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ISBN : 2070373622
Éditeur : Gallimard (1982)

Note moyenne : 4.18/5 (sur 2768 notes)
Résumé :
Signé Ajar, ce roman reçut le prix Goncourt en 1975.
Histoire d'amour d'un petit garçon arabe pour une très vieille femme juive: Momo se débat contre les six étages que Madame Rosa ne veut plus monter et contre la vie parce que "ça ne pardonne pas" et parce qu'il n'est "pas nécessaire d'avoir des raisons pour avoir peur". Le petit garçon l'aidera à se cacher dans son "trou juif", elle n'ira pas mourir à l'hôpital et pourra ainsi bénéficier du droit sacré "de... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (218) Voir plus Ajouter une critique
joedi
joedi22 juin 2013
  • Livres 4.00/5
Momo, petit garçon arabe vit chez madame Rosa depuis plusieurs années. Madame Rosa garde les enfants de prostituées. Plus personne ne paie pour la garde de Momo auquel Madame Rosa s'est attachée, il n'ira pas à l'Assistance Publique, il restera près d'elle. Madame Rosa ne sait plus monter les escaliers qu'il faut emprunter pour regagner son appartement au 6ème étage et, le temps passant, elle ne saura plus rien faire qu'attendre la mort mais surtout pas à l'hôpital, elle ne veut pas devenir le « légume » le plus endurant, elle veut mourir chez elle. Momo s'occupera d'elle jusqu'au bout, petit arabe fidèle à sa vieille juive.
Au début du roman, l'auteur donne à Momo la voix d'un enfant qui s'embrouille assez avec des termes français trop savants pour lui et, au fur et à mesure, il fait grandir la voix de Momo, Momo mûrit, Momo n'est plus le petit garçon.
La vie devant soi est un condensé d'émotions et de bons sentiments, une magnifique leçon de vie.
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lehane-fan
lehane-fan17 mars 2012
  • Livres 4.00/5
Sous le pseudo d'Emile Ajar qu'il prit pour retrouver une certaine virginité littéraire , Romain Gary , ce petit cachottier , fut le seul à se voir décerner un second prix Goncourt ( Les Racines du Ciel : 1956 ) pour La Vie Devant Soi .
Mohammed a 10 ans , bientot 14 . Mohammed prefere qu'on l'appelle Momo , les Inconnus n'ont rien inventé ; ) . Recueilli des son plus jeune age par madame Rosa qui s'est spécialisée dans " l'adoption " d'enfants de putain , il creche à Belleville , au sixieme , sans ascenseur . Madame Rosa , ancienne gagneuse qui se défendait avec son cul , juive , déportée , n'est plus que l'ombre d'elle-meme . Laide , grosse , 36 cheveux au compteur , elle se rend bien compte qu'elle n'a plus la lumiere à tous les étages . Elle "s'absente " de plus en plus fréquemment , sentant bien que ses jours de pleine lucidité sont désormais comptés . Finir la bave aux levres avec le regard du veau qui tete , tres peu pour elle ! N'est pas Ribéry qui veut....Ses cauchemars récurrents , Hitler et le cancer : l'un étant éradiqué , l'autre , aux aguets , attendant son heure selon ses dires...Une femme ayant échappé au terrible systeme concentrationnaire d'Auschwitz ne peut s'imaginer entrer dans le livre des records en pulvérisant un coma végétatif de 17 ans , alors détenu par un Amerloque ( trop fort ces Ricains ! ) . Elle fera promettre à son petit Momo de " l'avorter " si l'on devait en arriver là . du haut de ses 10 ans , bientot 14 , Momo fera bien plus que cela...
Le tour de force de ce roman , c'est d'évoquer un sujet résolument grave sur le ton de la légereté . La grande faucheuse est omniprésente , on la sent se rapprocher inexorablement jusqu'à vous submerger de sa noirceur et pourtant , par le biais de ce jeune héros au phrasé si particulier , la lecture s'accompagne d'un petit sourire en coin qui ne vous quitte jamais .
Les personnages découverts sont hétéroclites au possible . Cela va de Monsieur N'da Amédée , " proxynete " illettré le mieux sapé de Paname et de sa proche banlieue à Monsieur Hamil , ancien vendeur de tapis ambulant et néo philosophe sans oublier Madame Lola qui d'ancien champion de boxe au Sénégal s'est reconvertie en travestie au Bois de Boulogne . Autant d'acteurs truculents gravitant autour de ce petit monde fusionnel qu'est l'univers Rosa-Momo .
