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> Danièle Darneau (Traducteur)

ISBN : 2757810898
Éditeur : Points (2008)


Note moyenne : 3.95/5 (sur 37 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Dans Les Rêves de mon père, Barack Obama raconte son exceptionnel parcours. Celui d'un homme charismatique, candidat à l'investiture démocrate pour la présidentielle de 2008, qui représente désormais l'espoir et le renouveau pour des millions d'Américains. Dès les premi... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par hanta, le 18 août 2012

    hanta
    Je vais tenter aujourd'hui de critiquer l'autobiographie du président américain, en espérant ne subir aucune censure. Globalement son livre était vraiment bien et j'ai découvert plusieurs aspects de sa personnalité et de sa vie : son enfance en Indonésie, son adolescence rebelle, son travail d'organisateur de communautés à Chicago, son voyage au Kenya. Ce livre est très intime et on voit les sentiments qui l'animent, notamment sa quête d'identité : Noir ou Blanc? Quelle identité? Quelles origines? Quelle communauté? Qui était réellement son père ?
    Je n'étais pas fan de Barack Obama et assez sceptique lors de son élection mais ce livre a changé ma vision des choses. C'est quelqu'un qui a une réflexion profonde sur la condition des Noirs, sur le monde qui l'entoure, qui s'est engagé pour des causes vraiment justes et qui s'est battu pour un monde meilleur. Je pense qu'aucun président américain n'a été autant investi et proche du peuple et des besoins quotidiens des gens. Il a vu la réalité douloureuse qui frappait certaines franges de la population. Et d'ailleurs j'étais assez étonnée car de mon côté j'ai découvert la vie difficile des Noirs aux Etats-Unis. Je ne pensais pas que les Etats-Unis étaient un pays aussi inégalitaire, divisé et raciste et ce fut une réelle surprise !
    Le style d'écriture est parfois pompeux (la faute à la traduction peut-être) et certains passages sont assez longs, notamment lors de son expérience à Chicago. La partie que j'ai préféré était son voyage au Kenya, à la rencontre de sa famille.
    Un conseil : lisez absolument ce livre !

    Lien : http://leslecturesdehanta.eklablog.com/les-reves-de-mon-pere-a83590252
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    • Livres 5.00/5
    Par Gangoueus, le 22 décembre 2010

    Gangoueus
    J'aime évoluer à contre-courant, lire un ouvrage loin de la cohue médiatique qui porte sa parution ou sa réédition comme ce fut le cas pour ce texte autobiographique de Barack Obama, paru il y a quinze ans, alors qu'il suscitait une curiosité en étant le premier afro-américain, président de la revue de droit de l'institution Harvard. La première surprise réside donc dans la production d'un récit expliquant le parcours loin d'être achevé d'un jeune métis, afro-américain, noir (ou tout ce que vous voulez).

    Ce texte est d'abord l'histoire d'une quête identitaire, l'itinéraire à la fois protégé, singulier dans son enfance du jeune Barack Obama, élevé tantôt par sa mère et son beau-père indonésien, tantôt par ses grands parents maternels à Hawaï, loin de l'Amérique continentale. C'est le conte de cette nécessité pour ce jeune homme écartelé dans ce pays cloisonné en communautés d'avoir une race. On assiste donc à la construction d'une personnalité avec toujours cette distance et le recul impératif pour interroger les événements, observer les situations, s'imprégner de la lecture sur les grands penseurs noirs. Un enfant, un adolescent, un adulte en quête du parent absent, cette figure du père, à laquelle sa couleur le renvoie, dont la présence s'est résumée à des épisodes parcellaires. Ce grand homme venu du Kenya. Brillant, exigeant, mais à la destinée semblable à celle de nombreux intellectuels africains broyés par des systèmes politiques cannibales dont ils auront constamment refusé de se plier aux codes.

