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ISBN : 2070178404
Éditeur : Gallimard (03/01/2017)

Note moyenne : 4.23/5 (sur 119 notes)
Résumé :
Après L’amie prodigieuse et Le nouveau nom, Celle qui fuit et celle qui reste est la suite de la formidable saga dans laquelle Elena Ferrante raconte cinquante ans d’histoire italienne et d’amitié entre ses deux héroïnes, Elena et Lila.

Pour Elena, comme pour l’Italie, une période de grands bouleversements s’ouvre. Nous sommes à la fin des années soixante, les événements de 1968 s’annoncent, les mouvements féministes et protestataires s’organisent, e... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
michfred
09 mai 2016
★★★★★
★★★★★
Personne ne parle d'amitié comme Elena Ferrante.
Personne, comme elle, en trois volumes de plus de 500 pages chacun – le quatrième pour moi reste à découvrir- ne sait en épouser les méandres, en scruter les abysses, en éclairer les ambiguïtés, sans lasser, sans se répéter, sans tricher surtout.
L'amitié de Lila et Lenù, petites gamines du « rione » napolitain - ce « Quartier » populaire de Naples, ce microcosme, ce bouillon de culture, plein de vie, de rivalités, de haine, de violence et de tendresse- cette amitié-là, c'est tout sauf une amitié tranquille, une belle rencontre philosophique à la Montaigne.
« Parce que c'était lui, parce que c'était moi », disait Montaigne de la Boétie, son ami d'élection, et Brassens confrontait à ces « amis de luxe » ses « copains d'abord », des potes à toute épreuve, à la vie à la mort, et tout uniment , tout sincèrement amis. Entre les amis de luxe et les copains de Brassens pourtant, il y a la même clarté. Pas une feuille de papier à cigarettes entre eux. Pas l'ombre d'un doute. Pas la plus petite réserve. Confiance absolue.
L'amitié de Lila et Lénù, c'est un torrent, violent, qui disparaît parfois pour se cacher dans des grottes, on le croit perdu, il réaffleure, bouleverse tout, manque de tout noyer, puis il s'assèche. L'aurait-on rêvé ? A-t-il jamais existé ? Etait-ce un leurre, un fantasme ? Non, le revoilà, presque tranquille, on peut se voir dedans, c'est un miroir…jusqu'à ce que l'image réfléchie, encore une fois, se brouille, toute sombre, pleine de vase, agitée d'herbes enchevêtrées…
Voilà exactement par où passent les sentiments des deux amies – et les nôtres. Jamais de repos, jamais de certitude, si ce n'est celle d'un lien fort, excessif, troublant, parfois porteur, parfois mortifère, toujours en mouvement.
Lila et Lenù sont femmes : Lila a quitté son mari, Stefano, puis son amant, le beau Nino Sarratore sur qui a, depuis toujours, fantasmé Lenù. Son heure de gloire semble passée ; pauvre, amaigrie, agitée d'une étrange fièvre, elle travaille comme ouvrière dans une usine de charcuterie, veillée par Enzo qui la protège des autres et d'elle-même, et l'aide à élever son fils, Gennaro. Tous deux, après le travail d'usine, tentent de se former aux nouvelles machines IBM qu'on dit prometteuses d'avenir.
Lenù qui a choisi la voie studieuse, semble mieux partie : elle a publié un premier livre qui a eu du succès, a brillamment terminé ses études, fait bientôt un mariage bourgeois avec un jeune universitaire promis à un bel avenir, change de famille, de ville, de milieu.
Storia di chi fugge e di chi resta. Histoire de celle qui fuit, et de celle qui reste.
Mais là aussi, comme en amitié, rien n'est simple, rien n'est figé, tout est précaire.
Surtout quand l'Histoire s'en mêle.
Ce ne sont plus les trente glorieuses, mais les années de plomb : l'Italie rentre dans une sphère d'agitation politique violente. Les forces traditionnelles –le PCI d'un côté et la démocratie chrétienne de l'autre- sont, après trop de collusions et de compromis, fortement remises en question par les extrêmes : Noirs et Rouges s'affrontent dans les rues, aux portes des usines et des universités.
Les fascistes soutenu par la Maffia – la Camorra du « rione » est particulièrement virulente, incarnée dans le livre par le clan tout- puissant des Solara – et les « gauchistes » de Lotta continuà ou des Brigate Rosse auxquels se rallient communistes déçus, comme Pasquale, et intellectuels petits-bourgeois en mal d'action , comme Nadia, sèment le désordre dans les plans de carrière bien huilés, dans les institutions qu'on croyait inébranlables, dans les consciences de classe, dans les rapports entre hommes et femmes… et sèment aussi leurs morts.