L'auteur vous prend aux tripes en conférant à ce jeune narrateur une gravité anormalement conscientisée pour un gamin de son age . Un vocabulaire fait d'amalgames aussi amusants que profonds et c'est la mort qu'on appréhende à un age ou l'innocence devrait faire loi . Momo découvre que rien ne dure jamais . Qu'il devra devenir un acteur majeur dans l'inéluctable disparition de sa maman d'adoption . Une mere de substitution qui le fait se questionner sur son age et ses origines mais qu'il aime par dessus tout . Un gamin innocent projeté et ballotté dans un monde d'adultes bien avant l'heure . S'il maitrise de façon plus qu'aléatoire la définition de la majorité des mots de son vocabulaire , il saisit cependant parfaitement le sens de la vie qui s'écoule et s'acheve parfois tragiquement . Ce roman écrit par un sexagénaire que la mort effrayait au plus haut point ( et qu'il devancera pourtant en 1980 ) est tour à tour lyrique , naif , sombre et violent mais baigne , paradoxalement , dans une perpétuelle bonne humeur contagieuse . Sa causticité décalée vous emportera de la premiere à la derniere page !
La Vie Devant Soi : atypique et jubilatoire...
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Coriolis
Coriolis12 janvier 2015
  • Livres 4.00/5
Quatre-vingt-quinze kilos de souvenirs, d'amour et de chagrin, un corps déclinant ; Madame Rosa était tout cela et bien plus encore. Jeune, elle arpentait les trottoirs pour vendre son corps puis elle a choisi d'offrir son coeur et son accueil aux enfants d'autres gagneuses contraintes de se fourvoyer sur le béton pour survivre. Son appartement niché au sixième étage d'un immeuble sans ascenseur est devenu un refuge, une tour de Babel où ethnies, religions et couleurs se mélangent en un désordre fantasque. Parmi eux, il y a Momo, âgé d'une dizaine d'années. S'il ignore d'où il vient, il sait quelle place a pris cette nourrice juive dans son coeur. Momo la soutient dans la maladie. Il voit que son embonpoint ne lui permet plus de gravir les marches séparant le monde extérieur de leur foyer. Il sent que la fin est proche et, pour lui, cela mettra un terme brutal à sa prime enfance. Il est présent, prêt à la choyer, la laver ou la changer de la même façon qu'elle a pu le faire pour lui autrefois. Aujourd'hui Madame Rosa se fane. Son corps part en décrépitude et sa mémoire se fissure. En cette année de 1970, elle n'est plus une ancienne déportée ayant subi la rafle du Vel' d'Hiv. Elle n'est plus une ancienne prostituée. Elle est une vieille femme rattrapée par la sénilité. Les absences se font plus envahissantes. Pareilles à d'infranchissables falaises, elles rompent le flux rassurant du quotidien et voilent de zones d'ombre ses souvenirs.
Romain Gary sous le pseudonyme d'Emile Ajar livre ici un écrit poignant et profondément ancré dans le réel. Si la fin de ce roman est sans appel, la force qui émane des liens unissant Madame Rosa et cet enfant dote cette oeuvre d'un caractère profondément humain . Momo, narrateur à la fois facétieux et lucide , grandit au fil des pages et livre ses pensées avec toute la candeur de l'enfance. Privé de ses racines dès sa naissance, l'herbe folle qu'il était croît et se transforme en jeune arbre au contact de cette femme et des habitants du quartier; une foule loufoque et colorée devenue sa famille de fortune. Les réflexions d'adulte entrecoupées d'expressions maladroites se mêlent habilement dans son discours bigarré. Ces mots sont un joyeux foutoir à l'image de l'appartement de Madame Rosa converti en havre singulier. Au-delà de l'adversité, de la misère, de la maladie et des coups durs de la vie, la gaieté et la solidarité émanant de cet immeuble de Belleville et de ses occupants colorent ce roman de notes tendres et jubilatoires. La sincérité s'exprime sans fards à travers le portrait d'une femme qui n'attend plus que la mort et celui d' un enfant forcé de devenir adulte avant l'âge. Tous deux savent que le temps de la séparation est venu. Chacun accompagne l'autre sans fausse pudeur ni atermoiements. Chacun prend la mesure de ce qui est en train de se produire. Chacun regarde défiler La vie devant soi. Une vie qui s'échappe de ces pages, débordante, irrévérencieuse, cruelle ou tranquille dans le regard humide d'un enfant ou les yeux presque éteints d'une femme.
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TheWind
TheWind25 juin 2015
  • Livres 5.00/5
Je déteste les fins d'année scolaire. Je déteste les fins tout court.
Peut-être parce que la fin annonce qu'on n'a plus la vie devant soi.
Ma vie devant soi est déjà bien entamée mais ça, ça m'est bien égal. Ça me va bien comme ça.
Suffit juste de savoir négocier la toute fin. Parce que celle-là, c'est la plus dure.

