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ISBN : 2070178404
Éditeur : Gallimard (03/01/2017)

Note moyenne : 4.37/5 (sur 46 notes)
Résumé :
Après L’amie prodigieuse et Le nouveau nom, Celle qui fuit et celle qui reste est la suite de la formidable saga dans laquelle Elena Ferrante raconte cinquante ans d’histoire italienne et d’amitié entre ses deux héroïnes, Elena et Lila.

Pour Elena, comme pour l’Italie, une période de grands bouleversements s’ouvre. Nous sommes à la fin des années soixante, les événements de 1968 s’annoncent, les mouvements féministes et protestataires s’organisent, e... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
michfred
09 mai 2016
  • 5/ 5
Personne ne parle d'amitié comme Elena Ferrante.
Personne, comme elle, en trois volumes de plus de 500 pages chacun – le quatrième pour moi reste à découvrir- ne sait en épouser les méandres, en scruter les abysses, en éclairer les ambiguïtés, sans lasser, sans se répéter, sans tricher surtout.
L'amitié de Lila et Lenù, petites gamines du « rione » napolitain - ce « Quartier » populaire de Naples, ce microcosme, ce bouillon de culture, plein de vie, de rivalités, de haine, de violence et de tendresse- cette amitié-là, c'est tout sauf une amitié tranquille, une belle rencontre philosophique à la Montaigne.
« Parce que c'était lui, parce que c'était moi », disait Montaigne de la Boétie, son ami d'élection, et Brassens confrontait à ces « amis de luxe » ses « copains d'abord », des potes à toute épreuve, à la vie à la mort, et tout uniment , tout sincèrement amis. Entre les amis de luxe et les copains de Brassens pourtant, il y a la même clarté. Pas une feuille de papier à cigarettes entre eux. Pas l'ombre d'un doute. Pas la plus petite réserve. Confiance absolue.
L'amitié de Lila et Lénù, c'est un torrent, violent, qui disparaît parfois pour se cacher dans des grottes, on le croit perdu, il réaffleure, bouleverse tout, manque de tout noyer, puis il s'assèche. L'aurait-on rêvé ? A-t-il jamais existé ? Etait-ce un leurre, un fantasme ? Non, le revoilà, presque tranquille, on peut se voir dedans, c'est un miroir…jusqu'à ce que l'image réfléchie, encore une fois, se brouille, toute sombre, pleine de vase, agitée d'herbes enchevêtrées…
Voilà exactement par où passent les sentiments des deux amies – et les nôtres. Jamais de repos, jamais de certitude, si ce n'est celle d'un lien fort, excessif, troublant, parfois porteur, parfois mortifère, toujours en mouvement.
Lila et Lenù sont femmes : Lila a quitté son mari, Stefano, puis son amant, le beau Nino Sarratore sur qui a, depuis toujours, fantasmé Lenù. Son heure de gloire semble passée ; pauvre, amaigrie, agitée d'une étrange fièvre, elle travaille comme ouvrière dans une usine de charcuterie, veillée par Enzo qui la protège des autres et d'elle-même, et l'aide à élever son fils, Gennaro. Tous deux, après le travail d'usine, tentent de se former aux nouvelles machines IBM qu'on dit prometteuses d'avenir.
Lenù qui a choisi la voie studieuse, semble mieux partie : elle a publié un premier livre qui a eu du succès, a brillamment terminé ses études, fait bientôt un mariage bourgeois avec un jeune universitaire promis à un bel avenir, change de famille, de ville, de milieu.
Storia di chi fugge e di chi resta. Histoire de celle qui fuit, et de celle qui reste.
Mais là aussi, comme en amitié, rien n'est simple, rien n'est figé, tout est précaire.
Surtout quand l'Histoire s'en mêle.
Ce ne sont plus les trente glorieuses, mais les années de plomb : l'Italie rentre dans une sphère d'agitation politique violente. Les forces traditionnelles –le PCI d'un côté et la démocratie chrétienne de l'autre- sont, après trop de collusions et de compromis, fortement remises en question par les extrêmes : Noirs et Rouges s'affrontent dans les rues, aux portes des usines et des universités.
