Note moyenne : 3.33/5 (sur 15 notes)
Le château des Pyrénées3Ajouter à mes livres
Hasard ou destin? Steinn et Solrun se rencontrent en 2007 là où ils se sont séparés trente ans plus tôt. Ils reprennent par mails leur discussion philosophique où s'affrontaient deux conceptions opposées du monde : rationalisme de Steinn, le scientifique athée, et foi d... > voir plus
Trente ans après que la vie les ait séparés, les deux protagonistes se retrouvent sur le lieu de leur dernière rencontre. Hasard ou destin? Solrun (mariée, deux enfants) y voit un signe, Steinn (marié également, deux enfants aussi) une coïncidence. Troublante, certes, mais coïncidence tout de même.
Tout au long de ce roman épistolaire "nouvelle version" ils vont s'échanger des mails concernant leur vision respective du monde, et la vie qu'ils mènent actuellement loin l'un de l'autre. Solrun est une fervente croyante, Steinn un scientifique travaillant sur les causes du réchauffement climatique. On apprend rapidement qu'un simple détail, un curieux évènement les a changés chacun pour toute leur vie : l'apparition inopinée d'une mystérieuse femme portant un châle rouge...
Chacun, fermement convaincu de ce en quoi il croit, essaie de faire entendre raison à l'autre. Peuvent-ils avoir tous les deux raison? le style est dynamique, fluide, comme une conversation entre deux êtres se connaissant parfaitement. L'auteur du "Monde de Sophie" nous livre une nouvelle fois une réflexion sur la vie, ses buts, et sur le comportement des humains pour s'en dépatouiller comme ils peuvent.
Steinn et Solrunn se sont aimés il y a trente ans. Puis séparés à la suite d'un événement dramatique et énigmatique qui les a bouleversés au point de rendre impossible la continuation de la vie commune. Par le plus grand des hasards, les voilà qui se retrouvent sur les lieux qui ont été le théâtre de leur amour…et de cet étrange événement. Mais est-ce vraiment le hasard, ou le destin ? La suite ici:
http://tassedethe.unblog.fr/2010/03/15/le-chateau-des-pyrenees-de-jostein-gaarder/
Et si nous étions les seuls dans tout l'univers?
Quand j'étais enfant, ces questions m'obsédaient. Peut-être que l'univers grouille de vie, me disais-je en trouvant cette pensée stimulante. Puis l'hypothèse radicalement inverse me frappait: peut-être que la vie n'existe qu'ici et nulle part ailleurs? Et cette pensée était au fond tout aussi excitante. Dans les deux cas, le fait que j'existe n'en est que plus extraordinaire.
Nous pouvons nous plaindre de ne pas pouvoir être capables de tout expliquer entre ciel et terre (...) mais, jusqu'à nouvel ordre, nous ne pouvons que nous incliner.