Le jeu subtil et pervers du harcèlement moral renvoie bien souvent celui qui en est l'objet à un juste sentiment de persécution ou au dégradant sentiment de paranoïa ; du moins avant qu'il ne soit révélé au grand jour. L'enfe... > voir plus
Ensemble depuis sept ans et très amoureux, Joe et Clarissa coulent des jours paisibles. Un événement vient bousculer cette quiétude : Joe se retrouve impliqué dans un accident tragique avec quelques autres hommes. Egoïsmes conjugués ? concours de circonstances fâcheuses ? Quoi qu'il en soit, Joe demeure perturbé, d'autant plus qu'un des autres acteurs du drame ne cesse de se rappeler à lui. La mauvaise conscience et ce harcèlement délirant vont avoir des incidences sur la vie de Joe.
Drame ressassé par le narrateur et considérations sur sa profession, querelles conjugales, délires mystico-amoureux d'un déséquilibré, le tout parsemé d'exposés scientifiques qui surgissent de manière plus ou moins artificielle… Cet ensemble m'a profondément ennuyée. Il faut dire que ce texte m'est apparu aussi dilué et plombant qu'est concis et subtil celui de l'excellent "Sur la Plage de Chesil". Même thème ici que dans "L'enfant volé" : des crises existentielle et conjugale consécutives à un événement traumatisant... Et hélas même déception à la lecture : trop de digressions qui noient le sujet central. Quant aux accents de roman noir sur la fin, j'ai trouvé ça vraiment incongru, pour ne pas dire grotesque.
J'ai vraiment aimée ce roman, que j'ai trouvé très addictif. le roman traite une psychose, mêlé à la religion ce qui donne un mélange détonant et inquiétant. Délire d'amour suit l'aventure de Joe, un mec bien sous tout les rapports qui va se faire harceler par quelqu'un dont il n'avait jamais entendu parler. Bien évidemment, personne ne le soutiendra, que ce soit la police qui le prendra pour un depressif, ou sa compagne qui pensera qu'il a sombré dans la folie (elle pense que Joe et Jed sont une seule et même personne, que Joe à crée de toute pièce). Les personnages ne sont pas particulièrement attachant à mes yeux, Joe est un héros assez banale, Clarissa sa femme m'insupporte sous bien des aspects, seul Jed attise un peu ma sympathie, mais plus par pitié et par fascination que pour autre chose. Les personnages ne sont pas caricaturaux, mais je trouve dommage qu'on ne puisse pas se focaliser sur les pensées de Jed, pour voir à quel il était atteint, et à quel point il était fanatique.
Une atmosphère lourde tout au long de ce roman, sur fond d’une psychose dont il est tant soit peu difficile de cerner l’origine… mais bien construit et qui entraine le lecteur dans un seul souffle jusqu'à la dernière page. Un bon moment de lecture.