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Céline Romand-Monnier (Traducteur)
ISBN : 202083796X
Éditeur : Seuil (21/10/2005)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 63 notes)
Résumé :
Petter nous livre son journal intime. Enfant précoce à l'imagination débridée, il a toujours inventé des centaines d'histoires. Devenu adulte, il fait fortune en vendant des idées de romans à des auteurs en manque d'inspiration. Surnommé l'araignée, Petter est un homme méthodique, à tel point que même ses aventures amoureuses sont organisées pour être sans lendemains. Jusqu'au jour où il s'éprend véritablement d'une jeune femme qui lui propose un marché très particu... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
GrandGousierGuerin
11 mars 2015
★★★★★
★★★★★
Petter, le héros et narrateur de ce roman, a une imagination dont la source est intarissable. Et cette source se mue en ruisseau, rivière, fleuve, mer, océan. En effet, son gagne-pain consiste à vendre les fruits de son imagination sous la forme de synopsis à toutes sortes d'écrivains.
Ce roman est donc bien un nouvel opuscule à rajouter à la rangée roman du roman de votre bibliothèque, à côté de Si par une nuit d'hiver un voyageur d'Italo Calvino ou encore Paludes et Les faux-monnayeurs de Gide.
Gaarder, connu et reconnu essentiellement pour son Monde de Sophie, ne surprend pas vraiment dans ce roman où il allie toujours narration romanesque et explications didactiques. Cette fois, il se penche sur la mise en abime du roman du roman. La lecture reste fluide et on parvient sans peine à assimiler les considérations philosophiques qui jalonnent notre lecture.
Mais il me semble qu'il relève la gageure avec moins de brio et d'étincelle que dans son oeuvre phare. Peut-être est-ce dû à la comparaison à son livre-sémaphore et qui ne pourra par la suite que nuire au reste de son oeuvre : comment réitérer l'agréable surprise et le bonheur de lire un livre comme le Monde de Sophie ? Toute lecture d'un nouveau roman de Gaarder n'est-elle pas irrémédiablement destinée à la déception ? A contrario, cette ancienne lecture m'avait tant apporté que je suis enclin à un peu de commisération.
Si maintenant on compare La fille du directeur de cirque au livre de Calvino, la lecture de Gaarder semble bien falote : le thème développé tout le long du roman correspond au plus à un petit chapitre chez Calvino. Et Calvino pousse sa réflexion et le paradoxe bien plus loin.
Si le thème développé ici est plus restreint et moins dense que chez Calvino, il a au moins une étoffe romanesque indiscutable qui le rend agréable à lire. Au difficile jeu d'équilibre entre considérations philosophiques et narration romanesque, Gaarder a très nettement penché d'un côté. A trop vouloir simplifier, ne serait-ce pas devenu simpliste ? Je n'ai pas encore statué … N'est-on pas parfois trop exigeant pour ce qu'on aime ?
Malgré tout, je reste sur une impression finale plutôt positive et recommande cette lecture sans restriction.
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CyrielF
23 mars 2012
★★★★★
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Une fois de plus, Jostein Gaarder ne m'a pas déçue. L'histoire commence de façon très mystérieuse : le héros est en danger. Loin d'être un roman à suspense, La fille du directeur de cirque nous embarque dans la vie du jeune Petter, ce garçon très intelligent à l'imagination débordante dont le cerveau déverse des torrents d'histoires étonnamment bien ficelées pour un enfant de son âge. Peu à peu, Petter nous entraîne dans son monde et nous fait vivre chaque étape de sa vie. Au gré de ses contes, il vit ses premiers émois d'adolescents volage, jusqu'à la rencontre de Maria, celle qui va changer sa vie à tout jamais. Petter devient un écrivain très prolifique mais, ne souhaitant pas publier ses oeuvres, il décide d'en faire un business. Tout porte à croire que c'est ce qui va causer sa perte, mais la fin du roman comporte un rebondissement inattendu, ce que j'ai beaucoup apprécié. J'ai aimé la métaphore de l'Araignée, qui est on ne peut plus représentative du personnage de Petter qui, tout au long de sa vie, s'est appliqué à tisser une gigantesque toile dans laquelle il se retrouve finalement piégé.
Le roman est construit comme des poupées russes : à l'intérieur du récit de Petter s'imbriquent les récits qu'il invente et qu'il raconte autour de lui. J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ces petits entractes présentés sous forme de fables. Chacune comporte une petite morale et nous fait réfléchir sur de nombreux aspects de l'être humain. le conte de Panina Manina, la fille du directeur de cirque, revient à quelques reprises, dans des versions différentes, et on comprend vite à quel point c'est l'histoire la plus importante du roman. le style de l'auteur est fluide, tantôt divertissant, tantôt plus sérieux, tendant à interpeller le lecteur. Les personnages sont réalistes et attachants, et la psychologie du héros, quoique parfois subtile, est très bien détaillée. Jostein Gaarder est ici fidèle à lui-même. Bien que ce roman ne soit pas exactement de la même trempe que le monde de Sophie et le mystère de la patience, il nécessite tout de même une lecture à tête reposée et un état d'esprit particulier. En somme, même s'il ne fait pas partie de mes coups de coeur, j'ai aimé La fille du directeur de cirque et je vous le recommande sans hésiter !
