ISBN : 2070421724
Éditeur : Gallimard (2002)


Note moyenne : 3.22/5 (sur 18 notes) Ajouter à mes livres
Voilà un premier roman qui ne fait pas dans l'économie : dans ces pages, vous ne trouverez pas d'histoires au rabais mais plutôt une foultitude de rebondissements à donner le tournis à un cosmonaute. Des personnages étranges et cocasse... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par valeriane, le 08 février 2012

    valeriane
    Mort d'un parfait bilingue, Au Diable Vauvert, Folio :Voici une histoire assez bizarre. Difficile à résumer. le lecteur est plongé dans une situation guerrière, qui fait penser à l'époque Sarajevo ou quelque part à plus à l'Est.Le "héros" nous raconte son récit. Il nous parle de loin. Il est à l'hôpital, mais ne se souvient pas de ce qui l'a conduit là. Petit à petit, nous découvrons ce qui s'est passé, en même temps que lui. Ami avec un militaire, enrichi grâce à un meurtre, amant de la copine d'un mafieux, Il va être à nouveau sollicité par le-dit mafieux pour se débarrasser d'une chanteuse qui lui fait de l'ombre. Cette chanteuse hyper médiatisée fait le tour des fronts de guerre, pour chanter et donner du courage aux Gars. Il va s'enrôler dans la troupe désignée pour assurer la protection de cette chanteuse.L'auteur nous transporte dans un univers assez bizarre. On ne sait pas vraiment où on est, ni quand on est (ah si fin des années 70). le style est clair, mais le récit complexe. On vit en parallèle le présent et le passé de Il. L'intrigue nous tient jusqu'au bout. On veut découvrir le pourquoi du comment. On se retrouve dans des situations plutôt absurdes. On ne sait pas où on va.Une lecture spéciale, mais assez sympathique. Je lui mets 3,5 étoiles.Thomas Gunzig a remporté le prix Rossel en 2001 pour ce premier roman.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Lune, le 02 juin 2008

    Lune
    Terminant ce livre, je me suis questionnée : mais que m'a-t-il apporté? Pas grand chose que je ne sache, je ne ressente, je ne soupçonne. Il se lit cependant très facilement, l'écriture rythmée nous y pousse. L'absurde nous fait sourire voire rire. Les comparaisons, les images interpellent parce qu'elles sont inhabituelles, personnelles, neuves, originales. Voilà bien des qualités, mais l'histoire! Une fois de plus, la nouvelle génération interpelle avec ses récits désabusés ou violents. En cela, n'est-elle pas le reflet de notre société dans laquelle le beau trouve de plus en plus rarement sa place? Bien sûr, tout dans ce roman est exacerbé : la presse, l'audit, l'irrespect jusqu'à l'inhumanité, la pub, la guerre en direct... cela rappelle quelque chose, quelle interpellation! Ce monde en dérive est monnaie courante chez les jeunes romanciers, Thomas Gunzig n'y échappe pas sur le fond. Quant à la forme, il a sa propre marque.
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par Zazette97, le 04 juin 2011

    Zazette97
    "Mort d'un parfait bilingue" est le premier roman de l'écrivain belge Thomas Gunzig, publié en 2001. Thomas Gunzig est notamment l'auteur des romans jeunesse "Nom de Code Super- Pouvoirs" et "De la terrible et magnifique histoire des créatures les plus moches de l'univers" (dont j'avais parlé ici ) mais également du recueil de nouvelles "Carbowaterstoemp et autres spécialités"(réédité récemment par le Diable Vauvert sous le titre "Assortiment pour une vie meilleure") que j'évoquerai certainement un jour prochain.
    " Les aventures d'un jeune homme, amoureux par nature, cruel par instinct de survie et ironique par nécessité, au pays de la sale guerre." Voici ce que nous annonce à juste titre le quatrième de couverture.
    Mars 1978. le récit s'ouvre sur le portrait de Chester, le narrateur, et sur l'aveu d'un meurtre commis alors qu'il était affamé et désargenté. La victime? Pierre"Petit Pois" Roberts, beau-frère de son meilleur ami slovène Moktar assassiné à la demande de ce dernier. Loin d'être fier de son crime, Chester se console comme il peut dans les bras de Mini-Trip, serveuse au "Bateau qui se plante" et épouse du chanteur populaire Jim-Jim Slater. Mais leur liaison tourne mal et le mari adultère force Chester à payer sa dette en tuant sa concurrente d'audience, Caroline Lemonseed.
    La tâche s'avère ardue, obligeant Chester à intégrer les "Pluies de l'automne", une unité militaire chargée de la défense de la chanteuse durant le concert qu'elle donnera en faveur des troupes présentes sur le front.
    Mais Chester sait-il exactement dans quel genre de guerre il met les pieds?
    Autant vous le dire tout de suite, voilà un roman qui ne dévoile pas la meilleure part des hommes (ni des femmes d'ailleurs). Tour à tour criminels, imposteurs, violeurs et j'en passe, tous les personnages de ce roman ont commis des actes répréhensibles et sont happés par un monde où l'immoralité fait la loi, où la sale guerre est partout, sur le champ de bataille comme sur les écrans de télévision.
    La narration se partage entre le présent du narrateur, paralysé et catatonique, et le récit des événements passés qui nous apparaissent tel qu'ils lui reviennent petit à petit en mémoire.
    Entre ses amours, tantôt râtées tantôt inavouées, son ami Moktar qui s'est amouraché d'une vieille femme et tente de sauver sa soeur de la drogue et de la prostitution, et la mission pour laquelle il s'est engagé à contrecoeur, Chester découvre une guerre sponsorisée dans laquelle des hommes paumés improvisés soldats sont instrumentalisés et formés au jeu d'acteur à défaut de savoir livrer bataille. Une guerre où les pertes se mesurent avant tout en chiffres d'audience.
    Ce qui est particulièrement intéressant dans ce roman, c'est l'angle adopté par l'auteur pour dénoncer de manière incisive les atrocités et les absurdités de la guerre exploitée par les médias.
    Sous le couvert d'une apparente légèreté, Gunzig nous présente une vision sombre, dérangeante en ce qu'elle tend même à l'absurde et dont on ne sait trop quoi faire, tiraillé entre l'envie de sourire au style imagé de l'auteur et celle de céder aux larmes en regard de la situation dépeinte.
    Un roman qui m'a fait penser au film "Truman Show" comme à "embuscade à fort bragg" (roman de Tom Wolfe dont j'avais parlé ici) et que je ne suis certainement pas prête d'oublier !

