ISBN : 2226221441
Éditeur : Albin Michel (2011)

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Note moyenne : 3.29/5 (sur 21 notes) Ajouter à mes livres

Selon les évangiles apocryphes, Marie de Béthanie (Marie-Madeleine) aurait eu en sa possession les seuls mots jamais écrits par le Christ, tracés sur le sable devant la femme adultère, qui les aurait retranscrits avant de mourir. Cette « parole perdue » sert... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Onclepaul, le 11 juin 2011

    Onclepaul
    Six ans se sont passés depuis ses aventures mouvementées au Mont-Saint-Michel, contées dans la promesse de l'ange. Johanna, l'archéologue médiéviste a eu un accident de voiture et un enfant, Romane, et à l'époque où nous la retrouvons elle est en charge des fouilles, avec une petite équipe, sur le site de l'abbaye romane de Vézelay. Elle essaie de vérifier certaines assertions concernant le culte de Marie-Madeleine, Marie de Béthanie, et de démontrer que des reliques de la sainte seraient bien enfouies dans l'ancienne basilique. Elle a d'ailleurs retrouvé une statuette en bois dont les traits lui rappellent quelque chose, et qu'elle conserve précieusement dans un coffre. Son ami Lucas, violoncelliste, est trop souvent en déplacement et ne la rejoint que de temps à autre. Son travail l'accapare et puis il lui faut s'occuper de Romane qui n'a que six ans. Son ami Tom, un Néo-Zélandais qui, lui, explore les ruines de Pompéi lui apprend qu'un de ses collaborateurs vient d'être retrouvé mort, le crâne enfoncé et au dessus de sa tête, écrit à la craie blanche, une inscription : Giovanni, 8, 1-11. Cela ne peut que se référer à la Bible et plus particulièrement à l'évangile de Jean. Peu après Tom vient la voir à Vézelay et lui raconte plus explicitement cette trouvaille macabre, qui n'entre pas dans le cadre de ses recherches. Lors de son départ il remet à Romane une pièce trouvée dans les ruines, portant en effigie Titus et datant de l'an 79. Peu après Romane est atteinte d'un mal mystérieux qui ne se manifeste que lorsqu'elle dort la nuit. Johanna rencontre de nombreux spécialistes, emmenant sa fille dans différents hôpitaux de la capitale, mais aucun des spécialistes qu'elle consulte n'arrive à déterminer la provenance de ce mal, mettant même en doute ses allégations. En désespoir de cause elle accepte de prendre rendez-vous avec un hypnotiseur sur l'insistance de son amie Isabelle, marraine de Romane. Mais un nouveau meurtre est à déplorer à Pompéi.
    Cela fait quelques temps que l'incendie, qui a sévi durant six jours et sept nuits, a ravagé Rome, alors que Néron regardait les flammes en se contentant de jouer de la lyre du haut du Quirinal, tuant des milliers d'habitants, détruisant maisons, boutiques, réserves. Les Chrétiens doivent se cacher pour célébrer leur culte. La famille de Sextus Livius Aelius, un riche négociant en vin, reçoit la visite de Raphael, qui arrive des côtes de Provence en Gaule, porteur d'un message destiné à Pierre. Mais l'apôtre Pierre vient d'être arrêté, et de nuit, des soldats romains investissent la maisonnée tuant tous les occupants à part Livia qui a eu le temps de se cacher. Elle recueille auprès de Raphael moribond le message dicté par Marie de Béthanie et destiné à Pierre et qu'il retranscrit sur un parchemin. Un message provenant de Jésus, le seul qu'il aurait écrit. La gamine n'a que neuf ans et a été traumatisée par le carnage. Elle recherche ses parents, gardant toujours l'espoir de les retrouver, mais les Juifs, les Chrétiens et tous ceux soupçonnés de ne pas se référer aux dieux romains sont arrêtés et pendus, oints d'huile, crucifiés la tête en bas puis brûlés vifs. Bon nombre de ses amis et connaissances subissent un tel sort et elle devient muette. Elle erre dans Rome avant d'être subordonnée à un marchand d'esclaves. Elle apprend par cœur et visuellement le message écrit en araméen et détruit le parchemin avant d'être vendue à un sénateur romain. Elle devient l'ornatrix, l'ancêtre de notre esthéticienne actuelle, de l'épouse du patricien mais ne peut prétendre à être affranchie un jour. Toutefois la rencontre avec un marchand de parfums, lui aussi chrétien, lui permet de célébrer son culte à l'insu de tous. Les années passent et un jour elle est conviée à se rendre à Pompéi.