Il me fait marrer Momo - le héros du roman dont je suis en train de faire la critique – quand il s'énerve contre les vieux qui disent «  Tu es jeune, tu as toute la vie devant toi. » parce qu'il croit qu'ils cherchent à lui faire peur.
Ouaip, c'est vrai, il a raison ! Avoir toute la vie devant soi, ça peut foutre la trouille..tout autant que de la trouver derrière soi.
C'est cette histoire là que nous raconte Romain Gary, l'histoire d'un môme qui croit que la vie, ça n'a rien d'enviable, que le bonheur, c'est dégueulasse. « Le bonheur c'est une belle ordure et une peau de vache ». ça peut faire froid dans le dos quand on entend un gamin parler comme ça. L'histoire d' un gosse qui se raccroche à une vieille dame plus toute jeune, déjà bien fanée et qu'il n' y a plus moyen de rempoter.
L'histoire d'une ancienne prostituée juive et d'un p'tit arabe, fils de putain. Une histoire drôlement émouvante, mais racontée par Momo avec tant de naïveté et à la fois tant de lucidité sur la vie qu'on ne peut que sourire à pleines dents.
J'ai adoré Momo et ses expressions d'une candeur et d'une fantaisie improbable !
J'ai adoré Madame Rosa d'avoir pris sous son aile cet oisillon là et peu importe qu'il soit juif, arabe ou chrétien..
J'ai adoré leur ange, madame Lola, ce rayon de soleil, travestie du Bois de Boulogne, qui fut champion de boxe au Sénégal.
J'ai adoré leurs façons à eux deux, Madame Rosa et Momo, de dire « Merde » aux autres, de se dépatouiller tant bien que mal avec cette chienne de vie qui ne leur avait pas fait de cadeau ni à l'un ni à l'autre et d'avoir trouvé, là, la beauté des choses ...la tendresse infinie.