    Cette longue quête identitaire le conduit très tôt à l'action sociale (au lieu d'un siège confortable dans une boîte new-yorkaise) dans les bas-fonds du fameux South Side de Chicago en tant qu'organisateur des communautés. Organisateur des communautés. le concept devrait faire sourire plus d'un en France, terre hostile à ce type d'organisation tribale. Pendant trois ans, Barack Obama va s'employer à structurer, tisser des liens avec le petit peuple noir de Chicago, avec les communautés protestantes et les paroisses catholiques, avec les leaders musulmans pour faire avancer une action sociale visant à réintroduire de l'emploi dans cet ancien bassin minier, de retenir les classes émergentes qui fuient le South Side, tenter de donner de l'espoir à ces jeunes afro-américains des années 80 qui passent petit à petit le point de non retour. Obama livre des observations riches de tous ses contacts, de sa posture singulière sur ce monde complexe et la difficulté d'introduire un changement. C'est une sorte de photo de l'Amérique noire réalisée 30 ans après les mouvements pour les droits civiques. Cette experience est passionnante à suivre avec son lot de rencontres, ses coups durs, la détermination du narrateur, la profonde solitude consciente ou inconsciente de l'individu dans un monde dont on a le sentiment qu'il cherche à y trouver une place, à se prouver quelque chose. Rappelons qu'il a une vingtaine d'années à ce moment.

    Puis s'entremêlent des événements plus intimes en lien avec sa famille africaine, l'apparition d'Auma sa grande soeur kenyane, la déconstruction de l'image paternelle, la disparition d'un frère inconnu, David, puis son voyage initiatique au Kenya à la rencontre de la famille du vieil homme, son père. Voyage où la justesse du point de vue de Barack Obama sur les maux d'Afrique comme l'ethnocentrisme, le poids du clan est manifeste. Une des clés de la faillite du père est bien là. Il y a un côté "Roots" passionnant quand la grand-mère raconte l'épopée des Obama, le temps de plonger en Afrique précoloniale, dans le colonialisme et voir les soleils des indépendances avec leurs parts de ténèbres. De nombreuses pièces du puzzle se rassemblent.
    Barack Obama développe son regard sur ses proches, sa famille maternelle avec une minutie qui semble anachronique quand on a l'impression que c'est l'enfant Barry qui l'assène. Plus tard sa découverte de New York, puis celle de Chicago sont l'occasion de forger sa propre vision du monde. Il est assez surprenant que cet homme dont chaque page écrite transpire une forme de sincérité, un besoin d'exprimer une singularité qui ne soit pas toutefois autocentrée (comme le lui reprocha une étudiante à Hawaï) mais l'occasion d'une meilleure compréhension du monde, cet homme disais-je soit aujourd'hui le 44ème président des Etats-Unis.

    Un homme qui a dépassé les rêves de son père.


    Lien : http://gangoueus.blogspot.com/2010/12/barack-obama-les-reves-de-mon-..
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  • Par cannelle124, le 18 septembre 2012

    cannelle124
    La première édition de ce livre date de 1995 et il a été réédité en 2004, donc avant ses victoires aux élections comme sénateur de l'Illinois puis comme Président des Etats-Unis. C'est donc un document plus "intime" sur cet homme que nombres des bibliographies sorties depuis. J'ai beaucoup apprécié cet ouvrage, à la fois à l'écriture simple comme celle d'un roman, rarement ennuyeuse et plein d'espoirs et de projets, sans concession face aux échecs et expériences rencontrés ... mais surtout cette quête de l'identité m'a particulièrement intéressé. Obama nous invite de son enfance à Hawaï puis en Indonésie, ses études universitaires et ses mises en question de l'identité noire, sa réalité souvent faite de racisme, de pauvreté dans son action associative à Chicago et finalement la compréhension de ses racines africaines ... Beaucoup de questionnements et un parcours qui ont sans doute forgé sa vision de l'avenir pour une Amérique multiraciale ...
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    • Livres 3.00/5
    Par accrobiblio, le 09 mars 2013

    accrobiblio
    n livre acheté il y a un certain temps déjà et qui attendait sagement dans ma PAL. Ma sœur ayant émis le souhait de le lire, je m'y suis attaquée avant !
    Il est évident que l'achat de ce livre n'était pas anodin. Dès le début de la campagne présidentielle américaine pour 2008, Obama m'a fasciné.
    Je ne suis pas américaine, je ne suis pas passionnée de politique, mais si j'avais pu voter, je l'aurais fait. Comme pas mal de gens, je pense.
    Maintenant, il est clair qu'il n'a pas changé grand-chose, mais le président précédent lui a laissé un pays mal en point et Obama a su faire bouger les choses.

    Lien : http://www.accrobiblio.fr/archives/2011/08/26/21869061.html
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    • Livres 3.00/5
    Par Madimado, le 29 septembre 2012

    Madimado
    Un livre que j'ai trouvé passionnant. Je pensais qu'Obama faisait partie de ces jeunes loups avides de pouvoir dès leur plus tendre enfance. C'est plutôt le portrait d'un enfant dissipé puis d'un adolescent un peu paumé qu'il nous livre. Il semble être arrivé là un peu par hasard, en suivant ses convictions plus que son ambition personnelle. Si l'écriture n'est pas exceptionnelle, ce texte surprend. Edifiant.