Le « rione » n'est pas l'endroit où les règlements de compte sont les moins sanglants. Bruno,le patron d'usine, Gino, le fils du pharmacien, même la vieille reine du clan Solara, tous sont frappés. Pasquale et Nadia ont changé de discours et de méthodes..
Il va sans dire que nos deux amies subissent elles aussi les coups de boutoir de cette espèce de guerre civile : Lina devient une femme de pouvoir- maîtresse d'une science toute neuve qui fera bientôt des ordinateurs les rois de toute gestion industrielle et financière, et reine de coeur du plus redoutable aigrefin du Quartier. Lenù, l'intellectuelle, la prudente, perd peu à peu tout contrôle sur sa vie : ses maternités non désirées, et une passion trop longtemps refoulée qui refait brusquement irruption dans sa vie semblent devoir ébranler l'édifice de sa notabilité familiale et sociale qu'elle croyait stable.
Mais la navette qui tisse un va-et-vient entre ces vies particulières et l'histoire politique et sociale de l'Italie est celle de l'amitié : toujours interrogée, parfois réduite à un simple fil ...de téléphone, parfois transformée en un vrai câble pour sauvetage en pleine tempête - l'amitié tient ensemble en même temps qu'elle découd les pièces de ce puzzle.
C'est une amitié inquiète, qui pose mille questions, joue avec les points de vue, ne donne aucune réponse satisfaisante.
Qui sauve qui? Lenù croit aider Lina mais ne fait-elle pas plutôt étalage d'un entregent social tout neuf, après son « beau mariage" ? Lila est-elle de bon conseil ou jette-t-elle un sort funeste à son amie, la vouant à n' être que son ombre, son éternelle seconde ? Lila est-elle une rebelle sans cause ou une ambitieuse sans scrupule ? Lenù est-elle une douce et sage femme d'intérieur et une intellectuelle d'occasion ? Ou une brillante écrivaine prise au piège des conformismes et du machisme ambiants ? Une fieffée égoïste ou une pionnière de la femme nouvelle ?
Ce qui rend ce roman si passionnant – et singulièrement ce troisième volume, lu en VO tant était grande mon impatience et impossible l'attente de sa traduction- c'est justement ce mélange entre saga et essai, entre roman d'initiation et réflexion sur l'amitié, entre l'histoire de deux amies et une étude de femmes : la femme dans le couple, le sexe, la maternité, la vie professionnelle, la vie familiale et sociale..

Sans concession, sans chichis, sans faux-semblants ni effets de style mais avec une rigueur, une intransigeance et une authenticité sidérantes, Elena Ferrante vient encore une fois de porter un grand coup.
Pour moi Ferrante c'est une sorte De Beauvoir pas du tout "rangée", qui aurait oublié qu'elle a été la compagne de Sartre et qu'elle a fait Normale Sup' - et qui, surtout, saurait nous intéresser sans nous ennuyer- pardon, Simone !
Un livre formidable, à lire très vite, dès qu'il sera traduit, bien sûr, ce qui ne saurait tarder. ..mais je vous ai traduit (vaille que vaille) nombre de citations pour vous mettre l'eau à la bouche…
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Annette55
21 février 2017
★★★★★
★★★★★
Quel bonheur ce troisième tome de la saga d' Elena-Ferrante !!
Nous continuons à suivre avec passion les deux amies Lila et Elena, trentenaires en 1968.
Amies et ennemies d'enfance, indissociablement liées, Elena, féministe, choisit de faire des études, de quitter Naples, d'écrire, pour fuir la misère et la soumission indéfectible des mères, loin de la crasse, des mafieux et fascistes qui hantent les quartiers populaires et violents de Naples où elle a grandi.....
Lola, d'une intelligence stupéfiante, choisit le mariage à seize ans, trime désormais à l'usine et s'épuise.
Désabusée, débordée, surmenée, elle paraît à la fois plus vulnérable et plus destructrice entre amour, haine et coups de gueule !
Elle milite contre les patrons et devient insaisissable !
Elena assume avec difficulté l'exil à Florence et le milieu intellectuel qu'elle a pourtant désirés avec force.
En ces années - là, L'Italie est profondément déchirée entre luttes prolétariennes et attentats terroristes .
Les deux amies ne se voient plus, se téléphonent de moins en moins...
