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ISBN : 2070360792
Éditeur : Gallimard (1972)


Note moyenne : 4.01/5 (sur 192 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Ma charmante, mon inoubliable ! Tant que les creux de mes bras se souviendront de toi, tant que tu seras encore sur mon épaule et sur mes lèvres, je serai avec toi. Je mettrai toutes mes larmes dans quelque chose qui soit digne de toi, et qui reste. J'inscrirai ton souv... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Gwen21, le 13 mars 2013

    Gwen21
    Challenge ABC 2012 - 2013
    13/26
    Challenge NOBEL 2013 - 2014
    1/15
    Un roman tel que celui-ci me place devant le miroir de ma propre ambition littéraire et en m'y regardant avec sincérité et sans concession, je ne peux qu'admettre que je suis encore très loin de posséder cette maturité d'esprit qui me permettrait de véritablement en faire la critique. Avec humilité, je reconnais que ce roman, écrit par un lauréat du Nobel de littérature, est un superbe roman, un grand roman. Je déplore seulement de n'avoir pas encore la capacité de l'apprécier entièrement comme tel.
    L'adaptation cinématographique de David Lean est en bonne place dans mon Top 10 depuis toujours ; aimant tant le film, je me disais que lire le livre serait encore plus enrichissant. J'avais raison, le livre est 10 fois plus complet que le film mais, en contrepartie, son rythme est 10 fois plus lent également.
    L'histoire est passionnante mais il faut vous attendre à être emporté(e) loin, très loin dans l'Histoire, dans les profondeurs de la Russie d'une part mais également dans les méandres de son histoire sociale et politique d'autre part. J'ai rarement lu un roman d'une telle complexité avec, parfois, la sensation que ça part dans tous les sens, qu'on est emporté au milieu d'un tourbillon de neige, qu'on perd son chemin, qu'on ne distingue plus personne dans le blizzard ! Et puis, tout à coup, deux chapitres plus loin, on retombe abruptement sur ses pieds, on se retrouve et on repère dans la foule des protagonistes des êtres qu'on connaît, certains sont même devenus familiers.
    A lire les autres avis, il apparaît clairement que beaucoup de lecteurs sont désorientés par la multiplicité des patronymes russes et c'est vrai que ce n'est jamais évident, mais avec la littérature russe c'est un postulat de base, cela fait partie intégrante de l'identité russe, donc on ne peut pas le déplorer, il n'y a qu'à s'accrocher et s'y faire.
    L'oeuvre en elle-même propose la biographie fictive de Iouri Andreïevitch Jivago, orphelin issu du milieu russe favorisé (ses parents étaient des notables, pas des moujiks), de la fin du XIXème siècle aux années 30. Bien que de formation scientifique, Iouri Jivago est un poète. Comme bien des intellectuels russes, son intérêt pour les arts, la poésie, la pensée sociale et philosophique et les sciences est exacerbé et est étroitement lié à la conviction tendrement patriotique que la Russie est une très grande nation de laquelle doit fatalement émerger une civilisation nouvelle et s'épanouir la toute-puissance d'un peuple profondément attaché à sa terre et à son identité.
    ***ALERT SPOILER***
    Toute l'action du roman se situe à la période oh combien charnière entre l'ancienne Russie, celle de Pierre-le-Grand et de Catherine-la-Grande, des tsars, des armées cosaques, des moujiks asservis et des koulaks enrichis, et la Russie bolchevique, ayant opéré son renversement révolutionnaire, la mère-Patrie offrant en sacrifice ses enfants pour prix d'une utopie politique sanglante mais dite nécessaire. 1905, première révolution ; 1917, seconde révolution.
    L'existence entière de Iouri correspond à cette période trouble. Jamais il n'aura connu de "vitesse de croisière" dans une vie entièrement chahutée et altérée par les évènements qu'il subit de plein fouet, avec sa famille, ses amis et ses amours. Son existence est une survie, le continuel besoin de se mettre à l'abri et d'improviser les moyens de subsistance. Au quotidien, c'est l'instabilité et la précarité. Aucun repère, le risque omniprésent des renversements de situations, des séparations...
    Et Lara dans tout ça ? Et oui, Larissa Fiodorovna, la blonde Lara incarnée à l'écran par la sublime Julie Christie ? Et bien Lara incarne quant à elle une autre condition humaine, plus pragmatique que celle de Iouri. Elle est femme et sera très tôt exposée aux épreuves réservées à son sexe. Elle est belle, elle déchaînera des passions, elle-même possédant un tempérament passionné.
    Tout au long du roman, les destins de Iouri et de Lara, mais également ceux de nombreux autres personnages, vont se croiser et se décroiser dans l'immensité de la Sainte-Russie, de Moscou à Vladivostok, en passant par l'Oural et l'infinie taïga.
    "Le docteur Jivago" est le roman du malaise, celui des personnages principaux qui doivent s'adapter à une nouvelle société dont les leviers sont pour la plupart conformes à ce à quoi ils aspirent mais diamétralement opposés à ce à quoi ils ont été préparés par leur éducation, leur patrimoine intellectuel et leur nature profonde. Malaise également du côté du lecteur qui suit de près leurs efforts, souffre avec eux des heurts continuels de leur existence et pressent au final qu'ils ne seront que les embryons avortés d'une société pas encore assez structurée pour leur laisser la possibilité d'y trouver le bonheur.
    Je finirai en disant que le style de Boris Pasternak est magnifique, pas toujours évident à suivre ; oui, il faut souvent s'accrocher mais il s'en dégage toute la force et la poésie qui caractérisent si bien l'âme russe.
    Amateurs de littérature "fluide" s'abstenir !
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    • Livres 5.00/5
    Par mellah, le 24 décembre 2013