Les fascistes soutenu par la Maffia – la Camorra du « rione » est particulièrement virulente, incarnée dans le livre par le clan tout- puissant des Solara – et les « gauchistes » de Lotta continuà ou des Brigate Rosse auxquels se rallient communistes déçus, comme Pasquale, et intellectuels petits-bourgeois en mal d'action , comme Nadia, sèment le désordre dans les plans de carrière bien huilés, dans les institutions qu'on croyait inébranlables, dans les consciences de classe, dans les rapports entre hommes et femmes… et sèment aussi leurs morts.
Le « rione » n'est pas l'endroit où les règlements de compte sont les moins sanglants. Bruno,le patron d'usine, Gino, le fils du pharmacien, même la vieille reine du clan Solara, tous sont frappés. Pasquale et Nadia ont changé de discours et de méthodes..
Il va sans dire que nos deux amies subissent elles aussi les coups de boutoir de cette espèce de guerre civile : Lina devient une femme de pouvoir- maîtresse d'une science toute neuve qui fera bientôt des ordinateurs les rois de toute gestion industrielle et financière, et reine de coeur du plus redoutable aigrefin du Quartier. Lenù, l'intellectuelle, la prudente, perd peu à peu tout contrôle sur sa vie : ses maternités non désirées, et une passion trop longtemps refoulée qui refait brusquement irruption dans sa vie semblent devoir ébranler l'édifice de sa notabilité familiale et sociale qu'elle croyait stable.
Mais la navette qui tisse un va-et-vient entre ces vies particulières et l'histoire politique et sociale de l'Italie est celle de l'amitié : toujours interrogée, parfois réduite à un simple fil ...de téléphone, parfois transformée en un vrai câble pour sauvetage en pleine tempête - l'amitié tient ensemble en même temps qu'elle découd les pièces de ce puzzle.
C'est une amitié inquiète, qui pose mille questions, joue avec les points de vue, ne donne aucune réponse satisfaisante.
Qui sauve qui? Lenù croit aider Lina mais ne fait-elle pas plutôt étalage d'un entregent social tout neuf, après son « beau mariage" ? Lila est-elle de bon conseil ou jette-t-elle un sort funeste à son amie, la vouant à n' être que son ombre, son éternelle seconde ? Lila est-elle une rebelle sans cause ou une ambitieuse sans scrupule ? Lenù est-elle une douce et sage femme d'intérieur et une intellectuelle d'occasion ? Ou une brillante écrivaine prise au piège des conformismes et du machisme ambiants ? Une fieffée égoïste ou une pionnière de la femme nouvelle ?
Ce qui rend ce roman si passionnant – et singulièrement ce troisième volume, lu en VO tant était grande mon impatience et impossible l'attente de sa traduction- c'est justement ce mélange entre saga et essai, entre roman d'initiation et réflexion sur l'amitié, entre l'histoire de deux amies et une étude de femmes : la femme dans le couple, le sexe, la maternité, la vie professionnelle, la vie familiale et sociale..

Sans concession, sans chichis, sans faux-semblants ni effets de style mais avec une rigueur, une intransigeance et une authenticité sidérantes, Elena Ferrante vient encore une fois de porter un grand coup.
Pour moi Ferrante c'est une sorte De Beauvoir pas du tout "rangée", qui aurait oublié qu'elle a été la compagne de Sartre et qu'elle a fait Normale Sup' - et qui, surtout, saurait nous intéresser sans nous ennuyer- pardon, Simone !
Un livre formidable, à lire très vite, dès qu'il sera traduit, bien sûr, ce qui ne saurait tarder. ..mais je vous ai traduit (vaille que vaille) nombre de citations pour vous mettre l'eau à la bouche…
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Allantvers
10 janvier 2017
  • 5/ 5
Troisième volet, et ça fonctionne toujours…
J'avoue, j'appartiens à la communauté qui s'est créée de livre en livre autour de cette saga, les deux premiers lus coup sur coup récemment, j'ai pisté et attendu la sortie du troisième la semaine dernière, bref : pas beaucoup d'objectivité à attendre de ma part. Je suis mordue.
Il y a bien eu en commençant ma lecture une petite réserve sur le rythme un peu lent du démarrage, et une légère lassitude à voir la narratrice Lénu se complaire encore dans un auto dénigrement vis-à-vis de Lila.
