> Gabrielle Merchez (Traducteur)

ISBN : 2226052135
Éditeur : Albin Michel (1991)


Note moyenne : 4.2/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
Spécialiste des espèces en voie de disparition, Dan O'Brien a oeuvré à la réintroduction du faucon pèlerin dans les Rocheuses. Il fait un jour le pari fou de réapprendre la vie sauvage à Dolly, une femelle née en captivité. De la frontière canadienne au golfe du Mexique... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 3.00/5
    Par Myrtle, le 16 juillet 2011

    Myrtle
    Les amoureux de la nature et des animaux, plus particulièrement, risquent d'adhérer au propos du livre. Grands espaces, récits de sauvetages d'oiseaux, tout est là pour nous faire oublier la grisaille des villes et son lot de soucis. Mais ce voyage initiatique est malheureusement quelque peu lassant sur la longueur…


    Dan O'Brien, spécialiste des espèces en voie de disparition nous livre ici tout son savoir sur les oiseaux, plus précisément les faucons pèlerins. le lecteur suit ses opérations de sauvetage et l'apprentissage de celle qu'il a baptisée Dolly.


    La faune est omniprésente dans l'ouvrage et l'auteur va même jusqu'à démontrer la supériorité de l'animal sur l'humain : « J'ai approché mon oeil d'un des trous pour l'air découpés dans le carton afin de surveiller l'état du pèlerin dans le déranger. Mais l'intérieur de la boîte était sombre et lorsque ma vue s'est finalement accoutumée, j'ai compris que c'était moi que l'on observait. La femelle me regardait, ses yeux d'un noir profond réfléchissant la lueur de la lune. Elle ne semblait pas effrayée, plutôt hautaine, supérieure, et sous son regard, je me suis senti insignifiant. Elle ne transpirait aucune haine. S'il existait un équivalent humain à ce que j'apercevais dans les yeux du faucon, c'était de la pitié. Elle me força à me détourner. »


    Intelligents et sensibles à ce qui les entoure, on voit tout l'amour que porte l'auteur à ces oiseaux à chaque fois qu'il parle d'eux : « le pèlerin règne sur l'imagination humaine car il est source d'inspiration. Sa beauté est raffinée. Les adultes ont le dos couvert de plumes d'un noir bleuté – chacun possédant un dégradé différent – et le poitrail large d'un blanc saumoné tacheté de noir. J'ai observé Dolly dans son plumage immature sombre, ses pattes d'un jaune virant au bleu, ses longs doigts fins, ses ongles d'ébène. A cet instant, elle a levé une patte pour se gratter le menton avec autant de délicatesse qu'une femme se frotterait le nez à une soirée mondaine. »


    Le choix de ses mots révèle l'admiration de l'auteur, qui consacre chacun de ses jours à surveiller Dolly, à lui apprendre à chasser et à voler. Mais la lassitude s'empare parfois de lui. La nature est cruelle et notre auteur doit supporter la mort de trois jeunes faucons, ou le nouvel état de Dolly après qu'elle ait heurté des fils électriques.


    Entièrement dévoué à sa cause, Dan O'Brien nous livre donc ici une véritable ode à la nature et nous explique son combat pour réintroduire les faucons pèlerins dans les Rocheuses. Bien qu'intéressant, son propos risque de lasser le lecteur lambda, qui ne sera pas aussi passionné que lui ! Son livre est entièrement consacré aux oiseaux qu'il adore, à tel point que son épilogue passe rapidement sur sa situation actuelle pour donner majoritairement des nouvelles de sa chère Dolly ! A réserver donc aux fervents défenseurs de la nature…
    Pour ceux qui veulent aller plus loin, la quatrième de couverture nous renvoie vers deux sites sur les bisons et l'écologie des Grandes Plaines : www.wildideabuffalo.com et www.brokenheartbuffaloleather.com.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par keisha, le 20 octobre 2011

    keisha
    Avertissement : ce récit contient des traces de chasse, des prédateurs, un zeste d'humour, beaucoup d'enthousiasme. Au cours de sa lecture aucun animal n'a été maltraité. Comme souvent, ce billet manque d'objectivité.

    Dan O'Brien, propriétaire d'un ranch en Dakota du Sud qui ne lui rapporte guère, gagne sa vie à divers boulots, dont la réintroduction du faucon pèlerin dans son milieu naturel, d'où il a failli disparaître avant l'interdiction du DDT. Comme je l'ai appris avec En vol de Alan Tennant (lecture hautement recommandable), le faucon pèlerin sert d'indicateur, et ce qui est mauvais pour lui risque de l'être bientôt pour l'homme. En quelques années les USA ont connu une évolution, et cette activité de réintroduction, ainsi que la chasse au faucon pèlerin, n'est plus interdite.

