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> André Jardin (Autre)

ISBN : 2070323544
Éditeur : Gallimard (1986)


Note moyenne : 3.94/5 (sur 47 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Théoricien du libéralisme, Tocqueville montre dans De la démocratie en Amérique comment la démocratie s'est accompagnée des progrès de l'individualisme.

Cependant, les droits individuels une fois proclamés et reconnus, ce goût pour la liberté s'est corro... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (4)

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    • Livres 5.00/5
    Par Ecureuil, le 21 janvier 2011

    Ecureuil
    En 1835, quand est publié ce livre, la France se cherche encore des institutions. Il y a moins de 50 ans, la Révolution a aboli la Monarchie Absolue (le père de Tocqueville a connu cette période troublée). Et puis, il y a eu ensuite Bonaparte et le Premier Empire, suivi de la Restauration et enfin la Monarchie de Juillet. Beaucoup de choses se passeront encore : Deuxième République, Second Empire, Troisième République, Vichy et la France Libre, la Quatrième et enfin la Cinquième République ! Et aujourd'hui, certains cherchent une Sixième République... L'aventure n'est pas finie, donc.
    Tocqueville part aux États-Unis, mandaté par l'état français, pur étudier le système pénitentiaire. Mais ce voyage sera pour lui une occasion fantastique d'étudier un sujet beaucoup plus cher à son cœur : la démocratie. Et c'est par l'étude de la société américaine que Tocqueville cherche des réponses à ses questions. La liberté, l'égalité, et la démocratie, comment s'articulent ces valeurs ? Sont-elles compatibles avec la vie d'un peuple ? Sont-elles même compatibles entre elles ? Il s'agit de bénéficier de l'expérience de cette démocratie, vieille de près de 60 ans, autant dire une éternité pour un tel régime, en ce milieu de XIXème siècle !
    L'objet de la première partie de ce premier tome est de décortiquer les institutions américaines : la division du territoire (les communes, les comtés, les états et l'Union), la séparation des pouvoirs, les constitutions des états et de l'Union, etc. La seconde partie est une étude de la société américaine, Tocqueville cherchant à comprendre pourquoi les institutions des États-Unis se maintiennent et favorisent même l'essor de la société : la religion, la morale, l'éducation, l'esprit de liberté et d'entreprise... le livre s'achève sur un chapitre brillant et une conclusion éblouissante, présentant les perspectives d'avenir du pays, en abordant notamment le traitement fait aux peuples indiens et aux noirs réduits en esclavage, ainsi que la rivalité avec l'empire russe.
    Ce texte est tout simplement remarquable : Tocqueville a une vision terriblement lucide de ce qu'est la démocratie moderne. Il nous apprend ici que si ce mode de gouvernement souffre quelques défauts, il est encore le meilleur qu'on ait inventé. On trouve de plus dans cette lecture une formidable étude de la société américaine du XIXème siècle et nous aide ainsi à comprendre ce pays aujourd'hui.
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    • Livres 5.00/5
    Par Hindy, le 04 janvier 2011

    Hindy
    L'un des plus grand visionnaire que la France ait engendré, le plus méconnu aussi.
    Une réflexion sur la démocratie faite au 19ème siècle qui prend tout son sens au 21ème.
    Si on veut comprendre notre monde, nos démocratie il faut lire Alexis de Tocqueville !!!!
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    • Livres 5.00/5
    Par Caligari, le 23 juin 2011

    Caligari
    C'est à la fois un carnet de voyages et un essai brillant qui pose tous les enjeux du débat sur le régime politique, les institutions, la civilisation... Un plaisir de lecture intense. Comble du bonheur posthume, Tocqueville a trouvé en la personne de BHL (American Vertigo) un disciple à la hauteur de son génie (non non, je plaisante là...)
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    • Livres 5.00/5
    Par gigi55, le 11 février 2012

    gigi55
    Dans ce premier tome Tocqueville étudie comment l'Amérique s'est construite entièrement sur le modèle de la démocratie et de l'égalité politique sans héritage du modèle aristocratique européen.
    Il montre comment ses institutions politiques reflètent la démocratie de proximité des communes et des états unis mais jaloux de leur autonomie.
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Citations et extraits

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  • Par peloignon, le 20 avril 2013

