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3,7

sur 1979 notes

Page blanche.
Je suis avec mon stylo, mon cahier, je réfléchis à ce que je pourrais bien raconter sur le nouveau Guillaume Musso, pour jeter quelques idées au brouillon avant de commencer la rédaction d'une chronique. Et force m'est d'avouer que l'inspiration est proche du zéro absolu.
Je suis fatigué, je lutte contre le sommeil.
Et soudain, les pages de mon cahier semblent remuer, prendre vie, elles s'arrachent une à une et s'envolent. Elles forment progressivement une silhouette humaine. S'agit-il d'une hallucination ?
- Bonjour Antyryia, je suis Guillaume Musso de papier. Vous m'avez invoqué pour que je vous aide à rédiger votre billet ?
Je n'y comprends rien. C'est quoi ce délire ? Mais bon, si c'est bien lui il me donnera quelques tuyaux que je pourrai réutiliser ultérieurement.

- Bonjour monsieur Musso et merci d'avoir accepté mon invitation. Venez dans le salon, je vais vous servir du champagne et des chips.
- Vous pouvez m'appeler Guillaume. Je suis vraiment ravi d'être ici afin de vous présenter plus en détail mon meilleur thriller à ce jour : Angélique.
- En même temps on partait de très loin. C'est même un comble que vous ayez reçu le prix Raymond Chandler l'année dernière, alors que L'inconnue de la Seine était quand même le pire polar que vous ayez écrit. Comment expliquez-vous que vous vous rangiez désormais aux côtés de maîtres du genre comme PD James, Graham Greene, Elmore Leonard, Michël Connely, Ian Rankin, Henning Mankell, Ed McBain ou encore Margaret Atwood ?
- En fait c'est une drôle d'histoire. J'avais envie de manger du jambon alors je suis allé dans la vallée d'Aoste en jet privé. J'ai rencontré les organisateurs du festival Courmayeur noir et ils m'ont dit "Ecoute mon Guillaume, y en a marre de tes romans qui se passent toujours à New York ou Paris. Si tu nous emmenais en Italie dans ton prochain roman ? Et en échange on te donnera le prix Raymond Chandler pour que tu puisses narguer tes collègues plus talentueux". J'ai dit oui, et vous savez maintenant pourquoi j'ai emmené mes personnages à Venise, la ville des zamoureux, dans Angélique.
- Vos personnages, parlons-en. Angélique n'est pas vraiment l'héroïne de ce nouveau roman, ni en termes de présence, ni en termes d'actes de bravoure. Pourquoi ce choix ?
- Eh bien j'ai voulu jouer sur la connotation bienveillante du prénom également, en pensant à l'adjectif angélique. Ou encore à la dualité mi-ange mi-démon, parce que je voulais que mes personnages, sous leur aspect extérieur gentillet, aient tous une part d'ombre plus ou moins importante. J'ajouterais aussi que "Mathias" c'était moins vendeur comme titre.
- En parlant de votre personnage de policier retraité, qu'on découvre d'abord dans un lit d'hôpital suite à des problèmes cardiaques, pourquoi l'avoir appelé ainsi ? Mathias Taillefer, c'est spécial non ?
- Au départ je souhaitais écrire un thriller moyenâgeux et prendre pour héros Björn Côtes-de-fer, parce que j'avais trop adoré la série Vikings. Mais mon éditeur m'a dit que ça perturberait mes lecteurs habituels et qu'il y avait des problèmes d'ordre chromosomiques parce que je parlais de Bluetooth ou du covid.
- Chronologiques ?
- Oui c'est ça ! Et j'ai donc du remanier mon scénario et renommer mes antagonistes.