    Lien : http://madimado.com/2012/08/26/les-reves-de-mon-pere-barack-obama/
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Citations et extraits

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  • Par Brize, le 18 juin 2011

    Extrait de la seconde préface :
    […] ce qui me frappe le plus en songeant à l’histoire de ma famille, c’est une éternelle tendance à l’innocence, une innocence qui semble inimaginable, même mesurée à l’aune de l’enfance. Le cousin de ma femme, qui n’a que six ans, a déjà perdu, lui, cette innocence. Il se trouve que certains petits camarades du cours préparatoire ont refusé un jour de jouer avec lui parce qu’il a la peau noire, comme il l’a raconté à ses parents en rentrant de l’école. Apparemment, ses parents, nés et élevés à Chicago et à Gary, ont pour leur part perdu leur innocence depuis longtemps, et s’ils ne montrent aucune amertume […], on décèle cependant une note de chagrin dans leur voix quand on les écoute se demander s’ils ont bien fait d’aller s’installer à l’extérieur de la ville, dans une banlieue principalement blanche, afin d’éviter à leur fils d’être pris dans d’éventuelles fusillades entre gangs et de fréquenter, à coup sûr, une école aux moyens insuffisants.

    Ils en savent trop, nous en avons tous trop vu, pour prendre la brève union de mes parents – un homme noir et une femme blanche, un Africain et une Américaine – pour argent comptant. En conséquence, certaines personnes ont beaucoup de mal à me prendre pour argent comptant. Quand on ne me connaît pas bien, qu’on soit noir ou blanc, et qu’on découvre mes origines (et c’est généralement une découverte, car j’ai cessé de mentionner la race de ma mère à l’âge de douze ou treize ans, quand j’ai commencé à flairer que, ce faisant, je cherchais à m’attirer les bonnes grâces des Blancs), je vois la fraction de seconde d’adaptation, le regard qui cherche dans mes yeux quelque signe révélateur. Ils ne savent plus qui je suis. En secret, ils devinent le trouble intérieur, je suppose… le sang mêlé, le cœur divisé, la tragédie du mulâtre pris entre deux mondes. Et quand je leur explique que, non, cette tragédie n’est pas la mienne, ou tout du moins pas la mienne seule, c’est la vôtre, fils et filles de Plymouth Rock et d’Ellis Island, c’est la vôtre, enfants d’Afrique, c’est la tragédie à la fois du cousin de ma femme âgé de six ans et celle de ses camarades blancs, vous n’avez donc pas à chercher ce qui me perturbe, tout le monde peut le voir au journal télévisé, le soir… et si nous pouvions au moins reconnaître cela, le cycle tragique commencerait à se rompre… quand je leur dis tout cela, eh bien, je suppose que je parais incurablement naïf, cramponné à de vains espoirs […]. Ou, pire encore, j’ai l’air de vouloir me cacher de moi-même.
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  • Par juju2nice, le 30 avril 2011

    Je songeais au fils de bernadette,agé de 5 ans,qui trottait dans les rues défoncées d'Altgeld entre une usine de traitement des eaux usées et une décharge.Ou se situait-il sur le spectre de la vertu?S'il atterrissait dans un gang ou en prison,cela témoignerai-il de son essence meme,cela prouverait qu'il est porteur d'un mauvais gene.... ou était-ce simplement la conséquence de ses conditions d'existence dans un monde détèrioré?
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  • Par Madimado, le 29 septembre 2012

    - Je n’aime pas trop la politique.
    - Pourquoi ?
    - Je ne sais pas. Les gens finissent toujours par être déçus.

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  • Par Madimado, le 29 septembre 2012

    C’est là-dessus qu’est bâtie la civilisation, la culpabilité. C’est une émotion sous-estimée.

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  • Par Madimado, le 29 septembre 2012

    L’astuce c’est de ne pas faire attention quand ça fait mal.

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Vidéo de Barack Obama

Un sosie d'Obama dans une pub chinoise .
Une célèbre marque de fast-food utilise l'image du président américain pour une campagne diffusée en Chine. Retrouvez toutes les vidéos du Nouvelobs











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