> Isabelle Rosselin (Traducteur)

ISBN : 2714446647
Éditeur : Belfond (2011)


Note moyenne : 3.55/5 (sur 69 notes) Ajouter à mes livres
Succès phénoménal aux Pays-Bas, alliance détonante d'une comédie de moeurs à l'humour ravageur et d'un roman noir à la tension implacable, Le Dîner dresse le portrait de notre société en pleine crise morale. Deux frères se donnent rendez-vous avec leurs épouses dans un ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par kathel, le 15 février 2012

    kathel
    Alors, que penser de ce dîner ? Il me fait penser à un repas dans un restaurant que l'on découvre pour la première fois, tout nouveau, tout beau : l'originalité des plats se succédant sur la table séduit, mais ensuite, l'ensemble laisse un petit je ne sais quoi de frustrant, d'imparfait, d'amer. Dans le cas de ce roman, l'histoire et la construction font tout le sel du récit, raconté à la première personne par l'un des participants au repas. Paul vient dîner avec sa femme, son frère et sa belle-sœur dans un restaurant plutôt haut de gamme, dans le but annoncé d'avoir une discussion importante à propos de leurs enfants. On sent tout de suite des ressentiments cachés entre eux. Pourtant, la conversation roule sur des sujets anodins, films à l'affiche, prochaines vacances, tardant à en venir à ce qui les préoccupe vraiment.
    Paul et Claire ont un fils de seize ans, Simon et Babette ont de leur côté trois enfants, dont l'un a été adopté. Ces adolescents sont en pleine période de recherche de leur propre personnalité, ce qui justifie sans doute le homard de la couverture... Mais cette recherche a poussé deux d'entre eux vraiment trop loin, ils ont commis un acte à la fois violent et impardonnable. Chacun des parents est dans une certaine mesure au courant de cet acte. Sur quelle réaction commune vont-ils se mettre d'accord, sachant que Simon, politicien très en vue, et Babette, semblent avoir quelques dissensions, alors que Paul, enseignant en disponiblité, et Claire, femme plutôt maîtresse d'elle-même, montrent une certaine complicité ? Et que les deux couples n'ont guère de points communs ?
    Par des retours en arrière, le lecteur en apprend plus sur la personnalité de chacun, mais de manière toujours un peu biaisée, puisque tout est vu par le regard de Paul. Paul dont la personnalité est extrêmement difficile à cerner. Dans le récit de ce narrateur, ce qu'il ne dit pas est souvent bien plus important que ce qu'il dit.
    Le cynisme, bien davantage que l'humour annoncé, imprègne ce roman à la construction impeccable, qui en divulgue juste assez pour entraîner le lecteur d'un questionnement à un autre… Les thèmes abordés, l'inné et l'acquis, l'esprit de famille, la notion de bonheur, sont aussi captivants que dérangeants. Il faut cependant reconnaître que l'écriture manque de relief, et empêche d'en faire un excellent roman. Mais quelle histoire !

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-herman-koch-le-diner-993..
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    Critique de qualité ? (16 votes positifs)
  • Par petitepom, le 21 mai 2012

    petitepom
    Ce livre m'a été recommandé par ma bibliothécaire, elle me l'a présenté comme dérangeant, voila de quoi attisé ma curiosité.
    On commence par une histoire simple, deux couple se retrouvent eu restaurant, les deux hommes sont frères, Il y a Serge Lohman, futur candidat au poste de premier ministre ( nous sommes au Pays Bas) et Paul, le narrateur.
    Au départ, c'est calme, on sait seulement qui Paul, le narrateur a vu quelque chose sur le portable de son fils qui l'a dérangé.
    Alors que l'on suit le déroulement de ce repas : de l'appétitif jusqu'au plat, c'est assez calme, on découvre la vie de narrateur, ses problèmes familiaux, et professionnels ; il y a bien des pleurs chez les femmes mais on ne sait pas encore de quoi il en retourne ; passé le plat, les choses se précisent et c'est là que j'ai compris le coté dérangeant.
    A partir de ce moment, le livre est plus attrayant, malgré certains passages, où l'on découvre des scènes du passé, soient un peu rébarbatifs, ce n'est qu'aux derniers chapitres que l'on comprend leur importance.
    J'ai aimé cette lecture pour son sujet qui pourrait amener à débattre d'un sujet difficile à gérer quand cela se passe chez soi ; on est plus intransigeant dans nos décisions quand les drames touchent d'autres personnes que nos proches. Je ne dévoilerais rien, pour ceux qui ont envie de le lire, allez au bout de cette lecture malgré des moments mous, cela faut le coup.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Sando, le 02 juin 2011