    Lien : http://contesdefaits.blogspot.com/2010/05/mort-dun-parfait-bilingue-..
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    • Livres 3.00/5
    Par valeriane, le 18 mai 2008

    valeriane
    Mort d'un parfait bilingue, Au Diable Vauvert, Folio :
    Voici une histoire assez bizarre. Difficile à résumer. le lecteur est plongé dans une situation guerrière, qui fait penser à l'époque Sarajevo ou quelque part à plus à l'Est.
    Le "héros" nous raconte son récit. Il nous parle de loin. Il est à l'hôpital, mais ne se souvient pas de ce qui l'a conduit là. Petit à petit, nous découvrons ce qui s'est passé, en même temps que lui. Ami avec un militaire, enrichi grâce à un meurtre, amant de la copine d'un mafieux, Il va être à nouveau sollicité par le-dit mafieux pour se débarrasser d'une chanteuse qui lui fait de l'ombre. Cette chanteuse hyper médiatisée fait le tour des fronts de guerre, pour chanter et donner du courage aux Gars. Il va s'enrôler dans la troupe désignée pour assurer la protection de cette chanteuse.
    L'auteur nous transporte dans un univers assez bizarre. On ne sait pas vraiment où on est, ni quand on est (ah si fin des années 70). le style est clair, mais le récit complexe. On vit en parallèle le présent et le passé de Il. L'intrigue nous tient jusqu'au bout. On veut découvrir le pourquoi du comment. On se retrouve dans des situations plutôt absurdes. On ne sait pas où on va.
    Une lecture spéciale, mais assez sympathique. Je lui mets 3,5 étoiles.
    Thomas Gunzig a remporté le prix Rossel en 2001 pour ce premier roman.
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    • Livres 3.00/5
    Par sentinelle, le 22 septembre 2009

    sentinelle
    Nous sommes en pleine guerre, dans un pays qu'on ne nomme jamais mais qui n'est pas sans rappeler le conflit de l'ex-Yougoslavie. Guerre militaire mais aussi – et surtout - guerre médiatique où les émissions de télé-réalité tiennent le haut du pavé : jamais les sponsors n'ont investi autant de sommes astronomiques, raison pour laquelle ils seraient prêts à sacrifier pères et mères sur l'autel de l'audimat.
    Roman découpé en deux parties et alternant les chapitres entre les deux ; première partie où Chester est un légume dans une chambre d'hôpital sous les soins d'une garde-malade pas toujours très sympathique surnommée Nicotine, chambre d'hôpital dans laquelle il va petit à petit reprendre ses forces et retrouver la mémoire sur les circonstances de sa présence dans ce triste lieu et deuxième partie dans laquelle nous suivons Chester, mercenaire et assassin par nécessité, sur le chemin de cette drôle de guerre.

    Satire de notre société, ce roman ne fait pas dans la dentelle : beaucoup de violence, de cynisme mais aussi d'invraisemblances. Il y a des choses intéressantes mais d'autres nettement moins, cela part un peu dans tous les sens et n'est pas toujours du meilleur goût non plus. Il n'en reste qu'il y a un ‘ton' propre à l'auteur, mais qui n'est sans doute pas le mieux exploité dans ce premier roman. Un roman que je ne conseille donc pas vraiment à ceux qui veulent découvrir Thomas Gunzig, étant visiblement un des moins bons de sa bibliographie. Positivons un peu, cela veut dire qu'il ne me reste que le meilleur à découvrir :)
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Citations et extraits

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  • Par Zazette97, le 04 juin 2011

    Les épouvantés nous avaient regardés faire sans, manifestement, rien comprendre à notre manège jusqu'à ce qu'on les mette à contribution. La première prise dut mettre en scène deux soldats (Moktar et moi) apportant le miracle de la barre Snikers, son caramel, ses cacahuètes, son sucre raffiné aux victimes de la guerre. Il fallait que David, François, Emilie et Elodie nous sautent dessus en riant (pas facile à tourner, mauvaise volonté des petits comédiens), tandis que leurs parents versaient des larmes (facile) avec un regard plein de reconnaissance (pas facile).
    La deuxième prise ressemblait à la première à la différence qu'elle devait figurer les parents apportant des céréales à leurs enfants malades. p.174
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  • Par Zazette97, le 04 juin 2011

    En plein été la ville ressemblait à une pomme au four. Le soleil vous arrivait dessus, toutes griffes dehors, s'attaquant à la peau du nez, des oreilles ou des avant-bras avec une voracité de termite africain. On était obligé de rester chez soi, assis à poil devant les machines à air conditionné, à siroter des baccardi-coca, à regarder la météo et des dessins animés japonais. Les gens qui se retrouvaient dehors faisaient des grimaces d'haltérophiles, dans les rangs des petits vieux c'était une hécatombe, leurs coeurs ridés s'ébouillantaient comme de vieux oursins, des ambulanciers trempés de sueur venaient les chercher et les embarquaient par trois ou quatre pour gagner du temps. p.16
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