ISBN : 2756101397
Éditeur : Editions Léo Scheer (2008)


Note moyenne : 2.47/5 (sur 15 notes) Ajouter à mes livres
Présentation de l’éditeur :
Un jour, il est parti. Lui qui l’avait vue naître et accompagnée depuis toujours, il s’est retiré dans la solitude.

Dix ans plus tard, elle retrouve sa trace et le rejoint pour comprendre ce qui s’est passé. Dans une mai... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par annie, le 28 août 2008

    annie
    Dans un précédent article j'avais noté ce livre, sans grande conviction... Il semble bien que j'avais tord, d'après ce qu'en dit Pierre Assouline.
    Et surtout, la référence à Bettelheim, dont j'avais lu le livre sur les contes de fées.
    Et puis, une autre référence, celle au livre de Arthur Schnitzler... l'un de mes auteurs favoris.
    Finalement, de grande chance pour que je lise Le Chemin des sortilèges de Nathalie Rheims...
    sinon, tentée par "Le Cercle de Megiddo" de Nathalie Rheims ... polar ésotérique.De la présence des morts dans un conte de fées

    Rentrée littéraire de septembre 2008 - revue de presse
    A première vue, ça paraît plein de Fantômes.
    Faux semblant.
    En vérité, c'est plein des gens qui ne sont pas là.
    Ce roman envoûtant bruisse (mais oui, ça se dit, n'en déplaise à l'Académie française et à un écrivain qui m'en fit un jour la remarque), il bruisse de leur absence.
    Ce qu'on appelle la présence des morts et que Nathalie Rheims excelle à rendre palpable depuis son premier texte, irradié par le souvenir de son frère.
    On n'en a jamais fini avec ce manque-là ; il faut bien davantage que les travaux et les jours pour le mettre à distance.
    Le Chemin des sortilèges(180 pages, Editions Léo Scheer) renoue avec le son et l'esprit de L'un pour l'autre (1999).
    Comme si un dixième livre se devait d'achever un cycle.
    On s'y aventure comme il semble avoir été écrit : en état d'hypnose.
    Par moment, on croit s'être égaré dans La Nouvelle rêvée d'Arthur Schnitzler et dans le film qu'elle a inspiré à Stanley Kubrick ; le fait est que la narratrice semble avancer dans ce monde initiatique les yeux grands fermés.
    Comme si elle ne parvenait pas à sortir de son rêve. On sent qu'elle cherche à s'en extirper à la manière du baron de Münchhausen qui put s'extraire des sables mouvants en se tirant par les cheveux.
    *
    C'est un conte de fées sur les contes de fées.
    Six nuits ponctuées chacune par un conte déposée à son chevet. Que du classique, de la pâte à Bettelheim.
    On sait l'infinie cruauté de ces choses-là pour qui veut bien les lire autrement.
    L'histoire d'une femme qui abandonne son mari, ses enfants et son amant pour un homme est racontée du point de vue de l'enfant devenue femme et voix de ce roman. 15 ans à l'époque. Quels dégâts ! La mort de ses plus proches l'a faite mûrir.
    Elle croit toujours aux contes de fées, sauf qu'elle les vit encore comme des histoires de terreur où peut enfin s'exprimer la violence de celle qui ne dit jamais non.
    *
    Un psychanalyste parisien de renom est le pivot de cette histoire.
    L'amant abandonné, c'était lui.
    A la suite d'un accident cérébral, il s'est drapé dans sa solitude, loin du monde mais suffisamment près pour être rejoint par la narratrice.
    Dix ans qu'ils ne s'étaient vus. Elle était anorexique. Il la recevait tous les jeudis. Voussoiement de rigueur.
    Il lui avait proposé de faire le deuil de sa mère. Faire son deuil de son vivant pour ne pas en Mourir.
    Mais le faire ensemble, à deux, chacun portant l'autre.
    Comment la pratique du psychanalyste ne serait-elle pas interrogée à la suite de ce livre où, un grand nom de la discipline analyse la fille de celle qui fut longtemps sa maîtresse, tant et si bien qu'on en vient à se demander si elle n'est pas le fruit de leur liaison clandestine ?
    Nous sommes les enfants de ceux qui nous élèvent, c'est sa réponse, invariable. Il ne l'a pas élevée, il n'est donc pas son père. Il croit désamorcer tout procès en déontologie en lui rappelant qu'il ne lui prenait pas d'argent pour les séances. On se voit par amour, vous ne payez pas… La pirouette ne fait que renforcer l'ambiguïté. N'empêche, cette heure hebdomadaire lui a donnée le rare sentiment d'être enfin comprise.
    Voilà sur quel archipel d'intimes misères et de fragments de vie une femme s'est construite. Voilà pourquoi la hantise de n'être pas aimée pousse à obéir au désir des autres. Voilà ce qui fait parfois qu'on est un écrivain. Non pour être connue mais reconnue.
    source : le blog de Pierre Assouline
    A voir :
    http://bibliosurf.com/Le-Chemin-des-sortileges
    http://www.nathalierheims.com/
    *
    voir les nouveautés chez l'éditeur :
    http://www.leoscheer.com/
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  • Par annie, le 23 août 2008