    Il n'y a, en général, que les conceptions simples qui s'emparent de l'esprit du peuple. Une idée fausse, mais claire et précise, aura toujours plus de puissance dans le monde qu'une idée vraie, mais complexe. De là vient que les partis, qui sont comme de petites nations dans une grande, se hâtent toujours d'adopter pour symbole un nom ou un principe qui, souvent, ne représente que très incomplètement le but qu'ils se proposent et les moyens qu'ils emploient, mais sans lequel ils ne pourraient subsister ni se mouvoir. Les gouvernements qui ne reposent que sur une seule idée ou sur un seul sentiment facile à définir ne sont peut-être pas les meilleurs, mais ils sont à coup sûr les plus forts et les plus durables.
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  • Par peloignon, le 01 avril 2013

    [J]e ne connais...pas de pays où l'amour de l'argent tienne une plus large place dans le cœur de l'homme, et où l'on professe un mépris plus profond pour la théorie de l'égalité permanente des biens [qu'aux États-Unis]. Mais la fortune y circule avec une incroyable rapidité, et l'expérience apprend qu'il est rare de voir deux générations en recueillir les faveurs.

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  • Par Ecureuil, le 04 janvier 2011

    L'Américain prenant part à tout ce qui se fait dans ce pays se croit intéressé à défendre tout ce qu'on y critique ; car ce n'est pas seulement son pays qu'on attaque alors, c'est lui-même : aussi voit-on son orgueil national recourir à tous les artifices et descendre à toutes les puérilités de la vanité individuelle.
    Il n'y a rien de plus gênant dans l'habitude de la vie que ce patriotisme irritable des Américains. L'étranger consentirait bien à louer beaucoup dans leur pays ; mais il voudrait qu'on lui permît de blâmer quelque chose, et c'est ce qu'on lui refuse absolument.
    L'Amérique est donc un pays de liberté, où, pour ne blesser personne, l'étranger ne doit parler librement ni des particuliers, ni de l'Etat, ni des gouvernés, ni des gouvernants, ni des entreprises publiques, ni des entreprises privées ; de rien enfin de ce qu'on y rencontre, sinon peut-être du climat et du sol ; encore trouve-t-on des Américains prêts à défendre l'un et l'autre, comme s'ils avaient concouru à les former.

    (Livre 1 - Deuxième partie - Chap. VI - Quels sont les avantages réels que la société américaine retire du gouvernement de la démocratie - p. 332)
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  • Par Ecureuil, le 14 janvier 2011

    Dans presque tous les États où l'esclavage est aboli, on a donné au nègre des droits électoraux ; mais s'il se présente pour voter, il court risque de la vie. Opprimé, il peut se plaindre, mais il ne trouve que des blancs parmi ses juges. La loi cependant lui ouvre le banc des jurés, mais le préjugé l'en repousse. Son fils est exclu de l'école où vient s'instruire le descendant des Européens. Dans les théâtres, il ne saurait, au prix de l'or, acheter le droit de se placer à côté de celui qui fut son maître ; dans les hôpitaux, il gît à part. On permet au noir d'implorer le même Dieu que les blancs, mais non de le prier au même autel. Il a ses prêtres et ses temples. On ne lui ferme point les portes du ciel : à peine cependant si l'inégalité s'arrête au bord de l'autre monde. Quand le nègre n'est plus, on jette ses os à l'écart, et la différence des conditions se retrouve jusque dans l'égalité de la mort.

    (Livre 1 - Deuxième partie - Chap. X - Quelques considérations sur l'état actuel et l'avenir probable des trois races qui habitent le territoire des États-Unis - p. 457)
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  • Par Ecureuil, le 04 janvier 2011

    Les lois de la démocratie tendent, en général, au bien du plus grand monde, car elles émanent de la majorité de tous les citoyens, laquelle peut se tromper, mais ne saurait avoir un intérêt contraire à elle-même.
    Celles de l'aristocratie tendent, au contraire, à monopoliser dans les mains du petit nombre la richesse et le pouvoir, parce que l'aristocratie forme toujours de sa nature une minorité.
    On peut donc dire, d'une manière générale, que l'objet de la démocratie, dans sa législation, est plus utile à l'humanité que l'objet de l'aristocratie dans la sienne.
    Mais là finissent ses avantages.
    L'aristocratie est infiniment plus habile dans la science du législateur que ne saurait l'être la démocratie.

    (Livre 1 - Deuxième partie - Chap. VI - Quels sont les avantages réels que la société américaine retire du gouvernement de la démocratie - p. 326)
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Hervé Hasquin présente Alexis de Tocqueville, "Le despotisme démocratique", Herne
la crainte du désordre et l'amour du bien-être [portent] insensiblement les peuples démocratiques à augmenter les attributions du gouvernement central, s...











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