    Sando
    A l'apéritif, un couple, Paul et Claire, en attend un autre pour dîner dans un restaurant de luxe. Babette et Serge arrivent à leur tour, complétant le quatuor et réunissant les deux frères Lohman pour une soirée en famille. D'emblée, une légère tension s'installe, on sent la rivalité poindre entre les deux frères. Paul paraît excédé par les manières empruntées de Serge, en tête à l'élection de Premier ministre du Danemark.
    Arrive l'entrée, avec ses assiettes désespérément vides et son serveur trop envahissant. Les conversations vont bon train, superficielles et sans conséquences, permettant de découvrir davantage les personnages. L'agacement de Paul, le narrateur, croît, plombant l'ambiance festive du dîner et laissant présager une suite plus houleuse…
    Au plat, le petit groupe s'est disloqué. Les femmes sont parties sécher leurs larmes à l'écart, Paul en a profité pour mener son enquête en fouillant dans le portable dérobé à son fils Michel et attend ce dernier au restaurant. Seul Serge reste à table, impassible. Cette fois, la tension est palpable. Petit à petit l'on découvre ce qui se cache derrière l'invitation à dîner et quel terrible crime Michel et Rick, le fils de Serge et Babette, ont commis. L'enjeu du repas devient tout autre et l'on sent la perturbation d'un père en proie à la peur. Cette peur de perdre son enfant, de ne pas savoir le protéger, mais cette peur également de lui avoir transmis ses démons et d'être responsable de toute cette violence…
    Cette violence, sous jacente tout au long du texte, devient manifeste après le dessert, lorsque Serge annonce à tout le monde sa décision de dénoncer, lors d'une conférence de presse, le crime commis par leurs enfants. Dès lors, les avis divergent et chacun veut imposer à l'autre sa manière de voir les choses quitte à utiliser la force…
    « le dîner » nous offre un récit très sombre, magnifiquement orchestré autour d'un repas. Un huit clos aux apparences trompeuses qui, sous prétexte d'un repas en famille, s'avère être une accusation de la violence qui règne dans la société actuelle… Ici, rien n'est tout noir ou tout blanc et les personnages les plus sympathiques se révèlent être les plus inquiétants. Pour autant, si Herman Koch dénonce l'hypocrisie générale de la bourgeoisie, il ne prend pas parti pour un point de vue en particulier. Finalement, la question éthique est complètement écrasée par l'instinct primaire qui consiste à protéger son enfant au détriment de soi. Un texte fascinant, à la fois ambigu et dérangeant !
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    • Livres 5.00/5
    Par Zazette97, le 29 janvier 2012