    annie
    Rentrée littéraire 2008
    Sais pas si je lirai ce livre... pas mal de temps que l'auteur est dans mes listes, mais des a-prioris... pour la simple raison qu'elle est "fille de", "apparantée à", "épouse de"... Me semble un peu trop facile d'entrer dans le monde littéraire avec tout ça ! et en même temps, je suppose que cela n'empêche pas le talent...
    Seule façon de le savoir, ce serait que je me décide enfin à lire au moins un livre d'elle... alors, pourquoi pas celui-la ? donc, noté.

    Un jour, il est parti. Lui qui l'avait vue naître et accompagnée depuis toujours, il s'est retiré dans la solitude.
    Dix ans plus tard, elle retrouve sa trace et le rejoint pour comprendre ce qui s'est passé. Dans une maison aux apparences trompeuses commence un huis clos où les cauchemars se confondent avec le réel.
    Les souvenirs ressurgissent à travers les contes de fées qu'une main invisible dépose chaque soir à son chevet.
    De l'éveil de La Belle au bois dormant au crépuscule de La Petite Marchande d'allumettes, elle franchit les étapes d'une étrange initiation qui la mène à un secret bouleversant. Aura-t-elle la force d'aller au bout de la vérité, de sa vérité ?
    Le Chemin des sortilèges est le dixième livre de Nathalie Rheims.
    biographie
    Nathalie Rheims est fille de Maurice Rheims, commissaire-priseur et académicien et sœur de la photographe Bettina Rheims. Elle a épousé Léo Scheer en 1989.
    Elle est également apparentée à la famille Rothschild. Elle descend, tant par son arrière-grand-père (branche dite « von Worms ») que par son arrière-grand-mère (branche dite « de Naples ») du banquier Mayer Amschel Rothschild (1744-1812), fondateur de la dynastie.
    Elle débute sa carrière artistique comme comédienne de théâtre. Tout juste âgée de 17 ans, elle entre au conservatoire de la rue Blanche. Pendant 7 ans, soit jusqu'en 1983, Nathalie Rheims poursuit sa carrière d'actrice en alternant théâtre et téléfilms.
    En 1984, âgée de 25 ans, la jeune femme explore la branche du journalisme pour les pages du magazine Elle.
    Deux ans plus tard, Nathalie Rheims devient productrice, d'abord pour TV6 dirigée par Léo Scheer, première version de M6, puis pour France 2, en produisant avec Léo Scheer l'émission sur l'art Haute Curiosité présentée par Claude Sérillon et Maurice Rheims.
    En 1999, Nathalie Rheims publie son premier roman, L'un pour l'autre (édition Galilée) récompensé par le prix du Gai Savoir.
    En 2000, elle publie aux éditions Flammarion Lettres d'une amoureuse morte.
    Puis se succèdent Les Fleurs du silence et L'ange de la dernière heure en 2001 et 2002.
    Toujours en 2002, Nathalie Rheims, co-produit le film Une femme deménage. En 2003, elle offre au public un nouveau roman, cette fois ci aux éditions Léo Scheer, intitulé Lumière invisible à mes yeux.
    Le Rêve de Balthus, le cercle de Meggido et L'ombre des autres paraissent en septembre 2004, 2005 et 2006, et la font entrer dans les listes des meilleures ventes.
    Compagne et collaboratrice du producteur-réalisateur Claude Berri, elle crée avec lui la société de production cinéma Hirsch Productions et s'implique, au titre de producteur associé, dans les films, L'un reste, l'autre pas, Les enfants, le démon de midi, La maison du bonheur, Ensemble, c'est tout, La Graine et le Mulet, Bienvenue chez les Ch'tis.
    En 2007, Nathalie Rheims publie son neuvième livre Journal intime, roman aux Éditions Léo Scheer. En parallèle, son huitième roman L'ombre des autres s'apprête à être porté à L'écran, avec Mylène Farmer dans le rôle principal (tournage prévu en 2009).
    En 2008 paraît son dixième roman : Le Chemin des sortilèges aux Éditions Léo Scheer.