    mellah
    Merci monsieur Pasternak pour ce chef-d'œuvre politico-historique et philosophique plein de rebondissements et de tendres émotions ! Une prophétie éditée en 1957. Prèsque 34 ans avant la chute de l'URSS ! Dans un style simple, facile et plein de descriptions, a la manière de La Steppe de Tchekhov, Pasternak retrace la vie misérable du docteur Iouri Chivago, cette vie aurait pu être heureuse, si L'homme ne l'a pas détournée de sa trajectoire, par son paranoïa et son obsession de renverser tout ce qui est pure au nom des idées ! L'auteur y défile l'histoire de la Russie allant avant 1903jusqu'à la fin de la deuxième guerre mondiale ; en passant par la première guerre et la fameuse révolution qui représente la clé de voûte du roman.
    À l'instar de chivago, tous les russes y avaient beaucoup misé. Un événement qui serait porteur de liberté et de prospérité contrairement au tsarisme !
    Cependant les jours révèlent que ce système despotique et répressif est un danger pour la Russie. Les hommes du pouvoir sont devenus une nouvelle famille impériale usant des avantages au détriment du peuple. La collectivisation de la pensée, les assassinats politiques et le goulag qui plus tendre que les fournaises de la seconde guerre en sont quelques outils. Antipov, Tiversine et d'autres incarnent les hommes fanatiques de la pensée communiste, Pasternak les y compare aux possédés de Dostoïevski.
    Larissa Fiodonovna Antipova (Lara), l'être pure, dynamique et candide endure les mêmes souffrances que son amoureux dévoué chivago. Brutalisée par komarovski dès son adolescence pour causes familiales, délaissée d'Antipov que la révolution a possédée et arrachée de chivago, je crois que l'auteur voulait comparer Lara à la Russie et le docteur chivago son l'amant idéal au système de gouvernance rationnel. le mariage n'y avait pas lieu mais l'espoir demeure.
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    • Livres 5.00/5
    Par Rhodopsine, le 20 avril 2013

