> Paul Thoreau (Traducteur)

ISBN : 2246725011
Éditeur : Grasset (2008)


Note moyenne : 3.87/5 (sur 15 notes) Ajouter à mes livres
1986. John Shelley se réveille après une soirée d'étudiants mouvementée à côté de sa petite amie - morte, la langue tranchée... II vivra l'enfer derrière les barreaux pour un crime dont il n'a aucun souvenir. 2006. Le détective Michael Ormewood, en patrouille dans les b... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par calypso, le 06 juin 2010

    calypso

    C'est dans le cadre de l'opération Masse Critique organisée par Babelio que j'ai eu la chance de recevoir Triptyque de Karin Slaughter. Si la quatrième de couverture m'a intriguée, je dois dire que ce sont surtout le titre et la photographie sur la première de couverture qui m'ont donné envie de me plonger dans ce thriller.
    Le roman s'ouvre sur un article de presse du Decatur City Observer datant du 17 juin 1985 : une adolescente vient d'être retrouvée morte, probablement mutilée, selon les sources journalistiques. Dès le 1er chapitre, nous faisons un bon dans le temps et rencontrons l'inspecteur Michael Ormewood, un homme vers lequel se porte rapidement la sympathie du lecteur : son passé de militaire et les horreurs vues lors de la guerre du Golfe viennent hanter ses nuits et il est le père d'un petit garçon handicapé, Tim. Il est chargé d'enquêter sur la mort d'Aleesha Monroe, une prostituée, dont le meurtre semble avoir été particulièrement sordide. Mais Aleesha n'est pas seule et d'autres morts vont bientôt être reliées au crime dont toute la ville parle. Très vite, on impose à Michael de travailler avec Will Trent, un agent du GBI (Bureau fédéral d'investigation de Géorgie), un personnage tout aussi intéressant. C'est pour moi la grande force du roman de Karin Slaughter : celui-ci fait environ 600 pages et pourtant il n'y a pas autant d'action que dans d'autres romans, mais les personnages principaux y sont véritablement fouillés. L'auteur a pris le temps de s'intéresser à chacun d'eux, de nous présenter leurs failles. Ainsi, l'agent Will Trent tente tant bien que mal de cacher sa dyslexie et dissimule une enfance difficile, comme le fut celle d'Angie la jeune inspectrice qui a partagé sa vie. Mais le personnage le plus intéressant du roman est incontestablement John Shelley dont nous faisons plus ample connaissance dans la seconde partie du roman. Ce dernier a passé les 20 dernières années de sa vie en prison. C'est un personnage extrêmement attachant, de par sa maladresse, ses souffrances, ses peurs et ses espoirs. Il va mener, en même tant que les agents de police, sa propre enquête et nous, lecteurs, prenons plaisir à le suivre.
    Une chose est sûre, si vous aimez être surpris en lisant un thriller, vous risquez d'être déçu. Nous connaissons en effet l'identité du tueur bien avant la fin du roman. Ce n'est pourtant pas un point si négatif que cela (et pourtant, j'aime qu'on me surprenne !!!) : en effet, j'ai trouvé très intéressant de voir comment les personnages allaient parvenir à comprendre le fin mot de l'histoire et, puisque l'on a en quelque sorte deux enquêtes, de voir à quelle moment celles-ci allaient se recouper.
    Triptyque n'est pas un coup de cœur, mais c'est quand même une très bonne lecture !


    Merci à l'équipe de Babelio !
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    • Livres 3.00/5
    Par Vance, le 20 juin 2010

