New-York - Août 1999. Au milieu d'une population de trente-cinq millions d'hommes qui ont retrouvé les Fléaux et les Grandes Peurs du Moyen-Âge, un jeune policier, Andrew Rusch, recherche l'auteur du meutre de Mike O'Brien, un des gros bonnets du marché noir. Mais pourq... > voir plus
New York août 1999 Andrew Rusch recherche le meurtrier de O'Brien, magnat du marché noir.
Au cours d'une enquête mouvementée il découvre le terrible secret sur lequel se fonde la puissance des maîtres du futur.
Impossible d'en dire beaucoup plus sans déflorer les clés du récit.
Mais ce roman, adapté au cinéma avec Charlton Heston dans le rôle principal est un voyage inquiétant au cœur d'un avenir possible.
Il est un des titres majeurs de la science fiction moderne.
Un classique à avoir dans sa bibliothèque. A noter que le livre est épuisé éditeur. (incompréhensible vu la notoriété de cette œuvre) Néanmoins, on peut retrouver ce texte dans une compilation, dont voici les références : Catastrophes
Editeur : Omnibus
ISBN 2258069726
(...) le monde est déjà parti pour l'enfer, et nous avec.
- Est-ce que vous n'exagérez pas un peu ? On ne peut pas tout mettre sur le compte de la surpopulation.
- Si. Le charbon qui était supposé pouvoir durer des siècles a été complètement épuisé car tout le monde a voulu se chauffer. Il en est de même pour le pétrole, il en reste si peu qu'on ne l'utilise plus qu'à la fabrication du plastique. Et les rivières, qui les a polluées ? Et l'eau, qui l'a bue ? Les sols, qui les a détruits ? Que nous reste-t-il ? des carcasses de voitures, c'est tout. Tout le reste a été utilisé : il ne nous reste plus que deux milliards de carcasses de voitures.
Lundi 9 août 1999
New-York : volé à des indiens trop confiants par de rusés hollandais, pris aux hollandais par des anglais belliqueux, repris enfin aux anglais devenus pacifiques par les colons révolutionnaires.
Il y a des dizaines d'années que l'on a brûlé ses arbres, rasé ses collines, comblé et drainé ses lacs. Ses sources d'eau pure ont été emprisonnées sous terre pour être déversées directement dans les égouts.
Lançant depuis son île natale des tentacules urbanisées, la ville est devenue une mégapolis qui couvre la moitié d'un archipel, longeant l'Hudson River du côté nord-américain.
L'ancêtre c'est Manhattan une plaque de granit primaire et de roche métamorphique bordée de tous côtés par l'eau, plantée comme une araignée de pierre au milieu de sa toile, réseau de ponts, de tunnels, de câbles et de rails.
Incapable de s'épandre à l'extérieur, Manhattan s'est contractée sur elle-même, se nourrissant de sa propre chair, abattant les vieilles constructions pour en élever de nouvelles, de plus en plus hautes - jamais assez hautes pourtant, car il ne semble pas y avoir de limites à l'accroissement des hommes. Ils se compressent, venant de partout pour y élever leurs familles, les familles des enfants de leurs enfants, jusqu'à ce que la ville soit peuplée comme aucune ville ne l'a jamais été dans l'histoire du monde.
Par cette chaude journée d'août de l'année 1999, il y a - à quelques milliers près - trente-cinq millions d'hommes à New-York.
(Introduction à la première partie - "Soleil vert" paru en 1966)