    Au début du deuxième millénaire, en l'an 1037, le moine Jean de Marbourg est dépêché par le père abbé de l'abbaye de Cluny d'aller à Vézelay porter un rotulifer, porte-manuscrit recueillant les hommages aux défunts prêtres. Jean de Marbourg est accueilli par Geoffroy, le supérieur de l'endroit dont l'église est mal en point, ayant été dévastée par les flammes et l'argent manquant pour la reconstruction et les rénovations. Jean de Marbourg et Geoffroy se sont connus autrefois lorsque Jean était encore maître d'œuvre au Mont Saint Michel, spécialiste de la pierre, sous le nom de Roman. A cause d'un incident particulier, Roman, devenu Jean de Marbourg était devenu moine à Cluny. Geoffroy est fort content de retrouver son ancien ami, mais ce qui lui importe surtout, et Roman devrait pouvoir l'aider, c'est de trouver des fonds pour que Vézelay renaisse de ses cendres et la clé réside par le passage des pèlerins vers Compostelle. Et pour attirer ces pèlerins, il a l'idée de justifier la sainteté du lieu par la présence de reliques, et plus particulièrement celles de Marie de Béthanie.
    Ce roman placé sous la figure de Marie de Béthanie, sœur de Lazare, et l'une des saintes ayant selon la légende débarqué en Camargue, se compose de trois périodes séparées environ de mille ans chacune. Mais un roman qui serait comme un jeu de construction. Un bâtiment édifié à l'aide de briquettes de couleurs différentes, afin de mieux discerner les époques évoquées, celle à laquelle nous vivons, la période de Néron, le Moyen-âge du début du millénaire, les couleurs se superposant en fonction des goûts des deux architectes. Cet ouvrage propose une parabole entre avant-hier, hier et aujourd'hui et incite le lecteur à établir un parallèle également. Par exemple le contexte religieux. Il est bon de dépoussiérer les enseignements catholiques et de remettre dans leur contexte les supplices des premiers Chrétiens à Rome. Des informations relayées par les manuels d'histoire sainte destinés aux enfants. Blandine dans la fosse aux lions et bien d'autres exemples. Mais les auteurs ne font pas acte de prosélytisme, ils démontrent ce qui fut à l'origine de ces martyrs. Par exemple l'intégrisme des chrétiens qui refusaient de manger de la viande issue de bêtes immolées, leur intransigeance et leur déni d'autres dieux que le leur, alors que les Romains étaient prêts à accepter d'en accueillir, au départ, un autre parmi tous ceux qu'ils vénéraient. L'intolérance qui en découla par la suite. Et l'on pourrait aujourd'hui transposer cette façon de procéder entre christianisme et islamisme, comparaison hasardeuse peut-être mais pas forcément dénuée de fondement. Mais ceci n'est que l'une des clés qui résident dans ce roman. On pourrait évoquer aussi les légendes entourant les reliques, leur bien-fondé, leur existence même et l'aspect mercantiles qu'elles représentent. Ou encore ce travail de l'inconscient, de paramnésie, et la partie ésotérique du roman. Un thriller métaphysique qui explore trois périodes, celle de l'empire romain sous le règne particulièrement perturbé de Néron, celle médiévale du début des constructions des cathédrales et de l'art roman, et la notre, non moins perturbée religieusement. « Il est délicat de parler « réalité » dès qu'il s'agit de croyance religieuse et surtout de politique ! ». Quant au titre, il est à prendre à plusieurs degrés.


