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ISBN : B00BSR2EJY
Éditeur : Payot et Rivages (2013)


Note moyenne : 4.1/5 (sur 244 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Amis depuis l'enfance, Patrick Kenzie et Angela Gennaro sont détectives privés. Ils ont installé leur bureau dans le clocher d'une église de Boston. Un jour, deux sénateurs influents les engagent pour une mission apparemment simple : retrouver une femme de ménage noire... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par belette2911, le 03 mars 2013

    belette2911
    Voilà, c'est fait ! Je ne suis plus vierge de lectures de l'auteur Lehane ! Et oui, j'ai franchi le pas. Pourquoi ? Grâce à Jeranjou qui m'a plus que conseillé de découvrir cet auteur... Une fois que j'eus trouvé ce livre, je l'ai lu de suite.
    Comment cela s'est passé cette découverte ? Bien, très bien. Pour une première fois, je suis conquise, c'est l'orgasme littéraire, le Nirvana, le 7ème ciel, le panard total.
    Pourtant, ma main a tremblé un peu lorsque j'ai débuté la lecture de ce roman. Imaginez que je ne l'aime pas ? Aurais-je osé écrire une mauvaise critique et surtout la publier ?
    Heureusement pour ma vie, j'ai ADORÉ le bouquin. Tiens, si je pouvais lui attribuer un 5,2 et bien, je le ferais.
    C'est du pur malt, ce livre, la plaquette de chocolat noir !
    Les personnages de Lehane sont haut en couleur, torturés, aussi. D'ailleurs, si l'on pouvait décerner les titres de "pires pères" à ceux de Patrick Kenzie et à Roland, je voterais pour. Plus que des salauds, leurs papas.
    Pour ce qui est des lieux, nous sommes dans la ville de Boston et découvrons le ségrégationnisme poussé assez loin.
    Ce qui a de bien, c'est que l'auteur n'enfonce pas de portes ouvertes et faciles avec des clichés tels que "Il est méchant, le Blanc" ou "Il est gentil, le Noir".
    Oh non, l'auteur ne met pas les fautes dans l'un où l'autre groupe, les fautes sont partagées et les crétins finis sont aussi cons d'un côté que de l'autre.
    Entre le Blanc qui insulte le jouer de foot parce qu'il est noir et le Noir qui pense que s'il a une vie de misère, c'est la faute aux autres, alors il doit prendre des flingues et descendre tout le monde, sans réfléchir... et j'en passe.
    Alors, les gangs se forment...
    Bref, pas de manichéisme, tout n'est pas tout blanc ou tout noir avec l'auteur, mais gris. Si les gangs Noirs sont armés lourdement, il en va de même pour les gangs Blancs.
    Pourtant, malgré la noirceur du roman, l'auteur nous glisse des tas de petites réflexions amusantes, par l'entremise des pensées de son détective, Kenzie.
    Des métaphores qui m'ont fait pouffer de rire, glousser, me faisant penser à un autre auteur, Frédéric Dard et son célèbre commissaire San-Antonio.
    La différence étant que Dard faisait dans le polar burlesque, le sexuellement non sérieux. Lehane m'a fait rire mais a poussé ma réflexion sur les remarques plus sérieuses de ses personnages.
    Ce que j'ai apprécié aussi, ce sont les retournements de situation, les rebondissements d'enquête. Lorsque vous croyez que tout est réglé, hop, rebondissements ! Et ce, jusqu'à la dernière ligne. Magnifique !
    Mon intention est de poursuivre ma découverte de cet auteur. J'ai justement di Caprio qui m'attend sur une étagère... "Shutter Island" pour ceux qui n'ont pas compris.