- Comme vous venez d'en parler, le coronavirus joue un rôle très important dans votre roman, bien ancré dans notre époque finalement. Vous rappelez que les infirmières étaient en première ligne aux débuts de l'épidémie. Vous n'hésitez d'ailleurs pas à vous positionner courageusement. Dans le débat pro et anti vaccin qui a fracturé la France dans de nombreux repas de famille, vous n'avez pas hésité à donner votre avis. Vous êtes pro-vaccin et n'hésitez pas à vous moquer gentiment de la paranoïa ambiante. Je lis un extrait : "Vous savez ce qu'il contient le vaccin, vous ? de petits oeufs microscopiques en oxyde de graphène. Et vous savez pourquoi ? Pour contrôler à distance les personnes grâce aux puces 5G." Doit-on vous considérer comme un écrivain engagé ? Pensez-vous que ce soit le rôle des auteurs des fictions de prendre parti sur ces sujets parfois sensibles ?
- Pour vous répondre, je citerais André Malraux : "La vérité d'un homme, c'est d'abord ce qu'il cache."
- Euh... Et donc ?
- Ben rien, vous m'embêtez avec vos questions ! Quand je sais pas quoi dire je glisse toujours une citation. Dans mes livres c'est pareil.
- Changeons de sujet alors et parlons d'un autre thème médical qui vous est cher : La musicothérapie. Au tout début de votre roman Mathias Taillefer fait connaissance de la jeune Louise Collange, dix-sept ans, déjà en seconde année de médecine, qui le réveille avec son violoncelle. Ce dernier aurait des vertus thérapeutiques...
- En effet, j'ai fait énormément de recherches sur le sujet, j'ai passé plus de dix minutes sur Wikipedia. Eh bien j'ai appris que différentes chansons pouvaient aider les autistes, les toxicomanes, les patients atteints d'Alzheimer, les dépressifs. Un petit air de bonhomme en mousse puis de la chenille de Bézu et ça redémarre. Et oui, les maladies cardiaques sont également concernées. La musique relaxe et libère des endorphines qui ont des vertus calmantes et analgésiques. Quel air plus agréable à entendre pour un transplanté cardiaque que celui de Charles Trénet ?
"Boum, quand notre coeur fait Boum Tout avec lui dit Boum."
- Je souhaiterais maintenant revenir sur un extrait qui m'a beaucoup marqué : "Apprenant l'identité de sa cliente, le magasin Knoll proposa de lui prêter et de lui faire livrer le jour même des meubles d'exposition : table Saarinen, chaises Sandigarh, fauteuil Eames avec son ottoman, tapis clair à poils longs." Vous avez conscience que pour un auteur qui se veut à portée de tous, ce défilé publicitaire n'apporte rien et ne permet qu'à 0,1 % de la population mondiale de visualiser la pièce ?
- Vous voulez dire que vous n'avez pas la table ronde tulip knoll vendue seulement 15 252 € ? Ecoutez, ce sont mes sponsors, ils me font un gros chèque avec plein de zéro si leurs marques apparaît dans mes livres. Je le fais tout le temps ! C'est comme Zidane avec Volvic, Adidas ou Grand optical. Et lui personne lui reproche rien ! En plus tout le monde s'y retrouve financièrement, à part mes lecteurs.
- Dans "Angélique" vous avez montré l'étendue de votre vocabulaire avec, entre autres, des mots comme amok ( accès de rage incontrôlable ) ou obérer ( compromettre ). Pourquoi ce vocabulaire moins accessible dans un roman très facile à lire ? Par envie de contraste ? de provocation ?
- Alors déjà, Amok est le titre d'un livre de Stephan Zweig, et lui il a pas eu le prix Raymond Chandler pour son oeuvre. Donc pouet pouet, hein. Ensuite j'ai eu l'occasion de croiser Amélie Nothomb récemment dans un gala de charité et c'est elle qui m'a suggéré de mettre des mots compliqués, ça donne un air plus intelligent, plus culturé paraît-il.