Mais la fluidité du récit, l'authenticité désarmante de ces deux vies racontées ont vite pris le dessus et les questionnements sans fin de Lénu prennent sens dans le déroulement complexe et inattendu des vies de ces deux amies/ ennemies devenues femmes, issues du même monde populaire et violent des quartiers populaires napolitains.
Ce qui m'a particulièrement touchée dans ce volet consacré à ces deux femmes trentenaires - âge du flamboiement dont elles perçoivent déjà la lente extinction à venir - outre que la réussite de ‘'celle qui fuit'' n'est pas plus une évidence que l'échec de « celle qui reste » (ce à quoi on s'attendait), c'est la manière dont Elena Ferrante inscrit, à distance mais en symbiose forte avec l'époque, l'évolution de ces deux protagonistes dans les courants politiques violents qui agitent l'Italie des années 70, tout en restant toujours profondément attachée à leur quotidien, à la féminité de ce quotidien.
Cette saga napolitaine lumineuse et addictive est un bonheur de lecture dont je ne me lasse pas.
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isabellelemest
15 septembre 2015
  • 5/ 5
Il ne faut pas manquer la saga d'Elena Ferrante, "L'Amica geniale" - L'amie prodigieuse", cette histoire passionnante de l'amitié forte mais ambivalente entre deux fillettes d'un quartier pauvre de Naples, qui vont en grandissant échapper à la médiocrité de leur condition, en suivant des chemins bien différents, mais qui ne briseront jamais le lien de fascination et de rivalité qui les unit.
Ce troisième tome de la série autobiographique "L'amie prodigieuse" commence au moment où Lena, la narratrice, a terminé ses études à l'Ecole Normale Supérieure de Pise, a publié un roman qui connait le succès et se trouve fiancée avec Pietro Airota, issu d'une famille aisée d'intellectuels de gauche, dont la protection et l'influence simplifient beaucoup sa vie. Préoccupée par son livre et par ses préparatifs de mariage, elle a un peu oublié Lila, restée à Naples et devenue ouvrière dans une usine de salaisons, vivant avec son petit garçon né hors mariage et avec Enzo, ouvrier lui aussi.
Mais Lila, à la vive intelligence, est poussée par Pasquale, un maçon communiste, ami d'enfance, à s'impliquer bon gré mal gré dans une campagne du PCI visant à dénoncer l'exploitation dont le personnel est victime à l'usine. Sa situation personnelle devient intenable et les abords de l'usine sont le terrain d'affrontements violents entre les "rouges" et les "noirs", fascistes et camorristes.
Parallèlement la vie conjugale de Lena se révèle décevante, son mari, polarisé par sa profession d'universitaire et ses recherches s'intéresse peu à elle, et la considère comme une simple femme au foyer. Son expérience de la maternité est d'abord frustrante et elle se sent aliénée dans une vie grise et sans perspective, malgré l'amour qu'elle porte à ses deux fillettes, lorsque Pietro se lie d'amitié avec Nino Sarratore, l'amour de jeunesse de Lena et l'ancien amant de Lila, devenu un brillant universitaire. Reçu d'abord en ami de la famille, il fait renaître chez Lena les sentiments d'antan, auquel il répond de façon inattendue et irrésistible.
Pendant ce temps Lila, aidant Enzo à suivre des cours par correspondance de programmation, se forme elle aussi et tous deux vont être embauchés pour informatiser deux entreprises, l'une étant propriété d'un fameux camorriste du quartier, Michele Solara, secrètement fasciné par le brio intellectuel de Lila.
Impossible de résumer cette intrigue, qui, bien que centrée sur la narration de Lena, suit le devenir de tous les jeunes du quartier napolitain où ils ont grandi ensemble, les uns possédants, héritiers, commerçants ou camorristes, les autres ouvriers et employés, et dont les amours s'entrecroisent, entre couples officiels et liaisons durables.
Le livre est passionnant par le destin de ces amies aux trajectoires divergentes mais assez intelligentes et ambitieuses pour tracer leur route, tout en se vouant une amitié faite de connivences et de conflits.
Le cadre des années soixante-dix est celui du mouvement étudiant, des revendications sociales où intellectuels et ouvriers ne courent pas les mêmes risques, de l'émancipation féminine que Lena essaie de théoriser avant de la vivre, tandis que Lila, à la forte personnalité, brillante, imprévisible, se la forge toute seule.