    Lien : http://the-cannibal-lecteur.jimdo.com/4-romans-policiers-contemporai..
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    • Livres 4.00/5
    Par Marple, le 27 mars 2013

    Marple
    C'est mon premier Lehane et c'est une vraie découverte, pour ne pas dire une révélation ! le début m'a séduite par son style choc, avec des formules à mi-chemin de l'humour pince-sans-rire et de la vulgarité absolue. J'ai adoré, j'arrêtais pas de sourire ou de rire (oui, quand on critique Lehane, on peut zapper une négation).
    J'ai un peu moins souri par la suite, parce que ça devient quand même bien noir tout ça, entre les puissants prêts à toutes les compromissions et lâchetés (ou pire), et les pauvres paumés qui virent enragés à force de désespoir... Pas mal de racisme et de connerie primaire par-dessus le marché. Disons que ça donne pas une belle image de l'homme, quoi. Ou pas uniquement. Mais c'est intelligent, intéressant, pas manichéen et bien rendu.
    Heureusement quand même qu'il y a Kenzie, Angie, Bubba, Richie et quelques autres pour nous remonter le moral. Parce que, oui, ce duo improbable qui a un bureau non moins improbable dans le clocher d'une église, fonctionne parfaitement. Kenzie n'est pas la énième version de l'enquêteur divorcé, solitaire et à la dérive. En fait, si, un peu, mais une version très réussie à laquelle on croit et on s'attache. Puis sa relation avec Angie apporte un peu de douceur dans ce monde de gangs, d'uzi et de pervers.
    En un mot, Lehane a un nouveau fan, je vais pas tarder à lire la suite, merci à tous les babelionautes qui m'ont donné envie de lire cet auteur par leurs dithyrambiques (placer dithyrambique dans une chronique sur Lehane, ça me plait !)
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    • Livres 5.00/5
    Par jeranjou, le 24 décembre 2012

    jeranjou
    Un avant et un après Lehane
    Avant :
    Comme beaucoup, je lisais des romans policiers de Mary Higgins Clark, Patricia Cornwell, John Grisham, Michael Connelly, … sachant que je ne classe pas ce dernier dans la même catégorie que les autres.
    Devant l'insistance d'une proche, j'ouvre mon premier Dennis Lehane, « Un dernier verre avant la guerre », collection Rivages noir. Je sais juste que c'est le premier roman d'une série mettant en avant un couple de détectives, Patrick Kenzie et Angela Gennaro, appelés aussi Pat et Angie pour les connaisseurs, l'histoire se situant à Boston, la capitale de l'État du Massachusetts, au nord-est des États-Unis.
    Patrick reçoit du travail de la part du sénateur Mulkern et va enquêter sur le meurtre de Jenna Angeline, femme de ménage... Pat et Angie vont se retrouver dans une situation mêlant corruption, et guerre des gangs, sur fond d'univers totalement décalés entre blancs et noirs,…
    Lorsque vous commencez ce livre, vous êtes sous le charme de Lehane, distillant à souhait son humour au second degré. Patrick, et sa coéquipière, risquant leur vie à tout moment, vous font sourire, voire rire à des instants pour le moins désespérés.
    Lehane décrit parfaitement cette batterie de personnages, du côté « amis » ou «ennemis », sachant que contrairement aux romans classiques et bien huilés, tous ne sont pas « tout blanc » ou « tout noir». Spéciale dédicace à ce personnage un peu barjo mais très attachant, Bubba, baraqué, armé jusqu'aux dents et très loyal envers ses amis.
    Après :
    Une fois que l'on a terminé son premier Lehane, on bascule vers un autre monde : le Polar, incorrect, percutant, gris où nos héros peuvent utiliser des méthodes pas très catholiques et surtout plus complexe.
    Il m'est devenu impossible de revenir en arrière (les auteurs que j'ai cités plus haut hormis Connelly) et j'ai découvert d'autres auteurs de ce calibre comme Winslow, Ellory, Westlake, Mankell ou Lansdale
    Après avoir découvert cet auteur incroyable, j'ai dévoré les quatre épisodes suivants avec Pat et Angie «sacré» , «Prières pour la pluie», «Ténèbres, prenez-moi la main» et «Gone, Baby, Gone».
    Enfin, je tiens à préciser que, comme « Un dernier verre avant la guerre », ces quatre ouvrages cités ci-dessus possèdent tous une qualité d'écriture et d'intrigue remarquable, digne d'un grand talent.
    Chapeau bas, Monsieur Lehane.
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    • Livres 5.00/5
    Par marina53, le 24 juin 2012

