Ma charmante, mon inoubliable ! Tant que les creux de mes bras se souviendront de toi, tant que tu seras encore sur mon épaule et sur mes lèvres, je serai avec toi. Je mettrai toutes mes larmes dans quelque chose qui soit digne de toi, et qui reste. J'inscrirai ton souv... > voir plus
Une semaine de calvaire pour venir à bout de ce pavé indigeste!
Des noms russes à rallonge, des descriptions de réunions de quartier qui n'en finissent pas, des chapitres qui se succèdent sans rapport les uns avec les autres et un docteur Jivago fadasse au possible qui se laisse entrainé par les évènements sans vraiment en être l'acteur...Quant là l'histoire d'amour entre lui et la belle Lara, déjà elle n'intervient qu'au bout d'au moins 400 pages et elle donne plus lieu à des conversations politico-philosophiques qu'à des épanchements amoureux.
Si je n'avais pas vu le film je crois bien que je n'aurais rien du tout compris à ce livre. D'ailleurs le film, tout simplement magnifique, est à voir pour s'épargner cette lecture plus qu'ennuyeuse.
Relecture, encore et encore... enfin à intervalles qui se comptent en années, je me replonge dans ce bouquin, qui m'avait happée à seize ans. Je ne sais pas pourquoi ni en quoi, mais je me dis que ce livre m'a doucement influencé en je ne sais quoi, s'est imprimé d'une certaine façon, en creux :
Oh ! comme parfois on aimerait laisser le faux sublime, les ténèbres épaisses du bavardage humain, pour se réfugier dans l’apparent silence de la nature, dans le bagne muet d’un long travail obstiné, dans l’ineffable du sommeil profond, de la vraie musique et du calme langage des cœurs, qui fait taire l’âme comblée.
Il est toujours bon de voir quelqu'un tromper votre attente et différer de l'idée que vous vous faisiez de lui. L'appartenance à un type, c'est la mort de l'homme, sa condamnation. Si l'on ne peut le faire entrer dans aucune catégorie, s'il n'est pas représentatif, il possède déjà la moitié de ce qu'on est en droit d'exiger de lui : il s'est affranchi de lui même, il détient une parcelle d'immortalité.
Par Piling, le 09 août 2008
Première phrase du livre
incipit :
Ils allaient, ils allaient toujours, et lorsque cessait le chant funèbre, on croyait entendre, continuant sur leur lancée, chanter les jambes, les chevaux et le souffle du vent.
Les passants s'écartaient pour laisser passer le cortège, comptaient les couronnes, se signaient. Les curieux se joignaient à la procession, demandaient : "Qui enterre-t-on ?" On leur répondait : "Jivago. - A bon. Il fallait le dire. - Mais non, pas lui. Elle. - ça revient au même. Dieu ait son âme. C'est un bel enterrement."
Les révolutions durent des semaines, des années, puis, pendant des dizaines et des centaines d’années, on adore comme quelque chose de sacré cet esprit de médiocrité qui les a suscitées.
J'ai connu d'assez près Larissa Fiodorovna. Je la remercie d'avoir été constamment près de moi quand j'étais en difficulté et de m'avoir aidée au moment de mes couches. Je dois reconnaître en toute sincérité que c'est quelqu'un de bien, mais je ne veux pas tricher avec ma conscience, elle est exactement le contraire de ce que je suis. Je suis venue au monde pour rendre la vie plus simple et chercher la voie droite, elle pour tout compliquer et détourner du droit chemin.