Le problème de la classe sociale se pose avec acuité, pour Lena qui essaie de sortir de la sienne et découvre l'aisance dans sa belle-famille, ou pour Lila prise entre la vie à l'usine et la sollicitude des intellectuels qui se penchent sur la condition ouvrière, avec une irresponsabilité parfois catastrophique.
Naples et ses quartiers populaires ne se laissent pas oublier non plus avec l'intrication des intérêts camorristes, en particulier lorsque Lena, la mort dans l'âme, doit être hébergée chez sa sœur qui vit maritalement avec un frère Solara.
Et n'oublions pas l'histoire d'amour qui sous-tend tout le roman et donne aux derniers chapitres un rythme effréné.
Bref un livre qui se lit d'une traite !
En attendant la suite, "L'Histoire de la fillette perdue"...
Lu en V.O.
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PetiteBalabolka
14 janvier 2017
  • 5/ 5
Maintenant que vous avez grandi, que vous êtes devenues des femmes et même des mères de famille, je me sens presque intimidée et je n'ose plus vous parler sur le même ton. Non, cette fois, je ne chercherai pas à vous gronder. Je suis impressionnée par votre courage pour trouver votre voie dans cette Italie mouvante du début des années soixante-dix.
Comment s'en sortir entre les actions révolutionnaires d'étudiants exaltés et d'ouvriers à la colère sourde, chacun s'arrogeant d'ailleurs une légitimité supérieure dans la lutte et la pression malsaine des petits-chefs de l'usine ? Lila brandit comme toujours son caractère inflexible mais elle le paie en étant ballotée sur les pires postes de l'entreprise. Quand, utilisant son intelligence prodigieuse, elle propose des solutions permettant d'atténuer les tensions, c'est pour découvrir que le véritable patron de l'usine est en fait son ennemi de toujours, brigand du quartier où elle a grandi.
Mais ce quartier de Naples qu'elle a pourtant fui, lui manque. Exilée dans sa ville de banlieue, elle s'étiole.
Quant à Léna, installée bourgeoisement à Florence, son sort parait plus enviable et pourtant... Celle qui semblait avoir fait le mariage le plus prometteur découvre entre amertume et dépression le manque de considération sous le vernis de la culture et la modernité. Jeune mère un peu débordée, romancière en panne d'inspiration, Léna n'est en fait qu'une projection de ce qu'elle pense devoir être.
Mais, loin de se soutenir, les deux femmes qui ont nourri depuis l'enfance une amitié si particulière, parfois bancale mais toujours inspirante, laissent les liens se distendre, à force de kilomètres et surtout de non-dits. Il n'est pas toujours facile, en effet, d'avouer ses renoncements.
Dans ce troisième volet, Elena Ferrante nous propose deux portraits encore plus finement travaillés. Les deux jeunes femmes étant moins fusionnelles, le lecteur a davantage de place. J'ai apprécié aussi que le quartier soit légèrement mis à distance, qu'il reste comme un repère vers lequel on revient et non comme un magma gluant dont on ne peut s'extirper.
Certes, Lila y retourne mais forte des droits conquis, femme libre, pionnière de l'informatique, gagnant plus que bien des hommes.
Avec une écriture que j'ai trouvé encore plus maîtrisée, Elena Ferrante nous propose des parcours presque individuels, en tout cas, moins entremêlés où l'amitié est en questionnement, en fragilité, un peu comme si, construite dans l'enfance et indissociable des ambitions que l'on nourrit forcément à cet âge, il fallait la renier quelque peu pour s'accepter en tant qu'adulte, non pas terne mais sans doute moins glorieux, en une sorte de compromis négocié avec soi-même. C'est peut-être ça, grandir.


Lien : http://leschroniquesdepetite..
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coquinnette1974
17 janvier 2017
  • 5/ 5
Voilà c'est fini !
Il va falloir attendre plusieurs mois (voir carrément une année) avant de découvrir le quatrième tome de la saga Une amie prodigieuse.
J'ai adoré les aventures de Elena et Lila.
Elles sont toutes deux adultes, mariée ou fiancée, et à ma grande surprise ce troisième tome est encore plus captivant que les deux premiers !