    Rhodopsine
    Challenge Nobel 1/x.
    Comment oser critiquer un pareil livre?
    Je m'attendais à un roman Tolstoïen, j'ai trouvé un essai politico-historique masqué dans un roman. Que les autorités soviétiques aient tout fait pour empêcher Docteur Jivago de sortir à l'Ouest, rien que de logique!Le témoignage de Pasternak sur le régime communiste est impitoyable, la vie quotidienne devenue une bataille inégale contre la famine,le froid,la délation, l'insalubrité, la misère physique, affective, intellectuelle: trop loin de la propagande pour avoir une chance d'échapper à la censure.
    L'histoire d'amour entre Lara et Jivago passe au second plan du récit.
    Lourd parfois, touffu, imposant : un roman à lire absolument, bien loin du cinéma, bouleversant du début à la fin.
    Un regret: le nom du traducteur ne figure pas dans l'édition Folio.
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    • Livres 3.00/5
    Par Missbouquin, le 17 avril 2013

    Missbouquin
    'avais pourtant aimé Crime et châtiment et Anna Karénine il y a quelques années. J'ai dévoré Guerre et Paix cet été. J'ai abandonné Les Frères Karamazov en janvier. Et il faut bien le dire : j'ai souffert avec ce pavé du russe Boris Pasternak. Plus d'un mois pour le lire, des difficultés pour retenir les noms des personnages, et surtout un détachement total vis-à-vis du personnage principal.
    Bref j'en viens à me demander si la littérature russe est réellement faite pour moi ... J'apprécie leurs parties romanesques le plus souvent, mais malheureusement ils ont la fâcheuse habitude de partir dans des digressions et des considérations politiques qui m'intéressent au départ, puis me laissent au bord du chemin ..
    Il s'agit pourtant ici d'un classique, et j'en suis venue à bout, mais j'étais soulagée en le terminant …
    En le publiant pour la première fois en russe en Italie en 1957 Pasternak produit son roman en pleine guerre froide. Il est traduit en français l'année suivante, au même moment où l'auteur recevait le prix Nobel de littérature, qu'il dut refuser sous la contrainte du pouvoir politique. En 1985, le roman est enfin autorisé à paraître en URSS, signe d'ouverture de Mikhaïl Gorbatchev. Voilà pour le contexte de publication …
    Mais pourquoi ces interdictions et cette tension ? Parce qu'il brosse un tableau de la révolution russe de 1917, et en particulier de la terrible guerre civile qui a suivi entre ceux qui suivent les communistes et ceux qui résistent. Au-delà des idéologies, Pasternak s'attache à décrire les souffrances des populations, en particulier en Sibérie dans les années 20, en suivant quelques familles au fil de leurs rencontres avec les héros principaux.
    Ces derniers sont Le docteur Jivago, enrôlé malgré lui comme médecin sur le front, et la belle Antipova, séparée de son mari et qui retrouve l'amour avec Jivago. « Ma charmante, mon inoubliable ! Tant que le creux de mes bras se souviendront de toi, tant que tu seras encore sur mon épaule et sur mes lèvres, je serai avec toi. Je mettrai toutes mes larmes dans quelque chose qui soit digne de toi, et qui reste. J'inscrirai ton souvenir dans des images tendres, tristes à vous fendre le cœur. Je resterai ici jusqu'à ce que ce soit fait. Et ensuite je partirai moi aussi. »
    Ce roman est donc à la fois un roman historique, un roman de guerre, un roman d'amour, et un récit de vie puisque nous suivons Jivago de son enfance à sa mort dans cette Russie en bouleversement total, au dénuement horrible où la survie est une lutte de tous les jours : « Les lois humaines de la civilisation étaient abolies; les lois en vigueur étaient celles du monde des bêtes fauves. » le rôle de la famille, le sens de l'honneur et du courage sont très présents, au milieu de discussions politiques qui questionnent l'action des communistes (d'où l'interdiction de publication …) : « Des griffes de l'ancien État renversé, il est tombé dans l'étau encore plus étroit du super-État révolutionnaire. »
    Ce qui m'a empêché finalement d'apprécier complètement ce texte ce sont les sauts dans le temps qui sont constamment faits, ponctués par des chapitres très courts, et m'ont gêné dans ma lecture linéaire. de plus, je n'ai pas trouvé le niveau de langue extraordinaire, mais bien sûr c'est peut-être dû à la traduction que j'ai lu. Il me semble que c'était un roman que j'aurais dû lire en une seule fois, pour m'y immerger plus complètement et m'imprégner des problèmes et tensions contenues entre les personnages. A raison de quelques dizaines de pages par jour, je ne suis pas parvenue à m'y intéresser …
    Mon prochain roman russe, je le lirai donc pendant des vacances !