    Vance
    [...]
    Eh bien, les deux premiers tiers m'ont plu. Mais vraiment. La construction n'est pas neuve (le récit est partagé entre des faits se déroulant en 1986 - d'abord relatés dans des articles de journaux sommaires, puis dans les souvenirs de Shelley – et ceux du présent, eux aussi multipliant les points de vue ; pour ces derniers, nous passons de l'enquête de police menée par Michael Ormewood, flic blasé et ex-soldat préoccupé par la maladie mentale de son fils, à la même sous la houlette de l'agent Will Trent, grand gaillard peu loquace cherchant à masquer autant que possible ses complexes (il souffre d'une grande dyslexie et des séquelles psychologiques d'une enfance maltraitée), voire à l'investigation d'Angie Polaski de la Brigade des Mœurs locale, infiltrée dans le milieu des prostituées et ex-compagne de Trent. On y rajoute les parties impliquant John Shelley s'efforçant de se recréer une vie après 20 ans de réclusion pour viol et meurtre d'une mineure.
    Schéma un brin compliqué, mais lisible et classique de ce type de roman. On s'attend donc à ce que tout ce beau monde se rencontre par le biais de liens plus ou moins artificiellement construits pour mener l'enquête à son terme. Et, bien entendu, on n'y manque pas. En outre, les révélations sont bien amenées, tombent juste et on se surprend dans les deux premiers tiers du livre à revenir régulièrement en arrière pour confronter les nouveaux éléments du récit aux détails parsemés auparavant, chose aussi agaçante (parce que ça retarde le cheminement de la lecture) que passionnante (car cela enrichit les personnages et le background).
    Et puis j'aime cette façon d'écrire, de s'épancher sur des sentiments, des sensations, des émotions, de mettre au jour des caractéristiques mineures tout en faisant avancer l'intrigue. Et puis aussi, ce refus du didactisme évident : tout n'est pas expliqué noir sur blanc, les liens entre les indices et les déductions sont suggérés, amenés finement, laissant au lecteur le soin de les joindre définitivement. Si c ‘était du ciné, je vanterais le hors-champ et le non-dit. Ces ellipses m'ont enchanté, à vrai dire.
    Du coup, la dernière partie m'a déçu, et surtout décontenancé. Si je peux admettre que la révélation attendue (mais qui est donc ce criminel ?) se fasse largement avant la fin, c'est pour que les derniers chapitres en remontrent du point de vue de la psychologie et de l'intensité – ou partent dans d'autres directions. Après tout, dans Twin Peaks, on sait très vite qui a tué Laura Palmer (premier tiers de la saison 2), mais l'intérêt se reportait ailleurs. Et là, le finale est étrangement conventionnel, sorte de course contre la montre pour sauver ce(ux) qui peu(ven)t encore l'être. Alors oui, c'est haletant, mais ça ne tient pas, à mon sens, les promesses d'un roman très riche, bien que construit sur des personnages presque caricaturaux (pas un qui n'ait un lourd passé de souffrances).
    [...]
    Au final, un roman très agréable à lire, parfois passionnant dans ses enjeux et ses descriptions, mais un polar décevant. le style m'encourage tout de même à lire d'autres romans de l'auteur. C'est déjà ça.


    Lien : http://journal-de-vance.over-blog.com/article-triptyque-de-karin-sla..
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    • Livres 4.00/5
    Par evenusia, le 09 juin 2010

    evenusia
    Amateurs de polars noirs, ne passez pas à côté de cet auteur. Je n'avais jamais lu Karin Slaughter et j'ai donc démarré son livre sans aucune idée de ce que j'allais y découvrir.
    Je n'y ai pas trouvé de "Seven" ou bien un "Seigneur des Agneaux" comme comparé dans la 4ème de couv. Rien de vraiment nouveau dans le décor non plus : prostitution, drogue, prison...
    C'est toutefois un vrai roman noir, plutôt à la Connelly, bien ficelé, bien écrit, avec des personnages au passé très lourd et au futur pas évident à construire. Ce sont eux qui m'ont plu. L'enquête est menée du point de vue de trois de ces personnages. Elle est très accaparante et captivante au point de ne plus vouloir la lâcher.
    Je dois avouer que j'ai été séduite et que je découvrirai avec plaisir les autres romans de cet auteur.
    Critiqué dans le cadre du programme Masse Critique 8

    Lien : http://evenusia.canalblog.com
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    • Livres 2.00/5
    Par beeshop, le 14 juin 2010

