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ISBN : 2070138038
Éditeur : Gallimard (2012)


Note moyenne : 3.25/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Octavio, jeune Français d'Oran, en Algérie, vit une passion avec Judith. Mais l'été 1955, il doit tout quitter pour rejoindre Paris afin d'y suivre ses études universitaires. Lasse de l'attendre, se sentant abandonnée, Judith se jette dans les bras du frère aîné d'Octav... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (5)

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    • Livres 2.00/5
    Par caro64, le 20 mars 2013

    caro64
    Avec Le couvre-feu d'Octobre, Lancelot Hamelin nous entraîne dans une véritable tragédie familiale inscrite dans la guerre d‘Algérie. le titre fait référence à la terrible répression policière d'une manifestation pacifique d'Algériens venus protester contre le couvre-feu imposé par le Préfet de Paris de l'époque, Maurice Papon, c'était le 17 octobre 1961. *
    A Oran, Judith et Octavio ont grandi dans le même immeuble; ils s'aiment. Elle est juive, lui, d'origine espagnole. L'entente règne entre les familles, jusqu'à ce qu'il s'agisse de mariage. En 1955, après le bac, Octavio part étudier à Paris. Judith, abandonnée au pays, épouse le frère de son amoureux, un policier proche de l'OAS, qui est appelé en métropole. Histoire de trouver un exutoire à la rancœur qui le consume, Octavio s'engage pour l'indépendance algérienne et participe aux actions clandestines et violentes du FLN. Mais ce combat est-il le sien ? Un soir de décembre 1960, Octavio frappe à la porte du couple. Il est malade. Traqué, il cherche un abri. le temps est venu aussi d'apporter des réponses aux nombreuses questions restées en suspens. Quelle sera alors sa décision pour qu'une fois au moins il soit maître de sa vie ?
    Cette histoire, à la fois collective et intime, est racontée par Octavio dans un journal intime adressé à Judith couvrant les années 1955 à 1962 et dont il faut attendre les dernières pages, écrites par une autre main, pour en connaître les ultimes avatars. Il y dévoile ses doutes, ses convictions et son cheminement. Les souvenirs intimes cohabitent avec de longs passages historiques, des explications politiques. Les rapports violents entre les frères liés par une solidarité familiale indéfectible et séparés par leurs choix politiques et par leur amour pour Judith, ajoutent à l'horreur des exactions commises dans les deux camps.
    Le couvre-feu d'Octobre est un premier roman original, très bien écrit qui avait tout pour être passionnant, captivant mais… il y a trop de longueurs et aussi quelques invraisemblances. de plus, le texte est touffu, il aurait beaucoup gagné à être fluidifié. Dommage ! Tout cela a gâché mon plaisir de lecture. Un roman pourtant intéressant et ambitieux qui a le mérite de rappeler que la guerre d'Algérie a aussi eu lieu en France et notamment en métropole.

    * Pour ceux que cela intéresse, un dossier sur cette nuit noire du 17 octobre 1961 via TV5MONDE :
    http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/17-octobre-1961/p-18476-La-nuit-noire-du-17-octobre-1961.htm



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    • Livres 5.00/5
    Par TRIEB, le 03 septembre 2012

    TRIEB
    La littérature française envoie des signaux prometteurs . Après Alexis Jenni et son Art français de la guerre , ou encore Jérôme Ferrari avec Où j'ai laissé mon âme , ouvrages de qualité qui nous sortaient du nombrilisme ambiant , voici un très beau roman de Lancelot Hamelin, Le couvre-feu d'octobre .
    C'est un premier roman , et il faut signer ce prime aveu : c'est largement réussi .
    Trois personnages , Octavio, son frère aîné , jamais nommé dans le texte du roman , et Judith , tous trois originaires d'Oran , occupent l'intrigue . Octavio, durant sa jeunesse oranaise , a nourri une profonde passion pour Judith , fasciné par les origine juives de cette dernière , l'assimilant ,dans sa condition ,aux indigènes , aux Algériens musulmans . Pourtant , c'est son frère aîné qui épouse Judith .
    Octavio se rend en France en 1955 pour y poursuivre des études universitaires .Deux ans plus tard en 1957, le couple s'installe aussi en métropole .
    Octavio rencontre alors , dans les milieux estudiantins parisiens des sympathisants communistes . Il se lie avec Denis , proche de cette mouvance politique , mais s'en éloigne assez vite , rebuté par sa tiédeur et son incompréhension des aspirations du peuple algérien à l'indépendance . Ultérieurement, il est lis en contact par l'intermédiaire d'un mystérieux Egyptien avec une cellule du FLN.
    Commence alors l'initiation : les techniques pour échapper aux filatures policières, les localisations de planques, les rendez-vous secrets .Après cette mise à l'épreuve, Octavio transporte des armes, des « valises », dont la dangerosité du contenu est évidente.
    Son frère entre dans la police et se lie avec des milieux d'extrême –droite pour devenir membre de l'OAS.
    Le grand mérite de ce roman est d'éviter l'écueil d'être uniquement une illustration d'une thèse historique : celle de l'inéluctabilité de l'accès à l'indépendance de l'Algérie. Lancelot Hamelin nous rappelle , à juste titre, que les idées , convictions de toute nature, sont portées par des êtres humains , en proie au doute , friables, fragiles .Ainsi , la lecture des lettres que Denis, son ancien camarade envoie d'Algérie où il a choisi d'accomplir son service militaire pour se conformer aux consignes du parti communiste est –elle révélatrice des contradictions et drames ayant à cette époque frappé le milieu militant politique de la gauche en France . A la fin du roman, Octavio trahit le FLN, par la défaillance de transmission de documents importants .
    Il y a, également, tout un travail de reconstitution , à saluer , tel que la description des habitants du bidonville de Nanterre , dans les années cinquante à quelques kilomètres de Paris : « Vivait dans ce douar de bidons un peuple comprimé, un peuple lui aussi bidon , déplacé et chassé d'un pays où les ancêtres avaient été violentées par les bombes dans le repos même des cimetières ; les chenilles des blindés ,le napalm et le cri de leur descendance .Dans ce pays où ils avaient été jetés , et où la liberté n'était pas pour eux, c'était ici que les Algériens trouvaient un refuge. »
    Les citations de discours des hommes politiques de l'époque restituent fidèlement le décor et resituent l'action d'Octavio et de son frère dans le contexte historique
    .Ce roman, à travers ces deux destins de frères déchirés par l'histoire mais qui continuent à s'aimer, filialement, n'est pas manichéen : il décrit, avec efficacité et justesse, les crimes des deux camps, l'affrontement de deux terreurs. L'arrière-fond historique, ces années de braise, ainsi que les appelait le cinéaste Lakhdar Hamina sont en résonance permanente avec le destin de Judith, d'Octavio et de son frère. A lire absolument.
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    • Livres 3.00/5
    Par Aucafelitterairedeceline, le 30 septembre 2012

