> Jean-Michel Jasienko (Traducteur)

ISBN : 2070422399
Éditeur : Gallimard (2002)


Note moyenne : 4.02/5 (sur 48 notes) Ajouter à mes livres
Solaris, planète longtemps oubliée par les explorations humaines, tourne autour de deux soleils, et ne semble pas abriter de vie. Un jour pourtant, un groupe de scientifiques y découvre une étonnante entité sous la forme d'un vaste océan pr... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 4.00/5
    Par le_Bison, le 09 mars 2012

    le_Bison
    Solaris, c'est cette planète si éloignée de la Terre qui a fait tant débats il y a deçà plusieurs décennies, une espèce d'océan aux comportements imprévisibles et mouvants. Une station orbitale y avait été envoyée pour la comprendre, pour l'appréhender, la démystifier, même. Mais le contact ne fut pas simple et incompréhensible. le temps s'écoula, lentement, les résultats ne vinrent pas et les crédits budgétaires diminuèrent de façon drastique. Aujourd'hui, la station est quasiment à l'abandon lorsque Kelvin, Solariste convaincu et grand psychologue de formation, y atterrit après un long voyage depuis la Terre de plusieurs mois…
    Mais quels sont les évènements qui ont précipités la chute de la station orbitale. A son bord, il n'y reste plus que deux personnes, et… des visiteurs ! Qui sont-ils ? D'où viennent-ils ? Ces « visiteurs » sont arrivés peu de temps après que les membres de l'équipage envoyèrent une dose massive de rayon X afin de faire réagir l'océan à ces nouveaux stimuli. Est-ce Solaris qui les enverrait pour engager un contact ?
    L'homme n'est pas prêt pour certains voyages.
    Qui sont ces « visiteurs » ? Simplement des images psychiques enfouis tout au fond de l'esprit des visités, simplement des êtres faits n'ont pas de chair et de sang mais de pensées humaines que l'homme a voulu oublier. Sur le plan humain, ils se régénèrent indéfiniment et semblent plus « vrai » que nature.
    L'homme est un conquérant et dans ce but, il n'a pas hésité à bombarder une planète inoffensive sans même en étudier les conséquences à court - moyen - long terme. Il voulait savoir pour dominer. Il a reçu en échange non pas des extra-terrestres mais des visiteurs issus de son propre cerveau... dans les profondeurs les plus enfouies de la mémoire. Et ce qui a été stocké au plus profond de la mémoire, ce qu'on a tenté d'oublier, ce qui a été refoulé est forcément douloureux, profondément douloureux...

    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/
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    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 01 juin 2008

    Woland
    Solaris
    Traduction : Jean-Michel Josienko
    Comme on avait offert à mon mari le film de Sodenbergh et que celui-ci m'avait laissée sur ma faim (et une fois de plus à me demander pourquoi, mais pourquoi diable les Américains ne peuvent pas se dépêtrer : 1) de la culpabilité judéo-chrétienne ; 2) de la tradition du "happy end" Shocked), j'ai acheté le livre de Stanislas Lem.
    Et alors là, par contre, j'ai adoré.
    D'accord, officiellement, "Solaris" est une oeuvre de Science-Fiction. D'accord, son action se passe dans une station spatiale vouée à l'étude de l'étrange planète qui fournit son titre au roman. D'accord, Lem utilise les données habituelles de la SF. Et pourtant, ce roman est en fait l'actualisation d'une interrogation immémoriale : d'où venons-nous ? pourquoi sommes-nous là ? ...
    J'avoue d'ailleurs être restée pantoise de constater qu'un écrivain polonais, et donc fortement imprégné par un catholicisme rétrograde, avait pu se livrer à une analyse aussi percutante du mystère des origines. Sa formation scientifique y est certainement pour quelque chose. (Si l'on tient compte de la richesse de pensées qui fut la sienne, on comprend mieux pourquoi les religions, quelles qu'elles soient, ont toujours considéré la Science d'un très mauvais oeil ...)
    Tout commence par l'arrivée d'un psychiatre, le Dr Kelvin, à bord de la station spatiale de Solaris où règne désormais un silence presque mortel. Kelvin découvre que l'équipage, initialement formé de trois personnes, Gibarian, Snaut et Sartorius, se résume maintenant aux deux derniers. Mais Sartorius refuse de sortir de sa chambre et c'est Snaut qui apprend à Kelvin le suicide de Gibarian. Visiblement à bout de nerfs, Snaut n'en refuse pas moins d'expliquer à l'arrivant les raisons qui ont poussé Gibarian au suicide. Sous ses sarcasmes, se devine la peur. Mais de qui, de quoi a-t-il peur ? Cela non plus, il ne le dira pas.
    Peu à peu, Kelvin réalise que, pour une raison qui pourrait trouver son origine dans un bombardement de rayons X infligé à l'océan qui forme Solaris, les hommes de l'équipage, sortant de leur sommeil, ont vu se matérialiser des "visiteurs." Des visiteurs de Snaut et Sartorius, nous ne saurons rien. Pour Kelvin, ce sera sa femme, qui s'était suicidée après leur rupture. Pour Gibarian, c'était aussi une femme.
    On savait depuis longtemps que Solaris avait la faculté de reproduire des objets. Mais jusqu'ici, la planète n'avait jamais engendré des formes aussi exactes et douées d'une vie qui semble bien immortelle ...
    Les visiteurs ne semblent pas hostiles mais, évidemment, comment concilier leur présence avec la réalité antérieure ? La Harey qui apparaît à Kelvin et qui dit elle-même ne pas trop savoir ce qu'il lui arrive n'a pas grand chose en commun avec la Harey morte il y a plusieurs années, sur la Terre. C'est une espèce de clone dont l'esprit ressemble à un cahier à peine entamé et qui, malheureusement, souffre de son état.
    Plus on avance dans le livre, et plus la souffrance de Harey augmente jusqu'à ce que ...
    Inspiré plus ou moins par la Gnose chrétienne, dévidant avec obstination le fil d'une logique qui peut paraître désespérée, "Solaris" est un roman unique qui nous rappelle que la SF, c'est aussi autre chose que "Star Wars." Cool
    Sur Stanislas Lem :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Stanislas_Lem
    et un article très intéressant sur un blog :
    http://www.phasms.com/blogs/index.php/lullaby/2005/08/16/la_cyberiade
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    • Livres 5.00/5
    Par maltese, le 28 septembre 2010