Elena rêve de voir mourir Lila :" Ce n'était pas de la haine : je l'aimais de plus en plus et n'aurais jamais été capable de la haïr.Mais je ne supportais pas le vide de sa dérobade....."
Elena Ferrante décline à merveille la cruauté terrible ,assassine, brouillonne , obsédante mais déterminante des amours et des amitiés dans une Italie déchirée, dans un pays en transformation profonde!
Un subtil mélange de doutes, de vérité, d'amour, de haine, de dégoût et de désir, d'envie de paraître mais aussi de disparaître à dimension tout aussi historique qu'intime .
L'auteur nous fait participer avec talent au chaos propice à tous les débordements :répression policière, projets de coups d'Etat , groupes armés, blessés , morts, coups de feu, bombes, tueries dans les grandes et petites villes, trafics , ....à l'époque des Brigades Rouges....sans expliciter ni caricaturer.
La langue magnifique, crue parfois, classique aussi, nous donne à voir , de l'intérieur avec une force semblable à une éruption et un cri du coeur des scènes violentes, tendres ou sauvages, des personnages tendus et tiraillés entre pulsions et visions contradictoires , l'intelligence stupéfiante mais mal utilisée de Lila, - une intelligence maléfique qui sème la discorde et qui hait la vie-la fascination qu'elle exerçait insupportable .....selon Pietro l'intellectuel, mari d'Elena.....
Une narration absolument passionnante, addictive , prenante, une des forces de cet ouvrage est "d'ECRIRE, "telle Elena , tout au long du récit ....."Je devais recommencer à devenir mais pour moi, en tant qu'adulte, en dehors d'elle, elle: Lila , bien sûr ....."
À suivre le Tome 4 ..
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Allantvers
10 janvier 2017
★★★★★
★★★★★
Troisième volet, et ça fonctionne toujours…
J'avoue, j'appartiens à la communauté qui s'est créée de livre en livre autour de cette saga, les deux premiers lus coup sur coup récemment, j'ai pisté et attendu la sortie du troisième la semaine dernière, bref : pas beaucoup d'objectivité à attendre de ma part. Je suis mordue.
Il y a bien eu en commençant ma lecture une petite réserve sur le rythme un peu lent du démarrage, et une légère lassitude à voir la narratrice Lénu se complaire encore dans un auto dénigrement vis-à-vis de Lila.
Mais la fluidité du récit, l'authenticité désarmante de ces deux vies racontées ont vite pris le dessus et les questionnements sans fin de Lénu prennent sens dans le déroulement complexe et inattendu des vies de ces deux amies/ ennemies devenues femmes, issues du même monde populaire et violent des quartiers populaires napolitains.
Ce qui m'a particulièrement touchée dans ce volet consacré à ces deux femmes trentenaires - âge du flamboiement dont elles perçoivent déjà la lente extinction à venir - outre que la réussite de ‘'celle qui fuit'' n'est pas plus une évidence que l'échec de « celle qui reste » (ce à quoi on s'attendait), c'est la manière dont Elena Ferrante inscrit, à distance mais en symbiose forte avec l'époque, l'évolution de ces deux protagonistes dans les courants politiques violents qui agitent l'Italie des années 70, tout en restant toujours profondément attachée à leur quotidien, à la féminité de ce quotidien.
Cette saga napolitaine lumineuse et addictive est un bonheur de lecture dont je ne me lasse pas.
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canel
08 février 2017
★★★★★
★★★★★
Prodigieusement mesquine et toxique, cette amie ! Laquelle ? Chacune, l'une pour l'autre, mais elles ne le montrent pas de la même façon, et le lecteur n'entend que la voix de Lena.
Dans ce troisième opus, il y a celle qui fuit et celle qui reste. Celle qui gémit et celle qui se bat. Celle qui est odieuse, et l'autre qui vient prendre des coups. Celle qui se fait exploiter, et l'autre qui s'en sort bien...
Et celle qui a tous les défauts, toutes les guignes, n'est pas forcément Lila-la-méchante. La roue ne cesse de tourner, comme dans les deux précédents épisodes.
Nous voilà arrivés dans l'Italie des années 70, celle des jours fastes pour ceux qui ont l'argent et le pouvoir, celle du mouvement révolutionnaire des Brigades rouges, celle des réflexions et actions plus ou moins timorées des intellectuels de gauche. Elena et Lila ont la trentaine, elles sont épouses, mères, leurs relations restent très compliquées.