- Bon, je vous ai un peu taquiné jusqu'à présent mais je voulais quand même vous dire que malgré quelques défauts, ce roman était à mon avis le plus réussi depuis que vous vous essayez aux romans plus sombres et avez délaissé l'aspect surnaturel qui faisait le charme de vos premiers livres.
- Des défauts ? Il est parfait mon livre. Même en Espagne les médias me considèrent comme un phénomène !
- Un sacré phénomène oui. Je voulais donc dire qu'il y avait des facilités scénaristiques, avec des enquêteurs qui fonctionnaient un peu trop à l'instinct et des coïncidences un peu trop grosses pour qu'on les avale tout à fait.
- Bon si c'est pour dire que du mal alors que c'est même pas vrai, je m'en vais faire du boudin.
- Mais attendez Guillaume, j'allais vous faire des compliments !
- En vrai ?
- Oui, déjà parce que le duo improbable de l'ancien flic blessé dans sa chair et dans son âme et de la jeune enquiquineuse qui lui demande de l'aide pour enquêter sur l'éventuel meurtre de sa mère fonctionne plutôt bien. Il permet de petites touches d'humour bienvenues. Il sont attachants Mathias et Louise dans leur complicité mêlée d'irritation.
- Merci. Je voulais qu'ils tombent amoureux mais mon éditeur n'a pas voulu, il m'a dit que ça ferait mauvais effet. du coup j'ai intégré une autre intrigue sentimentale pour donner un peu de consistance à mon roman.
- Et elle n'était pas trop mal trouvée, sans prendre de place démesurée, il faut l'admettre.
- D'autres choses vous ont plu ? me demanda l'auteur, les yeux brillants, avide d'un nouveau compliment.
- Eh bien oui, je dois bien avouer que vous m'avez bien eu, et à plus d'une reprise. Si certains rebondissements sont vraiment tirés par les cheveux, d'autres sont vraiment bien vus, bien amenés, plein de surprises inattendues, pour le meilleur et pour le pire. Vous allez retourner quelques cerveaux de lecteurs à mon avis ! Honnêtement c'est plus qu'encourageant pour un premier roman. Vous êtes promis à une brillante carrière à mon avis.
- Oh non, ça n'est pas mon premier, j'ai aussi écrit La vie est un roman, Et après... , La fille de papier.

Reprenant alors subitement conscience, je regarde Guillaume Musso de papier se fragmenter et se dissoudre en poussière, bientôt emportée par le vent. J'essaie de me souvenir de ce qui n'était qu'un rêve, je suis sûr qu'il y avait matière à rédiger quelques lignes pour ma chronique.
Mais le songe s'est envolé et je demeure devant ma page blanche.
A tout hasard, pour me rappeler, j'essaie la musicothérapie et écoute la chanson "Souvenirs, souvenirs" de Johnny Halliday.
Qui sait, ça fonctionnera peut-être ?