    voir les nouveautés de l'éditeur : http://www.leoscheer.com/spip.php?page=aparaitre-2
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  • Par sylvie, le 25 novembre 2008

    sylvie
    Je suis tombée sous le charme de ce livre très court qui nous emmène doucement dans un voyage au pays de Psyché.
    On y entre sur la pointe des pieds, sans vouloir déranger les fantômes, les rêves et les personnages de contes qui s'y rencontrent.
    On se prend à vouloir les écouter tisser leurs dialogues de sourds pensant qu'ils vont nous éclairer sur quelques mystères qui font et défont nos vies et nourrissent nos âmes...
    J'ai aimé suivre l'héroïne dans sa quête : traversant la forêt aux loups, s'arrêtant à la clairière près du puits où l'on rencontre les fées, hésitant à se servir de la clé ouvrant la chambre interdite, questionnant le miroir qui reste désespérément muet, se piquant le doigt à la manière de la Belle au Bois Dormant ou à celle de la mère de Blanche Neige ?
    Le chemin que l'auteur nous fait parcourir
    " Chaque histoire déposée dans ma chambre était une étape de ce voyage intérieur, chaque livre un caillou blanc semé dans la forêt de l'oubli. Il ne fallait pas chercher à remonter le temps, c'était inutile, mais il fallait avancer, jour après jour, conte après conte. "
    est celui de la difficile reconstruction de l'être après le deuil, les deuils.
    Deuil des êtres disparus, de ceux qu'on a perdu, ou de ceux qui nous ont abandonné.
    Deuil des parts de nous-mêmes englouties dans ces absences.
    Deuil de l'enfant que nous n'aurons pas.
    Deuil de l'enfant que l'on n'est plus.
    J'ai envie de dire comme lily : "j'entendrais encore longtemps le chant de cet enfant quelque part perdu dans la maison. L'enfant qui n'a jamais été, le petit oiseau blanc de J.M. Barrie, en tout cas il lui ressemble, comme un frère..."
    ce sont moins des images que des sons qui me restent de la lecture de ce texte.
    J'y ai entendu une petite musique inimitable presqu' envoutante.
    Les mots de Nathalie Rheims ont réussi à me faire entendre un peu du pas furtif des fantômes de tous ordres, de leurs voix multiples et singulières.
    Nathalie Rheims a la délicatesse et le talent de faire de cet abîme de pertes, de ce gouffre de chagrin, un chemin pas si dangereux que ça, balisé de petits photophores scintillants qui guident ses mots pour avancer, toujours, parce qu'il faut bien vivre...
    Ce livre m'a touchée. Il nous fait sentir un peu de la caresse furtive des fantômes.
    des images, des vidéos et des liens sur le blog :

    Lien : http://sylvie-lectures.blogspot.com/2008/11/le-chemin-des-sortilges-..
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    • Livres 3.00/5
    Par Bunee, le 16 novembre 2008

    Bunee
    Roman découvert grâce à Suzanne de Chez les filles.
    Quelque part. Une gare dans la brume, et un village tapi dans le creux d'une vallée. Une femme laisse errer ses pensées par delà la vitre.
    Histoire d'une retrouvaille. Dix ans se sont écoulés depuis que Roland, figure proche de celle d'un père, s'est retiré quelque part hors du monde. Qu'il s'est complètement isolé.
    Et un jour, elle ne sait plus trop comment, au téléphone sans doute, elle le retrouve. La seule maison en face de l'église ouvre sa porte. Etrange athmosphère que celle de ces lieux. des portes closes, des réduits, des passages secrets derrière une bibliothèque. Des enfants qui n'existent plus ou n'ont jamais existé. Des souvenirs hantent la maison.
    Beaucoup de monde a disparu autour d'elle. Son grand frère, Angèle - en quelque sorte sa seconde mère, et puis sa mère. Pourtant quelque chose est trouble. Un non dit qui se ressent comme une ombre fugace. Un pièce manquante à l'édifice.
    Et c'est précisément un travail de reconstruction qui commence, comme une quête initiatique à l'intérieur de sa mémoire pour retrouver le fil.
    Cette quête a une dimension très onirique. Rêve et réalité se mêlent subtilement, et régulièrement, dans la chambre de l'invitée, des contes de fées sont déposés. La belle au bois dormant, Blanche neige, Cendrillon, le petit poucet, le petit chaperon rouge, la petite sirène et la petite fille aux allumettes. Avec, à chaque fois, un pas franchi. Vers la mort ou la renaissance.
    J'ai beaucoup aimé l'ambiance onirique, l'écriture très douce, très féminine de l'auteur, les images poétiques qui se dégagent du livre, même si parfois ces images peuvent paraître plutôt maladroites ou excessives, et même si le rythme semble parfois lent.
    Dans l'ensemble, c'est donc une jolie découverte.
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  • Par mimienco, le 26 juin 2009