    Zazette97
    Publié en 2009 et traduit en français l'année dernière, "Le dîner" est un roman de l'écrivain néerlandais Herman Koch.
    Paul et son frère Serge dînent dans un restaurant guindé en compagnie de leurs femmes.
    Une soirée normale en famille, entre gens bien sous tous rapports qui ne peuvent pas se sentir mais ont néanmoins la courtoisie de pouvoir se tenir à table, se dit-on.
    Après avoir traversé l'apéritif et l'entrée en ayant épuisé tous les sujets bateau qu'il est possible d'évoquer à ce genre d'occasion, tous les 4 doivent bien se rendre à l'évidence : ce qui les réunit dans ce restaurant n'est certainement pas l'envie commune de goûter à la haute gastronomie de l'établissement.
    Leurs enfants se sont rendus coupables d'un acte grave et l'heure est venue d'en débattre et de laver son linge sale en famille.
    Les nombreux avis élogieux sur ce roman ont fini par me mettre en appétit. Aussitôt attablée, je n'ai pu être rassasiée avant d'avoir goûté tout le menu.
    L'apéritif et l'entrée furent en tous points délicieux. Paul, le narrateur, verse allègrement dans la raillerie, critiquant tout et tout le monde, particulièrement son frère Serge.
    Loin de le trouver agaçant, je me suis attachée à cet homme simple et honnête, beaucoup moins à Serge qui brigue le poste de Premier Ministre des Pays-Bas et qui, à travers le regard de Paul, apparaît comme un hypocrite de première.
    Si l'ambiance se veut tendue dès le départ, on est loin de soupçonner le tournant à venir.
    C'est à l'arrivée du plat de résistance que les choses se corsent. le rire fait soudainement place à la consternation alors que les masques tombent et que la moralité des uns et des autres se révèle au grand jour !
    Si Serge et sa femme Babette affichent dès le départ leurs désaccords, le couple formé par Paul et Claire bénéficie d'une complicité silencieuse d'un bout à l'autre du récit.
    Paul témoigne du soutien indéfectible de sa femme, des épreuves que leur famille a traversées et qui les ont amené à se serrer les coudes.
    Racontant certains épisodes peu reluisants de sa vie attestant de son étrange rapport aux autres, il occulte volontiers certains détails qui selon lui sont dénués d'importance mais dont l'absence dévoile son obsession à vouloir maintenir l'illusion d'une famille heureuse.
    Car tel est bien l'enjeu de ce dîner particulier : sauver les apparences, peu importe l'ampleur du délit commis par les enfants, puisqu'on semble ici prôner une hiérarchie de droits, le plus faible étant naturellement soumis à la loi du plus fort.
    Comme il fut frustrant de ne pas pouvoir mettre son grain de sel dans ce dîner !
    Heureusement que l'auteur joue le rôle de dénonciateur en laissant poindre dans son récit une aversion pour cette bourgeoisie névrosée qui se trompe de débat, incapable de distinguer le bien du mal et d'autant plus mal placée que pour inculquer des principes moraux et encourager ses enfants à faire face à leurs responsabilités.
    "Le dîner" est un roman brillant de par sa construction. Les chapitres, revêtant chacun une étape du repas (apéritif, entrée, plat,...) coïncident parfaitement avec la progression de l'histoire.
    Si l'humour est certes présent à tous les stades du repas, celui-ci prend une tournure plus amère une fois que l'intrigue se met en place.
    Mélange savoureux de peinture sociale, de suspense psychologique et de roman noir, "Le dîner" ne vous laissera pas sur votre faim :)

    Lien : http://contesdefaits.blogspot.com/2012/01/le-diner-herman-koch.html
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    • Livres 4.00/5
    Par oops, le 18 octobre 2011