Et bien sûr, je ne peux terminer cette critique sans faire un petit clin d'oeil à Meeva dont l'obsession pour Romain Gary n'est un secret pour personne sur Babelio. Allez, chanson ! 
« Ouvrez vos yeux pleins d'innocence
sur un Paris qui vit encore,
et qui fera de votre enfance
le plus merveilleux des décors.
Voyez plus loin que l'horizon,
le temps n'a pas tout démoli,
les rues sont pleines de chansons,
les murs ne sont pas toujours gris.
Écoutez-moi, les Gavroches,
vous les enfants de la ville :
non Paris n'est pas si moche,
ne pensez plus à l'an 2000. »
Extrait d' « Ecoutez moi les Gavroches » de Renaud
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lecassin
lecassin16 novembre 2012
  • Livres 5.00/5
Après son premier Emile Ajar, « Gros calin » en 1974, Romain Gary récidive en 1975 avec « La vie devant soi »…pour un écrivain que la critique de l'époque jugeait fini…
« La vie devant soi ». Un thème récurrent dans la littérature française : un enfant arabe voue une infinie tendresse à une vieille dame… juive. Jacques Lanzmann, Joseph Joffo, Eric-Emmanuel Schmitt , et probablement d'autres ont " traité " le sujet…
Quoiqu'il en soit sous la plume de Romain Gary, le thème est magnifié, non seulement par l'intrigue que nul autre ne pouvait imaginer que Romain Gary, mais également par le second thème, en filigrane : la fin de vie…
Madame Rosa, une ancienne prostituée juive (elle a connu Auschwitz) de la rue Blondel, ou elle « se défendait » dans son jeune temps, comme dirait Momo… Elle a vieilli et est devenue Grosse, laide et malade…
Momo, un jeune garçon arabe, est recueilli par Madame Rosa dans son établissement qui accueille les « enfants nés de travers »… comprenez les naissances accidentelles de ces dames prostituées…
L'histoire d'un amour fusionnel du jeune garçon pour la vieille dame… elle est malade. Elle doit être hospitalisée. C'est le drame. Momo l'enlèvera et « l'assistera » dans ses derniers moments pour une fin dans la dignité…
Un roman, peut-être un des plus émouvants de l'auteur avec « Clair de femme »… En tout cas, un de mes préférés.
Le jury Goncourt ne s'y est pas trompé, d'ailleurs, qui attribua son Prix à Emile Ajar, alias Romain Gary. Un prix qui lui avait déjà été attribué en 1956 pour « Les racines du ciel »…
Bravo, l'artiste…
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Citations & extraits (362) Voir plus Ajouter une citation
thursdaynextthursdaynext21 novembre 2010
Il se marrait tout le temps car il était né de bonne humeur.

J'ai cessé d'ignorer à l'âge de trois ou quatre ans et parfois ça me manque.

Il était déjà très vieux quand je l'ai connu et depuis il n'a fait que vieillir.

Elle était si triste qu'on de voyait même pas qu'elle était moche.

Elle avait tout le temps peur, mais pas comme tout le monde, elle avait encore plus peur que ça.

J'étais sûr que si je bougeais, ça allait hurler et sauter sur moi de tous les côtés, avec des monstres qui allaient enfin sortir d'un seul coup au lieu de rester cachés, comme ils le faisaient depuis que j'étais né.

Je vous dis ça tout de suite pour vous épargner les émotions plus tard.

Je raconte ça pour me mettre un peu de bonne humeur.

Les gens tiennent à la vie plus qu'à n'importe quoi, c'est même marrant quand on pense à toutes les belles choses qu'il y a dans le monde.

Moi je crois que les juifs sont des gens comme les autres mais il ne faut pas leur en vouloir.

Parfois on se regardait en silence et on avait peur ensemble parce qu'on avait que ça au monde.

Le docteur Katz disait qu'il n'y a rien de plus contagieux que le psychologie

Monsieur Hamil est un grand homme, mais les circonstances ne lui ont pas permis de le devenir.

Je ne tiens pas tellement à être heureux, je préfère encore la vie.

Le bonheur, je vais pas me lancer là dedans avant d'avoir tout essayé pour m'en sortir.

J'étais tellement heureux que je voulais mourir parce que le bonheur il faut le saisir pendant qu'il est là.

A Belleville, il n'y a pas d'établissements pour les bonnes femmes moches qu'on appelle instituts de beauté.

Je me suis couché par terre, j'ai fermé les yeux et j'ai fait des exercices pour mourir, mais le ciment était froid et j'avais peur d'attraper une maladie.

Ils savent bien ce qui les attend et on voit dans leurs yeux qu'ils regardent en arrière pour se cacher dans le passé comme des autruches qui font de la politique.

Je voudrais aller très loin dans un endroit plein d'autres choses et je ne cherche même pas à l'imaginer pour ne pas le gâcher.

Je l'aimais bien mais c'était quelqu'un qui ne ressemblait à rien et n'avait aucun rapport.

