Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

> Danièle Darneau (Traducteur)

ISBN : 2757810898
Éditeur : Points (2008)


Note moyenne : 3.85/5 (sur 55 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Dans Les Rêves de mon père, Barack Obama raconte son exceptionnel parcours. Celui d'un homme charismatique, candidat à l'investiture démocrate pour la présidentielle de 2008, qui représente désormais l'espoir et le renouveau pour des millions d'Américains. Dès les premi... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (8)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par Epictete, le 22 avril 2014

    Epictete
    Ce livre a passé pas ma de temps dans ma PAL. J'ai longtemps hésité à aborder cette autobiographie d'un président en exercice… Et je me suis rendu compte qu'elle avait été écrite avant sa prise de fonction, et comme j'étais quand-même intrigué par le personnage, je me suis lancé.
    Et j'ai trouvé un ouvrage emprunt de sincérité et d'une certaine humilité, sans fausse modestie pour autant. Il n'est pas question en lisant ce livre de penser à faire un bilan de l'action de Baracck Obama, mais on peut quand même garder à l'esprit que dans sa fonction actuelle, et compte tenu des difficultés afférentes à ce poste aussi bien termes d'action internationale que dans la gestion du pays et de sa structure compliquée, il a su résister et ce n'est peut-être pas par hasard.
    Ce livre raconte une partie de sa vie, bien sûr, mais il est avant tout identitaire (Un père Kenyan, élevé par une mère et un beau-père Indonésiens). Il écrit
    -« J'étais trop jeune pour savoir que j'avais besoin d'une race ».
    Il travaille très jeune dans l'action sociale et communautaire, avec une intelligence supérieure. Et il apprend à analyser le pays qui l'entoure, ce pays compliqué, plein de communautés, de clivages, etc.
    A la recherche de son père, ce père absent de sa vie, rebelle, grand homme admirable, il va comprendre l'Afrique et ses problèmes, ses handicaps et va affiner sa vision globale du monde.
    On se rend compte, à la lecture de cette autobiographie d'un homme qui n'a certainement pas encore tout dit que l'on n'est pas face à n'importe-qui.
    J'ai bien aimé ce livre. Il ne représente pas une grande œuvre littéraire, mais m'a donné un regard plus acéré sur la société Américaine.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          1 14         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par Drych, le 13 février 2014

    Drych
    La première publication de ce livre date de 1995, alors que son auteur n'avait que 34 ans, bien avant sa candidature à la présidence et avant même sa première élection comme sénateur de l'Illinois, ce qui limite le risque hagiographique de publications plus récentes puisque le texte ne couvre pas la partie véritablement politique de sa vie. 34 ans ce serait court pour une autobiographie, mais ce n'est pas vraiment ce dont il s'agit ici, puisque le récit donne surtout une place importante aux réflexions d'un homme à la recherche de sa place, de son identité noire et de ses origines familiales. le propos apporte un éclairage très intéressant sur la société américaine, sur la place des noirs, sur tous les cercles vicieux qui piègent les habitants des banlieues pauvres, sur la culture africaine et la colonisation. J'ai été très agréablement surpris par ce livre, par la sincérité, le pragmatisme et le volontarisme qui s'en dégagent.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 14         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par Gangoueus, le 22 décembre 2010

    Gangoueus
    J'aime évoluer à contre-courant, lire un ouvrage loin de la cohue médiatique qui porte sa parution ou sa réédition comme ce fut le cas pour ce texte autobiographique de Barack Obama, paru il y a quinze ans, alors qu'il suscitait une curiosité en étant le premier afro-américain, président de la revue de droit de l'institution Harvard. La première surprise réside donc dans la production d'un récit expliquant le parcours loin d'être achevé d'un jeune métis, afro-américain, noir (ou tout ce que vous voulez).

    Ce texte est d'abord l'histoire d'une quête identitaire, l'itinéraire à la fois protégé, singulier dans son enfance du jeune Barack Obama, élevé tantôt par sa mère et son beau-père indonésien, tantôt par ses grands parents maternels à Hawaï, loin de l'Amérique continentale. C'est le conte de cette nécessité pour ce jeune homme écartelé dans ce pays cloisonné en communautés d'avoir une race. On assiste donc à la construction d'une personnalité avec toujours cette distance et le recul impératif pour interroger les événements, observer les situations, s'imprégner de la lecture sur les grands penseurs noirs. Un enfant, un adolescent, un adulte en quête du parent absent, cette figure du père, à laquelle sa couleur le renvoie, dont la présence s'est résumée à des épisodes parcellaires. Ce grand homme venu du Kenya. Brillant, exigeant, mais à la destinée semblable à celle de nombreux intellectuels africains broyés par des systèmes politiques cannibales dont ils auront constamment refusé de se plier aux codes.

