> Michel Rivelin (Traducteur)

ISBN : 2253072257
Éditeur : Le Livre de Poche (2000)


Note moyenne : 3.84/5 (sur 107 notes) Ajouter à mes livres
La planète Terre en l'an 2381 : la population humaine compte désormais plus de 75 milliards d'individus, entassés dans de gigantesques immeubles de plusieurs milliers d'étages. Dans ces monades, véritables villes verticales entièrement autosuffisantes, tout est recyclé,... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Colette, le 30 janvier 2010

    Colette
    Difficile de ne pas être dérangé par les mœurs de cette société futuriste. En effet, elle est bien différente de la notre: la terre porte soixante-dix milliards d'êtres humains qui vivent dans des tours de mille étages, Les monades urbaines. Chacun doit vivre en harmonie dans cet univers vertical, accepter son statut et remplir son devoir. Qui s'y oppose est exécuté.
    Silverberg nous décrit une société utopique qui est parfois dérangeante comme par exemple la totale liberté sexuelle de chacun. Ici il est normal de passer d'un partenaire à un autre avec fierté sous les yeux des époux puisque la devise exige que les habitants se multiplient le plus possible. On est complètement baigné dans un univers original qui est très bien exposé par différents points de vues des personnages au fil des chapitres. Un roman agréable à lire.
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    Critique de qualité ? (16 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Chiwi, le 07 octobre 2011

    Chiwi
    Aux alentours de 2370, la Terre comporte plus de 75 milliards d'habitants.. une solution a été trouvée à la surpopulation : des tours de trois kilomètres de haut où vivent 800 000 personnes. Celles-ci sont incitées à se reproduire, toute abstinence serait une source de frustration et donc à l'origine d'un conflit.
    Pour le sujet abordé, ce roman est sûrement une des oeuvres de SF les plus intéressantes que j'ai pu lire.
    De par leur organisation, les monades sont un exemple de promiscuité et pour pallier aux tensions pouvant résulter d'un tel confinement il y a une grande liberté sexuelle.
    La jalousie n'existe pas, n'importe quel homme peut avoir la femme qu'il veut, à condition qu'elle ne soit pas d'une classe supérieure. Car chaque tour est découpée en fonction des classes sociales. Les pauvres sont en bas et les classes dirigeantes sont au sommet.
    Malgré les avantages de la vie en monade, les tensions peuvent exister. Les anomos, ceux qui rejettent le système sont soignés ou éliminés : " le bonheur règne sur Terre. Qui en doute est malade. Qui est malade est soigné. Qui est incurable est exécuté." Certains sont tentés d'aller à l'extérieur des monades pour voir comme cela se passe et on se retrouve avec des humains qui sont pas si lointains de nous.
    Avec Les Monades urbaines, Silverberg nous présente une société qui a trouvé une solution à la surpopulation mais dont les principes et les déviances font froid dans le dos.
    4.5/5
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Zoe, le 10 octobre 2010

    Zoe
    Nous sommes en 2381. D'immenses tours de 1000 étages se dressent sur la surface de la terre. On les appelle des monades. Une monade peut contenir 25 cités, elles-mêmes divisées en villages de 5 ou 6 étages, avec une centaine d'appartements par étage. Et on vit dans chaque monade en complète autarcie, sans jamais quitter la tour. Dans chaque monade on trouve donc des écoles, des hôpitaux, des terrains de sport… et également une centrale électrique. Si la plupart des gens s'accommode de cette vie, certains, les anomos, ne s'adaptent pas et se rebellent. Ils sont alors anéantis, autrement dit exécutés.
    Dans ce monde des monades urbaines, on se marie très jeune, vers 12-13 ans, et on fait beaucoup d'enfants. On ne s'enferme jamais dans son appartement. On ne connaît ni la pudeur, ni la jalousie. Et les hommes vont et viennent la nuit, disposant à leur guise de la femme du voisin. Les jeunes couples sans enfant n'ont pas d'appartements, mais partagent un dormitoir avec plusieurs dizaines d'autres couples. Comme il y a dans les monades plus de naissances que de décès, celles-ci finissent par être surpeuplées. On construit alors une nouvelle monade et des couples sans enfant de chacune des anciennes monades sont désignés pour aller peupler la nouvelle tour.
    C'est dans ce monde que vivent :
    * Charles Mattern, le sociocomputer qui fait visiter sa monade aux envoyés d'autres planètes
    * Siegmund Kluver, un jeune homme de quatorze ans mais déjà spécialiste en administration urbaine théorique
    * Micael Statler, un analo-électronicien qui rêve de s'échapper un jour de la tour et d'aller voir la mer, les restes de New York ou le Taj Mahal
    * ou encore Jason Quevedo, l'historien qui redécouvre la jalousie.
    Ce roman est construit comme une succession de nouvelles, chaque chapitre amenant un nouveau personnage. Mais tous ces personnages habitent la même monade et se fréquentent entre eux, le personnage principal d'un chapitre devenant donc personnage secondaire dans le chapitre suivant. le monde décrit par silverberg est très marqué par les réflexions des années 70 sur la liberté sexuelle et la vie communautaire. C'est aussi une tentative de réponse au problème de la surpopulation. Et le moins que l'on puisse dire est que c'est assez visionnaire, car aujourd'hui cette solution de la verticalité est déjà utilisée, notamment au japon, où on construit en hauteur mais aussi dans les sous-sols, et où on trouve fréquemment des cafés, des commerces, et même des jardins en hauteur, à l'intérieur des tours. Mais le roman de Silverberg est aussi une dystopie, car ce monde, malgré le bonheur apparent de chacun, n'a rien d'idéal. C'est un régime totalitaire, où le même mode de vie est imposé à tous, et les déviants rééduqués voire éliminés. le roman est donc aussi une réflexion sur la liberté individuelle, le droit à l'intimité, la vie privée… J'ai un peu regretté qu'il n'y ait pas un récit qui serait la colonne vertébrale du roman, mais je suis sûre que je n'oublierai pas de sitôt ce monde créé par Silverberg. Les monades urbaines est donc pour moi un excellent roman d'anticipation.