Elena Ferrante a beaucoup de talent... pour me prendre dans sa toile. Je m'ennuie souvent à la lecture de cette saga touffue, me demande à chaque fois que j'ouvre un nouveau pavé pourquoi je m'y suis laissé entraîner. Il y a des longueurs, je trouve Elena particulièrement tête à claques - éternelle insatisfaite, elle se regarde le nombril, s'estime lésée, mal-aimée, victime, soupire après Nino (et d'après elle, Lila est toujours à l'origine de ses malheurs, d'une manière ou d'une autre).
Mais j'ai beau être agacée par ce personnage et quelques autres, j'y reviens et me précipite sur chaque suite, grâce à des fins généralement plus intéressantes que ce qui précède, et un dernier chapitre cliffhanger.
- - - - - - - - - - - -
• Chanson que j'avais en tête à la lecture :
♪♫ https://www.youtube.com/watch?v=EvM3xTorT20
Remplacer Léa par Lena, parisienne par napolitaine. Pour le reste, c'est tout pareil, surtout ça : « ... mais putain qu'est-ç'qu'elle est chiante ! »
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isabellelemest
15 septembre 2015
★★★★★
★★★★★
Il ne faut pas manquer la saga d'Elena Ferrante, "L'Amica geniale" - L'amie prodigieuse", cette histoire passionnante de l'amitié forte mais ambivalente entre deux fillettes d'un quartier pauvre de Naples, qui vont en grandissant échapper à la médiocrité de leur condition, en suivant des chemins bien différents, mais qui ne briseront jamais le lien de fascination et de rivalité qui les unit.
Ce troisième tome de la série autobiographique "L'amie prodigieuse" commence au moment où Lena, la narratrice, a terminé ses études à l'Ecole Normale Supérieure de Pise, a publié un roman qui connait le succès et se trouve fiancée avec Pietro Airota, issu d'une famille aisée d'intellectuels de gauche, dont la protection et l'influence simplifient beaucoup sa vie. Préoccupée par son livre et par ses préparatifs de mariage, elle a un peu oublié Lila, restée à Naples et devenue ouvrière dans une usine de salaisons, vivant avec son petit garçon né hors mariage et avec Enzo, ouvrier lui aussi.
Mais Lila, à la vive intelligence, est poussée par Pasquale, un maçon communiste, ami d'enfance, à s'impliquer bon gré mal gré dans une campagne du PCI visant à dénoncer l'exploitation dont le personnel est victime à l'usine. Sa situation personnelle devient intenable et les abords de l'usine sont le terrain d'affrontements violents entre les "rouges" et les "noirs", fascistes et camorristes.
Parallèlement la vie conjugale de Lena se révèle décevante, son mari, polarisé par sa profession d'universitaire et ses recherches s'intéresse peu à elle, et la considère comme une simple femme au foyer. Son expérience de la maternité est d'abord frustrante et elle se sent aliénée dans une vie grise et sans perspective, malgré l'amour qu'elle porte à ses deux fillettes, lorsque Pietro se lie d'amitié avec Nino Sarratore, l'amour de jeunesse de Lena et l'ancien amant de Lila, devenu un brillant universitaire. Reçu d'abord en ami de la famille, il fait renaître chez Lena les sentiments d'antan, auquel il répond de façon inattendue et irrésistible.
Pendant ce temps Lila, aidant Enzo à suivre des cours par correspondance de programmation, se forme elle aussi et tous deux vont être embauchés pour informatiser deux entreprises, l'une étant propriété d'un fameux camorriste du quartier, Michele Solara, secrètement fasciné par le brio intellectuel de Lila.
Impossible de résumer cette intrigue, qui, bien que centrée sur la narration de Lena, suit le devenir de tous les jeunes du quartier napolitain où ils ont grandi ensemble, les uns possédants, héritiers, commerçants ou camorristes, les autres ouvriers et employés, et dont les amours s'entrecroisent, entre couples officiels et liaisons durables.
Le livre est passionnant par le destin de ces amies aux trajectoires divergentes mais assez intelligentes et ambitieuses pour tracer leur route, tout en se vouant une amitié faite de connivences et de conflits.
Le cadre des années soixante-dix est celui du mouvement étudiant, des revendications sociales où intellectuels et ouvriers ne courent pas les mêmes risques, de l'émancipation féminine que Lena essaie de théoriser avant de la vivre, tandis que Lila, à la forte personnalité, brillante, imprévisible, se la forge toute seule.
