> Dominique Lepreux (Traducteur)

ISBN : 2867464986
Éditeur : Liana Lévi (2009)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
Villa del Carmen. Il y a ceux et celles qui partent, et ceux et celles qui restent. Ceux et celles qui de Buenos Aires envoient des lettres pour raconter la vie, le travail et l'amour. Ceux et celles qui attendent les lettres et gardent la mémoire du passé dans cette pr... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 3.00/5
    Par le-mange-livres, le 31 octobre 2011

    le-mange-livres
    "Il est un lieu où le soleil se couche, un autre où le jour se lève, un autre encore où il fait toujours nuit. Il est un lieu proche et un lieu irrémédiablement perdu. Et il est des moments, dans l'écoulement des jours, où le temps s'allège et dévie le cours des heures. Peut-être est-ce un piège de l'air qui s'épaissit, qui prend brièvement corps et embrouille le temps. Toujours est-il que dans ces moments-là, l'esprit s'abîme, se dilate, s'échappe et, à la fin, revient, rapportant entre ses dents Le lieu perdu" (page 9)
    C'est le coeur de l'été dans la province déshéritée de Jujuy, dans le nord-ouest de l'Argentine. Ferroni, un enquêteur spécialiste des interrogatoires, a été envoyé depuis Buenos Aires pour retrouver une jeune femme disparue, Matilde.
    Dans ce village de Villa del Carmen, il s'adresse à Marita, la propriétaire d'un petit restaurant servant des tamales et des empanadas, correspondante et meilleure amie de Matilde. Marita détiendrait des lettres qui permettraient de localiser Matilde.
    Très vite, c'est un bras de fer psychologique qui s'engage entre Ferroni et Marita dans la touffeur de l'été du piémont andin argentin. Ferroni trouve portes closes, et se heurte à la résistance muette et fière de Marita, dont on comprend peu à peu les motifs, grâce aux va-et-vients entre les lettres de Matilde et les monologues intérieurs des différents protagonistes.
    Difficile d'en dire plus sans révéler la substance de ce court roman, à l'écriture poétique et acérée (un genre d'Ogawa argentine). Une substance insaisissable, éthérée et presque parabolique. Dans l'atmosphère étouffante de cet été argentin, une variation subtile sur le thème de l'amitié.

    Lien : http://le-mange-livres.blogspot.com/2011/10/le-lieu-perdu-norma-huid..
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  • Par de, le 19 octobre 2011

    de
    Ferroni recherche Mathilde, ou plutôt l'amoureux de celle-ci. Il cherche à obtenir les lettres envoyées à son amie, Marita, la fille aux yeux de pierre « Elle avait le visage sec. Pas une seule goutte de sueur. La mèche de cheveux lui effleurant la joue. La fille ne répondit pas et continua de marcher sur le fond ».
    L'homme, au prise à ses passés, Marita à la découverte de l'amour, par amie interposée, et à la mémoire de sa mère disparue.
    Des disparu-e-s omniprésent-e-s dans cette Argentine des années de la dictature à peine évoquée. Derrière une histoire simple, les questions aux vieilles de Villa del Carmen, la contrainte des souvenirs, les mots et surtout les silences, des déplacements dans les rues poussiéreuses. Une histoire d'attentes…
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par kathel, le 13 septembre 2010

    kathel
    Dès le début de cette lecture, me sont revenus en mémoire d'autres romans lus ces derniers mois : El ultimo lector, Les armées, L'autobus, pour l'atmosphère des lieux perdus (mais bien sûr !), les personnages en attente de quelque chose de probablement dramatique , qui est plus ou moins tu… Se taire ou parler, tel est le point commun crucial de ces livres. Ce que je préfère dans ce roman de Norma Huidobro ce sont les personnages féminins, forts et déterminés, la toute jeune Marita et sa grand-mère, la vieille Nativita qui cuisine des tamales dans sa petite maison loin de tout, Matilde qui n'est connue que par les lettres qu'elle envoie à Marita. A leurs côtés, les hommes sont plus inconsistants, voire lâches ou dangereux.
    J'ai été emportée par l'écriture, rythmée par des images qui reviennent dans les monologues de chaque personnage : une rivière comme un serpent qui brille, les yeux de la Louve tels des étoiles dans le ciel, une ruelle barrée d'une tache verte, un portail entrouvert… J'ai retrouvé avec intérêt le thème de la mémoire, qui sert ici à recréer un lieu de la petite enfance de l'intrus à Villa del Carmen, le nommé Ferroni, qui meuble son attente à reconstruire des souvenirs, peut-être douloureux.
    Les lettres de Marita, partie à Buenos Aires, sont une échappatoire à l'atmosphère étouffante de Villa del Carmen et en même temps source d'un danger qui se précise de plus en plus.
    Un roman qui serre parfois la gorge, mais qu'il est difficile de lâcher une fois commencé, tant les personnages ont pris vie dès le début.

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-32472748.html
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Citations et extraits

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  • Par de, le 19 octobre 2011

    Elle avait le visage sec. Pas une seule goutte de sueur. La mèche de cheveux lui effleurant la joue. La fille ne répondit pas et continua de marcher sur le fond
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