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    • Livres 5.00/5
    Par vllc, le 10 avril 2012

    vllc
    Ah décidément Marie Madeleine aura fait couler beaucoup de sang …euh beaucoup d'encre je veux dire, durant ces dernières années !
    N'ayant pas lu « La Promesse de l'Ange » et ne connaissant pas encore l'auteur, eh bien je dois dire que ce roman m'a totalement emporté dès les premières pages….jusqu'à Pompéi !
    D'un point de vue historique, ainsi que par le description des sites comme Pompéi et Vézelay, c'est un roman remarquable. Je connais assez bien les deux sites pour les avoir arpenté pendant des heures, et j'ai pu ainsi, à la manière d'un film, me projeter les séquences du roman dans chacun des lieux, au fur et à mesure de l'intrigue (notamment dans la maison pompéienne du philosophe). L'intrigue, elle, se discute et m'a renvoyé à la lecture du Da Vinci Code, quelques années en arrière, sur le rôle de Marie Madeleine de Béthanie. Mais après tout c'est le propre d'un roman comme celui-ci que de s'engouffrer dans les interstices d'éléments historiques pour en déceler les incohérences, d'explorer la part de plausibilité de telle ou telle action, de fouiller dans l'écheveau des fils d'une histoire que l'on croyait vraie et de reconstituer une autre histoire, comme les archéologues … pour enfin exhumer un grand secret enfoui pendant des millénaires….La Parole Perdue du Christ ? Pourquoi pas ?
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Elianthe, le 28 octobre 2011

    Elianthe
    En un mot comme en mille, j'ai essayé d'expliquer pourquoi j'ai été déçue par ma lecture de La Parole Perdue, mais j'y ai perdu mon latin! Finalement, tout ce que je peux vous dire c'est que ce roman ne possède pas le même souffle et le même suspense que son prédécesseur, La Promesse de l'Ange. J'ai eu l'impression que le récit se traînait durant les trois quarts du livre et que ce n'est que dans les cent dernières pages que les choses bougeaient enfin.
    La seule partie qui m'ait vraiment passionnée fut celle où apparaissait la jeune Livia, jeune chrétienne qui vivait en Italie, au premier siècle après Jésus-Christ. J'ai énormément apprécié en apprendre davantage sur les premiers chrétiens. À cette époque, ils étaient vus comme une secte d'illuminés qui menaçait l'ordre public. Ils devaient célébrer leur culte, considéré comme «barbare», en secret. Ils ont été pourchassés, persécutés et sont morts en martyrs dans l'arène des jeux. Cette partie aurait pu faire l'objet d'un roman à elle seule.
    Sinon, dès la moitié du roman, j'avais assez bien deviné vers où l'intrigue se dirigeait, ce qui est venu gâcher mon plaisir. Et à la fin, la question contenue dans le titre et qui est au coeur de l'ouvrage est restée sans réponse... La Parole Perdue n'est un mauvais roman, mais il contient beaucoup de faiblesses et surtout, à la suite du succès de La Promesse de l'Ange, il aurait dû être meilleur.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Bigmammy, le 13 août 2011

    Bigmammy
    Ce roman, écrit à quatre mains, est la suite de « La Promesse de l'Ange », thriller archéologico-religieux qui se déroulait au Mont Saint-Michel, et que j'avais abandonné en cours de lecture. Cette fois, je suis allée jusqu'au bout, malgré le caractère hautement invraisemblable de la triple intrigue qu'il met en scène, et certains mots à l'usage totalement rare comme « nitescence », qui m'a obligée à en chercher le sens. Dans la lignée du Da Vinci Code, on retrouve donc des chantiers de fouilles, des parchemins cachés, des révélations à découvrir qui risquent de changer la face du monde, en tous cas, du monde chrétien. Mais je n'ai pas retrouvé le bonheur de lecture de « l'oracle della luna », écrit par F. Lenoir tout seul.
    Trois histoires s'entrecroisent. L'une est contemporaine : celle de Johanna, médiéviste appliquée à retrouver l'origine du culte de Marie de Bethanie ou Sainte Marie-Madeleine (encore elle, comme pour Da Vinci Code !) sur la colline de Vezelay, et de sa fille Romane, une délicieuse brunette de 6 ans, en proie à des terreurs nocturnes étranges et mortifères. La deuxième est celle d'un moine perdu, ancien architecte, au XIème siècle. La troisième se déroule à Rome et à Pompeï, au Ier siècle, lors des persécutions des premiers chrétiens puis au moment de l'éruption du 24 août 79. Elle met en scène la belle Livia aux yeux violets et son maître Javolenius, dont elle tombe amoureuse au premier regard.
    La Parole Perdue est celle du Christ, lorsqu'il traça sur le sable du temple quelques mots en araméen, aux pieds de la femme adultère pour laquelle il demande que « celui qui n'a jamais pêché lui lance la première pierre ».
    Il y a des assassinats étranges, des silhouettes furtives et inquiétantes, un chat nécromancien, un Néo-Zélandais à carrure de demi de mêlée, une étrange sculpture impossible à dater, une femme regrettant l'amour de sa vie disparu en mer et qui boit plus que de raison, un médecin qui pratique l'hypnose….Bref, des rebondissements à chaque chapitre, et beaucoup de notions théologiques un peu redondantes. C'est normal de la part de Frédéric Lenoir, savant incontesté des religions et polygraphe fécond. Un bouquin idéal pour les vacances. Mais pas très sérieux tout de même. Enfin, cela donne envie de retourner à Vézelay.
    Il y aura certainement un troisième volet à cette aventure baroque …puisque cela se vend bien. Attendons l'année prochaine !