    Lien : http://deambulla.wordpress.com/2010/10/10/les%C2%A0monades%C2%A0urba..
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    • Livres 4.00/5
    Par pictura, le 28 mai 2012

    pictura
    Un grand livre construit en 7 nouvelles avec une trame centrale. La construction du livre est éloquente comme ces nomades urbaines, immenses tours où s'entasse une population démesurée (la religion impose de nombreux enfants) sans jamais sortir, divisée en classe de pouvoir par étage (les nantis tout en haut, les pauvres tout en bas) mais nulle ségrégation (chacun est libre de partager sa couche avec qui il souhaite). Pas de jalousie dans ces tours. Enfin pas si sûr...
    C'est un livre très original qui m'a beaucoup plu et qui me restera longtemps en mémoire... Un grand Silverberg
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    • Livres 4.00/5
    Par Sufull, le 25 février 2009

    Sufull
    Hum, je ne sais pas trop par où commencer car ce livre est un peu spécial, les mœurs des hommes m'ont un peu dérangé, en tout cas, ça fait bizarre à prime abord.
    La terre peuplée de plusieurs dizaines de milliards d'humains, une quête de la surpopulation voulue ayant pour solution d'entasser les gens dans de grandes tours.
    Les hommes vivants dans des tours de mille étages (+- 800.000 personnes), sans intimité, où chacun peut aller baiser, car c'est bien le terme, qui bon lui semble, homme ou femme, sans choquer personne.
    Ce livre reprend plusieurs personnages ayant une vision toute particulière de la monade, ça nous permet de la comprendre et de la juger sur des points de vue différents.
    J'ai trouvé un léger parallélisme avec 1984 de Orwell, où toutes personnes allant à l'encontre de la vie bien réglée de la tour doit être éliminée pour éviter de perturber le bon déroulement des choses.
    Si vous aimez les livres parlant de la nature humaine, de ses déviances, ses us et coutumes, un avenir possible, ... je pense que vous devriez aimer ce livre.
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Citations et extraits

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  • Par Colette, le 23 janvier 2010

    Micael hausse les épaules. Il tourne le dos et s'engage sur un chemin qui s'écarte de l'alignement des tours. Un bassin. Il se couche à côté et plonge les bras dans l'eau. Il avance le visage et boit. Il éclabousse gaiement autour de lui. Déjà les premiers rayons de l'aube ont commencé à strier le ciel. Les étoiles ont disparu et la lune n'est plus qu'une tache à peine discernable. En hâte, il se déshabille. Puis il entre dans le bassin... lentement... soufflant quand l'eau atteint ses reins. Il nage précautionneusement, plongeant ses pieds de temps en temps pour sentir le fond boueux et froid. Là, il n'a plus pied. Les oiseaux chantent. C'est le premier matin au monde. Des lueurs pâles blanchissent le ciel silencieux. Un peu plus tard, il sort de l'eau. Il reste ainsi, nu et dégoulinant, frissonnant un peu, au bord du bassin à écouter le ramage des oiseaux. A l'est le disque rouge du soleil s'élève majestueusement. Il prend lentement conscience qu'il est en train de pleurer. Toute cette beauté. La solitude. Il est seul, et c'est la première aube.
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    Citation de qualité ? (10 votes positifs)
  • Par Colette, le 26 décembre 2009

    Délicatement la machine apporte le vibrastar jusqu'au relais et fait les branchements. Il eût été impossible à un homme de déplacer l'énorme instrument de trois tonnes. C'est là où la machine a son utilité, mais c'est là aussi où doit s'arrêter son rôle.
    Citation de qualité ? (14 votes positifs)
  • Par Zoe, le 10 octobre 2010

    C’est un système parfait. Étant historien, donc en position privilégiée pour étudier les documents de l’époque pré-monadiale, il se rend mieux compte de sa perfection intrinsèque. Il connaît l’épouvantable chaos qui régnait auparavant. Les libertés horribles ; l’atroce nécessité d’avoir à choisir. L’insécurité, la confusion. Le manque de guidages. L’informité des contextes.
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par finitysend, le 18 avril 2012

    Le refus de toute frustration est la règle de base dans une société telle que la nôtre, où les frictions les plus minimes peuvent conduire à d'incontrôlables oscillations discordantes.
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par Spilett, le 21 janvier 2011

    Le bonheur règne sur Terre. Qui en doute est malade. Qui est malade est soigné. Qui est incurable est exécuté.
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