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Il y a parfois des moments dans la vie où l'on se trouve au mauvais endroit au mauvais moment, comme ce fut le cas pour Mathias Taillefer, notre ancien flic, protagoniste de cette histoire lorsqu'il dut intervenir lors d'une rixe dans le métro et d'autres où soit l'n sait que l'on est exactement à sa place ou soit des situations que l'on pensait nocives et qui se révèlent à notre avantage ! de quelle manière Mathias a pu renverser la vapeur, cela je ne vous le dirai pas car cela gâcherait tout le suspense mais lorsque je suis assise à mon poste de bibliothécaire et que j'échange avec mes lecteurs et que l'une d'entre elle me propose de ma prêter le dernier livre de Guillaume Musso que sa belle-fille lui a offert, cela na vaut pas forcement dire que j'ai abusé de ma situation professionnelle mais qu'il y a parfois des liens qui se créent, quelle que soit notre position sociale ou autre, ou de la simple qui nous est rendu en retour sans que l'on l'est demandé ! C'est ce qui arrive à notre héros justement lorsqu'il se réveille dans un lit d'hôpital et qu'il entend Louise Collange lui jouer du violoncelle. Cette dernière, il ne la connaît pas encore mais va apprendre à l'apprécier et surtout à travailler avec elle lorsqu'elle lui demandera d'enquêter sur la mort de sa mère survenue quelques mois plus tôt. L'enquête avait conclu à un suicide mais Louise n'y croit pas. Cette jeune fille qui n'a pas froid aux yeux est bien décidée à lever le voile sur ce qui s'est passé ce soir-là. Certes, cette ancienne étoile (au sens propre du terme puisqu'elle avait acquis ce statut grâce à la danse qu'elle excellait avec passion jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus l'exercer). Pourrait-il s'agir de dépression ? Là encore, Louise n'y croit pas et n'en démord pas que sa mère a été assassiné mais par qui et surtout pourquoi, elle l'ignore et c'est ce qu'elle cherche à découvrir ! Au-dessus de chez elle vivait un peintre, trop tard reconnu hélas car lui aussi est décédé soit-disant des suites de ce fichu covid (pardonnez-moi l'expression mais c'est là où j'ai eu un peu de mal dans cette lecture car encore trop frais dans ma mémoire, comme dans la vôtre j'imagine). Coïncidence ? En s'embarquant dans cette affaire, Mathias est loin de se douter qu'il va devoir affronter les vieux démons du passé et en réveiller d'autres !

Un roman extrêmement bien ficelé, comme tous les livres de Musso d'ailleurs (je n'ai pas honte de dire que je suis une grande fan), un roman qui se lit très vite et très bien, très bien écrit (comme d'habitude et que par conséquent, je ne peux que vous recommander !
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J'ai commencé cette lecture avec une certaine méfiance car les romans de Guillaume Musso me laissent souvent avec l'impression d'avoir été flouée, d'une manière ou d'une autre. Ce qui n'a pas manqué d'arriver même si c'est moins flagrant ici qu'avec d'autres romans.

Les deux premières parties m'ont bien plu. L'enquête se met en place, on découvre les personnages, puis dans un long flashback nous suivons la coupable dans ses manoeuvres pour se faire la place au soleil qu'elle estime mériter. C'est ensuite que cela commence à déraper à mon avis.

L'intrigue reste tout à fait cohérente, mais tout est lié de manière tellement inextricable que j'ai eu du mal à croire à ce qu'on me racontait...

Sinon, le roman se lit facilement, le style est agréable, le récit est rythmé grâce à des flashbacks qui viennent s'intercaler dans le récit pour apporter des explications ou semer des indices sur ce qui se passe en décembre 2021.

Mais j'ai décidément du mal avec les intrigues de Guillaume Musso...
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A force de ne cataloguer Guillaume Musso qu'en plus grand vendeur de livres en France, on en oublie presque qu'il est un vrai auteur de thriller.

Son image est plus nette à l'étranger, puisqu'en décembre 2021 il a reçu le prestigieux prix italien Raymond-Chandler qui récompense chaque année la carrière d'un maître du thriller et du roman noir, succédant notamment à Michael Connelly, Don Winslow, Margaret Atwood ou encore Jo Nesbø.

Ses derniers livres sont des variations autour du suspense, plus ou moins prononcé, et mis en forme par un style qui varie de l'un à l'autre.

Angélique est donc une sorte d'enquête policière, même si le flic de service ne l'est officiellement plus. Il a été mis en retraite anticipée et débute cette histoire sur un lit d'hôpital. Avec une jeune fille à ses côtés, qu'il n'a jamais vue, et qui lui demande de retrouver le meurtrier de sa mère, officiellement morte d'un suicide ou d'un accident.

C'est le début d'une quête de la vérité. Mais quelle vérité ? Elle va s'avérer bien plus complexe et surprenante qu'il n'y paraît, une vérité multiple.