    Lien : http://www.bigmammy.fr
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par ERICANSE, le 09 juillet 2011

    ERICANSE
    Mon avis (Juillet 2011) :
    Après La Promesse de l'Ange, le couple nous entraine à nouveau à la suite de Johanna, que l'on retrouve après son périple au Mont Saint Michel. Une enquête archéologique nous entraine à la découverte des secrets de Pompéi, alors qu'une enfant se meurt à Vézelay. le récit navigue entre les deux, en nous entraînant aussi dans le passé, que ce soit dans les pas de frère Roman, inconsolable, ou dans l'intimité d'une jeune chrétienne, quelques heures avant la catastrophe de Pompéi.
    On ne peut guère en dire plus, sous peine de vous priver d'un des nombreux charmes de ce roman. L'érudition y est présente de bout en bout, et on s'instruit en se passionnant pour l'existence de chacun des personnages. Ces derniers sont nombreux, dont quelques-uns récurrents dans l'œuvre des deux auteurs. le récit reste énergique, tout en décrivant précisément lieux et personnages, et les auteurs réussissent à rythmer la narration. Les scènes descriptives succèdent aux scènes d'actions, et ils se plaisent à nous conter par le détail les périodes et les lieux traversés.
    On retrouve le charme et l'attrait de leur premier roman, et on pourra regretter le rattachement aussi fort, qui y est fait. Il sera difficile – voire impossible – de dévorer ce roman sans avoir lu La Promesse de l'Ange ; Même si il ne s'agit pas à proprement parler d'une suite, certaines explications demeurent incompréhensibles dès lors que l'on a pas suivi les aventures de Johanna au Mont Saint Michel (Que dire de Simon ? Mais ne gâchons pas votre plaisir …)
    La longue absence de Johanna (6 ans entre les deux opus) n'entame pas notre enthousiasmes, et le talent tant dans le style, que sur le fond, reste toujours aussi efficace. Bref, un véritable coup de cœur….
    Pour les lecteurs, merci de me contacter par MP, pour évoquer l'Homme au chapeau…)



    Lien : http://ecritureetlecture.over-blog.fr/article-une-enquete-archeologi..
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Citations et extraits

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  • Par cathrawlinson, le 06 janvier 2012

    "pour la plupart des hommes, le bonheur ne devient concret que lorsqu'il est perdu"
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  • Par Onclepaul, le 11 juin 2011

    Il est délicat de parler « réalité » dès qu’il s’agit de croyance religieuse et surtout de politique !
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  • Par florinette04, le 14 juillet 2011

    Très belle suite de "la promesse de l'ange" ou ici encore sous le couvert d'un roman policier nous avons un cours d'histoire des plus intéressant.
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Frédéric Lenoir - L'essor de la spiritualité laïque
Auteur prolifique d'essais et de romans qui sont tous des best-seller, le philosophe et sociologue Frédéric Lenoir nous donne une vision synthétique et claire sur l'histoire de Dieu dans des entretiens avec Marie Drucker aux ed. Robert Laffont. Il répond ici à quelques questions de Marc de Smedt sur les visages du divin aujourd'hui.








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