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AlexChab
07 février 2015
★★★★★
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C'est toujours tellement étrange de se trouver déçu par un auteur sur lequel on croyait pouvoir compter. Jostein Gaarder est l'un de mes conteurs préférés. Il sait tremper son verbe dans l'humour et dans la poésie, façonne des personnages affirmés au coeur d'univers sans compromis d'une inventivité folle. Les voyages auxquels il nous convie ne peuvent être vécus sans lui. Il trace ainsi des routes qu'aucuns n'avait osé imaginer avant lui.
Mais parfois la bonne idée fait plouf. J'ai déjà utilisé cette expression dans ces pages pour d'autres. Oui, comme Werber et son Papillon d'un ennui mortel ; oui, comme Dan Brown et son Deception bouquin raté… Cela leur arrive aussi. Il ne faut pas trop leur en vouloir.
L'idée qui préside à ce livre est pourtant géniale. Gaarder nous narre les aventures de l'araignée. En fait d'animal à huit pattes, un héros dont l'arme est un imaginaire débordant, sans limites. Il invente des histoires à la pelle, des synopsis en quantité industrielle. Et pourquoi pas, dès lors, en faire profession ? L'araignée est la source intarissable d'inspiration pour les écrivains accomplis, ratés ou en devenir qui, eux, en manquent. Et il vend ses histoires qu'il n'écrira pas. Et il se créé un tissu de liens fins, subtils mais aux mailles de plus en plus serrées. Car chacun de ses clients pense être le seul à bénéficier de ce précieux coup de pouce…
Alléchant. Et pourtant… L'auteur va se sentir obligé d'entraîner son héros dans une aventure amoureuse mélodramatique fleurant bon la sexualité libérée, le post-hippie sur le retour, le tout sans engagement aucun. C'est surfait, puéril et, par moments nauséabonds. du coup ? La fin nous saute aux yeux cent pages trop tôt. Tout cela se trouve finement cousu au câble de chantier. Il n'y a plus anguille sous roche, il y a baleine sous gravillon dans ce bouquin !
A lire pour la forme et la plume, pour les idées qui fusent (autant de synopsis d'histoires qui ne seront jamais racontées alors ?). Se termine aussi vite qu'il se commence pour se refermer avec un soupir, un large soupir.
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Guynamedguy
15 août 2012
★★★★★
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Petter nous livre ses mémoires dans un journal personnel des plus intéressants. Enfant asocial, il préfère s'inventer des réalités. D'ailleurs, il possède une imagination débordante. Ainsi, devenu adulte, il devient riche, connu et respecté du monde littéraire. Extrèmement méthodique, il organise autant ses amours que ses affaires. Comme une araignée, il tisse des liens avec de nombreux auteurs en leur vendant des idées, des synopsis, des aphorismes. le temps et la taille de la toile deviendront lentement un piège se refermant sur Petter.
La fille du directeur de cirque nous offre le portrait haut en couleur de cet écrivain si curieux. Roman émaillé de multiples histoires, il vous embarquera dans le monde imaginé d'un homme. Lentement vous sentirez le piège se refermer, le destin réaliser son oeuvre. Il faudra alors suivre le bon fil pour ne pas se perdre… L'univers de Gaarder est captivant. Les personnages sont particuliers, souvent proches de la réalité, mais placés dans des situations qui poussent à la réflexion.
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bookworm23
01 avril 2015
★★★★★
★★★★★
Une petite fable très plaisante sur Petter, doté d'une imagination débordante ce personnage propose ses services à des écrivains en panne d'inspiration. Il leur fournit des intrigues clés en main qui connaissent par la suite l'aprobation des critiques littéraires. Sa petite affaire nommée l'Aide-écrivain connaît un reel succès lui permettant de faire fortune. Mais sa vie calme et bien rangée va être bouleversée par la répercussion d'un grand amour qu'il a connu presque une trentaine d'années plus tôt alors qu'il n'était encore qu'un étudiant.
Cette histoire est un joli prétexte pour l'auteur pour porter une réflexion sur le processus de création littéraire et l'écriture.
Un roman qui se lit très bien, le lecteur étant pris par la diversité des histoires qui émergent du cerveau de Petter. Un livre recommandé pour tous les bibliophiles appréciant les livres sur les livres.
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Citations & extraits (4) Ajouter une citation
dandounedandoune10 octobre 2011
De nombreux écrivains en herbe étaient dépourvus d’une chose aussi fondamentale que l’expérience de la vie. C’est un malentendu postmoderne que de croire que l’on peut écrire d’abord et vivre ensuite. Mais beaucoup de jeunes veulent devenir des écrivains avant tout parce qu’ils ont envie de vivre comme des écrivains. Or, c’est là renverser l’ordre des choses. Il faut d’abord vivre et ensuite se demander si l’on a quelque chose à raconter, et c’est la vie même qui en décide. L’écriture est le fruit de la vie. Ce n’est pas la vie qui est le fruit de l’écriture.
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CyrielFCyrielF20 mars 2012
Il faut d'abord vivre et ensuite se demander si l'on a quelque chose à raconter, et c'est la vie même qui en décide. L'écriture est le fruit de la vie. Ce n'est pas la vie qui est le fruit de l'écriture.
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bookworm23bookworm2301 avril 2015
L'écriture est le fruit de la vie. Ce n'est pas la vie qui est le fruit de l'écriture. (p.150)
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bookworm23bookworm2301 avril 2015
Quand des agriculteurs produisent trop de beurre ou de blé, ils se débarassent de l'exédent. Quand des écrivains produisent trop de textes, ils se débarassent les uns des autres. (p. 153-154)
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