    mimienco
    4ème de couverture: Un jour, il est parti. Lui qui l'avait vue naître et accompagnée depuis toujours, il s'est retiré dans la solitude. Dix ans plus tard, elle retrouve sa trace et le rejoint pour comprendre ce qui s'est passé. Dans une maison aux apparences trompeuses commence un huis clos où les cauchemars se confondent avec le réel. Les souvenirs ressurgissent à travers les contes de fées qu'une main invisible dépose chaque soir à son chevet.
    De l'éveil de La Belle au bois dormant au crépuscule de La Petite Marchande d'allumettes, elle franchit les étapes d'une étrange initiation qui la mène à un secret bouleversant. Aura-t-elle la force d'aller au bout de la vérité, de sa vérité. Sur Le Chemin des sortilèges, le destin attendait son heure.
    Mon opinion: A vrai dire, je ne sais pas trop quoi dire de ce roman! Certes, l'intrigue est originale, la redécouverte des contes est intéressante mais à mon sens, il m'a manqué quelque chose pour que je rentre dans ce roman. Malgré l'écriture simple, fluide, les personnages attachants, je me suis ennuyée à lire ce roman, je suis restée à la surface sans pouvoir plonger réellement dans l'intrigue!
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Citations et extraits

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  • Par sylvie, le 25 novembre 2008

    Tout, dans la pièce, se déformait, se tordait, agité par une force invisible. Je crus entendre un murmure, une voix étouffée qui chuchotait des mots dont je ne comprenais pas le sens. Ce qui était inerte prenait corps, mais un corps inconnu..
    J'avais la certitude que quelqu'un était là, et qu'il me cherchait. Cette présence fantomatique aurait pu être terrifiante. Pourtant, je n'avais pas peur. Ce n'était pas un fantôme qui venait me hanter. Il n'avait pas l'épaisseur d'une vie. C'était autre chose, une absence plutôt qu'une présence, une réalité irréelle, comme un être qui n'aurait pas été.
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  • Par Peggy, le 23 décembre 2008

    Année après année, croyant l'oublier, j'avais réussi à créer à partir de son souvenir une image dans laquelle je me contemplais. Mais la petite sirène nageait en moi. Comme elle, j'avais longtemps conservé mes écailles, puis l'armure se fendit, brisée par la passion, et mon corps se transfigura. Je découvrais une douleur bien plus violente, bien plus intense que les autres.
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  • Par wictoria, le 18 novembre 2008

    p 107
    Chaque histoire déposée dans ma chambre était une étape de ce voyage intérieur, chaque livre un caillou blanc semé dans la forêt de l'oubli. Il ne fallait pas chercher à remonter le temps, c'était inutile, mais il fallait avancer, jour après jour, conte après conte.
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par sylvie, le 25 novembre 2008

    Chaque histoire déposée dans ma chambre était une étape de ce voyage intérieur, chaque livre un caillou blanc semé dans la forêt de l’oubli. Il ne fallait pas chercher à remonter le temps, c’était inutile, mais il fallait avancer, jour après jour, conte après conte.
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par sylvie, le 25 novembre 2008

    L’inconnu chantait à travers moi.
    Il était une fois celui qui n’est pas.
    Dans l’air bleuté,
    Éloigné d’un baiser, fracturé du temps,
    Flottant entre deux mondes,
    Je suis la ritournelle qui retourne au néant.
    Celui qui n’est pas. Je suis l’enfant.
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Rencontre avec Nathalie Rheims à l'occasion de la sortie de son nouveau roman "Car ceci est mon sang".








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