    Aucafelitterairedeceline
    le roman de Lancelot Hamelin est très bien documenté et je pense que mon manque de connaissance a un peu gâché ma lecture, en partie en tout cas. Car bien que l'intrigue autour de ce triangle amoureux soit abordable sans le contexte historique, il y a tout de même un autre niveau de lecture où cela m'apparait important pour comprendre l'ensemble. J'ai tout de même saisi l'essentiel, je pense.
    Octavio, quelques temps après son arrivée à Paris, s'engage dans des actions militantes en faveur de l'indépendance de l'Algérie, tandis que son frère s'engage lui en faveur de l'OAS. Octavio va finalement trahir le FNL et se cacher chez son frère et sa belle-soeur Judith, qui se trouve être son amour de jeunesse. Octavio va ainsi prendre le temps de rédiger son parcours, mais pas seulement.
    le roman se découpe en plusieurs parties, constituées de plusieurs chapitre se déroulant à différentes années, notamment entre 1955 et 1957. L'action au présent se déroule en 1961, et relate la cohabitation entre Octavio, son frère aîné (qui n'est pas nommé), Judith et leur enfant, mais aussi la maladie qui ronge le narrateur. Une cohabitation pas toujours simple où le silence, les non-dits, une certaine rancoeur ou amertume flotte par moment. Amertume par rapport au fait que Judith ait épousé son frère notamment. Dans le roman, c'est donc Octavio qui a la parole et à travers lui, il s'adresse souvent à Judith. La fin du livre est particulièrement réussi. On se rend compte que le journal tenu par Octavio est lu par son frère, qui le lègue ensuite à ses enfants. C'est le moment pour lui d'exprimer son ressenti par rapport à son frère, à sa femme et leur relation.
    Un roman très riche et bien construit, mais qui ne m'a pas autant plu que je l'aurais pensé, peut-être pour une raison évoquée ci-dessus. J'ai tout de même été touchée par le parcours de chaque personnage, par la relation complexe qui les unit.


    Lien : http://aucafelitterairedeceline.over-blog.com/article-le-couvre-feu-..
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    • Livres 5.00/5
    Par TRIEB, le 03 septembre 2012

    TRIEB
    Vivait dans ce douar de bidons un peuple comprimé, un peuple lui aussi bidon , déplacé et chassé d'un pays où les ancêtres avaient été violentées par les bombes dans le repos même des cimetières ; les chenilles des blindés ,le napalm et le cri de leur descendance .Dans ce pays où ils avaient été jetés , et où la liberté n'était pas pour eux, c'était ici que les Algériens trouvaient un refuge. »
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  • Par aviduslector, le 10 février 2013

    aviduslector
    je n'ai pas su le lire malgré tous mes efforts. Je déclare forfait

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Critiques presse (3)


  • LePoint , le 22 octobre 2012
    Un lent, un émouvant premier roman. Sur ce maudit couvre-feu, sur les années sombres qui l'ont couvé et sur un triangle amoureux théâtral au coeur de la tempête (une femme, deux frères : la femme aime l'un et épouse le deuxième, sachant que le premier est pro-FLN, l'autre OAS).
    Lire la critique sur le site : LePoint
  • Bibliobs , le 18 octobre 2012
    Avec un lyrisme fiévreux, parfois excessif mais captivant, Hamelin réussit ce tour de force: instruire le procès de l'Etat français sans ignorer les exactions du FLN, ni ce que l'Algérie est devenue par la suite. Un grand premier roman.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs
  • Telerama , le 20 septembre 2012
    Lancelot Hamelin a mis énormément de choses, trop sans doute, dans ce roman notablement ambitieux.
    Lire la critique sur le site : Telerama






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