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ISBN : 2290345903
Éditeur : J'ai Lu (2006)

Note moyenne : 4.14/5 (sur 473 notes)
Résumé :
L'obscurité descendait sur le monde et le monde changeait...
Roland, le pistolero, s'éveille sur une grève déserte. Issus de la mer, des monstres carnivores l'attaquent et lui dévorent quelques doigts des mains et des pieds... Affaibli, rongé par l'infection, il sent qu'il va mourir s'il ne franchit pas la Porte qui mène à d'autres espaces-temps.

De l'autre côté, il rencontrera Eddie le junkie, puis, dans l'Amérique des années 60, Det... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
LiliGalipette
LiliGalipette02 février 2013
  • Livres 4.00/5
À la fin du tome précédent, nous avons laissé le pistolero sur la grève de la Mer Occidentale. Épuisé, il s'est endormi sans savoir que les eaux allaient lâcher sur lui des monstres plein de questions. Blessé, amputé et empoisonné, Roland le pistolero envisage son avenir sans espoir. Mais qu'en est-il des trois cartes que l'homme en noir a tirées de son funeste tarot ? Il a prédit trois rencontres à Roland : le Prisonnier, la Dame d'ombres et la Mort. À chacune de ces cartes correspond une porte vers un autre monde.
La première porte s'ouvre sur Eddie, un junkie en fâcheuse position. Roland l'entraîne sur la grève de la Mer Occidentale. « Bon, maintenant, j'emmène cette porte partout avec moi […] et Eddie aussi. Elle nous accompagne comme une malédiction dont on ne pourrait se débarrasser. » (p. 120) Roland poursuit sa route vers la deuxième porte et celle-ci s'ouvre sur Odetta Holmes et Detta Walker, deux femmes qui n'en sont qu'une. Elles aussi entrent dans le monde du pistolero. Et l'étrange équipée avance vers la dernière porte, celle qui dont dépend la vie de Roland. Quand elle s'ouvre sur Jack Mort, la mort de Jake et les accidents d'Odetta Holmes prennent tout leur sens. Mais ces trois portes ne sont nullement le bout de la quête du pistolero : la Tour sombre est encore loin et rien ne saurait empêcher Roland de la rejoindre.
Roland le pistolero est un chevalier d'un âge nouveau : il répond à un code d'honneur ancestral et exigeant. « Je me suis damné pour mon devoir. » (p. 126) S'il ne peut oublier sa responsabilité dans la mort de Jake, il est prêt à tout pour atteindre enfin la Tour sombre, sinistre fanal dans un monde dont le sens échappe sans cesse. « Il s'agit peut-être d'une sorte de cheville. Un pivot central maintenant ensemble tous les plans de l'existence. Tous les temps, toutes les dimensions. » (p. 190)
Le deuxième tome du cycle de la Tour sombre esquisse plus de questions que de réponses et le lecteur ne peut que repartir en quête aux côtés de Roland. Si le récit est ouvertement fantastique avec ses passages entre les mondes, il résonne également des accents d'un engagement que l'on suppose être celui de l'auteur. En filigranne, guerre du Vietnam et ségrégation sont pointées du doigt : à l'aune de l'honneur que l'auteur prête à Roland, la valeur d'une vie innocente ne saurait se soumettre aux idéaux viciés d'un monde, aussi immense soit-il. Il me tarde de lire la suite des aventures de Roland et d'Eddie.