    oops
    Paul professeur d'histoire en disponibilité est le narrateur de ce roman, il est marié à Claire avec qui il a un fils, Michel, âgé de 15 ans. Paul a un frère qui est en passe de devenir le prochain premier ministre des Pays-Bas, lui aussi est marié et père de trois ados dont un adopté originaire du Burkina Faso. Un soir les deux couples se donnent rendez-vous dans un restaurant de renom. le genre de restaurant où il faut réserver trois mois à l'avance pour avoir une table, où tout est hors de prix malgré des assiettes pour ainsi dire vide, où le service n'en fini pas parce que le serveur détaille l'origine de chaque ingrédients, bref le genre d'endroit qui agace pompeusement le narrateur, Paul. Sans compter que son frère se fait attendre, que toute l'attention lui est réservée et qu'il veut gérer la conversation qui fait qu'ils sont tous réunis ce soir. A savoir, trouver la bonne solution pour faire face au forfait innommable que leurs garçons ont commis. Pour l'instant seul les parents ont reconnus leurs ados sur la vidéo, mais les autorités recherchent les coupables, et le futur premier ministre envisage de renoncer à sa carrière pour dénoncer les enfants et faire face à ses responsabilités de père. Mais son frère Paul ne l'entend pas de cette oreille, dès le début du repas, on ressent l'animosité dont il est habité vis-à-vis du restaurant, du service, de son frère, de son travail, de ses élèves, de ses collègues, de la société toute entière. Seuls sa femme et son fils semblent cautionner tout ce qu'il dit et fait. On assiste impuissant à un déballage de faits et gestes révoltants, le malaise s'installe et va grandissant jusqu'à la fin du roman. J'avoue avoir eu un peu de mal au début, ne comprenant pas où l'auteur voulait en venir, souvent mal à l'aise face au comportement de ce père. Puis au fur et à mesure des révélations du narrateur, on essaie vainement de se mettre à sa place pour comprendre et analyser cette société décrite par Herman Koch, grinçante, irresponsable, complètement amorale. Puis au final on se dit mais qui sommes-nous pour juger, qu'aurions-nous fait nous, parents ? Une satire sociale déconcertante qui bouscule parce qu'elle est loin d'être irréaliste, c'est bien ça le pire !
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Critiques presse (3)


  • Lexpress , le 05 juillet 2011
    Avec une écriture au cordeau, et un humour très noir, Herman Koch signe le portrait glaçant d'une société en pleine crise morale, où les monstres ne sont définitivement pas ceux que l'on croit.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Telerama , le 29 juin 2011
    Le Dîner s'apparente à une satire sociale qui se déplace vers le polar.
    Lire la critique sur le site : Telerama
  • LeSoir , le 18 juin 2011
    Une lecture plaisante par le cynisme omniprésent qui débouche sur la réflexion à propos de notre société.
    Lire la critique sur le site : LeSoir

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Citations et extraits

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  • Par MISTY75, le 14 décembre 2011

    Le dîner est de ces romans qui prêtent à réfléchir longtemps après que l’on ait tourné la dernière page. Deux frères et leurs épouses se retrouvent à dîner dans un grand restaurant proche d’Amsterdam. Paul, le narrateur, est un professeur d’histoire mis en disponibilité. Il pense avoir réussi sa vie et semble heureux. Son frère, Simon, un homme politique célèbre, est en passe d'être élu Premier ministre du Pays. Tout les oppose : leur mode de vie, leurs idées politiques, leurs fréquentations. Pourtant ils vont devoir faire face à une réalité commune : la violence inouïe de leurs enfants qui ont commis un terrible crime.


    La construction du scénario est très habile. Herman Koch rythme ce dîner par des flash-back nous permettant de découvrir peu à peu les personnages et leur histoire respective.
    Entre l’apéritif et le dessert la tension monte, les rivalités s’exacerbent, les personnalités se dévoilent. On glisse en pente douce d’une critique satirique de la société néerlandaises à une vision franchement nauséabonde. Koch nous entraîne dans un monde glaçant où les enfants sont rois et où la morale n’a plus sa place.
    Racisme, éducation, intégration, justice, autant de thèmes qui sont abordés au long des 300 pages de ce livre dont je suis sortie assez retournée. J’ai d’abord essayé de comprendre les réactions de ces parents laxistes et lâches, puis j’ai basculé dans un certain malaise face à leur absence de responsabilité et de moralité, jusqu’à atteindre l’incrédulité lorsque la fin est dévoilée. Bref, si le dîner provoque quelques lourdeurs à l’estomac, c’est pour mieux nous interroger : Comment réagir face à l’inconcevable ? Comment les mineurs doivent-ils être jugés ? A quel âge est-on responsable ?...Il n’est pas facile d’avoir une réponse à ces questions.