Tout est bien mystérieux, d'ailleurs cette Angélique-titre n'apparaît absolument pas dans ce démarrage de roman.

Musso aime tout particulièrement se mettre à la place de. Dans la peau de ses personnages, à entamer un voyage qui est principalement intérieur.

Du coup, le lecteur se retrouve face à des caractères plus élaborés qu'il n'y parait, au fur et à mesure que des secrets sont révélés (de gré ou de force). L'empathie initiale s'en retrouve mise à mal.

Pas d'histoire d'écrivain cette fois. Un style direct, qui va à l'essentiel. Moins d'accent mis sur l'écriture, cette cuvée 2022 se révèle être un suspense au plus près des protagonistes et de leurs interactions. Et faisant appel à nos sentiments.

Un divertissement assumé pour 320 pages qui se lisent rapidement. Avec un ton parfois un brin mordant, l'auteur jouant aussi la partition de l'humour noir, sans pour autant forcer le trait.

Il n'a pas cherché à proposer une intrigue la plus originale qui soit. Les ingrédients sont connus, mais l'histoire concoctée fonctionne, entre drame et distraction. Et pas manichéenne pour un sou.

Musso est un excellent raconteur d'histoires qui joue avec ses lecteurs, mais aussi du contexte actuel. L'action se déroule en 2020, et les contraintes de l'époque servent aussi le récit, sont une partie du mystère.

Guillaume Musso propose avec Angélique un suspense prenant, utilisant tous les éléments qui en font une histoire destinée au plus grand nombre. Un récit qui pose au fond la question de la place qu'on a ou qu'on se créée dans ce monde mouvant.
Lien : https://gruznamur.com/2022/0..
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En première partie, Louise Collange, une jeune fille bénévole à l'hôpital Pompidou , joue du violoncelle pour calmer les malades.
Ce jour-là, elle apprend que le patient est un ancien policier à la brigade criminelle.
Elle en profite pour lui confier que la mort de sa mère, une célèbre ex-danseuse étoile de l'opéra de Paris, ne semble pas être accidentelle malgré l'enquête qui a révélé le contraire.
Bon gré mal gré, l'ex-policier contre enquête et trouve de nouveaux éléments.
En deuxième partie, Angélique Charvet, une infirmière remplaçante prend la parole et livre les faits qui l'ont liée à la mère de Louise et à son voisin du dessus. Angélique a toujours rêvé d'une autre vie et une opportunité s'est offerte à elle.
En troisième partie, Mathias Taillefer, le policier entre en scène. Il avait prévenu Louise qu'il était dangereux. Accrochons-nous, lecteurs ! Guillaume Musso va sortir son jeu pour nous surprendre au moment où j'étais déjà bien captivée par le roman.
Cette fois, il y va d'inattendu en inattendu.
On repart dans le passé du policier, dans le passé de Louise. D'accord , pourquoi pas ? Mais quand même !
Encore un peu, je notais 5 étoiles.
La fin en a enlevé une.
Toujours est-il que je continue à admirer la structure des romans de l'auteur avec ses chapitres aux citations hyper bien en accord avec le contenu, sa façon de découper et de présenter les faits très clairement.
Je continuerai donc à lire Guillaume Musso.
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Ce roman mélange enquête, humour, mystère...mais rien de surnaturel cette fois-ci.

J'ai bien aimé tous les personnages, même les moins plaisants.
Mathias, ancien flic, irascible et impatient, au vocabulaire piquant, se réveille à l'hôpital puis se laisse un peu malgré lui embarquer dans une histoire de décès louche. Louise Collange, jeune musicienne bénévole à l'hôpital lui demande de l'aider à élucider la mort de sa mère, une affaire considérée comme déjà classée comme un suicide mais qu'elle soupçonne être toute autre. À partir de là, après seulement quelques pages, l'histoire prend forme et réussit à captiver le lecteur jusqu'à la fin.