    Dan O'Brien va tenter d'apprendre à chasser toute seule à Dolly, jeune femelle de 800 grammes née en captivité et seule survivante d'une précédente tentative de réintroduction plus classique dans les Rocheuses, afin de la relâcher complètement sur les bords du golfe du Mexique. le voilà parti pour des milliers de kilomètres, accompagné de Jack, son retriever, et Spud, jeune chien d'arrêt encore en plein apprentissage. le trio, parfois aidé d'amis et de leurs chiens, guidera Dolly vers des gibiers de plus en plus retors, comme dans la vraie vie.
    Car si le faucon pèlerin a des prédateurs, l'aigle, le grand duc et l'homme, ses proies gardent quand même quelques chances, grâce à des ruses apprises au fil du temps. Quoique, avec une vitesse pouvant atteindre 300 km/k et un oeil de faucon, justement, le faucon pèlerin est bien armé.

    Dan O'Brien raconte cette histoire avec simplicité sans envolées lyriques, mais on sent son amour de la nature. Au passage, il évoque quelques pages plus ou moins glorieuses de l'histoire américaine, en particulier avec les indiens, et le désir de certains de vivre dans la belle nature, mais avec tout le confort moderne, détruisant ainsi les habitats naturels des animaux ... et ce qui faisait le charme de l'endroit choisi pour y habiter.

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-rites-d-automne-..
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Glacha, le 24 avril 2012

    Glacha
    Dan O'Brien a réussi à m'embarquer avec lui dans sa passion pour les faucons, à travers son road trip, ou plutôt comme il le nomme, sa "migration" afin de relâcher une femelle faucon pèlerin captive à laquelle il a tenter de redonner sa nature sauvage. Véritable hymne à la nature, et ode à ses habitants à plumes.
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)

Critiques presse (1)


  • Lexpress , le 03 juillet 2011
    Exotique à souhait, cette chronique naturaliste est également une méditation sur la solitude, dans des décors somptueux.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par Myrtle, le 16 juillet 2011

    Allongé dans mon duvet, je réfléchissais à notre prochaine approche. Il nous faudrait essayer de redescendre jusqu’à la boîte sans effaroucher Bleue et Verte, déposer des morceaux de caille comme appâts et espérer que les faucons aient faim. La lampe tempête pendait à une branche, non loin de moi. Je me suis levé pour l’éteindre avant de retourner dans mon sac de couchage. La lueur blanche et crue a jauni lentement et s’est tamisée. A l’instant où elle s’est éteinte, j’ai remarqué les étoiles. La nuit serait glaciale pour les faucons, sur leur falaise. Mais quelle nuit magnifique, fraîche et cristalline. C’était la première qu’ils passaient dans la nature. Ils ne vivraient peut-être jamais la migration de leur espèce, mais ils auraient eu un avant-goût de la vie sauvage. La brise sentait l’automne et mes pensées de sont envolées avec elle.
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  • Par Myrtle, le 16 juillet 2011

    J’ai approché mon oeil d’un des trous pour l’air découpés dans le carton afin de surveiller l’état du pèlerin dans le déranger. Mais l’intérieur de la boîte était sombre et lorsque ma vue s’est finalement accoutumée, j’ai compris que c’était moi que l’on observait. La femelle me regardait, ses yeux d’un noir profond réfléchissant la lueur de la lune. Elle ne semblait pas effrayée, plutôt hautaine, supérieure, et sous son regard, je me suis senti insignifiant. Elle ne transpirait aucune haine. S’il existait un équivalent humain à ce que j’apercevais dans les yeux du faucon, c’était de la pitié. Elle me força à me détourner.
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Videos de Dan O'Brien

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Vidéo de Dan O'Brien

Les carnets de route de François Busnel, France 5, 23/02/2012
Rencontre avec Dan O'Brien
Le périple de François Busnel commence dans le Dakota du Sud, au pied des collines sacrées, situées dans les territoires sioux et cheyenne, parmi les plus majestueux paysages d'Amérique. C'est également l'un des sites les plus chargés d'histoire : Deadwood, Little Big Horn, Wounded Knee, Bear Butte... La liste est longue de noms qui évoquent la conquête de l'Ouest, les règlements de comptes entre desperados, les batailles rangées opposant Tuniques bleues et Indiens, les massacres des populations indigènes... Avec les écrivains Dan O'Brien, Craig Johnson, Alexandra Fuller, Jim Harrison et James Lee Burke...











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