> René Char (Préfacier, etc.)
> Louis Forestier (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070409007
Éditeur : Gallimard (1999)


Note moyenne : 4.45/5 (sur 88 notes) Ajouter à mes livres
Après Une Saison en enfer et les Illuminations, déjà publiées dans la collection Arléa-Poche, voici le dernier volet de la production du poète : les oeuvres en vers. Rimbaud n'a jamais publié de recueil de poésies. Son oeuvre poétique se présente donc comme un tourbillo... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 4.00/5
    Par iris, le 23 juin 2008

    iris
    Que dire d'un monument pareil? je suis très sensible à bon nombre de ses poèmes du début, ceux qui sont également les plus accessibles, et donne à voir un Arthur encore rêveur et sensible. J'ai été bercée depuis longtemps dans les poèmes les plus connus et je les aime toujours autant. Le bateau Ivre, je l'ai découvert interprété par Léo Ferré, qui porte le texte avec intensité et m'a permis de réellement l'apprécier. Selon mon humeur, j'apprécie également poèmes grinçants et sarcasmes, ou je m'en dégoutte. Pour ses derniers poèmes, ceux des Illuminations, c'est selon les jours, selon que mon humeur me porte à apprécier ces images décousues et fulgurantes ou à m'en trouver juste très agacée. Pas tous les jours facile de se laisser porter...
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    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 13 mai 2011

    cicou45
    Il est très difficile de décrire un recueil de poèmes. Aussi, je ne me risquerai pas à le faire.
    Je dirai simplement que cet ouvrage comporte une grande partie des plus beaux poèmes d'Arthur Rimbaud. Tous les thèmes sont abordés ici, que se soit l'amour, la a haine, la mort ou encore tout simplement la vie.
    Bien que je ne sois pas une grande connaisseuse en matière de poésie, je peux affirmer que cet ouvrage m'a comblé et émue à la fois. A lire !
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    • Livres 5.00/5
    Par Ulalume, le 01 février 2009

    Ulalume
    Si Rimbaud n'avait pas écrit "Une saison en enfer" et "Les Illuminations" (ajoutons "Le bateau Ivre"), nous n'entendrions plus parler de lui. Car c'est dans ces deux ouvrages - surtout dans "Les Illuminations"- qu'il fait plus qu'annoncer, qu'il invente la poésie moderne. Claudel (notamment dans "Tête d'Or") lui doit beaucoup et le surréalisme encore plus.
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  • Par Aela, le 15 février 2011

    Aela
    llluminations, la dernière création littéraire de Rimbaud reprend le thème du départ de manière obsédante. Rimbaud appelait cette oeuvre une "parade sauvage" et c'est comme un testament poétique.
    Une oeuvre forte de cet "homme aux semelles de vent".
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Citations et extraits

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  • Par KarineBellocq, le 04 mai 2010

    Jadis, si je me souviens bien, ma vie était un festin où s'ouvraient tous les cœurs, où tous les vins coulaient. Un soir, j'ai assis la Beauté sur mes genoux. — Et je l'ai trouvée amère. — Et je l'ai injuriée.
    Je me suis armé contre la justice.
    Je me suis enfui. Ô sorcières, ô misère, ô haine, c'est à vous que mon trésor a été confié !
    Je parvins à faire s'évanouir dans mon esprit toute l'espérance humaine. Sur toute joie pour l'étrangler j'ai fait le bond sourd de la bête féroce.
    J'ai appelé les bourreaux pour, en périssant, mordre la crosse de leurs fusils. J'ai appelé les fléaux, pour m'étouffer avec le sable, le sang. Le malheur a été mon dieu. Je me suis allongé dans la boue. Je me suis séché à l'air du crime. Et j'ai joué de bons tours à la folie.
    Et le printemps m'a apporté l'affreux rire de l'idiot.
    Or, tout dernièrement m'étant trouvé sur le point de faire le dernier couac ! j'ai songé à rechercher la clef du festin ancien, où je reprendrais peut-être appétit.
    La charité est cette clef. — Cette inspiration prouve que j'ai rêvé !
    "Tu resteras hyène, etc...," se récrie le démon qui me couronna de si aimables pavots. "Gagne la mort avec tous tes appétits, et ton égoïsme et tous les péchés capitaux."

    Ah ! j'en ai trop pris : — Mais, cher Satan, je vous en conjure, une prunelle moins irritée ! et en attendant les quelques petites lâchetés en retard, vous qui aimez dans l'écrivain l'absence des facultés descriptives ou instructives, je vous détache ces quelques hideux feuillets de mon carnet de damné.
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  • Par iris, le 11 avril 2008

    Rêvé pour l'hiver

    L'hiver, nous irons dans un petit wagon rose
    avec des coussins bleus.
    Nous serons bien. Un nid de baisers fous repose
    Dans chaque coin moelleux.

    Tu fermeras l'oeil, pour ne point voir, par la glace,
    Grimacer les ombres des soirs,
    Ces monstruosités hargneuses, populace
    De démons noirs et de loups noirs.

    Puis tu te sentiras la joue égratignée...
    Un petit baiser, comme une folle araignée,
    Te courra par le cou...

    Et tu me diras : "cherche!" en inclinant la tête,
    - Et nous prendrons du temps à trouver cette bête
    - Qui voyage beaucoup...

    En wagon le 7 octobre [18]70
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  • Par Aela, le 15 février 2011

    AUBE
    J'ai embrassé l'aube d'été.
    Rien ne bougeait encore au front des palais. L'eau était morte. Les camps d'ombres ne quittaient pas la route du bois. J'ai marché, réveillant les haleines vides et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes se levèrent sans bruit.
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