On flotte entre le bien et le mal, on rencontre des personnages diversifiés, on voyage jusqu'à Venise, les liens entre tous les protagonistes se tiennent et je n'y ai trouvé aucune longueur. La chute vient un peu abruptement par rapport au déroulement global mais tous les petits détails qui m'avaient agacée dans "L'Inconnue de la Seine" sont totalement absents dans "Angélique", raison pour laquelle j'ai beaucoup plus apprécié cette lecture-ci. Un agréable moment de détente dans l'ensemble qui m'a fait sourire parfois à cause du ton bourru de Mathias. Un roman qui se lit rapidement. Merci à une sympathique collègue de l'avoir partagé avec moi, celle grâce à qui j'ai lu Musso pour la première fois avec le superbe "Et après..."
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C'est l'un des romans de cette rentrée littéraire que j'attendais avec le plus d'impatience et je ne regrette pas car j'ai adoré cette lecture dévorée en un week-end.

Mathias se réveille à l'hôpital où Louise est à son chevet. Elle lui demande d'enquêter sur la mort de sa mère, survenue quelques mois plus tôt. Mathias est sceptique mais comme Louise refuse de le laisser en paix, il accepte de prendre le dossier et très vite, il va découvrir des zones d'ombres.

J'ai vraiment été happée par ce roman et une fois commencé, il est très dur de le lâcher. L'enquête est passionnante même si je trouve que tout arrive un peu trop facilement entre les mains de Mathias. Il a, à peine, repris l'enquête qu'il trouve déjà des pistes qui semble avoir échapper à la police. Soit la police est passée complètement à côté de l'enquête soit Mathias est un super flic mais j'ai trouvé cela peu crédible. C'est bien la mon unique bémol, je vous rassure.

Les personnages ont tous des zones d'ombre, des secrets que l'on découvre au fur et a mesure. Si Mathias se fait passer pour un gros bonhomme bourru et Louise pour l'adolescente ingénue dans les premières pages, ils sont en fait bien plus profond que cela. Et puis, il y a tous les personnages qui gravitent autour d'eux et que l'on croise au fil des pages dont la plus importante Angélique qui donne son nom au roman que j'ai adore détester dès les premières pages.

Enfin j'ai adoré le dépaysement et me balader entre Paris et Venise en passant par Beyrouth. Guillaume Musso décrit à merveille les lieux, les odeurs, les couleurs et l'on a vraiment l'impression de se trouver sur les lieux avec les personnages.

Lien : https://missmolko1.blogspot...
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Voici mon retour de lecture sur Angélique de Guillaume Musso.
Paris, Noël 2021.
Après un accident cardiaque, Mathias Taillefer se réveille dans une chambre d'hôpital. Une jeune fille inconnue se tient à son chevet. C'est Louise Collange, une étudiante venue jouer bénévolement du violoncelle aux patients.
Lorsqu'elle apprend que Mathias est flic, elle lui demande de reprendre une affaire un peu particulière.
D'abord réticent, Mathias accepte finalement de l'aider, les plongeant ainsi, tous les deux, dans un engrenage mortel.
Ainsi commence une enquête hors du commun, dont le secret tient à la vie qu'on aurait voulu mener, l'amour qu'on aurait pu connaître, et la place qu'on espère encore trouver..
Angélique est un roman que je n'avais pas du tout imaginé acheter. En effet, il y a un moment que je n'ai pas lu du Guillaume Musso. J'en garde un bon souvenir pourtant toutefois le lire m'est un peu passé ; je ne suis pas toujours convaincue.
Mais je n'avais pas non plus imaginé de me retrouver sans lecture lors de la correspondance de six heures, à Paris, en rentrant de Tokyo !
Six heures c'est long, surtout sans avoir la possibilité de lire.
Direction donc la librairie où il y avait des Angélique partout ! Deux box, dans le rayon aussi.. Alors, je n'ai pas résisté à son appel, me disant que ce roman était pour moi :)
Je n'ai même pas lu le résumé, le connaissant pour avoir lu pas mal de critiques dessus.
Mathias Taillefer est un ancien flic que nous découvrons dans une chambre d'hôpital. Il est réveillé par le son d'un violoncelle, joué par une jeune étudiante prénommée Louise.
Leur rencontre est un peu brusque car on ne peut pas dire que Mathias soit très doux ! Au contraire, c'est un personnage très bourru que j'ai pris plaisir à découvrir. Il est attachant malgré un sacré caractère.
Louise, apprenant qu'il a été flic lui demande de trouver ce qui est arrivé à sa maman. L'ancienne danseuse étoile est morte dans des conditions étranges, et Louise ne croit ni à un accident ni à un suicide.
C'est le début d'une enquête étonnante, avec des révélations surprenantes à la clé.
Je suis tout de suite rentré dans l'histoire et j'ai pris plaisir à lire ce roman quasiment d'une traite. J'ai réussit à le terminer pile avant de rentrer dans l'avion ; mon mari n'en revenait pas de me voir accrocher à ce point avec ma lecture.
j'ai adoré l'histoire, les personnages. Il y a de sacrés rebondissements. On a ici un roman à tiroir sacrément bien ficelé.
Franchement, c'est un coup de coeur :)
Angélique est une excellente surprise que je vous recommande sans aucune hésitation et note cinq étoiles :)
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Justice immanente