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Arakasi
Arakasi02 juillet 2014
  • Livres 4.00/5
La première partie de la quête de Roland, le dernier pistolero de l'Ancien Monde, est terminée, mais rejoindre l'homme en noir n'a apporté que peu de réponses à ses questions. A l'issu du volume précédent, trois cartes ont été tirées par le mage noir, celles du Prisonnier, de la Dame d'ombre et de la Mort. A chacune de ces cartes correspond une ouverture vers un autre monde : un monde étrange et effrayant où des monstres de métal volent dans le ciel et où des voitures sans chevaux roulent dans les rues, un monde qui, s'il ne cesse de stupéfier Roland, nous est en revanche extrêmement familier – parbleu, c'est le nôtre ! Projeté sans préavis à différentes périodes du New York de la seconde moitié du XXe siècle, Roland va rentrer en contact avec trois personnes indispensables à la réussite de sa quête, même s'il serait bien en peine de deviner pourquoi : Eddy Dean, un jeune junkie coincé dans une méchante affaire de trafic d'héroïne, Odetta Holmes, une milliardaire atteinte d'un dangereux dédoublement de la personnalité, et Jack Mort, un curieux monsieur aux apparences inoffensives mais dans les passe-temps feraient dresser les cheveux sur la tête d'un sérial killer. Trois cartes. Trois personnes. Trois chemins pour atteindre la Tour Sombre, si le Ka et la destinée le permettent…
Deuxième tome de la saga de « La Tour Sombre », « Les Trois Cartes » fait prendre à l'intrigue un tour inattendu, mais nullement déplaisant. Alors que le premier volume avait surtout pour objectif de présenter l'univers des romans et d'harponner le lecteur, celui-ci se révèle beaucoup plus actif, quoique conservant un aspect introductif. Les excursions du pistolero dans notre monde apportent notamment au récit un élément qui lui manquait jusque-là : l'humour ! Certes, le ton reste sombre et parfois assez malsain, mais il faut admettre qu'il y a un côté extrêmement réjouissant à voir Roland tentait, avec le plus grand sérieux et la plus totale inefficacité, de comprendre les règles d'un univers qui lui est complétement étranger et où il se révèle aussi déplacé qu'un bison en haut de l'Empire State Building. Faut bien avouer que je ne saisis toujours pas très bien la finalité de tout cela – ouais, la Tour Sombre, on a compris, mais c'est quoi, cette fichue Tour Sombre, hein ? – mais l'ensemble est tellement attractif et prenant que je n'ai qu'une hâte : continuer l'aventure dès que possible !
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odin062
odin06218 mars 2015
  • Livres 5.00/5
Là où j'ai dû lire deux fois « le pistolero » pour vraiment l'apprécier à sa juste valeur, ce second tome de la tour sombre intitulé « Les trois cartes » m'a tout de suite énormément plu. King nous entraîne une nouvelle fois dans cet étranger univers, suivant Roland et sa quête le menant à La tour sombre.
Dans le premier tome, on découvrait l'univers de Roland et une partie de son enfance mais tout restait flou. Dans celui-ci, nous n'en saurons pas plus concernant le lieu qui se veut constituer d'une mer à l'ouest, d'une plage au centre et d'une chaîne de montagne à l'est. Non King ici focalise son roman sur ses personnages. D'un côté Roland, de l'autre ses trois cartes : le prisonnier, la dame d'ombre & la mort.
Stephen King nous entraîne dans un voyage fantastique et réel à la fois, sur fond de survie, entre notre monde et celui de Roland. On s'amuse à travers le regard de Roland posé sur notre étrange univers. Les avions sont des diligences volantes, la douane un étrange rituel et le pharmacien un alchimiste ayant perdu toute magie.
On pourrait également conter ce livre comme un recueil de Nouvelles, trois Nouvelles, une pour chaque carte ayant pour transition des « brassages » à travers le monde de Roland. Des Nouvelles abordant le monde de la drogue & le contexte historique raciste des Etats Unis.
Bref c'est un roman complètement fou, on sent que l'écrivain s'est laissé aller, sans forcément savoir où il allait, mais avançant de façon efficace, entraînant le lecteur dans le mystère qui le contient. Il me tarde de découvrir le troisième tome qui je suppose, apportera des réponses quant à cet étrange monde du pistolero et de la tour sombre.
------
BILAN :
Les plus : la saga, les personnages, le parallèle monde de Roland/notre monde, l'humour, l'action, les mystères, l'inconnu…
Les moins : l'envie de passer au tome 3 !
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lianne
lianne03 avril 2016
  • Livres 4.00/5
On est encore sur un tome vraiment spécial, qui change énormément du premier mais qui est aussi unique.