    Cette longue quête identitaire le conduit très tôt à l'action sociale (au lieu d'un siège confortable dans une boîte new-yorkaise) dans les bas-fonds du fameux South Side de Chicago en tant qu'organisateur des communautés. Organisateur des communautés. le concept devrait faire sourire plus d'un en France, terre hostile à ce type d'organisation tribale. Pendant trois ans, Barack Obama va s'employer à structurer, tisser des liens avec le petit peuple noir de Chicago, avec les communautés protestantes et les paroisses catholiques, avec les leaders musulmans pour faire avancer une action sociale visant à réintroduire de l'emploi dans cet ancien bassin minier, de retenir les classes émergentes qui fuient le South Side, tenter de donner de l'espoir à ces jeunes afro-américains des années 80 qui passent petit à petit le point de non retour. Obama livre des observations riches de tous ses contacts, de sa posture singulière sur ce monde complexe et la difficulté d'introduire un changement. C'est une sorte de photo de l'Amérique noire réalisée 30 ans après les mouvements pour les droits civiques. Cette experience est passionnante à suivre avec son lot de rencontres, ses coups durs, la détermination du narrateur, la profonde solitude consciente ou inconsciente de l'individu dans un monde dont on a le sentiment qu'il cherche à y trouver une place, à se prouver quelque chose. Rappelons qu'il a une vingtaine d'années à ce moment.

    Puis s'entremêlent des événements plus intimes en lien avec sa famille africaine, l'apparition d'Auma sa grande soeur kenyane, la déconstruction de l'image paternelle, la disparition d'un frère inconnu, David, puis son voyage initiatique au Kenya à la rencontre de la famille du vieil homme, son père. Voyage où la justesse du point de vue de Barack Obama sur les maux d'Afrique comme l'ethnocentrisme, le poids du clan est manifeste. Une des clés de la faillite du père est bien là. Il y a un côté "Roots" passionnant quand la grand-mère raconte l'épopée des Obama, le temps de plonger en Afrique précoloniale, dans le colonialisme et voir les soleils des indépendances avec leurs parts de ténèbres. De nombreuses pièces du puzzle se rassemblent.
    Barack Obama développe son regard sur ses proches, sa famille maternelle avec une minutie qui semble anachronique quand on a l'impression que c'est l'enfant Barry qui l'assène. Plus tard sa découverte de New York, puis celle de Chicago sont l'occasion de forger sa propre vision du monde. Il est assez surprenant que cet homme dont chaque page écrite transpire une forme de sincérité, un besoin d'exprimer une singularité qui ne soit pas toutefois autocentrée (comme le lui reprocha une étudiante à Hawaï) mais l'occasion d'une meilleure compréhension du monde, cet homme disais-je soit aujourd'hui le 44ème président des Etats-Unis.

    Un homme qui a dépassé les rêves de son père.


    Lien : http://gangoueus.blogspot.com/2010/12/barack-obama-les-reves-de-mon-..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par fx131, le 23 avril 2014

    fx131
    Cet homme est si intriguant que la lecture ce cet opus s'imposait. Ici l'on découvre ce qui à fait Obama , au travers d'un parcours parfois complexe , parfois émouvant , toujours digne . Cet homme au destin hors norme ce livre ici avec une franchise trés rare pour un politique de ce niveau . C'est beau , sobre et simple . A découvrir.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la critique

  • Par cannelle124, le 18 septembre 2012

    cannelle124
    La première édition de ce livre date de 1995 et il a été réédité en 2004, donc avant ses victoires aux élections comme sénateur de l'Illinois puis comme Président des Etats-Unis. C'est donc un document plus "intime" sur cet homme que nombres des bibliographies sorties depuis. J'ai beaucoup apprécié cet ouvrage, à la fois à l'écriture simple comme celle d'un roman, rarement ennuyeuse et plein d'espoirs et de projets, sans concession face aux échecs et expériences rencontrés ... mais surtout cette quête de l'identité m'a particulièrement intéressé. Obama nous invite de son enfance à Hawaï puis en Indonésie, ses études universitaires et ses mises en question de l'identité noire, sa réalité souvent faite de racisme, de pauvreté dans son action associative à Chicago et finalement la compréhension de ses racines africaines ... Beaucoup de questionnements et un parcours qui ont sans doute forgé sa vision de l'avenir pour une Amérique multiraciale ...
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la critique

> voir toutes (7)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Epictete, le 22 avril 2014

    Finalement, malgré mon désir obstiné de me protéger des regards scrutateurs, malgré mon envie récurrente d'abandonner le projet tout entier, ce qui se retrouve dans ces pages est le récit d'un voyage personnel, intérieur, la quête d'un garçon à la recherche de son père, et à travers cette quête, le désir de donner un sens utile à sa vie de Noir américain. Le résultat est autobiographique, même si ces trois dernières années, lorsqu'on me demandait quel était le sujet du livre, j'évitais généralement cette désignation. Une autobiographie, cela vous promet des exploits qui méritent de passer à la postérité, des conversations avec des gens célèbres, des événements importants dans lesquels l'auteur joue un rôle central.