Le problème de la classe sociale se pose avec acuité, pour Lena qui essaie de sortir de la sienne et découvre l'aisance dans sa belle-famille, ou pour Lila prise entre la vie à l'usine et la sollicitude des intellectuels qui se penchent sur la condition ouvrière, avec une irresponsabilité parfois catastrophique.
Naples et ses quartiers populaires ne se laissent pas oublier non plus avec l'intrication des intérêts camorristes, en particulier lorsque Lena, la mort dans l'âme, doit être hébergée chez sa sœur qui vit maritalement avec un frère Solara.
Et n'oublions pas l'histoire d'amour qui sous-tend tout le roman et donne aux derniers chapitres un rythme effréné.
Bref un livre qui se lit d'une traite !
En attendant la suite, "L'Histoire de la fillette perdue"...
Lu en V.O.
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Les critiques presse (5)
LaCroix20 janvier 2017
Dans les pressentiments de son héroïne, Elena Ferrante a saisi les signes annonciateurs de la violence qui apparut dans les discours politiques et se déchaîna pendant les « années de plomb ».
Lire la critique sur le site : LaCroix
Lexpress16 janvier 2017
L'auteur tisse, dans un style à la fois classique et cru, ce récit tout en suspense de l'apprentissage de la vie, sur fond de dramaturgie sociale. Une prouesse que ce tissage de l'intime et du collectif.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeFigaro12 janvier 2017
Elena et Lila, les deux héroïnes du troisième tome de L'Amie prodigieuse, se sont toutes les deux mariées et ont eu des enfants. Dans l'Italie des années 1960, c'est ce qui arrive rapidement aux femmes, qu'elles soient diplômées comme Elena ou ouvrières comme Lila. Et c'est à ce moment-là aussi que tout peut exploser, comme va le montrer la romancière Elena Ferrante dans cet opus qu'on ouvre et qu'on ne quitte plus.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LaLibreBelgique11 janvier 2017
La magie opère toujours.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Telerama04 janvier 2017
Elena Ferrante insinue à merveille la cruauté assassine des amitiés et des amours.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations & extraits (54) Voir plus Ajouter une citation
valamarsvalamars23 février 2017
Ainsi les hommes, étourdis de plaisir, sèment-ils distraitement leurs graines. Ils nous fecondent, emportés par leur orgasme. Ils entrent en nous puis se retiren, laissant leur fantôme caché dans notre chair, comme un objet perdu.
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Annette55Annette5521 février 2017
" Qu'est-ce que je cherchais?À changer ma naissance? À changer les autres aussi, en même temps que moi? À repeupler cette ville, maintenant vide, avec des habitants qui ne soient pas harcelés par la misère ou l'avidité, des habitants sans haine et sans fureur, capables d'apprécier la splendeur du paysage, à l'instar des dieux qui vivaient ici autrefois?
À encourager mon démon intérieur , lui inventer une belle vie et me sentir heureuse? "
+ Lire la suite
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valamarsvalamars23 février 2017
Mais il m'arrivait parfois, surtout lorsque j'avais soigné mon apparence non seulement pour faire bonne impression en général, mais pour un homme en particulier, de trouver cette cuisine (c'était le mot) quelque peu ridicule. Tous ces efforts et ce temps passé à me camoufler, alors que j'aurais pu faire autre chose ! Les couleurs qui me vont bien et celles qui ne me vont pas, les modèles qui m'amincissent et ceux qui me grossissent, la coupe qui me met en valeur et celle qui me dévalorise. Des préparatifs longs et coûteux me réduisant à être comme une table dressée pour l'appétit sexuel du mâle, comme un plat bien cuisiné pour que l'eau lui vienne à la bouche.
+ Lire la suite
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valamarsvalamars23 février 2017
Il ne faut donner d'enfants à aucun homme, et encore moins à Dieu le Père ! les enfants, c'est pour eux - mêmes qu'on les fait ; le moment est venu de tout examiner du point de vue des femmes et non des hommes ; derrière chaque discipline il ya la bite, et quand la bite se sent impuissante, elle a recours à la barre de fer, à la police, à la prison, à l'armée et aux camps de concentration ; et si jamais tu te plies pas, et si tu continues à tout mettre sens dessus dessous, alors c'est un massacre !
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valamarsvalamars23 février 2017
La vie d'un autre, dit-elle, ça commence par s'agripper à ton ventre et puis, quand elle sort enfin, elle fait de toi une prisonnière, elle te tient en laisse, tu n'es plus ton propre maître.
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Elena Ferrante est le pseudonyme de Erri De Luca, le véritable auteur des romans.

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