    maltese
    Une équipe de scientifique est envoyé sur Solaris pour en étudier les mystères. Cette lointaine planète tourne autour de deux soleils et est entièrement recouverte par un océan protoplasmique. le Dr Kelvin va être rattrapé par son passé et le bien étrange "fantôme" d'une femme tantôt aimée.
    Une histoire très étrange pour un roman de science-fiction assez atypique, qui met en place une impossible communication entre des êtres qui n'ont aucun repère en commun pour pouvoir réellement se comprendre.
    Une très belle réussite d'un auteur polonais peu connu du grand public qui nous livre une "leçon" philosophique extrêmement subtile.
    Andreï Tarkovski adapte en 1972 le roman dans un film aussi étrange et lent, qui parvient parfaitement à rendre ce décalage de deux êtres si différents.
    Steven Soderbergh a réalisé en 2002 un remake - réadaptation assez réussi avec un George Clooney convaincant.
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    • Livres 4.00/5
    Par gigi55, le 17 septembre 2011

    gigi55
    Un beau roman métaphysique plus encore que de science fiction qui mêle histoire d'amour, réflexions intimes ou philosophiques et de puissantes évocations de paysages imaginaires.
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    • Livres 5.00/5
    Par extracystole, le 15 septembre 2010

    extracystole
    Ouvrage extraordinare, ) à part 10 pages de Hard science, oeuvre sublime
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Citations et extraits

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  • Par le_Bison, le 09 mars 2012

    L’océan était-il une créature vivante ? On ne pouvait continuer d’en douter, à moins de se complaire dans les paradoxes ou l’entêtement. Il devenait impossible de nier les « fonction psychiques de l’océan – peu importait ce que le terme recouvrait exactement. Il était évident en tout cas, que l’océan ne nous avait que trop bien « vus »… Cette seule constatation infirmait les théories solaristes proclamant que l’océan était un « monde intérieur » - « une vie recluse » - privé par processus involutif d’organes de pensée ayant jadis existé, ignorant l’existence des objets et des phénomènes extérieurs, prisonnier d’un tourbillon gigantesque de courants mentaux créés et confinés dans les abîmes de ce monstre tournant entre deux soleils.
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  • Par GonzoV, le 09 mars 2009

    Nous nous envolons dans le cosmos, préparés à tout, c'est-à-dire à la solitude, à la lutte, à la fatigue et à la mort. La pudeur nous retient de le proclamer, mais par moments nous nous jugeons admirables. Cependant, tout bien considéré, notre empressement se révèle être du chiqué. Nous ne voulons pas conquérir le cosmos, nous voulons seulement étendre la Terre jusqu'aux frontières du cosmos. Telle planète sera aride comme le Sahara, telle autre glaciale comme nos régions polaires, telle autre luxuriante comme l'Amazonie. Nous sommes humanitaires et chevaleresques, nous ne voulons pas asservir d'autres races, nous voulons seulement leur transmettre nos valeurs et en échange nous emparer de leur patrimoine. Nous nous considérons comme les chevaliers du Saint-Contact. C'est un second mensonge. Nous ne recherchons que l'homme. Nous n'avons pas besoin d'autres mondes. Nous avons besoin de miroirs. Nous ne savons que faire d'autres mondes. Un seul monde, notre monde, nous suffit, mais nous ne l'encaissons pas tel qu'il est. Nous recherchons une image idéale de notre propre monde ; nous partons en quête d'une planète, d'une civilisation supérieure à la nôtre, mais développée sur la base du prototype de notre passé primitif. D'autre part, il existe en nous quelque chose que nous refusons, dont nous nous défendons, et qui pourtant demeure, car nous ne quittons pas la Terre à l'état d'essence de toutes les vertus, ce n'est pas uniquement une statue de l'Homme-Héros qui s'envole! Nous nous posons ici tels que nous sommes en réalité, et quand la page se retourne et nous révèle cette réalité - cette partie de notre réalité que nous préférons passer sous silence - nous ne sommes plus d'accord!
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Vidéo de Stanislas Lem

Bande annonce du film Solaris de Steven Soderbergh avec George Clooney. Sorti en 2002, ce film est l'adaptation du roman éponyme de Stanislas Lem ainsi que le remake du film d'Andreï Tarkovski sorti en 1972











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