> Natalia Zaremba-Huzsvai (Traducteur)

ISBN : 274276285X
Éditeur : Actes Sud (2006)


Note moyenne : 3.89/5 (sur 9 notes) Ajouter à mes livres
Voici la pièce centrale de ce qu'Imre Kertész appelle la trilogie de "l'absence de destin".
Le Refus est d'abord celui des éditeurs de la période stalinienne en Hongrie qui rejette son roman Etre sans destin. Empêché de rendre publique son approche littéraire de... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 5.00/5
    Par chartel, le 27 octobre 2008

    chartel
    Ce roman étonnant de par sa construction en deux parties et son organisation en récits imbriqués les uns dans les autres lui donne un intérêt tout particulier à la lecture. La prose d'Imre Kertész, faite de digressions, de distance et d'autodérision, joue aussi son rôle dans l'intérêt qu'a suscité en moi ce roman narrant le quotidien d'un personnage écrivain (Imre Kertész lui-même) confronté aux tourments d'un auteur mis au ban des éditeurs officiels d'un régime totalitaire qui lui ont refusé un roman sur l'expérience concentrationnaire. La deuxième partie, magistralement introduite, plongeant le lecteur dans un environnement à la limite du fantastique et n'offrant aucun repère, autant temporel que spatial, prolonge la question existentielle de l'écriture par le récit d'un certain Köves de retour dans son pays et tentant de conduire sa vie dans un environnement qui n'accorde aucune valeur au libre-arbitre.
    Selon son éditeur en France, Actes Sud, "Le refus" est la pièce centrale d'un triptyque de l'absence de destin. le destin étant une sorte de puissance surhumaine fixant à l'avance le cours des événements de toute une vie, on ne peut pas dire de quelqu'un qu'il vit dans une absence de destin, puisque tout le monde est ainsi soumis à la même fatalité, quelle soit ressentie comme maîtrisée ou indépendante de toute volonté propre. Dans ce sens, la remarque de l'éditeur n'a pas de sens. Par contre, si l'on considère le destin comme le cours de l'existence pouvant être modifié par celui qui la vit, l'absence de destin trouve sa justification dans l'œuvre de Kertész qui y évoque avec une splendide simplicité la formidable résistance qu'oppose le système totalitaire à la volonté d'un homme d'écrire sa propre vie.
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    • Livres 3.00/5
    Par Chouchane, le 31 janvier 2012

    Chouchane
    "Ce que nous avons à dire est aride et objectif", cette phrase quasi-finale pourrait résumer Le refus. Avec une écriture quasi-hypnothique - qui fascine autant qu'elle crée une narcose - Kertesz nous livre un roman énigmatique en deux partie. La première qui décrit, à la troisième personne, un "Vieux" - qui est Kertesz lui-même - a qui on a refusé son roman "Etre sans destin", la deuxième qui est le roman que ce "Vieux" veut écrire. Dans l'une comme dans l'autre, on a l'impression que l'écrivain est à une distance stratosphérique de son sujet. Jamais on cherche ni à comprendre ni à expliquer ce qui met aux prises un journaliste et un état arbitraire. C'est ainsi. Cela rend parfois la lecture difficile parce que l'histoire se dissout dans cet sorte d'ensorcellement que provoque la poésie. Si on ne retrouve pas la tension engendrée par un roman, en revanche on éprouve un plaisir étrange à naviguer dans cet entre-deux monde d'où émane une grande force.
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    • Livres 5.00/5
    Par EmmanuelleT, le 23 janvier 2012

    EmmanuelleT
    D'une écriture complexe et compliquée, difficile et en difficulté, le texte illisible parfois vaut la peine que l'on s'y accroche, quitte à se demander parfois si Kertész ne se moque pas de son lecteur. Mais c'est ici un grand texte, beaucoup plus mature qu'Être sans destin, sur le régime totalitaire, les inhibitions terribles qu'il engendre au sein de l'intime, les situations concrètes, sociales, qu'il crée, l'héritage lourd qu'il entraîne dans la pensée et dans l'écriture… – et le discours qui émerge, puissant, de tout cet embrouillamini en réalité formidablement orchestré, celui du Refus maîtrisé. (1988)

    Lien : http://souslepommierleblogdelecritoire.wordpress.com/2011/08/31/le-r..
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    • Livres 5.00/5
    Par nathalie_MarketMarcel, le 26 août 2011

    nathalie_MarketMarcel
    Ce roman se lit lentement, plus lentement qu'Être sans destin, la langue en est plus lourde, plus complexe et le récit pesant. Mais c'est passionnant, ouvre de vraies réflexions. Kertész revient sur les raisons qui l'ont fait écrire, son absence de talent et de vocation. Il raconte le choc éprouvé par le premier refus essuyé par son roman, la Hongrie communiste le rejetant. Il évoque indirectement la vie (ou plutôt l'absence de vie) sous ce régime menaçant et absurde.

    Lien : http://chezmarketmarcel.blogspot.com/2011/08/putain-de-ta-neandertal..
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Citations et extraits

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  • Par Chouchane, le 27 janvier 2012

    Que signifie un livre quand on pense que, chaque année, il en parait au moins un million à la surface du globe, si ce n'est plus ? que peut signifier le bouleversement passager du lecteur (Köves voyait le lecteur bouleversé qui, à la recherche de nouvelles émotions, va déjà chercher un autre livre sur son étagère), comparé à ces soirée que lui, Köves, avait consacrées à sa tache, laissant sa vie se dégrader, se desséchant lui-même accablant sa femme ?
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  • Par ay_guadalquivir, le 14 juin 2010

    "Encore quelques petites années, et il atteindrait la limite d'âge : il pourrait alors devenir une écrivain retraité (à savoir un écrivain qui par ses livres a mérité de ne plus en écrire) (bien qu'il puisse continuer à la faire s'il en a envie, bien sûr)."
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  • Par chartel, le 27 octobre 2008

    Parce que le tyran souffre toujours, répondit Berg visiblement calmé par le fait d’exprimer ses arguments. Il souffre, poursuivit-il, d’une part à cause de lui-même, d’autre part à cause de son ambition inassouvie : et comme il ne pourra jamais régner complètement sur les autres – et c’est effectivement impossible puisqu’il existe toujours un dernier refuge inexpugnable, ne serait-ce que l’asile ou la mort – il finit par se retourner contre lui-même. Vous savez, je pense parfois que le martyr est le tyran le plus parfait. C’est du moins la forme la plus pure de tyrannie, devant laquelle tout le monde s’incline…
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  • Par nathalie_MarketMarcel, le 26 août 2011

    Qu’est-ce que les lecteurs de la maison d’édition entendaient par « expression artistique de l’expérience vécue » ? Oui : qu’était-il arrivé à mon « expérience vécue », comment avait-elle pu s’estomper sur mon papier et en moi-même ? Pourtant, je l’avais : je l’avais vécue deux fois, une première fois – de façon invraisemblable – dans la réalité, une seconde fois – d’une façon beaucoup plus réelle – plus tard, quand je m’en suis souvenu. Entre ces deux moments, elle a hiberné.
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Video de Imre Kertész

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Vidéo de Imre Kertész

«Erzähl'mir, Raconte moi » par la compagnie Tempus Fugit. Spectacle inspiré par "Etre sans destin" d'Imre Kertesz, conçu et mis en scène par Carolina Pecheny-Durozier, avec François Accard, Stéphanie Klimkait, Christine Kotschi, Karine Massen et Matthias Meyer. (Théâtre du Soleil, nov 07)











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