    Lien : http://missbouquinaix.wordpress.com/2013/04/12/le-docteur-jivago-bor..
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    • Livres 5.00/5
    Par vincentf, le 17 août 2013

    vincentf
    L'ouragan de l'Histoire et l'ouragan de l'Amour se heurtent, et heurtent deux êtres, un homme, une femme, et ce qui les entoure. Youri croise Lara, par hasard, par destin, mais se croit une autre vie, une autre famille. Elle aussi. Puis viennent la guerre, la Révolution, la guerre civile, la barbarie rouge et blanche. Ils se croisent à nouveau, lui médecin, elle infirmière, s'éloignent à nouveau, va-et-viens qui ne cessera pas, car l'histoire, dans ce roman d'amour, joue le rôle de la rivale, plus que Tonia, l'épouse, et que Strelnikov, le mari infidèle qui épouse la Révolution. Youri doit errer aux côtés de l'armée rouge, en Sibérie. Il s'échappe, traverse à pied une nature que le roman chante et que l'homme piétine, retrouve Lara. Ils se cachent, au milieu de rien, mais on est en Union soviétique, et Jivago a des idées trop peu ordinaires, un langage trop libre, des origines bourgeoise. Leur bonheur doit cesser. Elle s'en va. Pour toujours. Il sombre. Leur amour avait la force de l'évidence. Ils ne pouvaient lui survivre. L'Histoire a-t-elle gagné la partie? Quand elle revient enfin, il est mort.
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Citations et extraits

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  • Par Carosand, le 06 mars 2012

    L'homme moderne n'a pas besoin de ça. lorsque les énigmes de l'univers s'emparent de son esprit, il se plonge dans la physique, et non dans les hexamètrse d'Hésiode. Mais il ne s'agit pas seulement de la vétusté de ces formes, de leur anachronisme. L'essentiel n'est pas que ces esprits du feu et de l'eau embrouillent ce que la science a lumineusement débrouillé. L'essentiel, c'est que ce genre va à l'encontre de tout l'esprit de l'art moderne, de son essence, de ses motifs.
    Ces cosmogonies étaient naturelles sur la terre de jadis, que l'homme peuplait encore si peu qu'il ne masquait par la nature. Des mammouths erraient encore à la surface, et le souvenir des dinosaures et des dragons était encore tout frais. La nature sautait aux yeux de l'homme avec une évidence si grande, et à sa gorge avec tant de férocité et de manière si palpable, que peut-être tout l'univers était-il encore pour de bon rempli de dieux. Ce sont là les toutes premières pages de la chronique de l'humanité qui ne faisait que commencer.
    C'est Rome, et le surpeuplement, qui ont sonné le glas de cet univers. Rome était un marché aux puces de dieux empruntés et de peuples conquis, une bousculade à deux étages, sur la terre et dans le ciel, un cloaque serré d'un triple noeud, comme une occlusion intestinale. Des Daces, des Gétules, des Schythes, des Sarmates, des Hyperboréens, de lourdes roues sans rayons, des yeux bouffis de graisse, la bestialité, les doubles mentons, les poissons qu'on nourrissait de la chair des esclaves cultivés, les empereurs analphabètes. Il y avait plus de gens sur terre que jamais il n'y en eut depuis, ils s'écrasaient dans les couloirs du Colisée et ils souffraient.
    Et c'est dans cet engorgement sans goût de marbre et d'or qu'il est venu, léger et vêtu de lumière, homme avec insistance, provincial avec intention, galiléen, et depuis cet instant les peuples et les dieux ont cessé d'exister et l'homme a commencé, l'homme menuisier, l'homme laboureur, l'homme pâtre au milieu de son troupeau de moutons au coucher du soleil, l'homme qui ne sonne pas fier du tout, l'homme diffusé avec reconnaissance par toutes les berceuses des mères et par tous les musées de peinture du monde.
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  • Par seblac, le 02 juin 2014

