlovitch Karamazov), et du parricide commis par l'un d'entre eux (en vérité, les fils sont 4 puisque le père, violeur d'une simple d'esprit - Lizavéta la puante -, donne naissance à un bâtard qu'il nommera Smerdiakov, du verbe smerdit (puer, en russe), et dont il fera son domestique). Chacun des trois représente un idéal-type de la société russe de la fin du XIXe siècle : Alexeï (surnommé Aliocha), le benjamin, est un homme de foi ; Ivan, le cadet, est un intellectuel matérialiste qui pose la question de savoir si, Dieu n'existant pas, tout est permis (tous deux sont nés d'une mystique surnommée "la Hurleuse", Sofia Ivanovna); Dmitri (ou Mitia), leur très exalté demi-frère aîné, est un homme de vice et de passion qui toutefois ne s'avèrera pas si mauvais que ça, incarnant, selon l'auteur lui_même, "l'homme russe".
Depuis Wikipédia

> voir plus

> voir toutes (1)

Critiques et avis sur Les Frères Karamazov


Ajouter une critique

    • Livres 0.00/5
    Par madamecharlotte, 2010-02-27 21:23:25

    bibliothèque

    Voilà bien 3 semaines que je traîne les Frères Karamazov. Emploi du temps, épaisseur du pavé, autant de facteurs qui ne font que ralentir mon rythme. Mais qu’en est-il de ma motivation ? Cette traduction parues aux éditions Babel nous est présentée d’emblée comme LA traduction, l’ultime et l’idéale, la plus fidèle au texte de Dostoïevski. Soit, je veux bien le croire, le traducteur a du suer sang et eau pour pondre sa version. Malgré tout, on dirait que globalement il en a oublié son français, à force de vouloir coller au texte original. À moins que le russe ne soit pas traduisible. Je ne sais pas. Toujours est-il que des phrases d’un autre monde telles que « brusquement, il se leva, soudain« , ou bien « des regards tendres mais chaleureux« , moi, au bout de 800 pages (sur 1300 environ) je ne peux plus !



    Un peu ça va, mais ce style complètement farfelu me sort par les yeux, c’est lourd, artificiel, pénible et désagréable à lire sur la longueur. Alors je me fais violence et je passe à autre chose, à mon grand regret, car au bout de ces 800 pages l’action vient juste de commencer….Dommage, car l’histoire et les personnages sont attachants, intéressants et complexes, mais les longueurs, les répétitions, les dialogues qui sont loin d’être naturels, et le style biscornu ont eu raison de ma curiosité et de ma patience. Je le terminerai peut-être un jour, qui sait ?!
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (11)

Citations et extraits de Les Frères Karamazov


Ajouter une citation

  • Par Outis, 2008-06-17 14:55:54

    bibliothèque

    Je dois t’avouer une chose, commença Ivan, je n’ai jamais pu comprendre comment on peut aimer son prochain. C’est précisément, à mon idée, le prochain qu’on ne peut aimer, du moins ne peut-on l’aimer qu’à distance. J’ai lu quelque part, à propos d’un saint, « Jean le Miséricordieux », qu’un passant affamé et transi, vint un jour le supplier de le réchauffer, le saint se coucha sur lui, le prit dans ses bras et se mit à insuffler son haleine dans la bouche purulente du malheureux, infecté par une horrible maladie. Je suis persuadé qu’il fit cela avec effort, en se mentant à lui-même, dans un sentiment d’amour dicté par le devoir, et par pénitence. Il faut qu’un homme soit caché pour qu’on puisse l’aimer ; dès qu’il montre son visage, l’amour disparaît.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par Outis, 2008-06-18 10:31:26

    bibliothèque

    A présent chacun aspire à séparer sa personnalité des autres, chacun veut goûter lui-même la plénitude de la vie ; cependant, loin d’atteindre le but, tous les efforts humains n’aboutissent qu’à un suicide total, car, au lieu d’affirmer pleinement leur personnalité, ils tombent dans une solitude complète. En effet, en ce siècle, tous sont fractionnés en unités. Chacun s’isole dans son trou, s’écarte des autres, se cache, lui et son bien, s’éloigne de ses semblables et les éloigne de lui. Il amasse de la richesse tout seul, se félicite de sa puissance, de son opulence ; il ignore, l’insensé, que plus il amasse plus il s’enlise dans une impuissance fatale.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Outis, 2008-06-18 10:31:11

    bibliothèque

    Car il est habitué à ne compter que sur lui-même et s’est détaché de la collectivité ; il s’est accoutumé à ne pas croire à l’entraide, à son prochain, à l’humanité et tremble seulement à l’idée de perdre sa fortune et les droits qu’elle lui confère. Partout, de nos jours, l’esprit humain commence ridiculement à perdre de vue que la véritable garantie de l’individu consiste, non dans son effort personnel isolé, mais dans la solidarité. Cet isolement terrible prendra certainement fin un jour, tous comprendront à la fois combien leur séparation mutuelle était contraire à la nature, tous s’étonneront d’être demeurés si longtemps dans les ténèbres, sans voir la lumière. Alors apparaîtra dans le ciel le signe du fils de l’Homme...
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Outis, 2008-06-18 10:30:54

    bibliothèque

    Les jaloux sont les premiers à pardonner, toutes les femmes le savent. Ils pardonneraient (après une scène terrible, bien entendu) une trahison presque flagrante, les étreintes et les baisers dont ils ont été témoins, si c’était « la dernière fois », si leur rival disparaissait, s’en allait au bout du monde, et si eux-mêmes partaient avec la bien-aimée dans un lieu où elle ne rencontrera pas l’autre. La réconciliation, naturellement, n’est que de courte durée, car en l’absence d’un rival, le jaloux en inventerait un second. Or, que vaut un tel amour, objet de surveillance incessante ? Mais un vrai jaloux ne le comprendra jamais. Il y a pourtant parmi eux des gens aux sentiments élevés et, chose étonnante, alors qu’ils sont aux écoutes dans un réduit, tout en comprenant la honte de leur conduite, ils n’éprouvent sur le moment aucun remords.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Outis, 2008-06-17 14:50:15

    bibliothèque

    Pour être venus nous enfermer dans ces murs, nous ne sommes pas plus saints que les laïcs ; au contraire, tous ceux qui sont ici ont reconnu, par le seul fait de leur présence, qu’ils étaient pires que les autres hommes... Et plus le religieux vivra dans sa retraite, plus il devra avoir conscience de cette vérité ; autrement, ce n’était pas la peine qu’il vint ici. Quand il comprendra que non seulement il est pire que tous les laïcs, mais coupable de tout envers tous, de tous les péchés collectifs et individuels, alors seulement le but de notre action sera atteint.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)

Faire découvrir Les Frères Karamazov par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs de Les Frères Karamazov (162)

Acheter Les Frères Karamazov avec :