Cette fois ci l'unique but de ce tome est de ressembler les accompagnateurs de Roland dans sa quête futur. Il se retrouve échoué sur une plage déserte, il ignore ou, et lors de son exploration il tombe sur des portes, toute seules, comme ça plantée dans le sable. Et lors ce qu'il passe la porte il se retrouve dans la tête de personnes, dans notre monde, à New York....
De ce fait très bizarre donne un roman tout à fait aussi bizarre. Un chose est sure, je ne verrais plus jamais les homards de la même façon !!
Je ne sais pas ce qui est passé par la tête de l'auteur pour inventer un montre pareil mais c'est le genre de trucs qui me font plus rigoler qu'autre chose, c'est tellement .... alien? différent? WTF?? Après c'est justement ce qui fait l'originalité du livre. C'est raconter une histoire tellement étrange et différente qu'on n'a jamais vu quelque chose qui s'en approchait !
J'ai trouvé l'idée des portes totalement originale aussi, et la première mésaventure avec Eddie, que j'ai bien aimé même si il me semble un peu trop gentil, était vraiment bien joué. Après celle avec Odetta était moins basée sur la duologie Roland/personnage donc j'ai un peu moins accroché, elle était totalement basée sur la personnalité double d'Odetta. Un personnage en fait totalement exagéré, et qui m'a semble un peu trop bizarre justement. J'ai du mal à imaginer un personnage comme Detta vivant une vie totalement indépendante, elle est tellement pleine de haine qu'on l'imagine mal interagir avec d'autres personnes, donc je vois pas comment elle a pu avoir une appartement. Après c'est une question un peu faible parce que vu que c'est un personnage au multiples personnalités elle a très bien pu acheter l'appartement avec une autre personnalité pour ensuite y habiter avec sa folle. Mais je ne peux pas m'empêcher de me poser des questions sur la viabilité de ce personnage. Il est trop TROP quoi.
Après je conçoit que ça soit un peu bête de se questionner de la viabilité d'un personnage dans un livre ou il y a des homarstruosités, mais les New York ou Roland plonge sont sensés être notre monde, c'est le seul point non bizarre du livre, donc peut être que je m'accroche un peu trop à ce point.
En dehors de ce détail j'ai trouvé que la fin était un peu prévisible, j'avais tout de suite imaginé la fin dés qu'on a su qui c'était, mais j'ai quand même trouvé la succession bien trouvée.
En gros je ressors un peu mitigée de ce livre, d'un coté j'ai adoré l'originalité et de l'autre il y a toujours des points qui me titillent. Peut être que je suis un peu réfractaire à l'absurde. Néanmoins j'en ressors plus positivement que le précédent, qui était pourtant presque "plus normal" donc je pense lire la suite un de ses jours !
13/20
Lien : http://delivreenlivres.blogs..
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Davpunk
Davpunk19 juin 2016
  • Livres 5.00/5
Et voici la suite des aventures de Roland le Pistolero qui veut rejoindre La Tour Sombre ! Attention, si vous n'avez pas lu le premier tome, il y aura quelques petits spoilers forcément…
Sorti en 1987, ce deuxième tome fut édité en france en même temps que le premier, donc en 1991. On se souvient qu'à la fin du premier tome, Roland rattrapait sa cible et celui-ci lui tirait les cartes, lui annonçant qu'il allait devoir trouver le prisonnier, La dame et La mort. le voici donc à la recherche de 3 futurs coéquipiers. Sauf que ceux-ci ne sont pas son monde, mais bel et bien à différentes époques du notre. Si je n'en dirais pas plus, on peut souligner que le King a toujours une écriture aussi agréable qui lui permet de mener les 400 pages sur un sacré rythme.
On apprend ainsi à connaitre les différents personnages qui vont ensuite aider le pistolero à accomplir sa quête et autant dire qu'ils sont loin d'être facile à cerner. D'ailleurs, Roland lui même sort des clichés classique du héros de western auquel son allure pourrait faire penser. Ni taciturne, ni hurleur, il est un homme, rien de plus. Un second Tome qui éléve clairement l'histoire à un autre niveau et permet de commencer à comprendre l'importance de la Tour !