    Il n'y a rien de tout cela ici.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 8         Page de la citation

  • Par Epictete, le 22 avril 2014

    J'étais trop jeune pour savoir que j'avais besoin d'une race.

    (Citation en quatrième de couverture de l'édition "Points")

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la citation

  • Par Brize, le 18 juin 2011

    Extrait de la seconde préface :
    […] ce qui me frappe le plus en songeant à l’histoire de ma famille, c’est une éternelle tendance à l’innocence, une innocence qui semble inimaginable, même mesurée à l’aune de l’enfance. Le cousin de ma femme, qui n’a que six ans, a déjà perdu, lui, cette innocence. Il se trouve que certains petits camarades du cours préparatoire ont refusé un jour de jouer avec lui parce qu’il a la peau noire, comme il l’a raconté à ses parents en rentrant de l’école. Apparemment, ses parents, nés et élevés à Chicago et à Gary, ont pour leur part perdu leur innocence depuis longtemps, et s’ils ne montrent aucune amertume […], on décèle cependant une note de chagrin dans leur voix quand on les écoute se demander s’ils ont bien fait d’aller s’installer à l’extérieur de la ville, dans une banlieue principalement blanche, afin d’éviter à leur fils d’être pris dans d’éventuelles fusillades entre gangs et de fréquenter, à coup sûr, une école aux moyens insuffisants.

    Ils en savent trop, nous en avons tous trop vu, pour prendre la brève union de mes parents – un homme noir et une femme blanche, un Africain et une Américaine – pour argent comptant. En conséquence, certaines personnes ont beaucoup de mal à me prendre pour argent comptant. Quand on ne me connaît pas bien, qu’on soit noir ou blanc, et qu’on découvre mes origines (et c’est généralement une découverte, car j’ai cessé de mentionner la race de ma mère à l’âge de douze ou treize ans, quand j’ai commencé à flairer que, ce faisant, je cherchais à m’attirer les bonnes grâces des Blancs), je vois la fraction de seconde d’adaptation, le regard qui cherche dans mes yeux quelque signe révélateur. Ils ne savent plus qui je suis. En secret, ils devinent le trouble intérieur, je suppose… le sang mêlé, le cœur divisé, la tragédie du mulâtre pris entre deux mondes. Et quand je leur explique que, non, cette tragédie n’est pas la mienne, ou tout du moins pas la mienne seule, c’est la vôtre, fils et filles de Plymouth Rock et d’Ellis Island, c’est la vôtre, enfants d’Afrique, c’est la tragédie à la fois du cousin de ma femme âgé de six ans et celle de ses camarades blancs, vous n’avez donc pas à chercher ce qui me perturbe, tout le monde peut le voir au journal télévisé, le soir… et si nous pouvions au moins reconnaître cela, le cycle tragique commencerait à se rompre… quand je leur dis tout cela, eh bien, je suppose que je parais incurablement naïf, cramponné à de vains espoirs […]. Ou, pire encore, j’ai l’air de vouloir me cacher de moi-même.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 7         Page de la citation

  • Par juju2nice, le 30 avril 2011

    Je songeais au fils de bernadette,agé de 5 ans,qui trottait dans les rues défoncées d'Altgeld entre une usine de traitement des eaux usées et une décharge.Ou se situait-il sur le spectre de la vertu?S'il atterrissait dans un gang ou en prison,cela témoignerai-il de son essence meme,cela prouverait qu'il est porteur d'un mauvais gene.... ou était-ce simplement la conséquence de ses conditions d'existence dans un monde détèrioré?
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 5         Page de la citation

  • Par Madimado, le 29 septembre 2012

    - Je n’aime pas trop la politique.
    - Pourquoi ?
    - Je ne sais pas. Les gens finissent toujours par être déçus.

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la citation

> voir toutes (4)

Videos de Barack Obama

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Barack Obama

Un sosie d'Obama dans une pub chinoise .
Une célèbre marque de fast-food utilise l'image du président américain pour une campagne diffusée en Chine. Retrouvez toutes les vidéos du Nouvelobs











Sur Amazon
à partir de :
5,00 € (neuf)
0,29 € (occasion)

   

Faire découvrir Les rêves de mon père par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (127)

> voir plus

Quiz