    La neige vient d'envahir
    Les routes comme les toits,
    Je sors pour me dégourdir :
    Devant la porte, c'est toi...

    Toi, dans ton manteau d'automne,
    Et sans chapeau par ce temps ;
    La neige que tu machonnes,
    Contre toi-même luttant.

    Les arbres et les clôtures
    S'effacent dans le lointain ;
    Seule, sur la neige pure,
    Tu restes sur le chemin.

    Jusque dans ton encolure
    L'eau coule du fichu blanc ;
    Mêlés à ta chevelure
    Scintillent des diamants.

    Ta mèche blonde défaite,
    Comme un rayon d'or et d'eau,
    Éclaire ta silhouette,
    Ton visage et ton manteau.

    Tes yeux tristes sont immenses
    Sous de longs cils saupoudrés ;
    Et toute ton apparence
    Se dessine d'un seul trait...

    Comme une lame dure
    D'acier trempé dans les pleurs,
    C'est une vive rainure
    Que tu m'entailles le cœur.

    Mais au sein du blanc mystère
    Se dédouble cette nuit,
    Et tracer une frontière
    Entre nous, je ne puis.

    Que sommes-nous donc, ô chère?
    Vivons-nous encor sur terre?
    Du temps passé, de ses heures
    Reste à peine une rumeur...
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  • Par Gwen21, le 07 mars 2013

    C'est que j'ai des relations et des protections dans tous les gouvernements, des pertes et des chagrins sous tous les régimes. Car c'est seulement dans la mauvaise littérature que les vivants sont divisés en deux camps et n'ont aucun point de contact. Dans la réalité, tout est tellement entremêlé ! Il faut être d'une irrémédiable nullité pour ne jouer qu'un seul rôle dans la vie, pour n'occuper qu'une seule et même place dans la société, pour signifier toujours la même chose !
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  • Par Gwen21, le 24 février 2013

    Tant que l'ordre des choses avait permis aux privilégiés de faire des folies et de jouer les originaux aux frais des pauvres gens, il avait été facile de prendre pour de la personnalité ces pitreries, ce droit d'être inutile dont jouissait une minorité aux dépens de la masse !
    Mais dès qu'on avait vu se relever les humbles, dès qu'on avait aboli les privilèges de la bonne société, tout le monde s'était décoloré ; chacun, sans regret, avait renoncé à une originalité de pensée qu'il n'avait jamais eue réellement.
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  • Par Gwen21, le 10 mars 2013

    Transformer la vie ! Ceux qui parlent ainsi en ont peut-être vu de toutes les couleurs, mais la vie, ils n'ont jamais su ce que c'était, ils n'en ont jamais senti le souffle, l'âme. L'existence pour eux, c'est une poignée de matière brute qui n'a pas été ennoblie par leur contact et qui attend d'être travaillée par eux. Mais la vie n'est pas une matière ni un matériau. La vie, si vous voulez le savoir, n'a pas besoin de nous pour se renouveler et se refaçonner sans cesse, pour se refaire et se transformer éternellement. Elle est à cent lieues au-dessus de toutes les théories obtuses que vous et moi pouvons faire à son sujet.
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[Boris Pasternak : Ecrits autobiographiques, Le Docteur Jivago]
A Moscou, Olivier BARROT présente l'ouvrage de Boris PASTERNAK : "Ecrits autobiographiques, Le Docteur Jivago".











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