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> Claude Roy (Autre)

ISBN : 2070369250
Éditeur : Gallimard (1977)


Note moyenne : 3.74/5 (sur 31 notes) Ajouter à mes livres
La maison des morts, c'est le bagne de Sibérie où Dostoïevsky a purgé comme condamné politique une peine de quatre années de travaux forcés et de six ans de " service militaire ". Mais la maison des morts, c'est aussi le Goulag. La Russie de Dostoïevsky est déjà celle d... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 5.00/5
    Par Ecrits-slaves, le 29 juin 2008

    Ecrits-slaves
    Dostoievski, est arreté en 1849 pour avoir fréquenté des cercles révolutionnaires (contre le Tsar Nicolas Ier). Il est envoyé, après une mise en scène d'execution capitale, dans un bagne de Sibérie pendant 4 ans. le livre raconte donc sous forme de notes la vie du camp, l'organisation qui y règne, les bourreaux, la faim, le travail forcé...
    Il est particulierement important pour tout lecteur assidu de Dostoievski de lire ce livre. Outre son intérêt historique et son caractère autobiographique, cette oeuvre a surtout marqué un tournant dans la vie littéraire de l'auteur. En effet, au retour du bagne, Dostoievski s'éloigne des cercles révolutionnaires et devient un profond croyant (en Dieu comme en l'âme russe). Il devient conservateur et commence à développer réellement ce qui fera son génie...
    L'idée que celui qui est reconnu comme l'un des plus grands génies de la littérature russe (cortège funéraire suivi par 30 000 personnes) ait pu vivre un tel enfer, dans un tel dénuement ... et qu'il ait pu dans cette souffrance, trouver matière à élaborer tant de chefs d'oeuvre sur l'âme humaine... Comment a-t'il pu garder amour et confiance envers son pays ? A quel moment précis s'est déroulée sa rencontre avec Dieu ?
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    • Livres 4.00/5
    Par Henriette, le 25 mai 2011

    Henriette
    Beaucoup plus lumineux et léger que son thème (le journal d'un déporté en Sibérie...) ne pourrait le suggérer, ce roman autobiographique m'a surtout frappée par sa galerie de personnages hors du commun et sa succession d'anecdotes, parfois profondément tristes, parfois édifiantes, parfois franchement drôles.
    Je m'attendais à la description féroce d'un cauchemar, avec matons sadiques, prisonniers qui s'entretuent, famine et maladies et au final, c'est un récit somme toute presque... banal, d'un quotidien répétitif, et qui illustre l'un des propos principaux (et grand sujet d'effarement de l'auteur), qui est que l'être humain est capable de s'adapter à absolument tout.
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Citations et extraits

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  • Par Peteplume, le 28 janvier 2012

    La tyrannie est une habitude douée d'extension, elle peut se développer. devenir à la longue une maladie.Je soutiens que le meilleur des hommes peut, grâce à l'habitude, s'endurcir jusqu'à devenir une bête féroce. Le sang et la puissance enivrent, engendrent la brutalité et la perversion, si bien que l'âme et l'esprit deviennent accessibles aux jouissances les plus anormales.
    ...
    Chose étrange, tous les bourreaux qu'il m'a été donné de voir donnaient l'impression d'individus intelligents, beaux parleurs, doués d'un amour-propre excessif. L,orgueil avait-il grandi en eux pour résister au mépris général, s'était-il fortifié par la peur qu'ils inspiraient à leurs victimes, par le sentiment de leur pouvoir sur elle?
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