Une de mes petites-filles ( j'en ai trois ) est une fan absolue de Guillaume Musso.
Je me souviens, quant à moi, l'avoir découvert à ses débuts avec "Et après...", qui m'avait moyennement plu.
Les critiques étant bonnes, j'ai voulu refaire un essai.
Ouais, bon, vite lu, vite oublié.
On sait dès le début qui a tué qui et pourquoi et on se doute que ce crime ne restera pas impuni. Il y a quelques rebondissement, tout de même, qui m'ont quand même surprise. Tout n'est pas négatif, mais je ne crois pas que je réitérerai l'expérience avec cet auteur.
Maintenant, ce n'est que mon humble avis, à vous de vous faire une opinion si ce n'est déjà fait.
Bonne lecture
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Mathias Taillefer, ancien policier, est sollicité par la jeune Louise Collange car elle pense que la mort de sa mère, Stella Petrenko, ex danseuse, n'est pas accidentelle. Mathias accepte à condition que Louise lui rende service en se rendant à un rendez-vous avec une femme qu'il a autrefois aimée. le policier et la jeune fille découvrent que Stella était amie avec Marco Sabatini, son voisin du dessus, jeune peintre renommé, lui aussi décédé récemment. Ils remontent jusqu'à la trace d'une infirmière, Angélique Charvet, et comprennent que celle-ci cache bien des choses et qu'elle est devenue très proche de la famille Sabatini à Venise. Taillefer pourra t'il faire éclater la vérité alors qu'un autre homme est sur la piste d'Angélique ?

J'ai reçu ce livre en cadeau de Noël et j'étais curieuse de le découvrir car son résumé me semblait prometteur.
Si j'ai bien beaucoup aimé ce roman jusqu'à ses trois quarts, la dernière partie m'a semblé plus confuse, la fin bien compliquée et n'a pas répondu à toutes mes questions, c'est bien dommage. Je n'aime pas finir un roman en ayant l'impression d'avoir loupé quelque chose.
Néanmoins ce roman est agréable à lire, le style est fluide, il y a de fréquentes références à l'actualité avec le Covid, l'inondation de Venise récente...
J'ai été agréablement surprise par la couverture et les dessins en noir et blanc au début de chaque grande partie, j'ai trouvé que c'était une bonne idée d'illustrer ainsi le roman.
Si la fin du livre n'avait pas été aussi alambiquée, je pense que j'aurais mis une meilleure appréciation à ce livre.
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