Mais Monsieur Hamil s'était perdu à l'intérieur parce que la vie fait vivre les gens sans faire tellement attention à ce qui leur arrive.

Madame Rosa, c'est seulement la vie, on peut vivre très vieux avec ça.

Madame Rosa je lui aurais promis n'importe quoi pour la rendre heureuse parce que même quand on est très vieux le bonheur peut encore servir.

Il avait relevé le col de son pardessus et n'avait pas de cheveux comme beaucoup de chauves.

Il s'est tourné vers moi et il m'a regardé attentivement comme s'il cherchait un nez qu'il avait perdu.

Moi je souriais aussi, mais à l'intérieur j'avais envie de crever.

Quand ils ont enfoncé la porte pour voir d'où ça venait et qu'ils m'ont vu couché à côté, ils se sont mis à gueuler au secours quelle horreur mais ils n'avaient pas pensé à gueuler avant parce que la vie n'a pas d'odeur.

La vie, c'est pas un truc pour tout le monde.
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missK78missK7801 juillet 2012
Après j'ai essayé de me faire remarquer autrement. J'ai commencé à chaparder dans les magasins, une tomate ou un melon à l'étalage.

J'attendais toujours que quelqu'un regarde pour que ça se voie.
Lorsque le patron sortait et me donnait une claque je me mettais à hurler, mais il y avait quand même quelqu'un qui s'intéressait à moi.
Une fois, j'étais devant une épicerie et j'ai volé un oeuf à l'étalage. La patronne était une femme et elle m'a vu.
Je préférais voler là où il y avait une femme car la seule chose que j'étais sûr, c'est que ma mère était une femme, on ne peut pas autrement. J'ai pris un oeuf et je l'ai mis dans ma poche.

La patronne est venue et j'attendais qu'elle me donne une gifle pour être bien remarqué. Mais elle s'est accroupie à côté de moi et elle m'a caressé la tête.
Elle m'a même dit : - Qu'est-ce que tu es mignon, toi !

J'ai d'abord pensé qu'elle voulait ravoir son oeuf par les sentiments et je l'ai bien gardé dans ma main, au fond de ma poche.
Elle n'avait qu'à me donner une claque pour me punir, c'est ce qu'une mère doit faire quand elle vous remarque.
Mais elle s'est levée, elle est allée au comptoir et elle m'a donné encore un oeuf. Et puis elle m'a embrassé.

J'ai eu un moment d'espoir que je ne peux pas vous décrire parce que ce n'est pas possible.
Je suis resté toute la matinée devant le magasin à attendre. Je ne sais pas
ce que j'attendais. Parfois la bonne femme me souriait et je restais là avec mon oeuf à la main.
J'avais six ans ou dans les environs et je croyais que c'était pour la vie, alors que c'était seulement un oeuf.
Je suis rentré chez moi et j'ai eu mal au ventre toute la journée.
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vanillabricotvanillabricot03 août 2008
il m'a expliqué en souriant que rien n'est blanc ou noir et que le blanc, c'est souvent le noir qui se cache et le noir, c'est parfois le blanc qui s'est fait avoir.
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lehane-fanlehane-fan15 mars 2012
Bon moi j'ai rien vu dans ma vie et j'ai pas tellement le droit de dire ce qui est effrayant et ce qui ne l'est pas plus qu'autre chose , mais je vous jure que Madame Rosa à poil , avec des bottes de cuir et des culottes noires en dentelles autour du cou , parce qu'elle s'était trompée de coté , et des niches comme ça dépasse l'imagination , qui étaient couchées sur le ventre , je vous jure que c'est quelque chose qu'on peut pas voir ailleurs , meme si ça existe . Par-dessus le marché , Madame Rosa essayait de remuer le cul comme dans un sex-shop , mais comme chez elle , le cul dépassait les possibilités humaines..
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lehane-fanlehane-fan14 mars 2012
Elle ne voulait pas entendre parler de l'hopital ou ils vous font mourir jusqu'au bout au lieu de vous faire une piqure .Elle disait qu'en France on était contre la mort douce et qu'on vous forçait à vivre tant que vous étiez encore capable d'en baver .
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