La série gagne en intensité à chaque fois, ce qui est rare car en général une série a tendance à s'essouffler, mais pas là.
J'aime toujours autant les personnages, l'ambiance, et cette Italie de la fin des années 60 - début 70 est captivante.
Une réussite, cette saga est une réussite, je mets évidemment cinq étoiles à cet excellent troisième tome.
Mon seul regret : devoir attendre la parution de la suite car je n'ai pas du tout envie de les quitter.
Si vous ne devez lire qu'une saga familiale dont l'amitié est au coeur de tout, lisez celle ci :)
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Les critiques presse (5)
LaCroix20 janvier 2017
Dans les pressentiments de son héroïne, Elena Ferrante a saisi les signes annonciateurs de la violence qui apparut dans les discours politiques et se déchaîna pendant les « années de plomb ».
Lire la critique sur le site : LaCroix
Lexpress16 janvier 2017
L'auteur tisse, dans un style à la fois classique et cru, ce récit tout en suspense de l'apprentissage de la vie, sur fond de dramaturgie sociale. Une prouesse que ce tissage de l'intime et du collectif.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeFigaro12 janvier 2017
Elena et Lila, les deux héroïnes du troisième tome de L'Amie prodigieuse, se sont toutes les deux mariées et ont eu des enfants. Dans l'Italie des années 1960, c'est ce qui arrive rapidement aux femmes, qu'elles soient diplômées comme Elena ou ouvrières comme Lila. Et c'est à ce moment-là aussi que tout peut exploser, comme va le montrer la romancière Elena Ferrante dans cet opus qu'on ouvre et qu'on ne quitte plus.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LaLibreBelgique11 janvier 2017
La magie opère toujours.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Telerama04 janvier 2017
Elena Ferrante insinue à merveille la cruauté assassine des amitiés et des amours.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations & extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
montmartinmontmartin20 janvier 2017
Sans ces mains rugueuses, pas la moindre chaise n'existerait, pas un immeuble, pas une voiture. Si nous les travailleurs, nous arrêtions de trimer, tout s'arrêterait, la végétation partirait à la conquête des villes. Seuls les gens qui ont toujours bossé sauraient comment survivre, alors que vous deux, avec vos beaux livres, vous seriez dévorés par les chiens !
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Armelle38069Armelle3806914 janvier 2017
Ainsi les hommes, étourdis de plaisir, sèment-ils distraitement leurs graines. Ils nous fécondent, emportés par leur orgasme. Ils entrent en nous puis se retirent, laissant leur fantôme caché dans notre chair, comme un objet perdu.
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Armelle38069Armelle3806914 janvier 2017
Ainsi les hommes, étourdis de plaisir, sèment-ils distraitement leurs graines. Ils nous fécondent, emportés par leur orgasme. Ils entrent en nous puis se retirent, laissant leur fantôme caché dans notre chair, comme un objet perdu.
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AllantversAllantvers08 janvier 2017
Ce qu'il fallait faire, c'était s'en aller. Partir définitivement, loin de la vie que nous avions connue depuis notre naissance. S'installer dans un lieu bien organisé où tout était vraiment possible. Et en effet, j'avais décampé. Mais seulement pour découvrir, dans les décennies suivantes, que je m'étais trompée, et qu'en réalité nous étions prises dans une chaîne dont les anneaux étaient de plus en plus grands : le quartier renvoyait à la ville, la ville à l'Italie, l'Italie à l'Europe, et l'Europe à toute la planète. Et aujourd'hui, c'est ainsi que je vois les choses: ce n'est pas notre quartier qui est malade, ce n'est pas Naples, c'est le globe tout entier, c'est l'univers, ce sont les univers! Le seul talent consiste à cacher et à se cacher le véritable état des choses.
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michfredmichfred08 mai 2016
Des fascistes, quasiment tous du quartier, Lila connaissait chacun d'eux. Fascistes comme l'avait été le père de Stefano, Don Achille, comme s'était vite révélé Stefano lui-même , comme l'étaient les Solara, grand-père, père, petits-fils, même si parfois ils faisaient les monarchistes, parfois les démocrates chrétiens, selon l'occasion.
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Video de Elena Ferrante (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Elena Ferrante
La chronique de Jean-Edgar Casel - L'amie prodigieuse - Le nouveau nom
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