    beeshop
    2006, Atlanta une jeune prostituée est retrouvé par l'inspecteur Michael Ormewood la langue arrachée d'un coup de dents. Ce meurtre ressemble étrangement à la mort d'une jeune fille survenu 20 ans plus tôt pour lequel John Shelley a fait 20 ans de prison.
    Le roman alterne entre le récit du crime de 1986, la vie actuelle de John entre boulot minable, contrôle judiciaire et perte de repère et l'enquête sur la mort récente de la jeune prostituée. On comprend très vite que tout ce petit monde est lié et que le passé cache bien des secrets et des injustices.
    L'enquête sur la mort de la jeune prostituée est menée par Will Trent, agent du FBI détaché auprès des enquêteurs d'Atlanta, et Michael Ormewood. Trent, agent complexé par sa dyslexie et ses difficultés à lire, est taciturne, renfermé et très observateur. Il vit une relation tumultueuse mi amoureuse mi amicale avec Angie policière au service des mœurs infiltrée dans le milieu des prostitués.
    Angie va rencontrer John et tenter de comprendre son passé.
    Très vite les fils se rejoignent et le véritable meurtrier est annoncée, le roman tient plus d'une traque pour faire éclater la vérité aux yeux de tous que d'une réelle enquête.
    Les personnages sont trop caricaturaux à mon gout, Angie violée et martyrisée durant son enfance qui devient flic aux mœurs et s'infiltre dans le milieu de la prostitution, Trent qui a le corps marqué de cicatrices à l'image de ses blessures de l'âme, John ex-taulard torturé, violé mais sans haine…
    Ce livre se lit un peu comme on regarde un polar, une fois pris dedans on veut connaitre la fin toutefois il ne me laissera pas un souvenir impérissable. Un plaisir à la lecture mais vite oublié, parfait pour un bon moment noir sans plus de prétention.
    Je remercie chaleureusement Babelio et les éditions le livre de poche pour l'envoi de ce livre.


    Lien : http://mespetitesidees.wordpress.com/2010/10/04/triptyque-de-karin-s..
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    • Livres 5.00/5
    Par Zozor, le 19 novembre 2011

    Zozor
    Dans la banlieue d'Atlanta,le policier Michael Ormewood est chargé d'enquêter sur un meurtre particulièrement atroce.
    L'agent spécial Will Trent est envoyé pour l'aider.
    John Shelley est libéré de prison après avoir purgé sa peine pour l'assassinat de son amie.
    Leurs routes vont se croiser et nous entraîner dans un univers sans compassion.
    Un thriller passionnant
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Citations et extraits

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  • Par evenusia, le 09 juin 2010

    Les putes étaient de sortie, devant le marchand d'alcools, y compris la vieille que John avait secourue à la station de lavage. Il faudrait sas doute qu'il retienne son nom, mais il savait que s'il l'apprenait, ça le rendrait triste. Lui attribuer un nom, cela signifiait qu'elle possédait une famille quelque part. A un certain stade elle avait été gosse, elle était allée à l'école, elle avait eu des espoirs et des rêves. Et maintenant... rien
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  • Par Vance, le 20 juin 2010

    Elle bouillait de rage. Il avait réussi à l’entamer. Il s’était introduit dans son esprit et il lui donnait le sentiment d’être une merde inutile. Il lui était rentré plus d’hommes dans le corps qu’elle ne pouvait les compter, mais aucun d’eux ne lui avait envahi la tête comme lui.
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  • Par Vance, le 20 juin 2010

    Un jour, dans un rare moment de franchise, il lui avait confié qu’être dans une bibliothèque, c’était pour lui comme de s’asseoir à une table où seraient servis tous ses mets favoris, sans pouvoir en goûter aucun. Et rien qu’à cause de cela, il s’en voulait.
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  • Par Vance, le 20 juin 2010

    « Je sais tout de lui et il sait tout de moi. Tu ne peux pas réellement aimer quelqu’un dans ces conditions. Je veux dire, bien sûr, tu peux aimer la personne… C’est un peu comme s’il faisait partie de moi, partie de mon cœur. Mais avec lui, tu ne peux jamais être comme tu en as envie. Tu ne peux pas l’aimer comme un amant. »
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  • Par Vance, le 19 juin 2010

    John l’avait appris depuis longtemps déjà, la raison pour laquelle les classes moyennes vivaient si bien, c’était justement cet espoir d’une vie meilleure. Elles ne se satisferaient pas à moins, car elles considéraient qu’elles le valaient bien. Les classes moyennes grimpaient dans leurs voitures rutilantes, les classes moyennes allaient là où cela leur plaisait. En revanche, les pauvres, eux, étaient habitués à se contenter de ce qu’on leur donnait, rien d’autre, et à s’estimer heureux.
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