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Citations & extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
goodgarngoodgarn27 juin 2013
Il n'avait donc en tête que Dollentz et cette connasse au téléphone alors que le pistolero s'avançait vers lui, incarnation du destin, il ne pensait qu'à l'extraordinaire spectacle que ces deux-là pourraient offrir, sous le soleil brûlant du désert, sans rien d'autre sur eux qu'une couche de miel et attachés à un poteau planté sur une fourmilière. Chacun son poteau, chacun sa fourmilière. Merveilleux ! Jouissance de l'esprit qu'accompagnait cependant l'arrière conscience d'avoir atteint le fond. Telle avait été la détermination du vieux Katz à voir son unique héritier marcher sur les traces qu'il s'était refusé à lui payer d'autres études que celles débouchant sur une licence de pharmacologie; l'infortuné fils avait donc marché sur les traces de son père, et que dans l'éternité Dieu fit pourrir ce dernier dont l'unique rejeton en était maintenant à toucher le fond d'une vie qui semblait n'avoir pourtant connu que des creux et l'avait vieilli avant l'âge !
Oui, le fond, le nadir absolu.
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goodgarngoodgarn03 juin 2013
Non. Il s'y refusait. D'abord parce qu'il se fût agi d'un vol particulièrement odieux. Il n'aurait su longtemps se contenter de jouer les passagers, de contempler passivement ce monde par les yeux de cet homme comme un voyageur regarde défiler le paysage par la fenêtre de son véhicule.
Ensuite parce qu'il était Roland. S'il devait mourir, il voulait que cette mort fût celle de Roland, d'un Roland qui mourrait en rampant vers la tour, s'il le fallait.
Puis l'étrange et rude sens pratique cohabitant en lui- tels tigre et chevreuil-avec son romantisme reprit le dessus. Il n'était nullement nécessaire de penser à la mort tant que l'expérience restait à vivre.
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SombreplumeSombreplume02 novembre 2012
Que tout un chacun n'en eût rien à foutre, 'Cimi ne pouvait en avoir conscience, tout un chacun affectant d'être émerveillé par le prodige puisque tout un chacun le savait proche du parton. Mais ils n'auraient pas eu besoin de feindre l'émerveillement s'il avait eu les mots pour décrire cette tour, son exquise silhouette, comment elle s'était élevée jusqu'aux trois quarts de la pièce entre bureau et plafond, dentelle de valets, de rois, de dix et d'as, rouges et noires configurations dressées, défiant un monde qui tournoyait dans un univers de mouvement et de force d'une totale incohérence, une tour qui était aux yeux émerveillés de 'Cimi la cinglante négation de tous les injustes paradoxes de l'existence.
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bykissbykiss30 septembre 2012
Il savait aussi, pour avoir séjourné dans l'esprit d'Eddie, que les langues des deux mondes étaient fondamentalement similaires. Similaires mais pas tout à fait superposables. Chausson se disait là-bas sandwich, et déchiner y était chercher quelque chose à manger. En ce cas... la drogue qu'Eddie nommait cocaïne ne pouvait-elle s'appeler sucre dans le monde du pistolero ?
Ce qui lui parut aussitôt fort improbable. Eddie avait acheté cette boisson ouvertement, se sachant observé par des gens au service des Prêtres de la Douane. Bien plus, Roland sentait que le prix en était relativement modique. Inférieur même à celui des chaussons à la viande. Non, sucre et cocaïne n'étaient pas synonymes, mais Roland ne pouvait comprendre que quiconque eût envie de cocaïne — ou de quelque autre drogue illégale, en l'occurrence — dans un monde où une substance de la puissance du sucre était disponible en abondance et bon marché.
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ChrisTaisChrisTais19 mars 2008
- C'est ka, dit-il, tournant vers Eddie une expression patiente.
- Et c'est quoi, ka ? (Agressive était la voix d'Eddie.) Première fois que j'entends ce mot. A part que si tu le répètes, ça devient ce que les gosses en bas âge disent pour désigner la merde.
- C'est un sens que j'ignore, répondit le pistolero. Ici, ka veut dire devoir ou destin, ou encore, dans l'usage courant, un endroit où tu dois te rendre.
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