> Valérie Malfoy (Traducteur)

ISBN : 222621870X
Éditeur : Albin Michel (2011)


Note moyenne : 2.8/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
Sous le pseudonyme de Lauren Kelly.

Riche et charismatique mécène, Drewe Hildebrand suscite le scandale en organisant une exposition de « bio-art », qui inclut des foetus et des masques faits de sang humain, dont l’un à l’effigie de Drew elle-même. Est... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 3.00/5
    Par bibliomanu, le 13 janvier 2011

    bibliomanu
    Avril 2003. Drew Hildebrand a disparu après avoir été kidnappée dans d'étranges conditions. CEux qui la côtoyaient auront tôt fait de penser cela n'a rien de surprenant. Dans l'univers de l'Art Contemporain, cette galeriste pour le moins emblématique semblait ne rien pouvoir accomplir dans la simplicité. Sans compter que sa dernière exposition en date dédiée au bio-art, si elle avait suscité l'admiration des uns, n'en avait pas moins provoqué la colère des autres pour sa nette tendance à exposer Corps humains et foetus selon des mises en scène scabreuses. De là cependant à s'en prendre physiquement à son instigatrice ? De là aussi à enlever aussi sa nièce, à la bourrer de « crystal meth », cette drogue synthétique redoutable, et de l'abandonner ensuite au cœur de la Shale River Mountain ?
    Les choses sont-elles seulement aussi simples ?
    Les réponses à ces questions, c'est justement Annemarie qui les possède. Un père en prison, une mère en proie à la dépression et à l'alcool, elle n'avait eu d'autre choix que d'aller vivre chez sa tante. Elle en était heureuse d'ailleurs et, malgré les excentricités de cette dernière, comme par exemple de lui faire changer de prénom, elle lui vouait en toutes circonstances une forme d'admiration, de fascination. De son côté, Drew la portait tantôt aux nues, lui accordait une importance au delà du raisonnable, puis feignait l'indifférence, lui témoignait sa déception en lui laissant entendre qu'elle n'était pas à la hauteur de ses attentes.
    Tout ceci, c'est Annemarie qui l'apprend au lecteur. Très vite, celui-ci comprend qu'il n'a pas affaire à une enquête classique. A tout bien considérer, il n'y a pas même vraiment d'enquête. Car l'enjeu de ce roman ne se situe pas en premier lieu sur la résolution planant autour de la disparition de Drew mais plutôt sur la complexité des rapports de la tante avec sa nièce. Sur l'art aussi, mais dans une moindre mesure.
    On est là loin, très loin des romans policiers tendance, dont j'ai déjà eu l'occasion de parler sur ce blog. Avec un titre pareil et une telle couverture - réussie au demeurant - on aurait été en droit de penser que l'on allait avoir droit à tout un panel de meurtres, ou hémoglobine et autres viscères auraient servis de principaux catalyseur à l'histoire. Ici c'est la tension psychologique qui est maintenue de bout en bout. En revenant sur leur relation, Annemarie / Marta tisse méticuleusement la trame du drame en devenir, inocule le malaise à petites doses, le rend palpable à un point tel qu'outre le fait de l'éprouver, on ne peut qu'être admiratif d'une telle maîtrise sur le long terme.
    Il faut dire que Lauren Kelly n'en est pas à son coup d'essai. Elle a déjà signé dEux autres suspenses, Coeur volé et Emmène-moi Emmène-moi mais elle a aussi au bas chiffre plus de soixante-dix bouquins à son actif, et pas des moindres puisque l'un d'entre Eux, Les Chutes, a reçu le prix Femina Etranger en 2005. Vous le savez peut-être déjà ou bien vous l'aurez deviné, Joyce Carol Oates est effectivement derrière ce Masque de sang. Avec une écriture si glaçante, si fine, et une histoire si diablement efficaces, on ne peut que s'en réjouir.

    Lien : http://bibliomanu.blogspot.com
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    • Livres 3.00/5
    Par jostein, le 07 février 2011

    jostein
    Un thriller de John Carol Oates ne peut pas ressembler à un roman policier classique. Certes, il y a une disparition et un début d'enquête mais la teneur psychologique du livre réside dans l'ambiguïté des personnages.
    Tout d'abord, parce que Marta, le seul témoin de la disparition de Drewe est sous l'emprise de la drogue et que son comportement est fort altéré. le style de l'auteur s'adapte d'ailleurs à cet état, avec un style décousu à l'image des pesées de Marta.
    La plus grande partie du livre nous décrit les relations entre Drewe et les artistes qu'elle aime (Virgil West, Xénia) mais surtout celles qu'elle entretient avec sa nièce Marta. Drewe est ambigüe car elle est bonne et aimante, mais elle peut être dure et manipulatrice. Ce qu'elle reproche aussi à Marta. La jeune fille, elle, est totalement sous l'emprise émotionnelle de sa tante.
    Ensuite, il y a toutes les connexions avec les personnages principaux qui enrichissent l'intrigue (mort précédente d'une jeune artiste, le passé sulfureux du père de Marta, le saccage de l'exposition Bio-Art par une secte "Chrétiens pour la vie").
    Il faut dire que Drewe soutient des artistes de la nouvelle génération. Elle a démarré avec Andy Warhol pour finir avec Xénia, un sculpteur qui détourne les éléments humains (sang, foetus...).
    Joyce Carol Oates est un écrivain perfectionniste et ici, elle maîtrise le domaine de l'Art.
    "Masque de sang" est un roman étonnant où l'ambiance est souvent malsaine. J'ai trouvé la seconde partie un peu longue, mais la fin est intéressante et rythmée.

    Lien : http://surlaroutedejostein.over-blog.com/article-masque-de-sang-6664..
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    • Livres 3.00/5
    Par Tymothy, le 20 février 2011

    Tymothy
    Oates n'a pas son pareil pour en quelques lignes, en quelques mots établir une ambiance, une psychologie... toutefois, ce n'est pas aussi emballant que la plupart de ses ouvrages publiés sous son vrai nom !!
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Citations et extraits

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  • Par jostein, le 07 février 2011

    Tu crois pouvoir changer cela, exercer une influence, mais quand il s'agit des gens de sa propre famille, qui ont pouvoir sur nous, on est désarmé. Mais on peut se libérer d'eux. J'étais sceptique. Jamais je ne me libèrerais de papa et encore moins de tante Drewe.
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  • Par jostein, le 07 février 2011

    l'art, ce n'est pas la beauté? Si c'est plus laid que la vie, pourquoi voudrait-on regarder cela? Pourquoi voudrait-on créer?
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