    Sur fond d’humour et de causticité, ce dîner est à consommer sans modération !
    > lire la suite
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  • Par Zazette97, le 29 janvier 2012

    Si je devais donner une définition du bonheur, ce serait celle-ci : le bonheur se satisfait de lui-même, il n'a pas besoin de témoin. " Toutes les familles heureuses se ressemblent, les familles malheureuses le sont chacune à leur façon", dit la première phrase d'Anna Karénine, de Tolstoï.
    Je me contenterai tout au plus d'y ajouter que les familles malheureuses - et au sein de ces familles en premier lieu les couples malheureux - n'y parviennent jamais seules.
    Plus il y a de témoins, mieux cela vaut. Le malheur est toujours en quête de compagnie.
    Le malheur ne peut supporter le silence - et encore moins les silences gênés qui s'installent lorsqu'il se retrouve seul.
    Aussi nous sommes-nous souri, Claire et moi, dans le café quand on nous a servi nos bières, sachant que bientôt nous allions passer toute une soirée en compagnie des Lohman : nous vivions le plus beau moment de la soirée, tout n'irait par la suite que de mal en pis. p.14
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  • Par MISTY75, le 14 décembre 2011

    Le dîner est de ces romans qui prêtent à réfléchir longtemps après que l’on ait tourné la dernière page. Deux frères et leurs épouses se retrouvent à dîner dans un grand restaurant proche d’Amsterdam. Paul, le narrateur, est un professeur d’histoire mis en disponibilité. Il pense avoir réussi sa vie et semble heureux. Son frère, Simon, un homme politique célèbre, est en passe d'être élu Premier ministre du Pays. Tout les oppose : leur mode de vie, leurs idées politiques, leurs fréquentations. Pourtant ils vont devoir faire face à une réalité commune : la violence inouïe de leurs enfants qui ont commis un terrible crime.

    La construction du scénario est très habile. Herman Koch rythme ce dîner par des flash-back nous permettant de découvrir peu à peu les personnages et leur histoire respective.
    Entre l’apéritif et le dessert la tension monte, les rivalités s’exacerbent, les personnalités se dévoilent. On glisse en pente douce d’une critique satirique de la société néerlandaises à une vision franchement nauséabonde. Koch nous entraîne dans un monde glaçant où les enfants sont rois et où la morale n’a plus sa place.
    Racisme, éducation, intégration, justice, autant de thèmes qui sont abordés au long des 300 pages de ce livre dont je suis sortie assez retournée. J’ai d’abord essayé de comprendre les réactions de ces parents laxistes et lâches, puis j’ai basculé dans un certain malaise face à leur absence de responsabilité et de moralité, jusqu’à atteindre l’incrédulité lorsque la fin est dévoilée. Bref, si le dîner provoque quelques lourdeurs à l’estomac, c’est pour mieux nous interroger : Comment réagir face à l’inconcevable ? Comment les mineurs doivent-ils être jugés ? A quel âge est-on responsable ?...Il n’est pas facile d’avoir une réponse à ces questions.

    Sur fond d’humour et de causticité, ce dîner est à consommer sans modération !
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  • Par Carlly, le 19 juin 2011

    "D'autant qu'il y avait cet auriculaire. Pourquoi se servait-on de son auriculaire pour montrer quoi que ce soit? Etait-ce chic? Le geste allait-il de pair avec le costume aux fines rayures bleues et la pochette bleu pâle? Ou l'homme avait-il tout simplement quelque chose à cacher? Il ne montrait d'ailleurs pas ses autres doigts, il les avait repliés dans la paume de sa main, à l'abri des regards - peut-être étaient-ils couverts d'eczéma squameux ou présentaient-ils les symptômes d'une maladie incurable?"
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  • Par Biname, le 07 novembre 2011

    Nous avons partagé quelque chose ensemble. Quelque chose qui auparavant ne s'était pas produit. Nous n'avons certes pas partagés tous les trois la même chose, mais peut-être n'est-ce pas nécessaire. On n'a pas besoin de tout savoir sur les uns des autres. Les secrets ne sont pas un obstacle au bonheur.
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