    marina53
    Premier opus des aventures de Kenzie et Geranno (Pat et Angie pour les intimes et les connaisseurs).
    Après avoir découvert Dennis Lehane à travers son magistral Mystic River, ici, le polar est beaucoup moins noir par certains aspects.
    Amis d'enfance, Pat et Angie travaillent ensemble comme détectives privés. Ils seront employés par des sénateurs, assez corrompus et peu soucieux de la cause humaine, pour retrouver une femme de ménage, soupçonnée d'avoir volé des documents importants.
    Lehane transpose ici l'histoire dans la ville Boston, avec des descriptions intéressantes des ghettos, de la haine raciale et des gangs.
    Nos deux héros sont, eux aussi, malmenés dans leur vie privée: Pat, souffrant de maltraitance de la part de son père (présence obsédante de ce "Héros") et Angie, victime de violence conjugale.
    Des héros écorchés par la vie, dans cette ville sombre et raciste, un rythme qui s'accélère au fil des pages, une intrigue passionnante...
    Je reste fan de Lehane.
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    • Livres 4.00/5
    Par caro64, le 02 juillet 2011

    caro64
    Ce livre est le premier de Dennis Lehane faisant apparaitre le duo de détective privé Patrick Kenzie et Angela Gennaro. Les deux privés, au passé douloureux, ont leur bureau dans le sommet d'une eglise de Boston. La mission qu'il leur est confiée est de retrouver une jeune femme de ménage qui a disparu en emportant avec elle des documents appartenant a un sénateur...
    C'est du noir ! Boston n'est pas seulement cette ville policée et coquette de la nouvelle Angleterre telle qu'on l'imagine. C'est aussi une ville avec ses luttes, ses gangs, et l'inévitable question raciale blancs contre noir. Tout ceci donne un dégradé de gris car rien n'est tout blanc ou tout noir. Nos deux héros sont attachants. Ce ne sont ni des anges ni des démons. C'est vraiment super bien écrit, avec des répliques pleines d'humour, un style caustique, parfois cynique.
    Lehane, que j'avais découvert avec Mystic River, Shutter Island et Un pays à l'aube m'impressionne vraiment. C'est un conteur hors-pair ! Chacun de ses livres est exceptionnel et je ne me lasse pas de les découvrir.
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Citations et extraits

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  • Par marina53, le 24 juin 2012

    [Il se disait] une fois que ce serait fini, il serait en paix. Mais il ne le serait pas. Ca ne marche jamais de cette façon-là. Une fois que cette laideur vous a été inoculée de force, elle devient partie intégrante de votre sang, elle le dilue, elle bat dans votre coeur et en ressort en salissant tout sur son passage. La laideur ne s'en va jamais, ne sort jamais quoi que vous fassiez.

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  • Par jeranjou, le 28 février 2013

    Bubba est un anachronisme absolu à notre époque [...] Il mesure 1,90m pour 105 kilos d'adrénaline brute et de colère discordante. Et il tuerait quiconque me ferait un clin d'oeil torve.

    PS : torve, se dit d'un regard oblique et menaçant, pour les incultes comme moi.

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  • Par joedi, le 09 janvier 2013

    Wickham n'est pas une communauté pour cadres ambitieux. Elle est grise et terne comme seule une ville de filatures peut l'être. Les rues sont couleur fond de chaussures, et la seule façon de faire la différence entre les maisons et les bars est de chercher les néons aux fenêtres.

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  • Par joedi, le 10 janvier 2013

    Elle était comme tout ce qu'il y a de bon. Elle était comme le premier vent doux du printemps, et les samedis après-midi quand on a dix ans, et les débuts de soirée sur la plage quand le sable est frais et que les vagues ont la couleur whisky écossais.

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  • Par caro64, le 02 juillet 2011

    Une fois que cette laideur nous a été inoculée de force, elle devient partie intégrante de votre sang, elle le dilue, elle bat dans votre cœur et en ressort en salissant tout sur son passage. La laideur ne s’en va jamais, ne sort jamais, quoi que vous fassiez. Celui qui pense autrement est un naïf. Tout ce que vous pouvez espérer faire, c’est la contrôler, l’enfermer tout entière dans une petite boule, dans un petit coin, et l’y contenir, un poids constant.
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